A propos Julien Maudoux

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« Early Modern Representations of the Sovereigns of France and Bohemia: Genre, Language, and Confessional Politics » – Journée Barrande

Journée Barrande

PHC BARRANDE – 50573SG

October 2

17, rue de la Sorbonne, 75005 Paris Salle D054 Egyptologie

Early Modern Representations of the Sovereigns of France and Bohemia: Genre, Language, and Confessional Politics

 

Workshop organised by Virginie Leroux – SAPRAT (EA 4116) École Pratique des Hautes Études (EPHE, PSL) and Marcela Slavíková Institute of Philosophy – Czech Academy of Sciences

9:45 a.m : Welcome and introduction

  • m.: Stéphane Péquignot: Diplomatic relations between France and Bohemia: a State of the Art

10:30 a.m.: Lucie Storchová: Comparing gendered portrayals of queens and lower nobility in Bohemian Neo-latin poetry around 1550

  • m.: Marta Vaculínová: The image of Maximilian II in contemporary Bohemian literature

11:30 a.m.: John Nassichuk: Portraits and Glimpses of Henri II in Latin Funerary Verse by Celestine Monks for the Royal Cardiotaph at the Celetines’ Monastery in Paris (1559-1563).

Lunch

  • m.: Virginie Leroux: Jean Papire Masson and Charles IX: historiography, hagiography, and biography in the style of Suetonius

2:30 p.m.: Claire Absil : Dorat and Baïf Confronting the Double Coronation of Henry III: Latin Poetry and the Polish Affair

  • m .: Vojtěch Pelc: Rudolf II in Latin Funeral Sermons and Laudatory Poetry of the Bohemian Lands

3:30 p.m.: Marcela Slavíková: Perspectives at the University of Prague on Ferdinand II of Styria and Frederick of the Palatinate : Parallel Rhetorical Strategies on the Two Kings of Bohemia

  • m.: Discussion

Lecture et critique des manuscrits latins – Séminaire d’initiation

Lecture et critique des manuscrits latins 2025-26

Le séminaire est ouvert à tous ceux qui ont la curiosité de se reporter aux témoins manuscrits qui nous ont transmis les œuvres de l’Antiquité et du Moyen Âge. Il ne suppose aucune connaissance préalable, si ce n’est une certaine familiarité avec la langue latine. Il amène les participants à déchiffrer une grande variété d’écritures livresques (Ve-XVIe s.), à se familiariser avec les abréviations des copistes médiévaux, et à réfléchir aux méthodes d’édition qu’il convient d’appliquer aux textes ainsi transmis. Outre la formation de base nécessaire à l’édition des textes anciens, le séminaire inclura des visites de bibliothèques et des conférences faites par des intervenants extérieurs.

Le lundi, 18h00-20h00, École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (salle de séminaire du Centre d’Études Anciennes).
Début des cours : 15 septembre 2025.
Contact : Cécile Lanéry-Ouvrard (CNRS – IRHT) : cecile.lanery at irht.cnrs.fr

Poesis et ars historica au Moyen-Âge et à la Renaissance, en France et en Italie. Colloque CESR – Tours – 4-5 juin 2026

La SEMEN-L a le plaisir de transmettre cet appel à communication du CESR de Tours.

Argument

Nous nous proposons de mettre en regard la manière dont la poésie et l’histoire affirment leur autonomie respective au Moyen-Âge et à la Renaissance (jusqu’au XVIe siècle inclus), notamment quand elles dialoguent ou s’opposent. Les deux aires concernées sont la France et l’Italie. Après un premier colloque en France, à Tours, les 4 et 5 juin 2026, nous comptons organiser un deuxième colloque à Modène en 2027.

Les propositions de communication entreront pleinement dans le sujet lorsqu’elles se pencheront sur le domaine italien et le domaine français à la fois, ou quand elles articuleront la théorie de la poésie et la théorie de l’histoire. Mais elles peuvent aussi ne porter que sur une seule aire (France ou Italie), et ne concerner que la littérature, ou que l’histoire. Dans ce dernier cas, cependant, il importe que l’aspect théorique soit central : l’étude d’un corpus littéraire doit s’accompagner d’une réflexion sur l’ars poetica (en s’appuyant si possible sur les déclarations explicites des auteurs), tout comme l’analyse d’un corpus historiographique devra s’accompagner d’une réflexion sur l’ars historica.

Les textes en latin ou en grec pourront être étudiés aussi bien que ceux en langue vernaculaire, mais les citations en latin ou en grec devront être traduites. Les communications se feront en français, à l’exception de quelques-unes, qui pourraient se faire en italien. En effet, les communications en italien pourront être réservées au colloque de 2027.

Propositions (modalités)

Les propositions de communications (400 mots maximum), accompagnées d’une brève présentation de l’auteur (300 mots maximum) et d’une liste de publications et de communications (20 références maximum), doivent être envoyées au plus tard le samedi 11 octobre 2025.

Elles seront adressées à :

-Etienne Boillet, université de Poitiers, FoReLLIS (en délégation au CESR) – etienne.boillet at univ-poitiers.fr

-Soizic Escurignan, université de Poitiers, CESCM – soizic.escurignan at univ-poitiers.fr

-Sabrina Ferrara, université de Tours, CESR – sabrina.ferrara at univ-tours.fr

-Elisabetta Menetti, université de Modène – elisabetta.menetti at unimore.it On indiquera :

Langue(s) possible(s) : Langue de préférence :

Comité scientifique

Etienne Boillet, université de Poitiers Soizic Escurignan, université de Poitiers Luca Gatti, université de Pavie

Sabrina Ferrara, université de Tours

Francis Gingras, université de Montréal Elisabetta Menetti, université de Modène

Matteo Residori, université de Paris Sorbonne-Nouvelle.

Pistes de réflexion

Au Bas Moyen-Âge, la poésie doit faire face aux accusations de mensonge que lui ont adressées les Pères de l’Eglise, puis qu’ont relayées les poètes chrétiens de la fin de l’Antiquité ou du Haut Moyen-Âge (Deproost, 1998), et dont témoigne encore l’illustration emblématique du Jardin des Délices d’Herrade de Landsberg (Stella, 2011). Cependant, dans le même temps, les grands poètes classiques – Homère, Virgile, Ovide… – n’ont pas cessé d’être admirés et leur étude, par le biais de la grammaire et de la rhétorique, est restée au cœur de la culture des lettrés (Curtius [1948] ; Deproost, 1998). Se rattachant à cette tradition valorisant la poésie, Dante, Pétrarque et Boccace exaltent les grands écrivains de l’Antiquité tout en incarnant une gloire qui n’est plus réservée aux seuls auteurs antiques, tandis qu’apparaissent des éloges de la poésie (chez Dante, Pétrarque, Albertino da Mussato ou Boccace) reposant, d’une part, sur l’idée de figuration allégorique, et, d’autre part, sur l’image du poète saisi d’une inspiration divine – ainsi, au XVe siècle, le furor est-il exalté dans le néoplatonisme ficiniste (Garin, 1970 ; Mariani Zini, 2014). Mais ne constate-t-on pas un décalage entre cette poétique et le réalisme (ce qu’Auerbach subsume sous le nom de mimesis) d’œuvres comme les nouvelles de Boccace ou comme les fabliaux (Gingras, 2018) ? En outre, est-ce seulement la littérature (la « poésie »), ou bien aussi, plus spécifiquement, la fiction, qui se voit définie (Menetti, 2010) ?

En parallèle de cette légitimation d’une littérature en langue vernaculaire conquérant son autonomie à partir du XIVe siècle surtout, le champ de l’historiographie se définit aussi au contact des autres disciplines, comme le montre Bernard Guenée (1970), en nous invitant à rejeter la vision d’un Moyen-Âge dépourvu de « culture historique ». Sans constituer l’un des arts libéraux, l’histoire, comme la poésie, se fait une place à l’université par le biais de la transmission des auteurs antiques dans les cours de grammaire et de rhétorique. S’adaptant aux exigences morales du christianisme, auquel elle offre un répertoire d’exemples de vertus et de vices, la discipline historique dialogue avec la théologie dès les premiers siècles du Haut Moyen-Âge, par exemple chez Cassiodore au VIe siècle, sous la forme d’une histoire universelle trouvant ses origines dans la Bible et son prolongement dans la prophétie. Evoluant ainsi au contact de la théologie, du droit, de la science politique, l’histoire poursuit son chemin vers l’autonomie. Dans le sillage de Pétrarque, il s’affirme une historiographie humaniste qui entend aussi s’appuyer sur l’exemple antique pour mettre à l’honneur les contemporains : aux XIVe et XVe siècles, le récit de l’histoire récente est porté par la conscience de vivre un nouvel âge digne d’être célébré (Gilli, 2016).

