Colloque Philosophia in litteris – UPJV Amiens 23, 24 et 25 novembre 2026

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Version en texte clair :

Lundi 23 novembre 2026 – Logis du Roy

• 09h30 : Accueil des participants.
• 10h00 : Introduction par Laurence Boulègue (UPJV-IUF).
Première session : Philosophie et poésie
(Présidence : Ullrich Langer – U. Wisconsin-Madison)
• 10h30 : Franco Tomasi (U. de Padoue) – L’Etica di Aristotele per la corte : la « Città del vero » di Bartolomeo del Bene.
• 11h00 : Paolo Zaja (U. eCampus) – Filosofia e poesia all’Accademia fiorentina: il caso di Francesco de’ Vieri (il Verino secondo) esegeta.
• 11h30 : Discussion.
Deuxième session : Poétiques et écrits théoriques (Partie 1)
(Présidence : Carlos Lévy – Membre de l’Institut)
• 14h00 : Christophe Grellard (EPHE-PSL) – L’acculturation humaniste de la scolastique : les discours préliminaires aux étudiants de la faculté des arts (1500-1520).
• 14h30 : Émilie Séris (Sorbonne Université-IUF) – La philosophie dans la poésie homérique : l’Oratio in expositione Homeri d’Ange Politien.
• 15h00 : Discussion et pause.
Deuxième session : Poétiques et écrits théoriques (Partie 2)
(Présidence : Daniel Schulthess – U. de Neuchâtel)
• 15h45 : Olivier Guerrier (U. de Toulouse 2 – IUF) – Extension du domaine de l’agnitio : l’Anagnôrisis dans le commentaire de Robortello à la Poétique d’Aristote.
• 16h15 : Lisa Pichon (UPJV) – Σύνναον τῆς φιλοσοφίας εἶναι τὴν ποιητικὴν.. Isaac Casaubon et la philosophie poétique.
• 16h45 : Discussion.

Mardi 24 novembre 2026 – Logis du Roy

• 09h00 : Accueil des participants.
Troisième session : Récit, Fable, mythe (Partie 1)
(Présidence : Olivier Guerrier – U. de Toulouse 2)
• 09h30 : Johannes Bartuschat (U. de Zürich) – Forme dialogique, mythe et philosophie dans la Circe de Giovan Battista Gelli.
• 10h00 : Anne Raffarin (UPEC) – La fable de l’ours et du lion : la question du logos chez Erasme dans le De pronunciatione recta.
• 10h30 : Discussion et pause.
Troisième session : Récit, Fable, mythe (Partie 2)
(Présidence : Johannes Bartuschat – U. de Zürich)
• 11h15 : Stéphane Toussaint (CNRS) – Dimidium amicissimum. Le mythe des Androgynes chez Ficin.
• 11h45 : Virginie Leroux (EPHE-PSL) – Les exercitationes exotericae de Jean-Édouard Du Monin (1578).
• 12h15 : Discussion.
Quatrième session : Rhétorique et histoire (Partie 1)
(Présidence : Virginie Leroux – EPHE-PSL)
• 14h30 : Aline Smeesters (FNRS-UCLouvain) – Sermo oratorius, sermo poeticus et sermo philosophicus dans le De artificio dicendi de Francesco Robortello (Bologne, 1567).
• 15h00 : Ida Gilda Mastrorosa (U. de Florence) – Philosopher avec l’histoire : l’exemplarité des Romains dans le Theogenius de L. B. Alberti.
• 15h30 : Discussion et pause.
Quatrième session : Rhétorique et histoire (Partie 2)
(Présidence : Aline Smeesters – FNRS-UCLouvain)
• 16h15 : Raphael Ebgi (U. Vita-Salute San Raffaele-Milan) – A Rhetorical Speech for a Nova Philosophia : New Perspectives on Pico della Mirandola’s Oratio.
• 16h45 : Caroline Supply (UCLouvain) – Les formes littéraires de la pensée dans l’œuvre de Giovanni Pontano.
• 17h15 : Discussion.

Mercredi 25 novembre 2026 – Campus Citadelle (Amphi C005)

• 09h00 : Accueil des participants.
Cinquième session : Lettres et paradoxes
(Présidence : Émilie Séris – Sorbonne Université & Ida Gilda Mastrorosa – U. de Florence)
• 09h30 – 11h00 : Conférences et discussions consacrées au stoïcisme de Juste Lipse (Jan Papy), à l’antithèse chez Pierre d’Ailly (Alice Lamy) et aux collections de « paradoxes » (Daniel Schulthess).
• 11h45 – 12h15 : Intervention d’Ullrich Langer sur la lyrique amoureuse comme discours philosophique, suivie de la clôture du colloque.
• 14h30 : Visite guidée de la cathédrale d’Amiens.

Thèses en cours – 2025-2026

Cette liste des thèses en cours en médio-latin et néo-latin est extraite du Bulletin de liaison n°23 paru en novembre 2025 ; elle est complétée, lorsque c’est possible, par le résumé de la thèse tel qu’indiqué sur theses.fr.

Claire Absil, La représentation de la montagne chez les humanistes européens : Sources et renouveaux d’une symbolique au tournant du XVIe siècle (dir. Virginie Leroux et D. Amherdt) ; 2023-.

Chloé Audouy, Éditer, traduire et commenter les Joca monachorum (dir. Christiane Veyrard-Cosme et François Ploton-Nicollet).

Ysé Avocat, Étude des paratextes de l’édition séparée des Ad Senecæ Medeam commentarii de M. Raderus, Munich, 1631 (dir. Pascale Paré-Rey) ; 2022-.

Cassandre Azi, « Joyeux dans le ciel ». Les écrits consacrés à la mort d’Anne de Joyeuse. Édition et commentaire (dir. Virginie Leroux et Julien Goeury) ; 2024-.

Pierre-Olivier Beaulnes, Édition critique de la traduction latine de l’Oneirocriticon du pseudo-Achmet effectuée par Leo Tuscus. Étude de la traduction et de la réception d’un traité d’oniromancie byzantin du Xe s. (dir. Frédéric Giraud) ; 2024-.

Caroline Benoit, Pour une nouvelle écriture de l’histoire de l’humanité à la Renaissance : les historiens grecs et leurs traductions latines dans le De inuentoribus rerum de Polydore Virgile, 1499 (dir. Anne Raffarin).

Nicolas Brisbois, Les traductions latines des dialogues apocryphes de Platon par l’humaniste allemand Willibald Pirckheimer (dir. Anne Raffarin et James Hirstein).

Vincent Bruni, Le De imitatione (1541) de Bartolomeo Ricci : édition, traduction et commentaire du livre I. Pédagogie et humanisme au seizième siècle italien (dir. Laurence Boulègue) ; sept. 2019-.

Davide Bruno, La question féminine au tournant des XVe et XVIe siècles. L’Apologia mulierum (1529) de Pompeo Colonna (dir. L. Boulègue et I.-G. Mastrorosa) ; nov. 2023-.

Hélène Bufort, Édition, traduction et commentaire des Neapolitani poematum Libri de Pietro Gravina (dir. Hélène Casanova-Robin) ; 2023-.

Lorenzo Caprari, I Carmina di Lovato Lovati : edizione critica, traduzione e commento (dir. Silvia Fiaschi).

Francesca Carnazzi, L’Interpretatio super Suetonium di Domizio Calderini : edizione critica (titolo provvisorio) / Interpretatio super Suetonium de Domizio Calderini : édition critique (titre provisoire) (dir. Paolo Pellegrini et Laurent Baggioni).

Gabriele Cascini, Formes du comique dans les Dialogues latins de Giovanni Pontano : entre sources antiques et arts du spectacle (dir. Hélène Casanova-Robin et Giuseppe Germano) ; 2023-

Giovanna Cascone, Penser le luxe et les arts entre Italie et Espagne au XVe siècle : le laboratoire napolitain. Anthologie de textes, édition critique et traduction (dir. Florence Bistagne et Antonietta Iacono) ; 2024-

Clément Château, Mythologie et poétique du mythe dans l’œuvre poétique et musicale de Guillaume de Machaut, 1300-1377 ; (dir. Valérie Fasseur).

Violaine Chaudoreille, La réception des élégies érotiques d’Ovide au XVIe siècle (dir. Sandra Provini).

Sara Cusset, Le Charme et la Prophétie. Édition critique et commentaire du livre XIV de l’Ovide moralisé jusqu’au vers 3550 (dir. Marylène Possamaï-Pérez et Mattia Cavagna).

Fabrice Delplanque, Édition, traduction et commentaire du Livre V du De poeta d’Antonio Sebastiano Minturno, 1559 (dir. Virginie Leroux) ; 2018-.

Francesc De Luca, Uomini, processi e tradizioni culturali intorno a Girolamo Soncino : un’esperienza imprenditoriale tra Pesaro e Fano agli inizi del Rinascimento (dir. Silvia Fiaschi).

