Colloque « Lucrèce, poésie et science : traditions et réécritures » à la Sorbonne

Voici le programme du colloque « Lucrèce, poésie et science : traditions et réécritures » organisé par Hélène Casanova-Robin les 11 et 12 mai 2026 dans la Salle des Actes de la Sorbonne.
Version en texte clair :

Lucrèce, poésie et science : traditions et réécritures,

De l’antiquité au XVIIe siècle

11 & 12 MAI 2026

EN SORBONNE, SALLE DES ACTES

17, RUE DE LA SORBONNE 75005 PARIS

Organisation

Hélène Casanova-Robin

Professeure de littérature latine à Sorbonne Université, UR 4081 Rome et ses renaissances – membre de l’Institut Universitaire de France

*

LUNDI 11 MAI 2026

 

9h00              Accueil des participants | Ouverture du colloque 9h30 Alain GIGANDET (Université Paris-est-Créteil)

La physique du vide dans le De rerum natura

10h00           Melanie MÖLLER (Freie Universität, Berlin)

The Untameability of simulacra between Poetry and Science

10h30           Discussion | Pause

11h00           Damien NELIS (Université de Genève)

Lucretius in the Georgics : the De rerum natura and Vergil’s intertextual plot

11h30           Bénédicte DELIGNON (Université Paris-ouest-Nanterre)

Perceptions sensorielles et connaissance des dieux chez Lucrèce et dans les épiphanies poétiques d’Horace et de Virgile

12h00           Discussion

12h30           Pause déjeuner

14h00           Francesco CITTI (Università degli Studi di Bologna – Alma mater)

Le lexique de la transformation chez Lucrèce et Ovide

14h30           Luigi GALASSO (Università cattolica del Sacro Cuore di Milano)

La construction de la poétique du réel de Lucrèce à Ovide

15h00           Maud PFAFF (Université de Strasbourg)

La science zoologique lucrétienne chez les poètes augustéens

15h30    Discussion | Pause

16h00  Leonardo GALLI (Università degli Studi di Bologna – Alma mater) L’influence de Lucrèce sur L’Aetna / Lucretius’ Influence on the Aetna

16h30    Alberto AMORUSO (Università degli Studi di Bari)

Un caso di imitazione quattrocentesca di Lucrezio: il Meteororum liber di Giovanni Pontano

17h00    Discussion

MARDI 12 MAI 2026

9h30              Marcos MARTINHO DOS SANTOS (Universitade de Sao Paulo – USP) Leçons de physique et croyances religieuses selon Lucrèce et selon Sénèque

10h00    Francesca Romana BERNO (Università Roma – Sapienza)

Corpi e passioni: Lucrezio nella lettera 106 di Seneca

10h30    Discussion | Pause

11h00           Sabine LUCIANI (Université d’Aix-Marseille)

Lactance face aux «délires» de Lucrèce : réécritures du De rerum natura dans le De opificio Dei

11h30           Jean-Baptiste GUILLAUMIN (Sorbonne Université)

Présence de Lucrèce dans les textes philosophiques et scientifiques latins de l’Antiquité tardive

12h00           Discussion

12h30           Pause déjeuner

14h00           Alice LAMY (CPGE – Le Mans)

La réception des savoirs de Lucrèce au Moyen Âge: l’exemple de Raban Maur et de Bède le Vénérable

14h30           Fabio STOK (Università degli Studi di Roma Tor Vergata)

Lucrezio nell’Academia Romana di Pomponio Leto

15h00           Michele RINALDI (Università degli Studi della Campania -Vanvitelli)

Pontano e il testo di Lucrezio

15h30           Discussion | Pause

16h00           Sylvia GIOCANTI (Université Panthéon-Sorbonne)

Lucrèce dans la trame des Essais de Montaigne : excursions poétiques et leçons de sagesse en trompe l’œil

16h30           Yasmin HASKELL (Monash University -Australie)