Mais cette nouveauté consacre bien un modèle hérité des Anciens : l’historiographie humaniste, loin d’opérer une révolution épistémologique, est une histoire rhétorique qui se distingue des Annales et qui suit les préceptes de Quintilien et surtout de Cicéron (ou de la Rhétorique à Herennius ; Regoliosi, 1991). Outre sa fonction laudative répondant aux attentes des commanditaires, sa raison d’être est son utilité morale fondée sur les exemples des actions et des discours mémorables, en accord avec les valeurs chrétiennes. Ces éléments nouveaux (la conscience historique humaniste) et traditionnels (le modèle rhétorique d’une histoire opus oratorium et magistra vitae) sont déjà présents dans les écrits historiques de Pétrarque, notamment le De viris illustribus. Comme le remarque Patrick Gilli, dans le discours de son couronnement au Capitole, l’auteur se définit d’ailleurs comme historicus et poeta, ce qui illustre le rapprochement de deux disciplines partageant un rapport semblable à la rhétorique.

Jusqu’à quel point ce rapprochement entre histoire et poésie permet-il une véritable distinction ? Certes, Cicéron, comme plus tard Lucien de Samosate, fait de la vérité le critère distinctif de l’histoire. A l’orée de son dialogue De legibus, on lit ainsi que l’histoire et la poésie n’obéissent pas aux mêmes règles (Manzoni s’en souvient, citant ces mots en exergue de son essai sur le roman historique). Mais dans ce bref échange où l’histoire se définit par sa véridicité, en opposition à la poésie, il est également dit qu’Hérodote et Thucydide ont dit bien des faussetés… On se rappelle aussi qu’à l’inverse, bien des siècles auparavant, au début de la Théogonie, les Muses d’Hésiode disent qu’elles savent non seulement bien mentir mais aussi, parfois, dire la vérité.

Au Bas Moyen Âge, dans la période précédant l’humanisme, cette double appartenance de certains textes au registre poétique et historique est un phénomène que l’on observe dans divers romans versifiés, et notamment dans le groupe composé par le Roman de Thèbes, le Roman de Troie, le Roman d’Énéas et le Roman de Brut, écrits entre 1150 et 1170, dans un milieu lié à la cour d’Henri II Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine. Fondés sur des sources antiques considérées comme historiques, ces récits reconstruisent une généalogie mythique de l’Europe remontant à Œdipe ou aux héros de Troie, notamment à Brutus le Troyen, présenté comme ancêtre des rois d’Angleterre. Combinant tradition et invention, ils anticipent les futures épopées italiennes et françaises du XVIe s. (telle que l’inachevée Franciade de Ronsard), participant d’une forme de roman historique avant la lettre, où fiction, mémoire politique et légitimation dynastique s’entrelacent.

Dans la période où s’affirme l’humanisme, les lettrés héritent de l’idée antique que l’histoire ne dit pas simplement que le vrai, et la poésie que le faux, tandis que perdure cette incertitude sur le statut de certains récits. Par ailleurs, l’étude de l’ars historica humaniste se heurte à une limite : aucun des principaux modèles antiques n’est constitué par un traité organique, et les humanistes non plus n’en ont pas écrit (Regoliosi, 1991), aux XIVe et XVe siècles. On trouve cependant divers textes sur le sujet, tels que la lettre de Guarino de Vérone à son élève Tobia Del Borgo, où Mariangela Regoliosi voit l’influence du De historia conscribenda, traduction latine de l’essai Comment écrire l’histoire du Grec Lucien de Samosate, le seul livre antique entièrement consacré à la méthode de l’historien. La réception de ce texte constitue encore une piste d’étude à explorer. Plus tard, l’Actius de Giovanni Pontano (paru en 1507, quatre ans après la mort de l’auteur) contient des éléments de réflexion sur l’écriture de l’histoire, ou plutôt une véritable poétique du récit historiographique : s’appuyant sur Quintilien (« [Historia e]st enim proxima poetis, et quodam modo carmen solutum »), Pontano compare l’histoire à de la poésie en prose (Monti Saba, 1995 ; Deramaix, 2016). Ceux, parmi les lettrés du Quattrocento, qui tiennent le plus l’histoire en haute estime, soutiennent ainsi sa valeur littéraire, mais aussi sa supériorité gnoséologique, comme le fait Lorenzo Valla (Garin, 1970 ; Gilli, 2016).

Enfin, le XVIe est un siècle de rupture pour le sujet qui nous occupe. Du côté de l’histoire, dans le sillage des écrits historiques de Machiavel et de Guichardin (Fournel et Zancarini, 2012 ; Fournel, 2020), et peu après le Dialogo della historia (1542) de Sperone Speroni, le traité de Francesco Robortello (par ailleurs traducteur de la Poétique), De historica facultate (1548), inaugure une vogue des traités modernes en langue vernaculaire sur l’histoire, en Italie comme en France, aux XVIe et XVIIe siècles (Claire, 2015). Comment se reconfigure alors la place du traité de Lucien par rapport à Cicéron et aux autres sources du discours métahistorique ? Comment la réflexion sur l’historiographie se nourrit des récentes pratiques humanistes de l’histoire ? Et quel dialogue se noue avec les œuvres fictionnelles ?

Mais c’est en matière de poétique que se met en place un véritable changement de paradigme. On sait l’influence majeure qu’a exercée la Poétique d’Aristote sur la manière dont on pense que la fiction, a priori dépréciée par la condamnation platonicienne de la mimesis, est capable d’exprimer une certaine vérité (Schaeffer, 1999 ; Guastini, 2003). Le célèbre incipit du chapitre IX dispose même les éléments permettant de soutenir que la poésie expose une forme supérieure de vérité par rapport à l’histoire. Cependant, cette influence ne s’exerce vraiment qu’après la nouvelle traduction latine de Giorgio Valla 1498, et surtout après les nombreuses traductions et les commentaires qui, se succédant dans l’Italie du XVIe siècle (Duprat, 2007 ; Zanin, 2012), formeront le terreau propice aux réflexions de Torquato Tasso dans ses Discours (Graziani, 1997 ; Girardi, 2023). Comment s’articule la théorie aristotélicienne du poème épique comme représentation vraisemblable avec les éloges précédents de la poésie ? Jusqu’à quel point la supériorité de la vérité poétique, par rapport à la vérité de l’historien, est-elle revendiquée ? Et comment évolue le dialogue entre la théorie de l’histoire et cette nouvelle théorie de la fiction ?

Eléments bibliographiques

BRUNI Raoul (2010), Il divino entusiasmo dei poeti : storia di un topos, Torino, Aragno.

CLAIRE Lucie (2015) « De ratione scribendae historiae : modèles et contre-modèles antiques selon Famiano Strada », in Rhétorique, poétique et stylistique, in Danièle James-Raoul et Anne Bouscharain (dir.), Presses Universitaires de Bordeaux, 2015, p. 119-129.

CURTIUS Ernst Robert (2022 [1948]), Letteratura europea e Medio Evo latino, a cura di Roberto Antonelli, trad. di Anna Luttazzo e Mercurio Candela, Macerata, Quodlibet (édition française : La littérature européenne et le Moyen Age latin, traduit par Jean Bréjoux, préface de Alain Michel, Paris, Presses universitaires de France, 1991).

DEPROOST Paul-Augustin (1998), Ficta et facta. La condamnation du ‘mensonge des poètes’ dans la poésie latine chrétienne, in « Revue d’Etudes Augustiniennes Et Patristiques », vol. 44, n° 1, p. 101-122.

DERAMAIX Marc, « L’unité de la langue latine d’art : la nature poétique de la prose historique dans l’Actius de Pontano », conférence filmée au colloque Consulendae sunt aures. Rhétorique et langue latine d’art à la Renaissance : Pontano, Sannazar et l’académie napolitaine, université de Rouen, 2016, URL : https://webtv.univ-rouen.fr/videos/07-04-16- 084402consulendae-sunt-aures-rhetorique-et-langue-latine-dart-a-la-renaissance-pontano-sannazard-et-lacademie-napolitaine-partie-3/.

DUPRAT Anne (2009), Vraisemblances : Poétiques et théorie de la fiction, du Cinquecento à Jean Chapelain, 1500-1670, Honoré Champion.

