Colloque sur les genres dialogiques

Les genres dialogiques de l’Antiquité à la Renaissance



Symposium international
Amiens, Logis du Roy, 17 et 18 janvier 2019
Dir. L. Boulègue (UPJV/EA 4284 TrAme) et G. Ierano (U. Trento)



Comité d’organisation
Laurence Boulègue (Université Picardie-Jules Verne) et Giorgio Ieranò (Università di Trento), avec la collaboration de Claire Mathis et C. Pochet (UPJV)

Comité scientifique
Laurence Boulègue (Université Picardie-Jules Verne), Hélène Casanova-Robin (Université Paris-Sorbonne), Pierre Judet de la Combe (EHESS), Giorgio Ieranò (Università di Trento), Olimpia Imperio (Università di Bari), Gabriella Moretti (Università di Genova)



Jeudi 17 janvier

9.30
Accueil

9.50
Introduction : Laurence Boulègue et Giorgio Ieranò

Première Journée
Le dialogue philosophique


Première session : Le dialogue philosophique dans l’Antiquité

Présidence : Pierre Judet de la Combe (EHESS)

10.15 Mauro Tulli (Università di Pisa) : « Per la teoria del dialogo: Platone »

10.45 Olimpia Imperio (Università di Bari) : « Tra dialogo filosofico e dialogo drammatico: la ‘prima lezione’ di Socrate nelle Nuvole di Aristofane »

Discussion
Pause

11.45 Carlos Lévy (Sorbonne Université) : « À propos du dialogue dans les Tusculanes. Le personnage sans qualités et son double »

12.15 Sandrine Dubel (U. Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand) « Essais de définition d’un genre : relire les dialogues de Platon et d’Aristote avec Carlo Sigonio (De dialogo liber, 1562) »

Discussion

13.15 Déjeuner pour les participants, Logis du Roi

Seconde session : La renaissance du dialogue philosophique

Présidence : Michel Perrin (UPJV)

14.45 Laurence Boulègue (UPJV-EA 4284 TrAme) : « Les paradoxes du genre du dialogue philosophique à la fin du XVe et au XVIe siècle en Italie »

15.15 Alejandro Cantarero de Salazar (Universidad Complutense de Madrid- DialogycaBDDH, IUMP) : « Le dialogue entre Pauvreté et Fortune dans le Corbacho de l’Arcipreste de Talavera: introduction à l’analyse d’un genre argumentatif »

15.45 Carine Ferradou (U. Aix-Marseille) : « Polémique politique, forme dialogique et traités de philosophie politique à la fin du XVIe siècle : le De iure regni apud Scotos de George Buchanan (1579) et le De regno et regali potestate de William Barclay (1600) »

Discussion

20.15 : dîner 

Vendredi 18 janvier

Deuxième Journée
La contamination des genres


Première session : Hybridité du genre dialogique dans l’Antiquité

Présidence : Giorgio Ierano (U. Trento)

9.30 Monique Crampon (UPJV) : « Plaute et la prolifération du dialogue »

10.00 Alice Bonandini (Università di Trento) : « Un figlio degenere per un nobile padre: dialogo filosofico e dialogo menippeo »

Discussion
Pause

11.00 Donatella Izzo (Università di Trento) : « Manger comme un cochon : histoire d’une comparaison entre comédie et Cynisme »

11.30 Sophie Van der Meeren (. U. de Rennes II) : « Silence et transcendance dans les dialogues de l’Antiquité tardive. Étude comparée d’un motif philosophique et littéraire chez Proclus, Augustin et Boèce »

Discussion

12.45 Déjeuner pour les participants, Logis du Roi

Seconde session : Déclinaisons de la forme du dialogue au Moyen Âge et à la Renaissance

Présidence : Hélène Casanova-Robin (Sorbonne université)

14.45 Michel Perrin (UPJV) : « Raban en dialogue avec ses auteurs »

15.15 Alice Lamy (EA « Rome et ses Renaissances » – EA TrAme) : « Partager les merveilles de la nature et les mystères cosmologiques : le dialogue encyclopédique dans l’oeuvre d’Adélard de Bath (XIIe siècle) »