The Ludic Lucretius: Jesuits having fun with the De rerum natura

17h00           Discussion

18h00           Clôture du colloque

*

Faculté des Lettres Sorbonne Université 1, rue Victor Cousin 75230 Paris Cedex 05

lettres.sorbonne-universite.fr

Non omnis moriar, La réception d’Horace dans la littérature néo-latine du XVe au XVIIe siècle, édité par Marc Laureys, Nathalie Dauvois et Donatella Coppini, Noctes neolatinae, vol. 35, Georg Olms Verlag, Hildesheim-Zürich-New York, 2020

Non omnis moriar, La réception d’Horace dans la littérature néo-latine du XVe au XVIIe siècle, édité par Marc Laureys, Nathalie Dauvois et Donatella Coppini, Noctes neolatinae, vol. 35, Georg Olms Verlag, Hildesheim-Zürich-New York, 2020 (hal-02498765).

Ce volume présente d’une part les différents textes et traditions qui illustrent la diversité des usages d’Horace à l’âge moderne et d’autre part les raisons pour lesquelles il exerce à cette époque (et bien au-delà, dans certains cas jusqu’à aujourd’hui) une fascination durable qui ne tient pas seulement à son statut d’auteur ancien modèle, mais également au fait qu’il est considéré et aimé comme un véritable compagnon de vie incarnant des vertus telles que l’amitié ou la sociabilité. L’étude se focalise sur la période qui va du XVe au XVIIe siècle, époque représentative des pratiques de la littérature néo-latine dans la république des lettres européenne.

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°18 (2020) de la SEMEN-L (p. 60).

Danièle James-Raoul et Françoise Laurent (dir.), Poétiques de l’octosyllabe, Paris, Champion (Colloques, congrès et conférences sur le Moyen Âge), 2018 (Émilie Séris)

Danièle James-Raoul et Françoise Laurent (dir.), Poétiques de l’octosyllabe, Paris, Champion (Colloques, congrès et conférences sur le Moyen Âge), 2018.

Issues de journées d’études organisées à l’Université Bordeaux Montaigne et à l’Université Clermont Auvergne en 2012 et en 2014, les vingt-deux études réunies par Danièle James-Raoul et Françoise Laurent constituent un apport important dans le domaine de la métrique médiévale. L’ouvrage est centré sur un mètre particulier, l’octosyllabe, dont l’apparition marque à plusieurs égards une véritable révolution littéraire. Il se distingue en effet à la fois des vers latins en se fondant sur l’élément de la syllabe et non plus sur la quantité et d’autres vers comme le décasyllabe ou l’alexandrin en raison de l’absence de césure fixe. De plus, sa simplicité et son évidence lui permettent de s’adapter à une grande variété de contenus didactiques ou fictionnels. Employé dans la chanson de geste comme dans le roman, ce mètre est aussi au cœur de l’opposition entre les pratiques de la psalmodie ou du chant et celles de la diction ou de la lecture, entre lyrisme et narration.

Le livre est composé de cinq parties : il retrace d’abord la genèse de l’octosyllabe des origines latines à la naissance romane, puis analyse la mise en œuvre de ce « vers à tout faire » dans des textes variés et parfois atypiques (Gormont et Isembart, le Roman de Rou de Wace, le Jardin de Plaisance, Lion de Bourges), les recherches formelles et stylistiques dont il a fait l’objet chez certains auteurs (Roman d’Eneas, Continuation du roman de Partonopeu de Blois, Registre de Gilles le Muisit, Melyador de Jean Froissard) ainsi que ses emplois au sein des formes fixes médiévales et en particulier du huitain. Il s’intéresse enfin à la fortune de l’octosyllabe du Moyen Âge jusqu’au XXe siècle dans le Roman inachevé d’Aragon ou dans la poésie espagnole contemporaine.