FOURNEL Jean-Louis (2020), L’écriture de la catastrophe dans l’Italie en guerre (1494-1559)

: une histoire européenne, « Cahiers de recherches médiévales et humanistes », 2020, n° 38 (2019-2), p. 23-45. URL: https://classiques-garnier.com/cahiers-de-recherches-medievales-et- humanistes-journal-of-medieval-and-humanistic-studies-2019-2-n-38-varia-l-ecriture-de-la- catastrophe-dans-l-italie-en-guerre-1494-1559.html.

FOURNEL Jean-Louis et ZANCARINI Jean-Claude (2012), « Come scrivere la storia delle guerre d’Italia ? », in Claudia Berra, Anna Maria Cabrini (dir.), La Storia d’Italia di Guicciardini e la sua fortuna, Milano, Cisalpino, p.181-219. URL: https://shs.hal.science/halshs-00745788.

GUENÉE Bernard (1980), Histoire et culture historique dans l’Occident médiéval, Paris, Aubier- Montaigne.

FUBINI Riccardo (2007) L’Umanesimo italiano. Problemi e studi di ieri e di oggi, in « Studi Francesi », n° 153, p. 504-525.

GARIN, Eugenio, L’umanesimo italiano : filosofia e vita civile nel Rinascimento, Roma, Laterza, 1970.

GILLI Patrick (2016), La méthodologie historiographique des humanistes italiens du XVe siècle, in « Cahiers de recherches médiévales et humanistes », n° 31, URL : http://journals.openedition.org/crmh/14039.

GINGRAS Francis (2018), Fabuler et dire vrai : les réalismes et l’histoire des genres narratifs au Moyen Âge, in « Cahiers ReMix », n° 7 : Repenser le réalisme, Claudia Bouliane et Bernabé Wesley (dir.), URL : https://oic.uqam.ca/publications/article/fabuler-et-dire-vrai-les-realismes- et-lhistoire-des-genres-narratifs-au-moyen-age.

GIRARDI, Maria Teresa (2023). « Tasso teorico : i due tempi dei “Discorsi” », In Tasso, a cura di Emilio Russo e Franco Tomasi, Roma, Carocci, p. 99-121.

GUASTINI Daniele (2003), Prima dell’estetica : poetica e filosofia nell’antichità, Roma/Bari, Laterza.

GRAZIANI Françoise (1997), « Introduction » à Le Tasse, Discours de l’art poétique ; Discours du poème héroïque, traduit et commenté par EAD., Paris, Aubier, p. 9-50.

MARIANI ZINI Fosca, La pensée de Ficin : Itinéraires néoplatoniciens, Paris, Vrin, 2014.

MONTI SABA Liliana, Pontano e la storia. Dal De bello Napoletano all’Actius, Roma, Bulzoni, 1995.

REGOLIOSI     Mariangela     (1991),     Riflessioni     umanistiche     sullo     scrivere    storia,     in « Rinascimento », n° 31, p. 3-37.

STELLA Francesco (2010), « Théologie de la poésie entre Scolastique et Humanisme », in Poetry, Bible and Theology from Late Antiquity to the Middle Ages, p. 473-494 (et maintenant : https://www.researchgate.net/publication/355356795_Theologie_de_la_poesie_entre_Scolasti que_et_Humanisme_Le_statut_de_la_poesie_biblique).

SCHAEFFER Jean-Marie (1999), Pourquoi la fiction ?, Paris, Seuil.

ZANIN Enrica (2012), Les commentaires modernes de la Poétique d’Aristote, in « Études littéraires », n° 43(2), p. 55–83, URL : https://doi.org/10.7202/1014725ar.

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Veuillez cliquer ici pour télécharger l’appel à communication.

Colloque CESR 2026 Poesis

Diplôme universitaire « Néolatin et Linguistique comparée des langues romanes » (département de Linguistique comparée des Langues Romanes et Roumain d’Aix-Marseille Université)

Carine Ferradou, Directrice du LIRROU de l’UFR ALLSH d’amU, informe la SEMEN-L que le département de Linguistique comparée des Langues Romanes et Roumain d’Aix-Marseille Université propose à la rentrée 2025-2026 un diplôme universitaire intitulé « Néolatin et Linguistique comparée des langues romanes » (cours en hybride) dont vous trouverez la vidéo de présentation sur Youtube à l’adresse suivante :

Découvrez Diplôme Universitaire Langues et Cultures de latin à travers cette présentation de la formation en images, construite autour des témoignages de professeurs et d’étudiants.

Plus d’informations sur cette formation Aix Marseille Université : cliquez sur ce lien.

 

Xavier Prévost, Jacques Cujas (1522-1590), jurisconsulte humaniste

La SEMEN-L a le plaisir d’annoncer la parution de l’ouvrage de Xavier Prévost, Jacques Cujas (1522-1590), jurisconsulte humaniste, chez Droz dans la collection « Titres courants ».

Jacques Cujas apparaît comme l’un des principaux représentants de l’humanisme juridique, courant qui introduit l’idée d’évolution dans la construction du droit et des institutions. Au fil de ses professorats, Cujas poursuit la critique humaniste en portant à son apogée la méthode historique. Il cherche à rétablir les textes dans leur version d’origine par la recherche des interpolations, tout en intégrant les dispositions commentées dans la longue durée. Il s’appuie tant sur sa maîtrise de la doctrine juridique, que sur sa vaste culture littéraire et philosophique. Ses travaux de philologue et d’éditeur restent d’utiles références, sans même évoquer ses reconstitutions commentées des ouvrages des juristes romains ou son analyse critique du corpus juris civilis. L’érudition ne tient cependant pas Cujas trop éloigné de la pratique, comme le prouvent ses consultations ou son étude de la féodalité. Soumis à l’épreuve de l’humanisme cujacien, le droit ressort transformé de la confrontation.

Table des matières

PRÉFACE

REMERCIEMENTS

INTRODUCTION

PROLÉGOMÈNES. LA VIE ET LES OEUVRES DE JACQUES CUJAS

VIE DE JACQUES CUJAS

I. Jacques Cujas avant l’enseignement §1 : Les origines A. Éléments sur la famille Cujeus

  1. La provenance géographique
  2. L’appartenance sociale B. Éléments sur l’enfance de Jacques Cujeus §2 : Les études A. La formation scolaire
  3. Les humanités
  4. Les études de droit B. La formation personnelle

II. L’enseignement de Jacques Cujas §1 : Les professorats de l’affirmation A. Le conflit de l’ascension : de Toulouse au départ pour Bourges

  1. Le cours libre d’Institutes à Toulouse (1547 – oct.1554)
  2. L’affaire Cujas
  3. Le professorat de Cahors (oct. 1554 – été 1555) B. L’ascension dans les conflits : de l’arrivée au retour à Bourges
  4. Le premier professorat de Bourges (sept. 1555 – été 1557)
  5. Le premier professorat de Valence (janv. 1558 – nov. 1559) §2 : Les professorats de la renommée A. De la reconnaissance à la prééminence : Bourges et Turin
  6. Le deuxième professorat de Bourges (nov. 1559 – été 1566)
  7. Le professorat de Turin (oct. 1566 – août 1567) B. La reconnaissance de la prééminence : les derniers professorats
  8. Le second professorat de Valence (sept. 1567 – juin 1575)
  9. Le troisième professorat de Bourges (juin 1575 – 4 oct. 1590)

III. Jacques Cujas en dehors de l’enseignement §1 : Les charges extra-universitaires A. Les charges judiciaires

  1. Conseiller au parlement de Grenoble
  2. Conseiller au présidial de Bourges B. Les charges « politiques »
  3. Conseiller du duc de Savoie
  4. Conseiller du duc d’Alençon §2 : La vie personnelle A. La famille de Jacques Cujas
  5. Le premier mariage
  6. Le second mariage B. La religion de Jacques Cujas
  7. L’hypothèse du protestantisme
  8. La thèse d’une « sensibilité religieuse d’entre-deux »

OEUVRES DE JACQUES CUJAS

I. Jacques Cujas éditeur §1 : La quête des sources §2 : L’édition de sources A. Les éditions simples

  1. Les compilations jurisprudentielles pré-justiniennes
  2. Le Code Théodosien
  3. Le droit byzantin post-justinien B. Les éditions glosées ou commentées
  4. Les sources pré-justiniennes
  5. Les sources justiniennes
  6. Les sources post-justiniennes