Gianluca Del Noce, Une politique de la « grandeur » : théorisation, construction et réception de modèles culturels à Naples entre le XVe et le début du XVIe siècle (1442/1532) (dir. Florence Bistagne et Guido Cappelli) ; 2024-

Rita Di Pasquale, Édition complète et commentée des poèmes latins de Pietro Bembo (dir. Luca. Marcozzi et Giuseppe Crimi).

Stéphanie Dubarry, Les figures de l’inspiration dans le De Deis gentium… historia de Lilio Gregorio Giraldi, 1548 (dir. Virginie Leroux) ; 2021-.

Petros Fokianos, Les savants grecs et les enjeux de l’hellénité dans l’Italie humaniste, du concile de Ferrare-Florence à l’expulsion des Médicis, 1434-1498 (dir Benoît Grévin).

Lucas Fonseca, Édition, traduction et commentaire du recueil Parthenopeus siue Amores de Giovanni Pontano (dir. Hélène Casanova-Robin et A. Iacono) ; 2020-.

Inès Gabillet, Les textes latins des pièces sacrées de Marc-Antoine Charpentier : édition, analyse, mise en contexte (dir. François Ploton-Nicollet).

Marie Gall, Âme, Imagination et nouveaux systèmes cosmobiologiques dans les fictions scientifiques du XVIIe siècle (dir. Violaine Giacomotto-Charra).

Léa Gariglietti, Le livre sonore des amantes sonoritatis : réception de la Seconde sophistique dans le Theatrum veterum rhetorum de Louis de Cressolles (1620) (dir. Sophie Comte, CD URCA) ; 2023-

Blandine de Germay, Former l’intériorité au XIVe siècle : l’Orationarium du célestin Pierre Poquet. Édition critique et commentaire (dir. Frédéric Giraud) ; 2020-.

Théo Gibert, Le théâtre de Pierre Corneille et la culture jésuite (dir. Virginie Leroux et O. Leplâtre) ; 2021-.

Constance Griffejoen, Circulation des savoirs de l’Antiquité dans les éditions néo-latines de Catulle au XVIIè siècle (dir. Virginie Leroux) ; 2025-.

Alessia Grillone, La traduction latine de l’Éthique à Nicomaque IV d’Aristote, par Giovanni Argyropoulos (Hélène Casanova-Robin et Ermanno Malaspina). Thèse soutenue à Turin le 14 novembre 2025.

Mia Guilot, Lectrices, traductrices, autrices, mécènes : les femmes et la littérature antique au XVIe siècle (1475-1615) (dir. Sandra Provini).

Helena Hunzue Gros, « Alienum aliquid ». L’autre au miroir d’un triumvirat humaniste : Érasme, Budé, Vives, Université Aix-Marseille (dir. Tristan Vigliano et Virginie Leroux)

Juliette Joliot, Les œuvres poétiques néolatines de Girolamo Angeriano : édition, traduction, annotation et commentaire (dir. Emilie Séris et Antonietta Iacono).

Gabriel de Labretoigne, Edition critique du traité de spiritualité de Richard de Saint-Victor, De exterminatione mali et promotione boni (dir. Dominique Poirel).

Louisa Laj, Penser la tragédie grecque au XVIe siècle : l’exemple de la réception d’Eschyle (dir. Malika Bastin).

Valérie Letercq : La traduction latine de l’Iphigénie à Aulis d’Erasme (dir. Sylvie Laigneau-Fontaine et Estelle Oudot), 2019-.

Anne Lemerre-Louerat, La poésie des Météores, de l’humanisme latin du XVe aux poètes français de la Renaissance (dir. Hélène Casanova-Robin et Anne-Pascale Pouey-Mounou), ; thèse soutenue le 8/11/2025 à la Sorbonne.

Florentin Maroye, Les traductions latines des trois comédies d’Aristophane (Les Guêpes, La paix, Lysistrata) par Florent Chrestien (1541-1596) (dir. Laurence Boulègue et Nathalie Catellani) ; sept. 2021-.

Paméla Mauffrais, Édition, traduction et commentaire de l’Isottaeus Liber (1449), recueil élégiaque en trois livres composé par Basinio de Parme (dir. Hélène Casanova-Robin) ; 2022-

Nicolas Mazel, Fortune des Héroïdes d’Ovide au Moyen Âge (XIe-XVe siècles) : domaine français, latin et italien (dir. Frédéric Giraud et M. Possamaï) ; 2021-.

Farah Mercier, Autour de Denis Petau (Dionysius Petavius S.J., 1583-1652) : étude du réseau relationnel d’un jésuite français (dir. Aline Smeesters et Hannes Cools).

Anne-Claude Mérieux, Penser l’éducation du roi dans les romans des XIIe et XIIIe siècles : Alexandre, Arthur et Josaphat (dir. Frédéric Giraud et Valérie Fasseur) ; 2021-.

Geneviève de Montalembert, Art musical sous la voûte céleste : une étude de la pensée musicale de Ficin au regard des textes antiques (dir. A. Raffarin et Jean-Baptiste Guillaumin) ; 2025-.

François Mottais, L’héritage de Stace dans la poésie latine tardive : permanences et innovations (IVe-VIe siècles après J.-C.) (contrat doctoral de l’Univ. Paris-Ouest-Nanterre ; dir. É. Wolff et François Ploton-Nicollet).

Sacha Orval, Édition, traduction et commentaire des deux premiers livres de l’Argénis de Jean Barclay (dir. Virginie Leroux) ; 2023-.

Lisa Pichon, Entre poésie et philosophie : la satire dans la pensée d’Isaac Casaubon (1559-1614) (dir. Laurence Boulègue et S. Aubert Baillot), sept. 2024-.

Hannelore Pierre, D’Ausone à Élie Vinet. La Commémoration des professeurs bordelais d’Ausone et sa réception dans les milieux humanistes bordelais de la Renaissance (dir. Violaine Giacomotto-Charra et Renaud Robert) ; soutenance prévue printemps 2026.

Jérémie Pinguet, Édition, traduction et commentaire des Nénies de Salmon Macrin (dir. Virginie Leroux et S. Laigneau-Fontaine) ; 2021-.

Giorgia Paparelli, Tra.Ma.Bo : tradizione e ricezione di Boccaccio nelle Marche fra i secc. XIV-XVI (dir. Silvia Fiaschi).

Corentin Poirier, Écrire la cuisine en latin du XIIe au XVe siècle (dir. Bruno Laurioux).

Mathilde Pommier, Admirabilia, miracula, mira exempla : rêves, présages, fantasmes dans la littérature humaniste : les Geniales Dies d’Alessandro d’Alessandri, 1522 (dir. Anne Raffarin).

Giorgia Puleio, Edizione critica del Directorium ad passagium faciendum (prima metà Trecento) (dir. Anne-Marie Turcan-Verkerk et Paolo Chiesa).

Gaëtan Ravoniarison, La pensée juridique de Claude de Seyssel (v. 1450-1520) : la tradition à l’épreuve de l’humanisme (dir. Xavier Prévost et B. d’Alteroche).

Julien de Ridder, Humanisme et révolution poétique au onzième siècle : recherches sur les carmina varia de Marbode de Rennes (dir. Baudouin van den Abeele et Cédric Giraud).

Thibault Robert, Huic Latia atque recens Slavica Musa canit. Édition, traduction et commentaire des Odes et des Épigrammes latines de Jan Kochanowski (1530-1584) (dir. Virginie Leroux et Grazyna Urban-Godziek).

Baptiste Robaglia, La pensée juridique d’Étienne Pasquier (1529-1615) (dir. Xavier Prévost et P. Cocatre-Zilgien) ; soutenance prévue le 10 avril 2026.

Céline Robert, Les Épîtres de Raoul Tortaire (XIe-XIIe siècles) : édition multimodale, traduction et commentaire (dir. Marie-Agnès Lucas-Avenel et Benoît Gauvin).

Sofia Santosuosso, Langages du pouvoir : forme et réception de la rhétorique papale dans la summa dictaminis de Thomas de Capoue (1213-1268) / Linguaggi del potere : forme e ricezione della retorica papale nella Summa dictaminis di Tommaso di Capua (1213-1268) (dir. Benoît Grévin en cotutelle EHESS-Ca’ Foscari ) ; 2023-

Ben Schoentgen, Rome triomphante (1559) : les enjeux d’une restauration (dir. Anne Raffarin).

Felix Schultze, Recherches sur les manuscrits médicaux de la bibliothèque cistercienne d’Altzelle (dir. Frédéric Giraud et C. Cardelle de Hartmann) ; 2021-.

Caroline Supply, La veine poétique néo-latine du deuil familial au tournant du XVe et du XVIe siècle en Italie. Étude de la construction du discours poétique et des représentations (dir. Aline Smeesters).