Les médio- et néolatinistes seront particulièrement sensibles aux questions soulevées par la première partie de l’ouvrage sur la continuité et les ruptures entre la lyrique latine et l’octosyllabe. Deux thèses s’affrontent – origine latine ou nordique– entre lesquelles les auteures se gardent de trancher. Si Antoine Foucher voit dans le dimètre ïambique de Plaute, d’Horace, de Sénèque ou d’Ambroise la matrice de l’octosyllabe, Michel Banniard établit des rapports étroits entre la versification des premiers monuments en langue d’oïl et la poésie latine rythmique des VIe-IXe siècles ainsi que la poésie germanique de la même période et Denis Hüe montre l’héritage déterminant de la métrique anglo-normande dans ce « groupe de seize syllabes comportant une rime intérieure » que forme le couplet d’octosyllabes. Elargissant la question de la poétique de l’octosyllabe au style et non seulement aux considérations sur la métrique, Florent Rouillé confirme cependant l’influence de l’art poétique horatien sur l’écriture des romans en octosyllabes adaptés du latin tel le Roman de Thèbes, une transmission dont témoignent les traités médio-latins du XIe et du XIIe siècle.

Ce recueil, par la diversité des approches et des textes étudiés, passionnera tous les spécialistes de poésie.

Émilie Séris (Sorbonne Université Lettres)

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°17 (2019) de la SEMEN-L (p. 43-44).

Publications récentes (octobre 2019)

Pour accéder à une bibliographie indicative des ouvrages parus au cours de l’année universitaire 2018-2019 dans les domaines médio- et néo-latins, veuillez cliquer sur le lien suivant : Publications récentes (octobre 2019).

3e Journée « Jeunes chercheurs » de la Semen-l (Paris, 11 mai)

Programme de la journée prévue le Samedi 11 mai 2019 (9h30-16h) à la Maison de la Recherche de Sorbonne Université, organisée par Déborah Boijoux, Nicolas Casellato et Clara Renedo.

9h30 : Accueil des participant.e.s
9h45 : Ouverture de la journée d’études
Redéfinition des genres classiques dans la littérature néolatine
10h00 : Élise GÉRARDY : « Scolastique et rhétorique : les Novae et veteris
eloquentiae placita (1663) du Père Claude-François Ménestrier »
10h30 : Julien PORTAL : « Le Theurgicon siue de Miraculis Christi (1644) de
François Vavasseur, jésuite »

– Pause –

Réélaboration des formes littéraires médiévales
11h15 : Priscilla MOURGUES : « Enjeux et jeux de traduction des récits de voyage
par Jean Lelong d’Ypres »
11h45 : Luce CARTERON et Clara RENEDO : « Poétiser un texte technique :
le Martyrologe métrique de Wandalbert de Prüm »

– Déjeuner –

Réception de la poésie classique à l’époque humaniste et moderne
14h00 : Élisabeth AYDIN : « Poesis philosophica. Poésie et philosophie grecques
antiques dans l’humanisme français et néerlandais entre 1560 et 1640 »
14h30 : Astrid QUILLIEN : « L’Horace de Denis Lambin, d’une édition à l’autre
(1561 et 1567) : la fabrique d’une édition et d’un commentaire »
15h00 : Margaux DUSAUSOIT : « Scaliger, lecteur de Virgile : liens possibles entre
la création littéraire et la scolastique ? »
– Clôture de la journée et collation –

Affiche de la 3e journée des jeunes chercheurs de la SEMEN-L
Cliquez sur l'image pour télécharger le programme.

Antonio IURILLI. Quinto Orazio Flacco, annali delle edizioni a stampa (secoli XV-XVIII) Genève. Droz. 2017. (Olivier Pédeflous)

Antonio IURILLI. Quinto Orazio Flacco, annali delle edizioni a stampa (secoli XV-XVIII), Genève. Droz. 2017. 2 tomes, XII – 1540 pp.

Vaste enquête sur la réception d’Horace à l’Epoque moderne qui recense plus de 2300 éditions et à l’aide de neuf index, identifiant 445 traducteurs, 29 compositeurs musicaux, 89 graveurs et plus de 1550 imprimeurs-éditeurs L’ouvrage apporte des compléments importants aux travaux et bibliographies existants et mêle histoire du livre, histoire littéraire et histoire des textes. La valeur prosopographique est à souligner tout particulièrement.

Olivier Pédeflous

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°15 (2017) de la SEMEN-L (p. 19-20).