II. Jacques Cujas édité §1 : La vigueur des éditions parues du vivant de Jacques Cujas A. Les multiples rééditions B. Les premiers recueils d’oeuvres intégrales §2 : La vitalité des éditions posthumes A. Les éditions antérieures à celle de Fabrot B. Les éditions de référence

  1. L’édition de Fabrot (Paris, 1658)
  2. Les éditions italiennes du XVIIIe siècle (Naples, 1722-1727 ; Naples, 1758 ; Venise-Modène, 1758-1783) C. Les éditions du XIXe siècle

PREMIÈRE PARTIE. L’HUMANISME JURIDIQUE DE JACQUES CUJAS

CHAPITRE PREMIER. LA POURSUITE DE LA CRITIQUE HUMANISTE

Section I. Une position nuancée à l’égard de la doctrine antérieure §1 : L’utilisation généralisée mais critique des glossateurs A. La Grande glose comme base de travail

  1. Le recours constant à la glose
  2. La défense du travail des glossateurs B. Le dépassement de la Grande glose
  3. Les différences de méthode
  4. Les critiques répétées §2 : L’utilisation limitée et critique des commentateurs A. Une prise en considération variable
  5. La relative importance de Bartole
  6. L’effacement des autres commentateurs B. Une critique mesurée
  7. Attaques et analyses divergentes
  8. Louanges et analyses partagées

Section II. Une position distinctive au sein de la doctrine humaniste §1 : La place de Jacques Cujas parmi les méthodes de l’humanisme A. L’humanisme juridique de Jacques Cujas face à la diversité des courants méthodologiques

  1. Le courant historiciste
  2. Le courant systématiste
  3. Le courant des praticiens B. L’humanisme de Jacques Cujas à travers ses références littéraires et philosophiques
  4. La culture classique de Jacques Cujas
  5. L’éclectisme de Jacques Cujas §2 : L’opinion de Jacques Cujas sur les juristes humanistes A. Les prises de position « scientifiques »
  6. Des analyses partagées
  7. Des analyses rejetées B. Les prises de position polémiques
  8. La critique de ses adversaires
  9. La louange des partisans de sa méthode

Conclusion du chapitre

CHAPITRE 2.. L€™APOGÉE DE L’HUMANISME HISTORICISTE

Section I. Le rétablissement du texte §1 : La critique externe A. Les sources latines

  1. Les différentes versions du corpus juris civilis a. La place particulière de la Florentine b. Les variantes manuscrites imprimées
  2. Les autres sources juridiques
  3. Les sources littéraires B. Les sources grecques
  4. La correction des textes latins
  5. La reconstitution des textes grecs §2 : La critique interne A. La forme du droit
  6. Le critère stylistique
  7. Le critère grammatical et orthographique B. Le fond du droit
  8. Le critère historique
  9. Le critère logique §3 : La critique nuancée du travail de Tribonien A. Le rejet des interpolations
  10. L’opinion de Jacques Cujas
  11. Les excès de certains humanistes B. Le rejet d’une condamnation systématique
  12. La défense du travail du compilateur
  13. L’existence de modifications non triboniennes

Section II. Le rétablissement du contexte §1 : Une nouvelle méthode fondée sur l’Histoire A. La reconstitution des oeuvres classiques

  1. Le plan historique de l’ouvrage
  2. Le sens historique des fragments B. La détermination de la logique du corpus juris civilis
  3. La justification du plan des compilations
  4. Les limites du plan des compilations §2 : Une interprétation rénovée par l’Histoire A. Un bouleversement : l’interprétation historico-exégétique du droit romain
  5. L’analyse historique comme référentiel interprétatif
  6. L’analyse exégétique complémentaire B. Une technique novatrice de conciliation des contradictions : l’analyse historique du corpus juris civilis
  7. La conciliation par l’histoire du droit romain
  8. La conciliation par la critique historique des textes

Conclusion du chapitre

CONCLUSION DE LA PARTIE

SECONDE PARTIE. LA PRATIQUE JURIDIQUE CHEZ JACQUES CUJAS

CHAPITRE PREMIER. LE DROIT DES SUCCESSIONS EN PRATIQUE

Section I. Le recours axiomatique au droit romain §1 : L’exemple de la succession testamentaire A. La validité du testament

  1. Les témoins
  2. Le cas particulier des militaires B. La désignation des héritiers
  3. L’institution d’héritier
  4. Les substitutions §2 : L’exemple des legs et fidéicommis A. La portée des legs et fidéicommis conditionnels
  5. Cas d’un legs conditionnel
  6. Cas d’un fidéicommis conditionnel B. La transmission des legs et fidéicommis
  7. Cas de transmission d’un legs
  8. Cas de transmission d’un fidéicommis

Section II. Le recours nécessaire à des sources complémentaires et concurrentes §1 : Les dispositions successorales du « droit français » A. Les coutumes du royaume

  1. Force des coutumes successorales a. Face au droit romain b. Face à une convention privée
  2. Exemples d’application de coutumes successorales B. La législation royale
  3. L’insinuation d’une donation à cause de mort
  4. Les dispositions testamentaires au profit d’un tuteur ou d’un curateur
  5. L’étendue des substitutions fidéicommissaires §2 : Les successions en droit féodal A. Le régime exposé par Jacques Cujas
  6. La détermination de l’héritier
  7. La concurrence entre héritiers B. Les cas pratiques résolus par Jacques Cujas
  8. Le droit applicable à une dévolution testamentaire de biens nobles
  9. L’étendue de la liberté testamentaire à l’égard d’une succession féodale §3 : Le cas particulier d’une succession de droit public A. Le risque de vacance du trône de Portugal B. Les solutions proposées par Jacques Cujas
  10. Les droits de proximité et de représentation
  11. La loi salique et la création d’un nouveau roi
  12. L’adoption d’un héritier au trône

Conclusion du chapitre

CHAPITRE 2.. LE DROIT FÉODAL, ENTRE PRATIQUE ET CRITIQUE HISTORIQUE

Section I. L’analyse historique du fief §1 : Les fondements romains A. Le rejet de la théorie médiévale du domaine divisé

  1. La théorie pratique des commentateurs
  2. La critique romaniste de Jacques Cujas B. L’adoption d’une définition romaine du fief
  3. Le débat sur l’origine du fief
  4. Le fief comme usufruit §2 : Les transformations pratiques ultérieures A. Un usufruit avec charges
  5. Fief, noblesse et obligation militaire
  6. Fief, fidélité et obligations pécuniaires B. Un usufruit héréditaire
  7. De la concession à temps à la concession à vie
  8. La concession de l’hérédité

Section II. Les pratiques de dessaisissement du fief §1 : Le dessaisissement volontaire : la vente du fief A. Le droit de cession

  1. Un usufruit cessible
  2. La situation de l’acquéreur B. Les droits de retrait
  3. Le retrait lignager
  4. Le retrait féodal §2 : Le dessaisissement forcé : la perte du fief A. Les causes de la saisie
  5. La négation de la foi
  6. La rupture de la foi B. La procédure de la saisie
  7. L’action du seigneur
  8. La défense du vassal