15.45 Laure Hermand-Schébat (Université de Lyon-Jean Moulin, HiSoMa-UMR 5189) : « Mecum loquor. Le dialogue intérieur chez Pétrarque (Lettres et Secretum) »

Discussion

Clôture du colloque

Lieu de la manifestation : Amiens, UPJV, Logis du Roy
Organisation : Laurence Boulègue et Giorgio Ierano

Journée des jeunes chercheurs

La SEMEN-L organise le samedi 28 mai 2016 une journée consacrée à ses jeunes chercheurs :

Dépliant programme JE jeunes chercheurs
Dépliant programme JE jeunes chercheurs

Affiche JE jeunes chercheurs
Affiche JE jeunes chercheurs

Pierre de Montmaur : appel à traducteurs

Carine Barbafieri (Université de Valenciennes-IUF ; carine.barbafieri@gmail.com) et Jean-Marc Civardi (Université de Versailles-Saint-Quentin ; jmcivardi@wanadoo.fr) recherchent des traducteurs pour l’ouvrage L’Affaire Pierre de Montmaur.

Descriptif :

Traductions de courts textes latins du XVIIe siècle

(Recueil Sallengre)

Nous organisons en juin 2013 un colloque sur Pierre de Montmaur (1576-1648), professeur de grec au Collège Royal, qui déclencha une avalanche d’écrits satiriques contre sa personne (pour une description précise du propos du colloque : Appel colloque Pierre de Montmaur). Bon nombre de ces écrits satiriques sont en latin et nécessitent de nos jours une traduction. Nous sommes, pour ce faire, à la recherche de traducteurs, spécialistes de latin ou de néo-latin. Chaque traducteur serait responsable de son texte, et signerait donc sa traduction de son nom et son lieu d’exercice, au même titre qu’un article universitaire. La traduction serait à livrer pour le 15 septembre 2013, sous forme informatique à nos deux adresses ; l’ouvrage L’Affaire Pierre de Montmaur, qui comporterait les actes du colloque ainsi que les traductions, paraîtrait fin 2014 aux Classiques Garnier.

La liste des principaux textes à traduire figure ci-dessous, sachant que les textes longs peuvent être partagés. Ils figurent dans le recueil Sallengre (Histoire de Pierre de Montmaur), dont les deux tomes sont numérisés sur google.books.

Textes à traduire :

-Macrini parasitogrammatici hmepa ad celsum (dite « La Journée de Montmaur ») de Charles Ferramus, p. 1-36 du recueil Sallengre, t. I

-Mommori parasitosycophantosophistae…. (dit « La marmitodéïfication de Montmaur »), p. 227-259 du recueil Sallengre, t. I

-Metamorphosis parasiti in caballum, d’Abraham Rémi, p. 260-268 du recueil Sallengre, t. I

-Monmori rhetoris de auctorum satyra et janitorum fuste conquerentis umbra, p. 269-273 du recueil Sallengre, t. I

-Jani Ursini Mantuani elegia in porcium latronem, p. 276-278 du recueil Sallengre, t. I

-Naenia, inconditum carmen, p. 310-316 du recueil Sallengre, t. I

 

Colloques 2006

Liste des colloques organisés en 2006 à propos du latin médiéval et du néo-latin.

– 3 mars 2006, Bordeaux : Journée Lire Aristote au Moyen Âge et à la Renaissance : réception du Traité sur la génération et la corruption, Université de Bordeaux III, organisée par J. Ducos et V. Giacomotto-Charra.

– 27-29 mars 2006, Limoges : Colloque La traduction des Anciens en Europe du Quattrocento à la Révolution, Université de Limoges, organisé par C. Lechevalier et L. Pradelle.

– Mai 2006, Verona : Colloque “Il segretario è come un angelo”: trattati, raccolte, epistolari, vite paradigmatiche o come essere un buon segretario nel Rinascimento, organisé par le Gruppo di Studio sul Cinquecento Francese.