Iulia Székely-Calma, Le succès médiéval d’un pseudo-Aristote. Édition et étude de la diffusion du Liber de causis (XIIIe-XVIe siècles) (dir. D. Poirel et François Ploton-Nicollet).

Amélie Tissier : Édition, traduction commentaire du Paeddagogion de Nicolas Bourbon (dir. Sylvie Laigneau-Fontaine et Lucie Claire), 2025-.

Claire Varin d’Ainvelle, Greffe, transplantation, acclimatation : transformations du végétal dans la littérature française de la Renaissance (dir. Violaine Giacomotto-Charra).

Stéphane Vincent, Figurer l’invisible : représentations et symboliques du vent dans l’art italien de la Renaissance (textes et images) (co-direction Florence Bistagne, Avignon Université) avec Raphaele Mouren, British School at Rome), 2025-

Clément Zajac, Edition, traduction et commentaire de la Lyrica poesis praeceptionibus et exemplis illustrata de Jacob Masen, 1654 (dir. François Ploton-Nicollet).

Parutions récentes (bulletin n°23 – novembre 2025)

  •  De persequutione aduersus Locarnenses (Tadeo Dunno)

Cette liste des parutions récentes concernant la littérature en médiolatin et néo-latin a été réalisée par Caroline Heid, Alice Lamy et Florence Vuilleumier Laurens pour le bulletin n°23 de la Société paru en novembre 2025.

PUBLICATIONS RÉCENTES

Textes :

– Agricola Rodolphe, L’Invention dialectique, éd., trad. P. Collé, coll. « L’Univers rhétorique », Paris, Classiques Garnier, 2025, 720 p. : [De inuentione dialectica libri tres].

– Angelomo di Luxeuil, Opusculum in Canticis Canticorum . Edizione critica a cura di Luigi G. G. Ricci , coll. « Millenio Medievale » 130, Firenze, SISMEL – Edizioni del Galluzzo, 2025, CXC-173 p.

– Ps.-Anselmo di Laon, Glose in Apocalipsin. Edizione critica e commento a cura di Federico De Dominicis, coll. « OPA » 10, Firenze, SISMEL – Edizioni del Galluzzo, 2025, XII-633 p.

– Balbi Girolamo : voir Cortesi Alessandro.

– Baudier Dominique, The Correspondence of Dominicus Baudius, éd. P. Botley, coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2025, 2 vol. 1504 p.

– Bayer Gottlieb Siegfried, La localisation de la Scythie au temps d’Hérodote (1726). Les travaux d’un humaniste prussien et leur impact sur les maîtres de la Russie, éd., trad. comm. S. Peyrefiche, coll. « Chartæ Neolatinæ », Neuville-sur-Saône, Chemins de Tr@verse, 2025, 100 p. : [De Scythiæ situ].

– Bernard de Clairvaux, Les degrés de l’humilité, intr. et notes Pierre-André Burton, trad. Jeannine Abbiateci, coll. Cédric Giraud, Christian Heck et Laurence Mellerin, Paris, Les Éditions du Cerf, 2025 (Sources chrétiennes, 647), 440 p.

– Biondo Flavio, Rome triomphante/ Roma triumphans, V. Livres IX et X, préf. A. Rouveret, intr. A. Raffarin ; livre IX : éd. E. Falaschi, A. Raffarin, trad. notes E. Falaschi, V. Naas ; livre X : éd., trad., notes A. Raffarin, coll. « Les Classiques de l’Humanisme », Paris, Les Belles Lettres, 2025, LXIV-362 p.

– Bracciolini Poggio, Guarino da Verona, Del Monte Pietro, Bracciolini Poggio, On Leaders and Tyrants, éds., trad. H. Schadee, K. Sidwell, D. Rundle, coll. « I Tatti Renaissance Library », Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2024, 624 p.

– Breve compendium in duo prima capita tertii De anima Aristotelis. A Critical Edition with Introduction and Indices, ed. S. Demo, P. Gregorić, coll. « Studia Artistarum », 52, Turnhout, Brepols, 2024, 134 p.

– Bruno Giordano, Les ombres des idées, coll. « De Pétrarque à Descartes », Paris, Vrin, 2024, 192 p. : [De umbris idearum].

– Bruno Giordano, Œuvres complètes, II. Le Souper des Cendres/ La Cena de le Ceneri, nvle éd. rev. corr. Z. Sorrenti, trad. Y. Hersant, notes G. Aquilecchia, M.Á. Granada, coll. « Giordano Bruno », Paris, Les Belles Lettres, 2025, ccl-442 p.

– Comenius Iohannes Amos, Orbis Sensualium Pictus/ Image du monde sensible, trad., prés., comm. L.X. Polastron, Paris, Les Belles Lettres, 2025, xxiv-324 p.

– Conradus de Strazburg, Iohannes de Sacrobosco, Petrus Cunestabulus, Petrus de Bernia, Radulphus de Longo Campo, Willelmus computista, auctores ignoti, Opera de computo a tempore post Gerlandum usque ad Iohannem de Sacrobosco, ed. Alfred Lohr, « CCCM » 272A, Turnhout, Brepols, 2025, CXL + 788 p.

– Cortesi Alessandro, Laudes bellicæ, Balbi Girolamo, Épigrammes, intr., éd., trad. F. Mottais dans Éloges de Matthias Corvin, roi de Hongrie, en guerrier, coll. « Chartæ neolatinæ », Neuville-sur-Saône, Chemins de tr@verse, 2024, 152 p.

– Del Monte Pietro (Monti Pietro) : voir Bracciolini Poggio.

– Du Pui Meinard Simon, Oratio de prosperis atque aduersis, quæ Academiæ Lugduno-Batauæ anno elapso contigerunt, Boston, Brill, 2024, 25 p. : e-book (PDF) [Lugduni Batauorum, 1820].

– Érasme de Rotterdam Désiré, « De recta Latini Græcique sermonis pronuntiatione dialogus »-Dialogue sur la prononciation correcte du latin et du grec, trad. J. Chomarat †, éds. C. Bénévent, G. Clerico, B. Colombat, C. Nativel, coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2025, 488 p.

– Érasme Désiré, Les Colloques. Dialogues de la vie courante, propres non seulement à polir le langage de la jeunesse mais à édifier ses mœurs, éd. crit. Amsterdam (1972) émendé, prés., trad. O. Sers, rév. D. Sonnier, coll. « Miroir des Humanistes », Paris, Les Belles Lettres, 2025, 1372 p.

– Érasme, Desiré, Collected Works of Erasmus, 79. Controversies, éds. R. Begley, C. Begley, D. Sheerin, trad. D. Sheerin, R. Begley, Toronto, University of Toronto Press, 2025, 432 p.

– Fabricius Franciscus, Oratio inauguralis de Christo unico et perpetuo Ecclesiæ fundamento, habita in auditorio maiori, Boston, Brill, 2024, 52 p. : e-book (PDF) [Lugduni Batauorum, 1706].

– Flaminio Marcantonio, Navagero Andrea, Latin Pastoral Poetry, éd., trad. A.M. Wilson, coll. « I Tatti Renaissance Library », Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2025, 528 p.

– Gallico Giovanni, Ritus canendi uetustissimus et nouus, éd. crit. G. Pirani, coll. « La Tradizione musicale. Studi e testi », Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XLII-548 p.

– Gerardus Magnus, Opera omnia IV, 1 : Epistolae, ed. Rijcklof Hofman, Marinus van den Berg. « CCCM » 318, Turnhout, Brepols, 2025, CII + 402 p.

– Gerardus Magnus, Opera omnia IV, 2 : Subsidia ad Epistolae, ed. Rijcklof Hofman, Marinus van den Berg. « CCCM » 318, Turnhout, Brepols, 2025, 388 p.

– Grégoire de Tours, Les Miracles de saint Julien de Brioude, ef. Bruno Krusch, trad. comm. Luce Pietri, Paris, Les Éditions du Cerf, 2025 (« Sources chrétiennes » 656), 190 p.

– Guarino da Verona : voir Bracciolini Poggio.

– Heymericus de Campo, Tractatus de formis intentionalibus, ed. Giovanni Bagnasco, « CCCM » 292D, Turnhout, Brepols, 2025, Lviii + 200 p.

– Histoire et hagiographie au XIIe siècle. La production de la collégiale de Saint- Martin de Tours, ed. trad. Jean-Hervé Foulon, Paris, Les Belles Lettres, 2025 (« Classiques de l’Histoire du Moyen Âge » 60), 448 p.

– Iacobus de Altavilla, Lectura in libros Sententiarum II. Questiones 7-17, ed. Monica Brinzei, Chris Schabel, « CCCM » 312A, Turnhout, Brepols, 2025, XXIX + 500 p.

– Iacopo da Varazze, Sermones de sanctis. Volumen breve. Volumen diffusum. De sancto Petro Martyre. de translatione beati Dominici, de sancto Dominico, de sancto Francisco. Edizione critica a cura di Giovanni Paolo Maggioni, coll. « Millenio Medievale » 131, Firenze, SISMEL – Edizioni del Galluzzo, 2025, XVIII-409 p.