Conclusion du chapitre

CONCLUSION DE LA PARTIE

CONCLUSION

ANNEXES

  1. Les œuvres de Jacques Cujas 1.1. Dates de publication des ouvrages et Dates des cours publiés 1.2. Table de concordance des tomes des éditions de référence. 1.3. Découpage de l’édition de Prato, 1836-1844 1.4. Découpage de l’édition de Prato, 1859-1871 et Turin- Paris, 1874 1.5. Tableau de présentation synthétique des ouvrages de Jacques Cujas
  2. Les références citées par Jacques Cujas 2.1. Tableaux généraux 2.1.1. Auteurs cités par Jacques Cujas : Tableau général par ordre alphabétique 2.1.2. Auteurs cités par Jacques Cujas : Tableau général par nombre de références 2.2. Regroupement par période 2.2.1. Auteurs de l’Antiquité cités par Jacques Cujas 2.2.2. Auteurs du Moyen Âge cités par Jacques Cujas 2.2.3. Auteurs des Temps modernes cités par Jacques Cujas 2.3. Regroupement par activité 2.3.1. Les juristes cités par Jacques Cujas 2.3.1.1. Tableau général des juristes cités par Jacques Cujas 2.3.1.2. Les glossateurs cités par Jacques Cujas 2.3.1.3. Les commentateurs cités par Jacques Cujas 2.3.1.4. Les juristes humanistes cités par Jacques Cujas 2.3.1.5. Les juristes byzantins cités par Jacques Cujas 2.3.2. Les références extra-juridiques de Jacques Cujas 2.3.2.1. Agronomes, Botanistes et Naturalistes cités par Jacques Cujas 2.3.2.2. Architectes cités par Jacques Cujas 2.3.2.3. Astronomes et Géographes cités par Jacques Cujas 2.3.2.4. Écrivains chrétiens et Théologiens cités par Jacques Cujas 2.3.2.5. Écrivains cités par Jacques Cujas 2.3.2.6. Grammairiens et Philologues cités par Jacques Cujas 2.3.2.7. Historiens cités par Jacques Cujas 2.3.2.8. Hommes politiques et Hauts fonctionnaires cités par Jacques Cujas 2.3.2.9. Humanistes cités par Jacques Cujas 2.3.2.10. Imprimeurs et Éditeurs cités par Jacques Cujas 2.3.2.11. Mathématiciens cités par Jacques Cujas 2.3.2.12. Médecins cités par Jacques Cujas 2.3.2.13. Panégyristes cités par Jacques Cujas 2.3.2.14. Philosophes cités par Jacques Cujas 2.3.2.15. Poètes et Fabulistes cités par Jacques Cujas 2.3.2.16. Rhéteurs et Orateurs cités par Jacques Cujas 2.3.2.17. Traducteurs cités par Jacques Cujas 2.4. Regroupement par langue / nationalité 2.4.1. Auteurs de langue latine cités par Jacques Cujas 2.4.2. Auteurs de langue grecque cités par Jacques Cujas 2.4.3. Auteurs allemands cités par Jacques Cujas 2.4.4. Auteurs bataves cités par Jacques Cujas 2.4.5. Auteurs britanniques cités par Jacques Cujas 2.4.6. Auteurs espagnols cités par Jacques Cujas 2.4.7. Auteurs français cités par Jacques Cujas 2.4.8. Auteurs italiens cités par Jacques Cujas 2.4.9. Auteurs d’une autre langue ou nationalité cités par Jacques Cujas
  3. Généalogie simplifiée des prétendants à la Couronne de Portugal en 1580

BIBLIOGRAPHIE

I – Sources Sources manuscrites Archives départementales de la Haute-Garonne Série B : Cours et juridictions Série E : Féodalité, Communes, Bourgeoisie, Familles, Notaires Série H: Archives ecclésiastiques Archives municipales de Bourges Série AA : Actes constitutifs et politiques de la commune. Série BB : Administration communale Série GG: Cultes, Instruction, Assistance publique Archives municipales de Toulouse Série AA : Actes constitutifs et politiques de la commune. Série CC : Cadastre, Impôt, Comptabilité Série HH: Agriculture, Industrie, Commerce Archives nationales Registre du parlement de Paris Bibliothèque nationale de France Fonds latin Fonds français Fonds Dupuy Fonds Baluze Nouvelles Acquisitions Françaises Sources imprimées Jacques Cujas Droits romain et canonique Droit byzantin Législation Doctrine juridique Autres sources imprimées

II -Études INDEX DES MATIÈRES INDEX DES NOMS DE LIEUX INDEX DES NOMS DE PERSONNES INDEX DES SOURCES JURIDIQUES Sources romaines et canoniques Sources « françaises »

Aux marges de l’encyclopédie : circulation des savoirs de l’Antiquité à l’âge de l’Humanisme, sous la direction de Thibault Miguet et Anne Raffarin

La SEMEN-L a le plaisir d’annoncer la parution d’un ouvrage sous la direction de Thibault Miguet et Anne Raffarin, Aux marges de l’encyclopédie : circulation des savoirs de l’Antiquité à l’âge de l’Humanisme, chez Honoré Champion dans la collection « Colloques, Congrès et Conférences » – série Le Moyen Âge (n° 33), auquel ont aussi contribué d’autres membres de notre Société.

Voici le faire-part de présentation de l’ouvrage par les éditions Honoré Champion (cliquez ici pour le télécharger) :

Aux marges de l’encyclopédie – présentation éditeur

Version en texte clair

L’encyclopédisme peut apparaître comme la réalisation d’un rêve : celui d’un savoir universel. Pourtant, autour de ce rêve existent des zones de turbulence où le rêve se heurte à de multiples obstacles, entre autres, l’existence de champs concurrents. Ce volume s’intéresse aux troubles à l’ordre encyclopédique, au développement de savoirs dans un cadre qui échappe à ce bel ordonnancement, de l’Antiquité à la Renaissance, époque où Rabelais emploie pour la première fois le substantif « encyclopédie ».

Le parcours dans les marges, que ce volume prend le risque d’emprunter, présente, entre autres, l’intérêt de considérer à la fois ouvrages scientifiques et littéraires, trop souvent disjoints voire opposés, dans une perspective de transmission des connaissances. Cette exploration met en lumière la fécondité d’un espace dans lequel se construisent des savoirs qui sont tout sauf marginaux.

Les études qui composent ce volume ont été réunies à l’issue du colloque international qui s’est tenu à l’Université Paris-Est Créteil du 17 au 19 mars 2022.

Thibault Miguet est maître de conférences en langue et littérature grecques à l’Université Paris-Est Créteil. Il est spécialiste de l’histoire et de la transmission de la médecine grecque, byzantine et arabe, ainsi que de l’histoire des textes et des savoirs.

Anne Raffarin est professeur de langue et littérature latines à l’Université Paris-Est Créteil. Elle est spécialiste de la littérature humaniste et plus particulièrement de l’organisation d’un savoir sur l’Antiquité à la Renaissance.

Ont également contribué à ce volume : Scott W. Blanchard, Morgane Cariou, Eva Falaschi, Catherine Gaullier-Bougassas, Nathalie Gorochov, Baptiste Laïd, Alice Lamy, Valérie Naas, Sylvie Rougier-Blanc, Luigi-Alberto Sanchi, Andrea Severi.

Colloques, Congrès et Conférences – Le Moyen Âge

Collection fondée par Jean Dufournet, dirigée par Jeanne-Marie Boivin et Michèle Guéret-Laferté

Cette collection accueille des ouvrages collectifs, des actes de congrès ou de colloques, des conférences.

 

Table des matières

Thibault MIGUET, Anne RAFFARIN
INTRODUCTION 7

DIRE LE MONDE DANS L’ANTIQUITE

Eva FALASCHI et Valérie NAAS
LES ŒUVRES MONUMENTALES DANS L’ANTIQUITE :
L’APPRÉHENSION GLOBALE DU SAVOIR AVANT L’ENCYCLOPÉDIE 19

Morgane CARIOU
L’INVENTAIRE DU MONDE DANS LA POESIE GRECQUE D’ÉPOQUE IMPÉRIALE 35

Sylvie ROUGIER-BLANC
LES DEIPNOSOPHISTES D’ATHÉNÉE ET LA COLLECTION DE SAVOIRS SOUS LES SEVERES : UN PROJET HORS NORME ? 65

COMPILER ET FAIRE CIRCULER LES SAVOIRS AU MOYEN ÂGE LE DEBAT ENTRE LA THEOLOGIE ET LA PHILOSOPHIE

Nathalie GOROCHOV
COMPILER LES SAVOIRS DANS L’UNIVERSITE MEDIEVALE :
AUTEURS ET FORMES DE LA PRODUCTION (XIIe-XIIIe SIÈCLE) 83

Alice LAMY
LA FELICITE DE L’HOMME ACCOMPLI SELON ALBERT LE GRAND (1200-1280). ÉTUDE COMPAREE DU MODELE SCOLASTIQUE D’INSTRUCTION UNIVERSEL ET DE L’INTENTION ENCYCLOPEDIQUE AU XIIIe SIÈCLE 97

Baptiste LAÏD
LA FORMATION DE L’HOMME INSTRUIT : LE PROGRAMME ET LA MÉTHODE D’ENSEIGNEMENT DE LA DISCIPLINA CLERICALIS ET DE SES CONTINUATIONS FRANÇAISES 115

Catherine GAULLIER-BOUGASSAS
LA NAISSANCE DE LA PHILOSOPHIE GRECQUE SELON LA CHRONIQUE DITE DE BAUDOUIN D’AVESNES ET LE MIROIR HISTORIAL : ÉCRITURE HISTORIQUE ET TENTATION DE L’ENCYCLOPÉDISME 133