– 27-29 mars 2006, Limoges : Traduire les Anciens (Grecs et Latins) en Europe du Quattrocento à la fin du 18e siècle :d’une renaissance à une révolution ?, Université de Limoges, org. C. Lechevalier (Université de Caen) et L. Pradelle (Université de Limoges).

– 6-13 août 2006, Budapest : Congrès International de l’IANLS : Varietas gentium- Communis Latinitas, org. Dr. Gyula Mayer et Prof. Dr. L. Szörényi.

– 4-8 septembre 2006, Oxford (Corpus Christi College): Colloque Erasmus and the Republic of Letters. Rens.: Stephen Ryle. Conference Announcement and Call for Papers: The conference will cover all aspects of Erasmus’ achievement and influence in the fields of education, literature, biblical studies, and theology. Keynote speakers include Lisa Jardine, J.K. McConica, Hilmar M. Pabel, Jane E. Phillips, Erika Rummel, and Mark Vessey. Proposals for papers of 20 or 30 minutes’ duration are invited. Abstracts of c.150 words should be sent by 31 December 2005.

– 22-23 sept. 2006, Paris (Paris IV-Sorbonne) : Colloque Le tyran et sa postérité. Rééflexions sur les figures du pouvoir absolu de l’Antiquité à la Renaissance, organisé par C. Lévy (U. de Paris IV, Equipe « Traditions romaines ») et L. Boulègue (U. de Lille 3, UMR « Savoirs, Textes, Langages »).
Présentation (résumé) : On aurait pu penser que les spécificités propres à la figure grecque du tyran la rendaient inexportable en milieu romain, la res publica ayant déjà son propre repoussoir, le rex. L’installation de la philosophie à Rome, la présence de penseurs comme Polybe ou Panétius allait, dès le second siècle av. J.C., avoir pour conséquence une osmose des catégories grecques et romaines du politique et une intellectualisation plus grande du mos maiorum. Cependant, c’est au Ier siècle av. J.C., et tout particulièrement avec Cicéron, que le tyran fait irruption dans la pensée politique romaine, comme moyen de penser une réalité dont le caractère chaotique apparaissait chaque jour avec plus d’évidence. Si César apparut à Cicéron comme l’incarnation romaine du tyran platonicien, l’habileté d’Auguste aboutit à l’apparition d’un Ianus bifrons, à la fois princeps héritier de l’idéal cicéronien, et tyran pour tous ceux qui vivaient dans la nostalgie de la res publica. La philosophie politique romaine à l’époque impériale se construira donc en fonction des multiples manières de penser la triade: république/prince/tyran. L’analyse diachronique des concepts de principat et de tyrannie, fondée sur l’étude de textes d’inspirations très diverses, devrait permettre une perception plus juste de la dette de Rome à l’égard de la pensée politique grecque et de l’apport spécifiquement romain à la pensée politique occidentale. Le débat sur les figures du prince et du tyran se poursuit dans les traités politiques des humanistes avec, souvent, un souci éthique très fort, du moins jusqu’au début du XVIe siècle. Ces écrits adoptent plusieurs formes et aussi se jouer des limites de tel ou tel genre, et les nombreux traités de cour, qui fleurissent au cours du XVIe siècle, peuvent être considérés comme de nouveaux types de traités politiques. Comment pose-t-on encore la question des trois grands types de régimes politiques et que devient la figure du tyran dans un contexte historique, politique et religieux radicalement différent de celui des sources antiques ?