– Lettres fictives d’un humaniste. L’enseignement du grec à la Renaissance, dir. E. Dickey, éd. crit., trad., comm. M. Bernardot, M. de Toledo, E. Dickey, A. Grouard de Tocqueville, P. Carmela la Barbera, E. Lefèvre, V. Lévy, C. Mambrioni, L.-J. Tissot, coll. « Fragments », Paris, Les Belles Lettres, 2025, CXLII+218 p.

– Luscinius Othmar : voir Nachtgall.

– Macquelyn Michaël Iacob (Macquelijn), Oratio de medicinæ practicæ doctore fideli artis historico, Leiden-Boston, Brill, 2024, 24 p. : e-book (PDF) [Lugduni Batauorum, 1824].

– Muratori L.A., Carteggi con Hackmann… Lazarelli, éds. M. Lieber, D. Gianaroli, V. Cuomo, J. Klingebeil, R.M. Christoph, coll. « Edizione nazionale del carteggio di L.A. Muratori. Centro di studi muratoriani », Firenze, Olschki, 2025, 600 p.

– Muratori L.A., Panegirico per Luigi XIV (1693-1694), préf. F. Marri, éd. C. Viola, texte latin, trad. ital. G. Burzacchini, coll. « Biblioteca dell’Edizione nazionale del carteggio di L.A. Muratori. Centro di studi muratoriani », Firenze, Olschki, 2025, vi-96 p.

– Nachtgall Othmar (Luscinius), « Grunnius Sophista »-Grogneur le Sophiste, éd., trad. M. Dietrich, coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2025, 408 p.

– Naudé Gabriel, Œuvres complètes, X A. « Pentas Quæstionum iatro-philologicarum » / Cinq questions iatrophilologiques, préf. L. Bianchi, éd. A.L. Schino, postf. O. Trabucco, coll. « Textes de philosophie », Paris, Classiques Garnier, 2024, 557 p.

– Navagero Andrea : voir Flaminio Marcantonio.

– Panormita Antonio, Alfonsi regis dicta aut facta memoratu digna, éd. F. Delle Donne, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2024, lix-409 p.

– Paolo Diacono, Carmina. Edizione critica a cura di Adriano Russo, coll. « Edizione nazionale dei testi mediolatini d’Italia »,  Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XII-834 p.

– Papia, Elementarium. Littera L. Edizione critica a cura di Francesca Artemisio, coll. « Edizione nazionale dei testi mediolatini d’Italia »,  Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2024, X-237 p.

– Petrarca Francesco, Itinerarium ad Sepulcrum Domini nostri Yesu Cristi, éd. G. Cascio, coll. « Petrarca del centenario », Firenze, Le Lettere, 2024, 288 p.

– Petrarca Francesco, Orazioni politiche, éd. A. Piacentini, coll. « Petrarca del centenario », Firenze, Le Lettere, 2025, 190 p.

– Petrarca Francesco, Penitential Psalms and Prayers, éd., trad. D.S. Yocum, coll. « William and Katherine Devers Series in Dante and Medieval Italian Literature », Notre Dame (IN), University of Notre Dame Press, 2024, 160 p.

– Pico della Mirandola Giovanni, 900 Conclusions, éd., trad. B.P. Copenhaver, coll. « I Tatti Renaissance Library », Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2025, 688 p.

– Polenton Sicco, « Scriptorum illustrium Latinæ linguæ libri ». Livio, Plinio, Seneca e altri prosatori, un’antologia della prima storia della letteratura latina antica, éd. R. Modonutti, G. D’Alessandro, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2024, cxiii-198 p.

– Profetto Giacomo, Sulla natura dei diversi tipi di vino. « De diuersorum uini generum natura », intr., trad., notes L. Coco, coll. « Particelle elementari », Firenze, Olschki, 2024, xx-112 p.

– Radulfus Ardens, Speculum universale, Libri XI-XIV, ed. Claudia Heimann, Stephan Ernst, « CCCM 241B », Turnhout, Brepols, 2025, LXII + 920 p.

– Radulphi Britonis Quaestiones super librum Divisionum Boethii. Radulphi Britonis Opera Philosophica, vol. 1, ed. S. Ebbesen., C. Marmo, coll. « Studia Artistarum », 50, Turnhout, Brepols, 2024, 118 p.

– Raymond Lulle, Œuvres Complètes, Tome VI, , coll. « Doctrines médiévales vi », Paris-Metz, Messkhy Publications, 2025, 433 p.

– Reinwardt Caspar Georg Carl, Oratio de augmentis, quæ historiæ naturali, ex Indiæ inuestigatione accesserunt, Boston, Brill, 2024, 26 p. : e-book (PDF) [Lugduni Batauorum, 1827].

– Robortello d’Udine Francesco, Explications au livre d’Aristote sur l’Art poétique/ « In librum Aristotelis de arte poetica explicationes », intr., éd., trad. S. Poujade-Baltazard., coll. « Les Classiques de l’Humanisme », Paris, Les Belles Lettres, 2025, cxlii-1406 p.

– Sambucus Iohannes [Zsámboky János], Epistulæ, éds. G. Almási, L. Šubarić, coll. « Europa Humanistica. Répertoires et inventaires », Turnhout, Brepols, 2024, 511 p.

– Simler Josias, « Vallesiae Descriptio » / Description du Valais, intr., trad., notes A. Andenmatten, K. Bovier, coll. « Sapheneia », Basel, Schwabe Verlag, 2025, 367 p.

– Stephanus de Borbone, Tractatus de diversis materiis predicabilibus. Quarta pars. De dono fortitudinis (tituli 1-7a), ed. Jacques Berlioz, Luc Ferrier, « CCCM 124C », Turnhout, Brepols, 2025, LII + 714 p.

– Wedsted Christian, The latin poems, éd. A. Palmore coll. « Bloomsbury neo-latin series. Early modern texts and anthologies », London, Bloomsbury, 2025, 288 p.

En ligne :

– Bèze Théodore de, Cato Censorius Christianus (1599), intr., éd., trad. K. Bovier, dans Humanistica Helvetica, v. 12.02.2025, 12 p. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/197

– Depraz Jean, Franc Chrétien (l’Ancien), Poème sur la légion thébaine et Discours sur saint Maurice (1618), dans Humanistica Helvetica, intr., éd., trad. A. Andenmatten, v. 19.03.2025, 4 p. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/200

– Duno Taddeo, La Persécution contre les Locarnais/ De persequutione aduersus Locarnenses (1602), intr., éd., trad. D. Amherdt, dans Humanistica Helvetica, v. 18.02.2025, 11 fol. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/199

– Egi Raphaël, Les Rosicruciens existent vraiment/ Assertio Fraternitatis Roseæ Crucis (1614), intr., éd., trad. K. Bovier, dans Humanistica Helvetica, v. 07.02.2025, 6 p. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/196

– Franc Chrétien (l’Ancien) : voir Depraz Jean.

– Viret Pierre, Centon sur la messe/ Centonis de theatrica Missæ saltatione, ex uariis ueterum poetarum scriptis consarcinati libri quatuor (1553), intr., éd., trad. K. Bovier, dans Humanistica Helvetica, v. 29.04.2025, 27 p. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/201

À paraître :

– Ficino Marsilio, Commentary on Plotinus, vol. 1. Ennead I, éd., trad. S. Gersh, coll. « I Tatti Renaissance Library », Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 512 p. : à paraître en 2026.

– Gama José Basílio da, Brazilian Goldmines, éds. L. Ribeiro Leite, D. Fernandes Nascimento, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 272 p. [Brasilienses Aurifodinæ] : à paraître en 2026.

– « Grant fu la jeste, bien en doit on parler ». Mélanges en l’honneur de Bernard Ribémont, éds. Ph. Haugeard, N. Lombart, F. Michaud-Fréjaville et J. Véronèse, Paris, Classiques Garnier, 636 p. : à paraître en 2026.

– Polenton Sicco, Lives of the Famous Latin Authors. A Selection, éds. T.E. Franklinos, R. Modonutti, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 240 p. : à paraître en 2026.

 

Études :

– À l’école des Humanistes. Pédagogies de la Renaissance, entre manuscrit et imprimé, dir. L. Claire, M. Furno, A.-H. Klinger-Dollé, coll. « Eruditio », Genève, Droz, 2025, 598 p. : e-book (PDF).

– A Sceptical Jew. Richard H. Popkin’s Private Republic of Letters, dir. J.D. Popkin, A. Salah, G. Veltri, coll. « Maimonides Library for Philosophy and Religion », Leiden-Boston, Brill, 2025, 522 p.  G. Bartolucci, G. Veltri, « The Marrano Conspiracy: On Richard Popkin, Jewish Scepticism, and an Unknown Text on Zindīḳ by Pietro Pomponazzi », 56–69.