Thibault MIGUET
DEMEMBRER L’ENCYCLOPEDIE. LES MANUSCRITS D’EXTRAITS DU VIATIQUE DU VOYAGEUR D’IBN AL-ǦAZZĀR 153

L’HUMANISME : DIALOGUE ENTRE LES SAVOIRS ET RECONSTRUCTION DU SENS

Anne RAFFARIN
LES JOURS DE FÊTE D’ALESSANDRO ALESSANDRI : DES NUITS ATTIQUES HUMANISTES 173

Luigi-Alberto SANCHI
LES SOURCES ENCYCLOPEDIQUES DES PROJETS ERUDITS DE GUILLAUME BUDE 197

Laurence BOULÈGUE
REFONTE DES SAVOIRS ET RECONSTRUCTION DU SENS DANS LES INTRODUCTIONS DE CRISTOFORO LANDINO A L’ŒUVRE DE VIRGILE 209

ANDREA SEVERI
I 565 «PERCHE» DEL MEDICO BOLOGNESE GIROLAMO MANFREDI (1474) 221

W. SCOTT BLANCHARD
GIANFRANCESCO PICO DELLA MIRANDOLA AND THE BONFIRE OF THE HUMANITIES 237

TABLE DES MATIERES 285

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE 255

INDEX NOMINUM 279

TABLE DES MATIERES 283

Journées d’étude “Usages et exploitations des mémoires de l’Antiquité”

Pour télécharger le programme, cliquez sur ce lien.

12 & 13 juin 2025

Université de Caen Normandie

Organisation :
Catherine Gaullier-Bougassas, Angèle Tence, Laure Cébe

Programme_Agrelita_JE_Usages

Jeudi 12 juin ⋅ 8h45-17h15

8h45 : Accueil des participants

9h00 : Mot d’accueil et introduction par Catherine Gaullier-Bougassas

  • 9h15 : Luciana Romeri (UMR Craham ⋅ Unicaen), Réception et ré-élaboration de la culture grecque à l’époque impériale. Le cas d’Athénée de Naucratis, entre volonté mémorielle et volonté critique
  • 9h45 : Pierre Bauduin (UMR Craham ⋅ Unicaen), Entre réminiscence et mémoire convoquée. Le souvenir des Danois dans la Normandie du début du XIe siècle

10h15 : Discussion et pause

  • 10h45 : Alexis Chen (UMR IAO ⋅ ENS Lyon), Créer l’Antiquité, fonder la sagesse. L’invention du passé prédynastique et des Rois-Sages fondateurs dans la Chine des Royaumes Combattants
  • 11h15 : Laetitia Chhiv (UMR CRCAO ⋅ Fondation Chiang Ching-kuo), Du maître de sagesse à la canonisation. Évolution de la représentation de Confucius entre le IVsiècle avant notre ère et le Ier siècle de notre ère, à la lumière des sources transmises et exhumées

11h45 : Discussion

12h00 : Déjeuner pour les conférenciers

  • 14h00 : Laurent Glattli (Université Humboldt de Berlin), L’Inde ancienne, entre historicisation des mythes et mythologisation de l’histoire
  • 14h30 : Charlotte Schmid (École française d’Extrême-Orient), Aux portes du passé, le gardien de la Ville de Celui qui prit le Gange (Inde, Xe-XXIe siècles)
  • 15h00 : Claudine Le Blanc (UR CERC ⋅ Sorbonne Nouvelle), L’Antiquité contre les femmes ? Reconstructions modernes de figures féminines de l’Inde ancienne

15h30 : Discussion et pause

  • 16h00 : Katharina Jobst (UR REIGENN ⋅ Sorbonne Université), La réception de l’Antiquité “orientale” par les pionnières de la danse moderne, de l’espace germanique à l’Inde (1920-1940)
  • 16h30 : Andreea Apostu (Institut d’Histoire des Religions de l’Académie Roumaine), Les représentations visuelles de Pluton et Cerbère dans l’Épître d’Othéa, le Livre des échecs amoureux moralisés et le Recueil des histoires de Troie de Raoul Lefèvre

17h00 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

Vendredi 13 juin ⋅ 9h-17h

9h00 : Accueil des participants

  • 9h15 : Marc Toutant (UMR CETOBaC ⋅ CNRS), Alexandre et ses philosophes conseillers dans les traditions littéraires turques médiévales
  • 9h45 : Brigitte Gauvin (UMR Craham ⋅ Unicaen), Une grenouille à la conquête de l’univers. Le Marcus d’Ulrich von Hutten (1516)

10h15 : Discussion et pause

  • 10h45 : Christine Dumas-Reungoat (UMR Craham ⋅ Unicaen), Le savant mésopotamien Oannès. Quelques exploitations de cette figure hybride de Bérose à Flaubert
  • 11h15 : Fabien Lacouture (UMR IRHiS ⋅ Université de Lille), Hercule (et les autres) à la croisée des chemins

11h45 : Discussion

12h00 : Déjeuner pour les conférenciers

  • 14h00 : Deivid Valério Gaia (Université fédérale de Rio de Janeiro), Écho et Narcisse. L’arrivée des divinités grecques au Brésil de Mestre Valentim (1785)
  • 14h30 : Anastasia Aksenova (UMR HiSoMA ⋅ Université Jean Moulin-Lyon 3), Réinterprétations et usages des mémoires de l’Égypte ancienne dans les récits de voyageurs russes du XIXe siècle. Entre altérité et appropriation culturelle

15h00 : Discussion et pause

  • 15h30 : Laurent Nespoulous (UMR IFRAE ⋅ Inalco), Inventer le neuf avec l’ancien. La place de ce qui est “antérieur” dans la construction du Japon
  • 16h00 : Michael Lucken (UMR IFRAE ⋅ Inalco), Les études classiques au Japon comme lieu de résistance à l’occupation américaine, 1945-1952

16h30 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant. Textes et images (XIVe-XVIe siècle) – colloque de Caen du 4 au 6 juin 2025

La SEMEN-L est heureuse de relayer que l’ERC Agrelita (dirigé par Prof. Catherine Gaullier-Bougassas et consacré à la réception et aux appropriations littéraires et artistiques de la Grèce ancienne par des auteurs non hellénistes entre 1320 et 1550) organise en juin à l’université de Caen Normandie deux manifestations scientifiques, dont la première est un colloque international (les 4, 5 et 6 juin) intitulé « La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant. Textes et images (XIVe-XVIe siècle) » et la seconde deux journées d’études (les 12 et 13 juin) dédiées aux « Usages et exploitations des mémoires de l’Antiquité ».

Colloque La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant. Textes et images (XIVe-XVIe siècle)

Pour télécharger le programme, cliquez sur ce lien.

Version en texte clair :

Les 4, 5 et 6 juin 2025

Université de Caen Normandie

Organisation :
Catherine Gaullier-Bougassas, Angèle Tence, Laure Cébe

Mercredi 4 juin ⋅ 9h-18h ⋅ Amphi de la MRSH

9h00 : Accueil des participants

9h15 : Mot d’accueil et introduction par Catherine Gaullier-Bougassas

Session 1 : Mythes cosmogoniques

  • 9h30 : Alice Lamy (UR TrAme ⋅ Université de Picardie Jules Verne), Les mythes grecs cosmologiques des écrits médiévaux pseudo-aristotéliciens (Lettres à Alexandre) et pseudo-ovidiens (De VetulaOvidius Moralizatus) en littérature et en philosophie au XIVe siècle : rôle et enjeux chez Richard Bury, Thomas Bradwardine, Pierre Bersuire, Jean le Fèvre et Christine de Pizan
  • 10h00 : Glenn Steinberg (The College of New Jersey), “Tu mi fai rimembrar dove e qual era / Proserpina”: Greek Myth, Dante, and the Natural World

10h30 : Discussion et pause

  • 11h00 : Anne Raffarin (UR Lettres, Idées, Savoirs ⋅ Université Paris Est Créteil), Admirabilia, miracula, mira exempla : œuvres des dieux/œuvres de la nature, dans les Dies geniales d’Alessandro Alessandri (1522)
  • 11h30 : Federica Rossetti (Université d’Innsbruck), L’exploration des rerum causae dans la poésie de Basinio da Parma

12h00 : Discussion

12h15 : Déjeuner pour les conférenciers

Session 2 : Nouveaux visages des divinités de la nature

  • 14h15 : Cassandre Herbert (UR HiCSA ⋅ Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Réinterpréter le mythe de Déméter-Cérès dans la littérature de la Renaissance : entre continuité et innovations textuelles et iconographiques (XIVe-XVe siècles)
  • 14h45 : Darren Kusar (Université de Chicago), Nature, Myth, and Image in Vincenzo Cartari’s Imagini dei dei degli antichi (1556)
  • 15h15 : Nadeije Laneyrie-Dagen (École normale supérieure), Deucalion et Pyrrha : Raphaël et l’infertilité d’un couple ?

