IVe CONGRES de la SEMEN-L (Valence, 4, 5 et 6 juin 2015)

Le IVe congrès de la SEMEN-L sera organisé du 4 au 6 juin 2015 par l’Université de Grenoble – site de Valence. Le comité d’organisation est composé de Mmes Martine Furno, Christiane Louette, Valérie Méot-Bourquin.

Formes du texte latin au Moyen Âge et à la Renaissance

L’étude de la mise en forme des textes a fait ces dernières années l’objet de travaux importants depuis ceux, pionniers, de Henri-Jean Martin. On sait désormais qu’une même œuvre acquiert des significations différentes quand sa mise en texte et en page se transforme, que le texte apparaît bien souvent comme « une forme de l’intention », qui fait intervenir plusieurs « co-élaborateurs » (l’auteur, le typographe, le destinataire ou lecteur) et dont la réalisation définitive sur la page est le produit d’une tension, plus ou moins reconnue, plus ou moins avouée, entre un projet et les difficultés qu’il rencontre.
L’intérêt de ces questions est actuellement ravivé par la réflexion sur la page numérique qui invite à reconsidérer une nouvelle fois la représentation matérielle du texte. Mais il faut l’inscrire aussi dans le développement des recherches rhétoriques et poétiques sur la dispositio ou le dispositif (voir l’ouvrage récent d’Ugo Dionne, La Voie aux chapitres, Seuil, 2008, sur la disposition romanesque).
Au croisement de l’histoire du livre, de la rhétorique et de l’histoire des idées, le IVe congrès de la Société d’Études Médio et Néo-latines (SEMEN-L) ambitionne d’étudier dans quelle mesure la mise en forme matérielle et intellectuelle des textes latins conditionne leur réception. On considérera forme et texte au sens large : forme renvoyant à une disposition matérielle aussi bien que rhétorique ; texte pouvant s’entendre comme un ensemble de caractères sur une page, mais aussi comme ouvrage, recueil, collection, dans le cadre du manuscrit comme de l’imprimé, de la poésie comme de la prose fictionnelle ou docte.
La réflexion pourra se développer dans plusieurs directions : – la mise en forme matérielle : construction visuelle de la page ou de l’ouvrage, numérotations, divisions, rubrications du texte, rapports du texte et de l’image ; – la disposition ou le dispositif rhétorique : découpage en paragraphes ou en ensembles organisés (chapitres, parties, livres), stratégies mises en œuvre pour construire la réception du texte ; – la spécificité de la mise en forme du texte latin avec d’éventuelles comparaisons avec des textes en langue vulgaire (traductions, adaptations).

Les propositions de communication (un titre et quelques lignes de présentation) sont à envoyer avant le 15 juin 2014 à : Martine Furno, Christiane Louette ou Valérie Méot-Bourquin

Les participants à ce IVe Congrès de la SEMEN-L seront naturellement priés d’être à jour de leur cotisation 2015 (pour tous renseignements, contacter Alice Lamy).

Appel à communications « Les architectures fictives : écriture et architecture de l’Antiquité à nos jours »

« Les architectures fictives : écriture et architecture de l’Antiquité à nos jours »
Le colloque se déroulera à Bordeaux du 23 au 25 octobre 2014. Les propositions de communications sont à adresser jusqu’au 31 décembre 2013 à Renaud Robert : renaud.robert@u-bordeaux3.fr

Le but de ces journées d’étude est de se demander pourquoi et selon quelles modalités l’architecture peut se constituer en objet littéraire.

Si une architecture est un ensemble d’éléments (plan, élévation, structures architecturales, couverture, décor lié à l’architecture) qui se déploient dans l’espace réel tridimensionnel, une architecture fictive est un ensemble d’éléments qui renvoient à un référent architectural plus ou moins précis et qui se déploient dans l’espace fictif du texte. Dans les textes, les architectures fictives viennent s’insérer dans un espace fictif à plusieurs titres : d’abord parce qu’une réalité matérielle extrinsèque doit trouver un équivalent transposable en mots ; ensuite parce que cet espace est lié à la perception subjective du récit et à l’imaginaire mis en jeu par l’acte de lire, et enfin parce qu’il vient s’inscrire dans une fiction poétique ou romanesque.

Cet espace fictif est un espace pour ainsi dire « dématérialisé », ce qui constitue une différence essentielle avec la perception visuelle de l’architecture qui peut varier suivant le regard, mais se fonde sur un référent matériel dont l’existence est tangible.