– Alla maniera: Technical Art History and the Meaning of Style in 15th to 17th Century Painting. Papers presented at the Twenty-Second Symposium for the Study of Underdrawing and Technology in Painting held online, 28-30 March 2022, dir. A. Dubois, coll. « Underdrawing and Technology in Painting. Symposia », Louvain, Peeters, 2024, VI-339 p.

– Alonge T., Dieu dramaturge. Bible et tragédie de Buchanan à Racine, coll. « Travaux du Grand Siècle », Genève, Droz, 2024, 424 p.

– Amalou T., La Sorbonne entre en guerre de religion. Autorité universitaire, censure et pouvoir royal en France (v. 1551-v. 1589), coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2024, 592 p.

– Angelini R.,  Orbis Normannicus. Repertorio degli autori latini in Normandia (secoli X-XIII), coll. « Quaderni di CALMA » 5, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, LXXXV-496 p.

– Aux marges de l’encyclopédie : circulation des savoirs de l’Antiquité à l’Âge de l’Humanisme, dir. T. Miguet, A. Raffarin, coll. « Colloques, congrès et conférences-le Moyen Âge », Paris, Honoré Champion, 2025, 286 p.

– Baroque Latinity. Studies in the Neo-Latin Literature of the European Baroque, éds. J. Glomski, G. Manuwald, A. Taylor, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 2025, 224 p. [Anthologie].

– Bercea-Bocskai N., Le Corpus signé Hélisenne de Crenne. Entre Virgile et la Grande Rhétorique, coll. « Bibliothèque de la Renaissance », Paris, Classiques Garnier, 2024, 495 p.

– Bibliographie Internationale de l’Humanisme et de la Renaissance, 56 (2024), lxxvi-949 p. [Travaux parus jusqu’en 2023].

– Bibliothèque idéale de la Consolation de l’Antiquité au xviie siècle, dir. C. Martin-Ulrich, M. Gally, S. Luciani, coll. « Bibliothèque idéale », Paris, Les Belles Lettres, 2025, 592 p.

– Bonaventura autore spirituale. A cura di M. Guida e D. Solvi, « La Mistica critiana tra Oriente e Occidente » 37, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, IX – 312 p.

– Campillo Bo Á. J., Akribeia. Certainty and Ontology of Mathematics in Alessandro Piccolomini’s « De certitudine mathematicarum », coll. « History of Metaphysics: Ancient, Medieval, Modern », Leiden-Boston, Brill, 2025, 319 p.

– Carrió Cataldi L. A., Temps, sciences et empire. Cosmographie et navigation dans les monarchies ibériques au xvie siècle, coll. « Techne », Turnhout, Brepols, 2025, 276 p.

– Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques publiques de France, vol. XXII. Région Bourgogne, éd. D. Coq, coll. « Histoire et civilisation du livre », Genève, Droz, 2025, 712 p.

– Charrier S., Recherches sur l’œuvre latine en prose de Robert Gaguin (1433-1501), coll. « Bibliothèque de la Renaissance », Paris, Classiques Garnier, 2024, 576 p.

– Cholcman T., Festival Emblems. A Paradox along the Triumphal Route, coll. « Imago Figurata. The Emblem and Related Forms », Turnhout, Brepols, 2025, vi-234 p.

– [La] Comédie humaniste en France, dir. E. Buron, J. Goeury, coll. « Cahiers V.L. Saulnier », Paris, PUPS, 2025, 324 p.

– Communicating the Passion. The Socio-Religious Function of an Emotional Narrative (1250-1530), dir. P. Delcorno, H. Johnson, coll. « Early European Research », Turnhout, Brepols, 2025, 400 p.

– Contending Representations III. Questioning Republicanism in Early Modern Genoa, dir. E. Zucchi, A. Metlica, coll. « Dunamis », Turnhout, Brepols, 2024 : M. Schnettger, « Camera et ciuitas nostra imperialis. The Republic of Genoa in the Imperial Perspective », 34-45.

– Coroleu A., Latin Political Propaganda in the War of the Spanish Succession and Its Aftermath, 1700-1740, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 2025, 232 p.

– Cossu A., Zambardi E. (éd.), Uses and Reuses of Medieval Manuscript Books. Southern Italy. Latin Manuscripts, coll. « Bibliologia », 71, Turnhout, Brepols, 2025, 300 p.

– [Il] Dante di Petrarca, Atti del Convegno internazionale di Arezzo, 4-6 novembre 2021), dir. M. Capriotti, N. Tonelli, A. Valenti, coll. « Studi sul Petrarca », Padova, Antenore, 2024, 330 p.

– Dolbeau F., Le plaisir de découvrir. Études de philologie latine (IVe-XIIe siècles) Textes édités par B. Valtorta, « coll. MediEvi » 44, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XII – 712 p.

– Donner à voir l’Antiquité. Genèse, fonctions et circulation des représentations figurées de l’Antique (xvie-xixe siècle), dir. A.-H. Klinger-Dollé, V. Krings, F. Pugnière, coll. « Scripta Receptoria », Bordeaux, Ausonius, 2025, 386 p.

– Dunkelgrün T., The Multiplicity of Scripture. The Making of the Antwerp Polyglot Bible, coll. « Studies and Texts », Turnhout, Brepols, 2025, xxvi-554 p.

– Early Music Pedagogy Then and Now. From the Classical Antiquity to the Renaissance, dir. M. Mazzetti, L. Ticli, coll. « Musica Incarnata », Turnhout, Brepols, 2025, xxxii-448 p.

– [La] Fabrique de l’espace religieux en Europe centrale (xe–xvie siècle), dir. M.M. de Cevins, O. Marin, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2025, 448 p.

– Figurer la nature. Les métamorphoses de l’allégorie (xiiie-xviie siècles), dir. R. Dekoninck, A. Guiderdoni, B. Van den Abeele, coll. « Textes, Études, Congrès », Turnhout, Brepols, 2024, 275 p.

– Filosofia e medicina in Italia fra medioevo e prima età moderna, dir. L. Bianchi, L. Campi, coll. « Studia Artistarum », Turnhout, Brepols, 2025, 272 p.

– Fournier Y., « Tactus », notation mensuraliste et contrepoint à la Renaissance. Pour un contexte théorique et une épistémologie pratique, coll. « Historiæ Musicæ Cultores », Firenze, Olschki, 2025, xiv-586 p.

– Gendry C., Achille et Patrocle, un mythe du couple masculin, coll. « Perspectives comparatistes-Genres, sexes, textes », Paris, Classiques Garnier, 2025, 741 p.

– Geografie del Petrarca, dir. G. Belloni, M. Pastore Stocchi, F. Piovan, coll. « Studi sul Petrarca », Padova, Antenore, 2024, 204 p.

– Hengstermann C., Critique of the Teutonic Philosophy and Other Writings against Jacob Böhme. Text, Translation and Introduction, coll. « The latin Works of Henry More », Louvain, Peeters, 2024, XII-335 p.

– Hiernard J., De Moravie en Italie. Voyage universitaire et « Grand Tour » européen (1596-1602). L’éphéméride du baron Waldstein, coll. « Scripta Receptoria », Bordeaux, Ausonius, 2025, 560 p.

– Hommes et femmes du livre à Rouen au xvie siècle. « Liber amicorum Petri Aquilonis », dir. T. Claerr, É. Lalou, A.-B. Levollant, coll. « Études Renaissantes », Turnhout, Brepols, 2025, 280 p.

– [El] humanismo latino en el Studium de Salamanca : Nebrija y Europa, dir. M. Adelaida Andrés Sanz, C. Codoñer, D. Paniagua, coll. « Estudios clásicos », Madrid, Guillermo Escolar, 2024, 256 p.

– « In spinis collige rosas ». Mélanges offerts à Jean-François Maillard par ses collègues et amis, dir. J.-M. Flamand, F. Fery-Hue, M.-E. Boutroue, coll. « Europa Humanistica. La France des humanistes », Turnhout, Brepols, 2025, 420 p.

– Introduction à l’Humanisme juridique. Auteurs, œuvres, idées, formes, destinées, dir. X. Prévost, L.-A. Sanchi, coll. « Cahiers d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2025, 600 p.

– Jaspers M., Should we Declare War on the Turks ? Petrus Nannius’ « Declamatio de bello Turcis Inferendo » (Leuven, Rutger Rescius, 1536), coll. « Spicilegium Sacrum Lovaniense », Leuven, Peteers, 2024, XII-155 p.

– Johann Buxtorf, Impresario of Hebrew and Jewish Books, éd. A. Grafton, J. Weinberg, coll. « Studies and Texts » Turnhout, Brepols, 2025, xii-276 p.

– Kim H.-A., Music, Rhetoric and Christian Hebraism in Early Modern Europe. Reuchlin’s Reconstruction of the « Modulata Recitatio », Amsterdam, Amsterdam University Press, 2025, 474 p.