15h45 : Discussion et pause

  • 16h15 : Catherine Gaullier-Bougassas (UMR Craham ⋅ Unicaen), Esculape et la maîtrise sur le vivant
  • 16h45 : Giulia Parma (UMR Craham ⋅ Unicaen), Des nymphes qui souffrent avec les arbres : dryades et hamadryades dans le mythe d’Érysichthon. Représentations et interprétations prémodernes d’un acte d’impiété contre la nature
  • 17h15 : Charlotte Guiot (UMR CIHAM ⋅ Université Lumière Lyon 2), Célébrités antiques en terre pastorale médiévale

17h45 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

Jeudi 5 juin ⋅ 8h45-17h ⋅ Salle des Actes de la MRSH (SH 027)

8h45 : Accueil des participants

Session 3 : Les “mutacions” du vivant

  • 9h00 : María de Fátima Díez Platas (Université de Saint-Jacques-de-Compostelle), Images of a Remembering Nature: Transformation as the Shaper of a New Landscape of Memory in Ovid’s Metamorphoses
  • 9h30 : Hélène Casanova-Robin (UR Rome et ses renaissances ⋅ Sorbonne Université ⋅ IUF), Le mythe d’Éros comme principe cosmogonique et ses réécritures dans la “poésie de la nature” au XVe siècle
  • 10h00 : Hélène Jager (UR LUHCIE ⋅ Université Grenoble Alpes), Les Minyades ou la métamorphose de femmes renées chauve-souris d’origine antique dans l’iconographie médiévale (XIVe-XVe siècles)

10h30 : Discussion et pause

  • 11h00 : Isabel Rinaldi (The College of New Jersey), The Nature and Laws of Metamorphosis in Hell: Dante’s Manipulation of Ovid’s Metamorphoses
  • 11h30 : Angèle Tence (UMR Craham ⋅ Unicaen), De l’écorce fendue à la délivrance par voie “naturelle” : Myrrha parturiente à la Renaissance

12h00 : Discussion

12h15 : Déjeuner pour les conférenciers

Session 4 : Imaginaires poétique et esthétique des espaces naturels

  • 14h15 : Tatiana Grela Tubio (Université de Saint-Jacques-de-Compostelle), Landscapes for the imagination: Ovidian personifications and their microcosms as an extension of themselves
  • 14h45 : Anne-Laure Imbert (UR HiCSA ⋅ Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), La source, la grotte et le pouvoir de l’image : le mythe de Narcisse entre France et Italie, du XIVe au XVIe siècle

15h15 : Discussion et pause

  • 15h45 : Charis Messis (Université nationale et capodistrienne d’Athènes), Nature, art et mythologie dans les ekphraseis de Jean Eugénikos (XVe siècle)
  • 16h15 : Julie Labregère (UMR Craham ⋅ Unicaen), Interroger la frontière entre humanité et animalité : la réception du mythe grec de la géranomachie dans les textes français et leurs images (fin XIIIe-XVIe siècles)

16h45 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

Vendredi 6 juin ⋅ 9h-17h15 ⋅ Salle des Actes de la MRSH (SH 027)

9h00 : Accueil des participants

Session 5 : Astrologie et astronomie

  • 9h15 : Kellie Robertson (Université du Maryland), Floods, Hail, and Lightning: Medieval Astrometeorology and Mythic Natural History
  • 9h45 : Sarah Kay (Université de New York), Métamorphoses de l’astronomie grecque et sens de la nature dans le 2e livre de l’Ovide moralisé

10h15 : Discussion et pause

  • 10h45 : Laurence Garneau (Université Concordia, Montréal), De Déméter à la femme procréatrice : le signe zodiacal de la Vierge dans l’Astrolabium Planum in tabulis ascendens de Pietrus d’Abanus (1293/1488)
  • 11h15 : Marine Jouffreau (École nationale des chartes), Un ciel païen pour un monde chrétien : la place des mythes cosmogoniques liés à la constellation du Cygne au Moyen Âge et à la Renaissance

11h45 : Discussion

12h00 : Déjeuner pour les conférenciers

Session 6 : Comprendre et exploiter les secrets de la nature

  • 14h00 : Sarah Marchese (UR HiCSA ⋅ Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Neptune et la baleine, Arion et le dauphin : se protéger et dominer la nature dans l’imagerie anversoise du XVIe siècle
  • 14h30 : Pierre Tchekhoff (UR HiCSA ⋅ Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Le toucher de Circé : manipulation et transformation de la nature dans l’iconographie de la magicienne antique au XVIe siècle
  • 15h00 : Donato Verardi (Université Ca’ Foscari de Venise), Greek Myths, Natural History and Local Knowledge in Renaissance Naples: the Magia naturalis by Giambattista Della Porta

15h30 : Discussion et pause

  • 16h00 : Megumi Tanabe (Université Osaka Ohtani), Métamorphose de la connotation du bleuet dans les livres d’heures de la famille ducale de Bretagne au XVe siècle : réception ou succession de la culture grecque ?
  • 16h30 : John Nassichuk (Université Western Ontario), Le baudrier floral sur la scène du jugement de Pâris chez Lemaire de Belges : antécédents poétiques et développement

17h00 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

À l’école des humanistes. Pédagogies de la Renaissance, entre manuscrit et imprimé

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution d’À l’école des humanistes. Pédagogies de la Renaissance, entre manuscrit et imprimé, un ouvrage sous la direction scientifique de Lucie Claire, Martine Furno, Anne-Hélène Klinger-Dollé, chez Droz dans la collection en accès libre « Eruditio ». En voici la présentation :

Cet ouvrage s’intéresse au rôle joué par l’émergence du livre imprimé dans les pratiques pédagogiques à la Renaissance. Il scrute également la persistance de l’écriture manuscrite ou son développement sous de nouvelles formes. Une vingtaine de chercheurs explore ainsi des écrits de maîtres des xve et xvie siècles, des notes de cours ou annotations d’élèves et étudiants. La première partie mène l’enquête à partir des fonds précieux de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat et de Beatus Rhenanus. Puis la réflexion s’ouvre à des pédagogues de l’Europe entière, qui se consacrent à l’enseignement des studia humanitatis, mais aussi de l’équitation ou de la danse. Enfin, le propos se concentre sur des professeurs et des élèves d’exception. Le volume s’achève avec une anthologie bilingue d’une dizaine de dialogues pédagogiques. Écrits en latin par Jacques Lefèvre d’Étaples, Mathurin Cordier et Juan Luis Vivès, ils permettent de réfléchir à la place de « l’oral scriptural » dans la pédagogie humaniste.

    *

     

     

     

     

    TABLE DES MATIÈRES

     

     

    Anne-Hélène Klinger-Dollé

    Introduction………………………………………………………………….                  7

    Première partie

    DES HOMMES ET DES LIEUX : BEATUS RHENANUS ET LA BIBLIOTHÈQUE HUMANISTE DE SÉLESTAT

    Laurent Naas

    L’enseignement à la Renaissance. Une thématique au cœur des collections précieuses de la Bibliothèque Humaniste ……………                            25

    James Hirstein

    La nature de la bibliothèque de Beatus Rhenanus et la création

    du site « À livre ouvert » …………………………………………………..                    49

    Felicia Toscano

    Due maestri, un allievo e un manoscritto. Il ms. Sélestat, Bibliothèque Humaniste, 50, ff. 102r-195r: il commento di

    Paolo Marsi ai Fasti di Ovidio nella scuola umanistica di Sélestat             69

    Marion Bernard-Schweitzer

    Vivre et étudier dans un collège universitaire parisien au début

    du xvie siècle. L’exemple de Beatus Rhenanus …………………….              97

    Anne-Hélène Klinger-Dollé

    Étudier à l’ère de l’imprimé : les ouvrages d’éthique aristotéli-

    cienne annotés par Beatus Rhenanus …………………………………            113

     

    596                                                                      TABLE DES MATIÈRES

    Thierry Claerr

    Le rôle des libraires jurés de l’Université de Paris dans l’édition

    scolaire lorsque Beatus Rhenanus était étudiant à Paris…………           145

     

    Deuxième partie

    ACTIVITÉ ÉDITORIALE ET PÉDAGOGIE

     

    Quels textes ?