– 22-23 septembre 2006, Perth : Colloque Humanism and Medicine in the Early Modern Era, Institute of Advanced Studies, University of Western Australia, Perth, oraganisé par Professor Yasmin Haskell and Dr Susan Broomhall.
Présentation : The symposium will explore the complex, and sometimes troubled, relationship between humanism and medicine from the fourteenth through eighteenth centuries. The father of humanism, Francesco Petrarca, famously attacked the medical profession in Against the Doctors (1352). Humanism spoke a new language theoretically a natural, classical Latin, as opposed to the ‘barbaric’ scholastic idiom of the philosophers and the Galenist gobbledygook of the doctors. But the cultures of humanism and medicine inevitably enriched one another: doctors and humanists shared a professional interest in the ancient texts (from Dioscorides to Lucretius), and a vested interest in preserving Latin as a professional argot. Humanism had its own healing pretensions through poetry and moral philosophy. In the sixteenth and seventeenth centuries, doctor and humanist sometimes co-existed in the same person such as Girolamo Fracastoro, Girolamo Cardano, Julius Caesar Scaliger, François Rabelais, and Pierre Petit.
Appel à communication: Papers (30 minutes) should consider various aspects of this road theme, including but not limited to the interface between learned and non-learned medicine, vernacular humanism and medicine, the evolution of the identity of the humanist physician over the early modern era, and the extent to which a consciousness of ‘two cultures’ prevailed in different local and institutional contexts. Please send a 300-word abstract before 1 December 2005 to the conference organisers.

– Sept.-oct. 2006 (proposition de date provisoire), Lyon : Colloque international Commencer et finir, La notion de début et de fin dans les littératures grecque, latine, byzantine et néolatine, organisé par le Centre d’Études et de Recherches sur l’Occident Romain (CEROR, EA 466) et le département de Lettres Classiques de l’Université Jean-Moulin-Lyon III. Organisateurs scientifiques : Christian Nicolas et Bruno Bureau.
Présentation : Prendre en compte la problématique du début et de la fin est une constante de la topique rhétorique : les noms pour désigner ces notions sont multiples, témoignant de la complexité du phénomène d’ouverture et de fermeture d’une oeuvre ou de ses parties. Commencer et finir peut en effet s’appliquer à une oeuvre, voire un ensemble d’oeuvres (recueil), une partie topique d’oeuvre (récit enchâssé, discours, digression, ekphrasis), voire une structure narratologique ou dramatique (notions d’exposition, de dénouement, d’exorde et péroraison etc.), impliquant parfois un débordement de la structure par la matière même de ce qui est dit (analepse, prolepse, dans le cas de prophéties, retours en arrière etc.). Où finit le début, où commence la fin devient alors une question pertinente. Se pose aussi la question de l’autonomie du texte par rapport à des éléments qui l’entourent : insertion de textes dans des recueils et notion même de début et fin de recueil, paratexte (préfaces et postfaces, dédicaces et texte d’envoi, prologues et épilogues) qui compliquent la perception des « vrais » débuts et fins du texte lui-même, quand ils ne l’occultent pas (présence d’un paratexte rapporté, par un éditeur ou un scribe par exemple).
Peut-on enfin retracer une histoire du début et de la fin en littérature de la Grèce archaïque à la Renaissance, quels sont le sens et la portée des évolutions en particulier sur la notion même de texte ou d’oeuvre (pensée du recueil, etc.…) ? La mise en perspective diachronique, comme le changement d’ère culturelle, peuvent conduire à retracer finalement quelques aspects d’une histoire du Texte.

– 23-25 nov. 2006, Clermont-Ferrand : Colloque international Présence du roman grec et latin, organisé par le Centre de recherches André Piganiol et le Centre de Recherches sur les Civilisations Antiques (CRCA) de l’Université de Clermont-Ferrand II. Rens.: Rémy Poignault.
Présentation : Les axes principaux proposés pour ce colloque sont les suivants, sans être exclusifs:
* les formes du genre : rapports avec la satire, l’épopée, le mime, la comédie, la tragédie, les récits de voyage, la fable milésienne, l’élégie érotique alexandrine, l’histoire, la rhétorique, la littérature orales.
* le monde du roman et sa topique
* la réception du roman grec et latin : sa transmission, sa redécouverte, traductions et éditions, son influence sur le roman byzantin, dans la littérature du Moyen Âge jusqu’à nos jours, mais aussi dans la musique, les arts figurés, le cinéma. Dans la tradition de pluridisciplinarité des travaux du Centre de recherches André Piganiol, on attend des contributions de spécialistes venant de différents horizons universitaires.

– 15-16 décembre 2006, Bruxelles (B) : Journées d’études sur les instruments de travail des humanistes Langue, livres, Livre, Musée de la Maison d’Erasme.