– Kristinsdottir G., La Guerre civile romaine dans la tragédie française (1550-1650). Poétique et politique, coll. « Études et essais sur la Renaissance-République des muses », Paris, Classiques Garnier, 2024, 610 p.

– L’amour au Moyen Âge. Est-il un, est-il pluriel ?, dir. D Poirel, Turnhout, Brepols, 2025, 244 p.

– Leibniz e l’Italia. Atti delle giornate di studio (Roma, Villa Mirafiori, 28-29 nov. 2019), dir. R. Palaia, coll. « Lessico intellettuale europeo », Firenze, Olschki, 2024, xvi-362 p.

– Letteratura latina medievale (secoli VI-XV). Un manuale. A cura di C. Leonardi. Nuova edizione con un aggiornamento bibliografico a cura di F. Santi, « Galluzzo Paperbacks  »7, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XIV – 592 p.

– [La] « Malebouche ». Les paroles blessantes, du Moyen Âge à l’Âge des Lumières, dir. F. Mariani Zini et N. Vienne-Guerrin, coll. « Le Savoir de Mantice », Paris, Honoré Champion, 2025 : F. Meroi, « Dal biasimo alla menzogna. Linguaggio e natura umana nel Momus di Leon Battista Alberti », 125-142.

– Malhomme F., Musique et juste milieu à l’âge humaniste et classique, coll. « Bibliothèque de la Renaissance », Paris, Classiques Garnier, 2024, 510 p.

– Mandonnet P., Dante the Theologian, éds. G. Corbett, P. Kelly, coll. « Studia Traditionis Theologiæ », Turnhout, Brepols, 2025, 237 p.

– Markevičiūtė R., Das lateinische Lehrgedicht der Frühen Neuzeit im Angesicht der Moderne. Eine Theorie hybrider Dichtung, Berlin-Boston, De Gruyter, 2025, 355 p.

– Martigny C., Devenir Jocaste. Naissances et renaissances du personnage, de l’Antiquité à nos jours, coll. « Perspectives comparatistes-Classique/Moderne », Paris, Classiques Garnier, 2025, 846 p.

– McCullough G.J., Jacob Boehme and the Spiritual Roots of Psychotherapy. Dreams, Ecstasy, and Wisdom, coll. « Studies in Theology and Religion », Leiden-Boston, Brill, 2025, xviii-308 p.

– McDonald W.C., « Trithemius and King Arthur. Angels, Troy, the Franks, and Emperor Maximilian I of Habsburg », Cahiers de recherches médiévales et humanistes-Journal of Medieval and Humanistic Studies, 48, 2 (2024), 471-493.

– Mémoires des passés antiques. Une élaboration continue (xive-xixe siècles), dir. C. Gaullier-Bougassas, coll. « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité », Turnhout, Brepols, 2025, 332 p.

– Menini R., Sanchi L.-A., L’Antiquité selon Guillaume Budé. À l’école d’un humaniste érudit, coll. « Les Belles Lettres/ essais », Paris, Les Belles Lettres, 2025, 256 p.

– [Les] Métamorphoses d’Apulée à travers les lieux et les âges. Réceptions, réécritures, héritages, dir. J. Dalbera, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2024, 314 p.

– Moderni e antichi. Quaderni del Centro di studi sul Classicismo, sér. II, VI (2024), 296 p. : [Lorenzo Valla].

– [The] Multilingual Dynamics of Medieval Literature in Western Europe, c. 1200-c. 1600, dir. B. Besamusca, L. Demets, J. Hugen, coll. « Medieval Texts and Cultures of Northern Europe », Turnhout, Brepols, 2025, 250 p.

– [The] Munich Court Chapel at 500. Tradition, Devotion, Representation, dir. S. Gasch, coll. « Epitome musical », Turnhout, Brepols, 2025, 719 p.

– Music and Liturgy for the Benedicamus Domino c. 800-1650, dir. C.A. Bradley, coll. « Épitomé musical », Turnhout, Brepols, 2024, 398 p.

– Nassichuk J., The Comparative Poetics of Homeric Literary Imitation from Antiquity to Renaissance France. Aphrodite’s Charm, coll. « Medieval and Renaissance Authors and Texts », Leiden-Boston, Brill, 2025, xiv-518 p.

– Nouvelles traductions et réceptions indirectes de la Grèce ancienne, t. 1. Histoires des héros grecs et troyens (textes et images, 1300-1560) ; t. 2. Traductions de textes grecs et translatio studii, éd. C. Gaullier-Bougassas, coll. « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité », Turnhout, Brepols, 324 p. et 310 p.

– Panzica A., De la Lune à la Terre. Les débats sur le premier livre des Météorologiques d’Aristote au Moyen Âge latin (la tradition parisienne, xiiie-xve siècles), coll. « Studia Artistarum », 53, Turnhout, Brepols, 2025, 859 p.

– Passalacqua M., Frammenti di filologia nei secoli IX e X, coll. « Traditio et renovatio » 12, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XI- 135 p.

– Pelizzari S., « Nelli occhi della filosofia ». La logica nell’opera di Dante Alighieri, coll. « Rencontres de philosophie médiévale », Turnhout, Brepols, 2025, xiv-502 p.

– Peña S.F., L’Humanisme français face à la violence religieuse (1470-1604). De la querelle à l’agonie, préf. D. Crouzet, coll. « Bibliothèque d’histoire de la Renaissance », Paris, Classiques Garnier, 2025, 386 p.

– Pociūtė D.,The Reformation in Lithuania. Origins and Developments up to 1570, coll. « Brill Research Perspectives in Humanities and Social Sciences » et « Brill Research Perspectives in Early Modern Cultures of the Younger Europe », Leiden-Boston, Brill, 2024, x-116 p.

– « Polyhistor Europaeus ». Études sur l’âge classique offertes à Chantal Grell, dir. M. da Vinha, B. El Gammal, M. Forycki, M. Zuili, coll. « De Diversis Artibus », Turnhout, Brepols, 2025, 2 vol., 1312 p.

– Power, Vulnerability, and Sexual Violence in Medieval Literature, ed. J Bonsall and H Piercy, coll. « Gender and Sexuality in the Global Middle Ages 01 », Turnhout, Brepols, 2025, 344 p.

– Pre-modern Mathematical Thought. The Latin Discussion (13th-16th Centuries), dir. C.V. Crialesi, coll. « Investigating Medieval Philosophy », Leiden-Boston, Brill, 2025, ca 334 p.

– Prévost X., Jacques Cujas (1522-1590) jurisconsulte humaniste, 2e éd. rev. corr., coll. « Titre courant », Genève, Droz, 2025, 616 p.

– [The] Prince and the « Condottiero » in Italian Humanism and Renaissance Literature, History, Political Theory and Art, dir. M. Celati, M. Pavlova, coll. « Court Cultures of the Middle Ages and Renaissance », Oxford-Berlin-Bruxelles-Chennai-Lausanne-New York, Peter Lang, 2025, xiv-528 p.

– Quantin J.-L., The Patristic Text in the Confessional Age (16th-17th Centuries). Erudition, Theology, Censorship, coll. « Receptio Patristica », Leiden-Boston, Brill, 2025, xviii-658 p.

– Radical Thinking in the Middle Ages : Acts of the XVth International Congress of the SIEPM, Paris, 22-26 August 2022, dir. M. Brinzei, I. Caiazzo, C. Grellard, A. Robert, Turnhout, Brepols, 2025, 1177 p.

– Ratcliff M.J., Le tournant linguistique du xviiie siècle. Études d’histoire de la langue scientifique, coll. « Bibliothèque des Lumières », Genève, Droz, 2024, 496 p.

– [The] Renaissance Papacy 1400-1600, dir. N.H. Minnich, coll. « The Renaissance Society of America », Leiden-Boston, Brill, 2025, xvi-414 p.

– Renaissance Scholasticisms. Fighting Back, dir. A. Edelheit, coll. « Studies in Medieval and Reformation Traditions », Leiden-Boston, Brill, 2025, viii-346 p.

– Renaissances 1. Construction et circulation d’une catégorie historiographique (xixe-xxie siècle), dir. V. Ferrer, J.-L. Fournel, C. Lucken, coll. « Histoire des Idées et Critique Littéraire », Genève, Droz, 2024, 512 p.

– Renaissances 2. Pré-histoire de la catégorie : les mots en contexte (xiie-xviiie siècles), dir. M. de La Gorce, V. Ferrer, J.-L. Fournel, coll. « Histoire des Idées et Critique Littéraire », Genève, Droz, 2025, 560 p.

– « Révérence de l’antiquaille ». Les diverses formes de transmission du patrimoine textuel antique à la Renaissance, dir. N. Le Cadet, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2025, 268 p.