    Federica Rossetti

    Enseignement du latin et enseignement moral à la Renaissance. Les éditions des anthologies et des œuvres apocryphes de

    Sénèque aux xve et xvie siècles ………………………………………….              169

    John Nassichuk

    Un labeur d’humanistes et de pédagogues : éditer et commenter le De Morte Christi Lamentatio de Sannazaro en France au

    xvie siècle ……………………………………………………………………..                    195

    Malika Bastin-Hammou

    François Tissard pédagogue. L’enseignement du grec ancien en France au début du xvie siècle ou faut-il connaître la grammaire

    avant d’aborder les textes ? ……………………………………………….                  213

    Les pratiques de classe avec et dans le livre imprimé

    Mathieu Ferrand

    Usages et représentation de l’écrit dans les colloques scolaires de

    la Renaissance. Quatre dialogues de Juan Luis Vivès…………….           237

    Martine Furno

    Enseigner par l’usage ou enseigner par la règle. L’éradication des

    fautes de latin dans l’imprimé pédagogique au xvie siècle………          257

    Christiane Deloince-Louette

    La pédagogie par questions-réponses dans quelques commen- taires d’Homère à la Renaissance. De Melchior Volmar (1523)

    à Martin Crusius (1594)………………………………………………….             279

     

    TABLE DES MATIÈRES                                                                                         597

    Transmettre par écrit l’enseignement d’une pratique physique ?

    Marie-Joëlle Louison-Lassablière

    De la classe de danse au manuel de pédagogie chorégraphique. L’enseignement d’Antonius Arena dans Ad suos Compagnones..                               299

    Frédéric Magnin

    Le traité d’équitation et d’hippiatrique du sieur de Lugny (1597). Un exemple de diffusion de la pédagogie équestre par le

    manuscrit ……………………………………………………………………..              317

    Troisième partie PROFESSEURS ET ÉLÈVES REMARQUABLES

    Émilie Séris

    La pédagogie d’Ange Politien. Entre discours imprimés, notes

    de cours et performance orale …………………………………………..             343

    David Amherdt

    Le statut des manuels et des commentaires de Glaréan dans sa

    pédagogie ……………………………………………………………………..              365

    Nathaël Istasse

    L’œuvre manuscrite, imprimée et posthume d’un professeur de la Renaissance. Essai diachronique sur l’entreprise pédagogique

    de J. Ravisius Textor ………………………………………………………               383

    Sylvène Édouard

    Une leçon pour un prince. Cicéron et les autres dans les exercices

    latins d’Édouard VI d’Angleterre entre 1546 et 1549 …………..            403

    Lucie Claire

    Marc-Antoine Muret professeur. Pratiques pédagogiques et

    supports de l’écrit dans le cours sur les Annales de Tacite………            427

    598                                                                      TABLE DES MATIÈRES

    ANTHOLOGIE DE TEXTES PÉDAGOGIQUES DIALOGIQUES

    Martine Furno

    De l’oral à l’écrit : anthologie de quelques textes pédagogiques

    en trois dates (1502, 1539, 1564)……………………………………..             449

    Anne-Hélène Klinger-Dollé

    S’initier à la Physique d’Aristote par le dialogue et par l’écrit. Extrait du premier Dialogue introductif à la Physique de Jacques

    Lefèvre d’Étaples (1502)………………………………………………….                      455

    Martine Furno

    Le sourire de Mathurin Cordier. Texte et traduction de quatre dialogues extraits des Colloquia, ou comment pratiquer une

    pédagogie inventive, ferme et tendre envers les enfants …………            495

    Mathieu Ferrand

    Lecture et écriture dans l’Exercitatio linguae latinae (1539) de

    Juan Luis Vivès ……………………………………………………………..                    525

    Bibliographie des études critiques …………………………………………              569

    Table des illustrations…………………………………………………………             591

    Appel à candidatures : 3e Séminaire international « Umanesimo e Rinascimento (1350 ca.-1550 ca.) », Villa Falconieri de Frascati, du 15 au 19 septembre 2025

    Accademia Vivarivm novvm

    Artes Renascentes

    Centro europeo di studî su umanesimo e rinascimento aragonese (C.E.S.U.R.A.) Istituto nazionale di studî sul rinascimento meridionale

    Société internationale Leon Battista Alberti (S.I.L.B.A.) Centre «Jean Pépin» (É.N.S. Paris – C.N.R.S. – P.S.L.) – Villejuif

    *

    Terzo Seminario internazionale di studî

    UMANESIMO E RINASCIMENTO

    (1350 ca.-1550 ca.)

    Frascati, Villa Falconieri, 15-19 settembre 2025

    *

    Fenomeni storico-culturali e tecnico-artistici d’origine italica strettamente connessi fra loro, che han caratterizzato una fase cruciale della cultura europea, l’Umanesimo e il Rinascimento su cui s’intende riflettere alla luce delle principali direttrici della ricerca attuale e insieme nella prospettiva di un auspicato futuro impegno editoriale dei partecipanti vanno riferiti con decisone alla grande rivoluzione culturale operatasi tra il consolidarsi delle signorie in gran parte d’Italia e il sorgere nell’Occidente d’Europa degli Stati che saranno poi chiamati «nazionali» – i.e. tra Giotto o Simone Martini e Michelangelo sul piano artistico, tra il Petrarca ed Erasmo o il Guicciardini storiografo d’Italia su quello letterario, tra la crisi della Scolastica nella seconda metà del Trecento e l’avvio della Controriforma cattolica, con l’apertura del Concilio di Trento (1543) e la promulgazione del veneto primo Index librorum prohibitorum (1554) sul piano religioso e filosofico-culturale, quando verranno in toto a mancare le condizioni che del Rinascimento e dell’Umanesimo stesso avevano consentito l’affermazione. Incentrandosi in una serie di figure emblematiche, letteratura e filologia, storiografia, filosofia ed estetica si fondono in un articolato insieme che affronta anche in un’ottica interdisciplinare i nodi intellettuali che nel corso di quei due secoli han dato origine alla Modernità.

    *

    Concepito per riunire i migliori e più promettenti giovani ricercatori, i.e. giovani dottori di ricerca e dottorandi in procinto di sostenere la tesi e conseguire il dottorato, l’incontro sarà in tutta la misura del possibile articolato in otto sessioni plenarie distribuite in quattro giornate di studio:

    • Lunedì 15 settembre 2025: Tradizione dei classici
    • Martedì 16 settembre 2025: Ecdotica (anche con traduzione e commento)
    • Giovedì 18 settembre 2025: Linguistica e Letteratura – Storia dell’arte
    • Venerdì 19 settembre 2025: Storia politica e sociale – Storia del pensiero

    Aperta dalla lectio magistralis di uno specialista, ciascuna sessione verrà guidata o diretta da due studiosi riconosciuti, i quali discuteranno partitamente le relazioni di non meno di 20 e non più di 30 minuti presentate dai giovani ricercatori.

    Selezionati da un’apposita commissione interdisciplinare, 20 giovani ricercatori verranno ospitati dal 14 al 20 settembre 2025 nella sede dell’Accademia Vivarium novum a Villa Falconieri e riceveranno a titolo di rimborso forfettario delle spese di viaggio un gettone dall’ammontare commisurato alla distanza da Frascati- Roma della loro sede (Italia, esclusi i residenti nel Lazio – Europa – altri continenti). Il testo delle relazioni da essi presentate, se originale e significativo, verrà pubblicato a cura degli organizzatori; a tal fine dovrà essere dagli autori consegnato sur place o spedito per email ai tre indirizzi sottoindicati entro il 30 settembre 2025.

    *

    Le domande, comprendenti un essenziale Curriculum vitæ o studiorum (di non piú di una pagina), la lista di tutte le proprie pubblicazioni scientifiche, una succinta presentazione della tesi di dottorato sostenuta o della ricerca in corso (1-2 pagine) e un’indicazione di autori e opere che ci si ripromette, anche in collaborazione, di pubblicare in edizione critica o in traduzione (e se del caso con commento), vanno inviate per posta elettronica entro e non oltre il 3 maggio 2025 simultaneamente ai tre seguenti indirizzi: accademia@vivariumnovum.net, direzione.scientifica@cesura.info, lbasoc@msh-paris.fr

    La commissione selezionatrice darà risposta entro e non oltre il 9 giugno 2025.