Divers processus peuvent être à l’œuvre dans le texte, selon que la référence à une architecture réelle est affirmée ou au contraire volontairement effacée. On pourra s’interroger sur les modalités de ce lien à l’existant, entre effet de réel (par exemple dans une littérature à vocation didactique, dans les récits de voyage etc.) et imaginaire, lorsque prévaut la volonté de brouillage, de travestissement ou de détournement des vecteurs de reconnaissance (par exemple dans les contes, la littérature de science-fiction).
Texte intégral de l’appel à communication :

http://www.cpaf.cnrs.fr/IMG/pdf/appel-com-architectures-fictives.pdf

Congrès de l’Association Guillaume Budé

Congrès international de l’Association, Lyon 2013

Le XVIIe Congrès international de l’Association Guillaume Budé aura lieu à Lyon du 26 au 29 août 2013.  Il se déroulera dans les trois établissements universitaires littéraires de cette ville : l’université Louis Lumière-Lyon II, l’université Jean Moulin-Lyon III et L’Ecole Normale Supérieure (Lettres et Sciences humaines).

Le thème du congrès est « l’homme et ses passions ». Ce thème, qui touche à la fois à la philosophie, à la rhétorique et à la littérature, a été choisi pour le double intérêt, scientifique et humain, qu’il présente. Il sera abordé, dans les domaines du français, du latin et du grec ainsi que de la pédagogie. Dans un premier temps il donnera lieu à des « rapports » correspondant à ces différents domaines et présentés en séance plénière (Antiquité, Moyen-Age, Renaissance française et néo-latine). Puis des communications scientifiques plus spécifiques seront proposées dans le cadre de commissions parallèles.

Une commission des Antiquités régionales présentera aussi ses travaux et une visite du Musée gallo-romain et du site archéologique romain de Fourvière est prévue le mercredi 25 août après-midi.

Une excursion à Saint Romain en Gal sera proposée à la fin du congrès, le vendredi 30 août.

La secrétaire générale du Congrès est Madame Sylvie Franchet d’Esperey, professeur de latin à l’Université de Paris IV. Madame Isabelle Boehm, Professeur de grec à Lyon II, est la coordonnatrice sur place.

 

IIIe congrès de la SEMEN-L (Bordeaux, 11-13 octobre 2012) : appel à communication

La Société d’Études Médio- et Néo-Latines (SEMEN-L) organise les jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 octobre 2012, à l’université Michel de Montaigne Bordeaux 3, son sixième Congrès sur le thème : « Rhétorique, stylistique et poétique : entre théorie et pratique ».

 

Notre réflexion pourrait s’articuler, entre autres, autour des domaines suivants.

• La réception de la rhétorique antique

Du Moyen Âge au XVIe siècle, l’héritage de la rhétorique antique, d’abord essentiellement latin, cicéronien et horatien, mais tributaire d’une évidente dette envers la culture grecque, connaît une importante transformation avec la redécouverte progressive des rhétoriciens antiques, d’Aristote aux rhéteurs de la période impériale. Or, il paraît important d’analyser l’héritage, les mutations et le devenir de la rhétorique antique, afin de mettre en évidence les différents points théoriques dont la compréhension est pour nous problématique et dont nous ne percevons parfois pas l’intérêt. La tradition rhétorique est-elle en l’occurrence un boulet qu’il faut traîner ou un ferment dynamique ?

• Les artes

Entre la fin des XIe et XIVe siècles, apparaissent en Europe des traités spécialisés qui s’intéressent à l’enseignement de la grammatica et ont pour objet l’art d’écrire : les artes dictandi qui s’attachent à l’art d’écrire en prose (des lettres, mais aussi tout document juridique ou administratif) ou de composer un discours ; les artes poeticae, qui concernent la composition d’ouvrages fictionnels, versifiés ou non ; les artes praedicandi enfin, qui étudient l’art d’écrire et de prononcer un sermon, et dont le contenu évolue considérablement avec le temps. La longévité exceptionnelle de certains de ces traités médiévaux, jusqu’au XVIe siècle, attire l’attention : il s’agira de mettre à jour leur intérêt, autant que leur originalité intrinsèques.

• Études de cas : l’art et la manière

La rhétorique, au sens le plus large, est une ressource et un courant qui alimente nécessairement l’écriture poétique, que celle-ci soit ou non fictionnelle : elle influence la formation des écrivains, qu’ils se déterminent par rapport à cet héritage ou en opposition avec lui. Des études textuelles précises seront ainsi les bienvenues, afin de mettre en lumière des applications concrètes de la théorie rhétorique.

 

Chaque communication durera entre 20 et 25 minutes. La publication d’un ouvrage sera faite à partir de ces communications dans la revue Eidôlon (Presses universitaires de Bordeaux). Les chercheurs intéressés sont invités à proposer avant le 15 avril 2012 un titre et une douzaine de lignes de présentation (environ 1000 caractères) à Anne Bouscharain ou à Danièle James-Raoul :

Contacts :

Anne Bouscharain anne.bouscharain@gmail.com

Danièle James-Raoul daniele.james-raoul@wanadoo.fr