– Revisiting Revenge Tragedy. New Perspectives, dir. A. Hansen, M. Prandoni, C. van der Haven, coll. « Drama and Theatre in Early Modern Europe », Leiden-Boston, Brill, 2025, 274 p.

– Rossetti F, Il commento a Persio dell’umanista Giovanni Britannico. Dalla tipografia bresciana del Quattrocento all’editoria europea del Cinquecento, coll. « Studia Humanitatis Rhenana », Turnhout, Brepols, 2025, 324 p.

– Sacrifice and Sacred Violence. History, Comparisons, and the Early Modern World, dir. C. Facchini, G. Imbruglia, V. Lavenia, S. Pavone, coll. « Studies on Philosophy, Intellectual History, Arts, Sciences », Turnhout, Brepols, 2025, 472 p. : F. Quatrini, F. Sierhuis, « Hugo Grotius’s Christology. The Sacrifice of Christ across his Religious and Political Works », 181-200 ; R. Yelle, « Where Did Sacrifice Go ? The Case of Thomas Hobbes », 201-220 ; P.-A. Fabre, « Sacrifice, Sanctity, and Martyrdom », 245-262 ; F. Motta, « Self-sacrifice in the Ordinary Duty. Early Modern Martyrial Culture and Hagiographical Rhetoric in Mathias Tanner’s Societas Iesu apostolorum imitatrix (1694) », 263-298 ; O. Christin, « Why Committing Self-sacrifice ? Martyrdom and Civic Heroism in Strasbourg (1529-30) », 421-438.

– Sant’agata, M., Boccaccio. A Biography, trad. E. Eisenach, Chicago-London, University of Chicago Press, 2025, 457 p. : [Boccaccio. Fragilità di un genio, 2019].

– Schildgen B.D., Boccaccio Defends Literature, Toronto-Buffalo-London, University of Toronto Press, 2024, 310 p. : [Genealogie deorum gentilium].

– Schlichter F., Mythology, Chronology, Idolatry. Pagan Antiquity and the Biblical Text in the Scholarly World of Guillaume Bonjour (1670-1714), coll. « Brill’s Studies in Intellectual History », Leiden-Boston, Brill, 2024, xviii-402 p.

– [Les] Styles de la différence. Mélanges en l’honneur de Jean Lecointe, dir. C. Gutbub, A.-P. Pouey-Mounou, S. Duval, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2025, 563 p. : O. Pédeflous, « François Dubois et Ausone », 13-21 ; P. Selosse, « ’Au très brillant et très savant homme, professeur de bonnes lettres…’. L’épître dédicatoire du Catalogus plantarum (1542) de Conrad Gesner », 93-117 ; J. Céard, « L’hymnologie chrétienne et les Hymnes Ecclésiastiques de Guy Le Fèvre de La Boderie », 401-413 ; N. Dauvois., « Morata recte fabula (Ars poetica 319-320). Éthique, rhétorique et poétique à la Renaissance », 453-469.

– Suites d’Homère de l’Antiquité à la Renaissance, dir. D. Cuny, Arnaud Perrot, coll. « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité », Turnhout, Brepols, 2025, 371 p.

– Théâtre et Éthique en Europe sous l’Ancien Régime, dir. S. Berrégard, F. D’Antonio, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2025 : J.-M. Civardi, « Autour de l’oratio morata (Heinsius, La Mesnardière, Vossius) », 209-225.

– Veltri G : voir Bartolucci G.

– William of Ware on the Sentences. Teaching Philosophy and Theology in the 13th Century between Thomas Aquinas and Duns Scotus, ed. E Dezza and A Petagine, coll. « Studia Sententiarum 8 », Turnhout, Brepols, 2025, 618 p.

– Zaino E., Raison et âme des bêtes chez Spinoza, coll. « Les Anciens et les Modernes-Études de philosophie », Paris, Classiques Garnier, 2024, 382 p.

– Zappulla M., L’Imitation d’autrui et l’Invention de soi. Le concept d’« ingenium » chez Spinoza, coll. « Les Anciens et les Modernes-Études de philosophie », Paris, Classiques Garnier, 2025, 390 p.

À paraître :

– Agbamu S., Petrarch’s « Africa » and Its Afterlives. Race, Nation, and Empire, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 2026, 224 p. : à paraître en 2026.

– Cleophilus’ « De coetu poetarum » and Iustus Lipsius’ « Somnium ». Dreaming of the Literary Tradition, éds. G. Manuwald, C. Scheidegger Laemmle, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 288 p. : à paraître en 2026.

– Laurens P., Dis-moi comment tu traduits les poètes, coll. « Les Belles Lettres/ essais », Paris, Les Belles Lettres, 269 p. : à paraître en 2026.

– Rabouin D., Mathématiques et philosophie chez Leibniz. Au fil de l’analyse des notions et des vérités, coll. « Mathesis », Paris, Vrin, 400 p. : à paraître oct. 2025.

 

Revues :

– Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXXXVI, 2-3 (2024) : M. Engammare, « Calvin et les livres apocryphes à l’épreuve de Judith. Lefèvre 1530/ Olivétan 1535/ Calvin 1546 » ; A. de Rosa, « Appunti su Giovanni Marquale libraio e un’ipotesi sul volgarizzamento dell’Emblematum liber di Alciato (1549) ».

– Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXXXVI, 1 (2025) : M. Danzi, « Leon Battista Alberti e il mestiere delle lettere. Su una nuova edizione e sull’interpretazione del De commodis litterarum atque incommodis » ; L. Calvié, « Henri Estienne en Italie (1552-1555) – I » ; D. Guernelli, « Secundum morem ordinis et consuetudinem uallis umbrose. Un Breviario vallombrosano miniato da Mariano del Buono ».

– Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXXXVI, 2 (2025) : L.-A. Sanchi, « Salomon et la ‘petite étincelle’ : Guillaume Budé lecteur de la Sagesse » ; L. Calvié, « Henri Estienne en Italie (1552-1555) – II ».

– Centaurus, 66, 1-2 (2024) : J. Gniewomir, « A Student Notebook from 16th-Century Padua. On How Method Mediated Between Medical Theory and Practice », 93-130 [Giovanni Battista da Monte].

– Emblematica. Essays in Word and Image, 7 (2023) : In memoriam P.M. Daly, 344 p. : [paru en 2025].

– Euphrosyne, 51 (2023) : A. Martínez Rodríguez, « La Coronica de Pulgar, ¿ única fuente de las Decades de Nebrija ? El reinado de Enrique IV y el conflicto con el infante Alfonso », 285-298 ; A. Lombana Sánchez, « ¿ A quién dedicó Janus Pannonius su Ep. 413 ? », 391-503 ; D. Paniagua, « El proemio de la versión manuscrita de la repetitio septima de Nebrija del códice Bolonia, Biblioteca del Real Colegio de España, ms. 132. Edición y estudio », 405-419.

– Giornale storico della letteratura italiana, CCII, 677 (2025) : A. Tissoni Benvenuti, « Nota sulla fortuna delle tragedie di Seneca nel primo Quattrocento », 76-89.

– Humanistica Lovaniensia, 73 (2024) : « In honorem Rhodæ Schnur VXorI NVrI res neoLatInas nVtrIentI horum commentariorum editores natalem gratulantur singularem », ca 650 p.

– Journal of Early Modern Christianity, 12, 1 (2025) : M. Wulf, « The Apocalypsis Nova. Narrating Prophecy and Reform Theology on the Eve of the Reformation », 63-180.

– Neulateinisches Jahrbuch/ Journal of Neo-Latin Language and Literature, 26 (2024-2025), 471 p.

– Nuncius, 40, 1 (1025) : « The Constitution of the Scientific Observation Site (15th-18th Century) : Ideal, Real, and Institutional Sites », dir. D. Deias, ca 317 p.

– Nuncius, 40, 2 (2025) : F. Geaman, « The Theatro del Cielo et della Terra. Prophecy and Plagiarism in the Venetian Monastery », 349-375.

– Réforme, Humanisme, Renaissance, 98 (2024) : Demelemestre G., « Pacte social, contrat politique et pacte religieux dans la philosophie politique d’Althusius », 175-200.

– Réforme, Humanisme, Renaissance, 99 (2024) : « Cahier Louis Meigret », dir. C. Pagani-Naudet, 256 p.

– Res Publica Litterarum, 3e ser., XLVI (2024) : A. Piacentini, « Le annotazioni filologiche di Boccaccio : lo scioglimento e la funzione delle C’ », 70-121 ; F. Monticini, « Ad eloquencie lecturam exercendam publice : il soggiorno a Napoli di Costantino Lascaris », 122-139.

– Revue d’Histoire de l’Église de France, III, 266 (2025) : A. Fagnot, « Le voyage à Rome de Charles-Maurice Le Tellier (1667-1668). Une étape dans sa carrière ecclésiastique », 5-28.

– Seizième Siècle, 24 (2024) : O. Goldman, « Collecter la nature depuis Lyon au xvie siècle : les illustrations, observations et spécimens naturalistes du médecin Jacques Daléchamps (1513-1588) », 103-122.

– Studia Islamica, 119, 2 (2024) : G. Paganini, « Prophet, Legislator or Impostor ? Mahomet and Islam in the Colloquium heptaplomeres », 341-373.

– Studies in Medieval and Renaissance Sources, ser. 4, 1 (2025) : D. Brazzale, « Re-Reading the Florentine Literary Dissent of the Fifteenth Century : The Medici Government and the Imaginary of Exile », 163-192.

 

Revue en ligne : 2 nouveaux numéros de la revue Camenae : (https://www.saprat.fr/instrumenta/revues/revue-en-ligne-camenae/instrumenta-revues-revue-en-ligne-camenae-camenae-n33-mai-2025/):

« Sciences et savoir en Aquitaine à l’époque de Montaigne »  (n°33, mai 2025) sous la direction d’Anne Bouscharain, Violaine Giacomotto-Charra et Sabine Rommevaux-Tani.

(Camenae n°34 – octobre 2025 – Saprat)

« Latin du Moyen Âge, latin de l’époque moderne et enseignement. Actes du VIIe congrès de la SEMEN-L » (n°34, octobre 2025), sous la direction de Lucie Claire, François Ploton-Nicollet, Anne-Hélène Klinger-Dollé et Alice Lamy.

Poesis et ars historica au Moyen-Âge et à la Renaissance, en France et en Italie. Colloque CESR – Tours – 4-5 juin 2026

La SEMEN-L a le plaisir de transmettre cet appel à communication du CESR de Tours.

Argument

Nous nous proposons de mettre en regard la manière dont la poésie et l’histoire affirment leur autonomie respective au Moyen-Âge et à la Renaissance (jusqu’au XVIe siècle inclus), notamment quand elles dialoguent ou s’opposent. Les deux aires concernées sont la France et l’Italie. Après un premier colloque en France, à Tours, les 4 et 5 juin 2026, nous comptons organiser un deuxième colloque à Modène en 2027.

Les propositions de communication entreront pleinement dans le sujet lorsqu’elles se pencheront sur le domaine italien et le domaine français à la fois, ou quand elles articuleront la théorie de la poésie et la théorie de l’histoire. Mais elles peuvent aussi ne porter que sur une seule aire (France ou Italie), et ne concerner que la littérature, ou que l’histoire. Dans ce dernier cas, cependant, il importe que l’aspect théorique soit central : l’étude d’un corpus littéraire doit s’accompagner d’une réflexion sur l’ars poetica (en s’appuyant si possible sur les déclarations explicites des auteurs), tout comme l’analyse d’un corpus historiographique devra s’accompagner d’une réflexion sur l’ars historica.

Les textes en latin ou en grec pourront être étudiés aussi bien que ceux en langue vernaculaire, mais les citations en latin ou en grec devront être traduites. Les communications se feront en français, à l’exception de quelques-unes, qui pourraient se faire en italien. En effet, les communications en italien pourront être réservées au colloque de 2027.

Propositions (modalités)

Les propositions de communications (400 mots maximum), accompagnées d’une brève présentation de l’auteur (300 mots maximum) et d’une liste de publications et de communications (20 références maximum), doivent être envoyées au plus tard le samedi 11 octobre 2025.

Elles seront adressées à :

-Etienne Boillet, université de Poitiers, FoReLLIS (en délégation au CESR) – etienne.boillet at univ-poitiers.fr

-Soizic Escurignan, université de Poitiers, CESCM – soizic.escurignan at univ-poitiers.fr

-Sabrina Ferrara, université de Tours, CESR – sabrina.ferrara at univ-tours.fr

-Elisabetta Menetti, université de Modène – elisabetta.menetti at unimore.it On indiquera :

Langue(s) possible(s) : Langue de préférence :

Comité scientifique

Etienne Boillet, université de Poitiers Soizic Escurignan, université de Poitiers Luca Gatti, université de Pavie

Sabrina Ferrara, université de Tours

Francis Gingras, université de Montréal Elisabetta Menetti, université de Modène

Matteo Residori, université de Paris Sorbonne-Nouvelle.

Pistes de réflexion

Au Bas Moyen-Âge, la poésie doit faire face aux accusations de mensonge que lui ont adressées les Pères de l’Eglise, puis qu’ont relayées les poètes chrétiens de la fin de l’Antiquité ou du Haut Moyen-Âge (Deproost, 1998), et dont témoigne encore l’illustration emblématique du Jardin des Délices d’Herrade de Landsberg (Stella, 2011). Cependant, dans le même temps, les grands poètes classiques – Homère, Virgile, Ovide… – n’ont pas cessé d’être admirés et leur étude, par le biais de la grammaire et de la rhétorique, est restée au cœur de la culture des lettrés (Curtius [1948] ; Deproost, 1998). Se rattachant à cette tradition valorisant la poésie, Dante, Pétrarque et Boccace exaltent les grands écrivains de l’Antiquité tout en incarnant une gloire qui n’est plus réservée aux seuls auteurs antiques, tandis qu’apparaissent des éloges de la poésie (chez Dante, Pétrarque, Albertino da Mussato ou Boccace) reposant, d’une part, sur l’idée de figuration allégorique, et, d’autre part, sur l’image du poète saisi d’une inspiration divine – ainsi, au XVe siècle, le furor est-il exalté dans le néoplatonisme ficiniste (Garin, 1970 ; Mariani Zini, 2014). Mais ne constate-t-on pas un décalage entre cette poétique et le réalisme (ce qu’Auerbach subsume sous le nom de mimesis) d’œuvres comme les nouvelles de Boccace ou comme les fabliaux (Gingras, 2018) ? En outre, est-ce seulement la littérature (la « poésie »), ou bien aussi, plus spécifiquement, la fiction, qui se voit définie (Menetti, 2010) ?

En parallèle de cette légitimation d’une littérature en langue vernaculaire conquérant son autonomie à partir du XIVe siècle surtout, le champ de l’historiographie se définit aussi au contact des autres disciplines, comme le montre Bernard Guenée (1970), en nous invitant à rejeter la vision d’un Moyen-Âge dépourvu de « culture historique ». Sans constituer l’un des arts libéraux, l’histoire, comme la poésie, se fait une place à l’université par le biais de la transmission des auteurs antiques dans les cours de grammaire et de rhétorique. S’adaptant aux exigences morales du christianisme, auquel elle offre un répertoire d’exemples de vertus et de vices, la discipline historique dialogue avec la théologie dès les premiers siècles du Haut Moyen-Âge, par exemple chez Cassiodore au VIe siècle, sous la forme d’une histoire universelle trouvant ses origines dans la Bible et son prolongement dans la prophétie. Evoluant ainsi au contact de la théologie, du droit, de la science politique, l’histoire poursuit son chemin vers l’autonomie. Dans le sillage de Pétrarque, il s’affirme une historiographie humaniste qui entend aussi s’appuyer sur l’exemple antique pour mettre à l’honneur les contemporains : aux XIVe et XVe siècles, le récit de l’histoire récente est porté par la conscience de vivre un nouvel âge digne d’être célébré (Gilli, 2016).

Mais cette nouveauté consacre bien un modèle hérité des Anciens : l’historiographie humaniste, loin d’opérer une révolution épistémologique, est une histoire rhétorique qui se distingue des Annales et qui suit les préceptes de Quintilien et surtout de Cicéron (ou de la Rhétorique à Herennius ; Regoliosi, 1991). Outre sa fonction laudative répondant aux attentes des commanditaires, sa raison d’être est son utilité morale fondée sur les exemples des actions et des discours mémorables, en accord avec les valeurs chrétiennes. Ces éléments nouveaux (la conscience historique humaniste) et traditionnels (le modèle rhétorique d’une histoire opus oratorium et magistra vitae) sont déjà présents dans les écrits historiques de Pétrarque, notamment le De viris illustribus. Comme le remarque Patrick Gilli, dans le discours de son couronnement au Capitole, l’auteur se définit d’ailleurs comme historicus et poeta, ce qui illustre le rapprochement de deux disciplines partageant un rapport semblable à la rhétorique.

Jusqu’à quel point ce rapprochement entre histoire et poésie permet-il une véritable distinction ? Certes, Cicéron, comme plus tard Lucien de Samosate, fait de la vérité le critère distinctif de l’histoire. A l’orée de son dialogue De legibus, on lit ainsi que l’histoire et la poésie n’obéissent pas aux mêmes règles (Manzoni s’en souvient, citant ces mots en exergue de son essai sur le roman historique). Mais dans ce bref échange où l’histoire se définit par sa véridicité, en opposition à la poésie, il est également dit qu’Hérodote et Thucydide ont dit bien des faussetés… On se rappelle aussi qu’à l’inverse, bien des siècles auparavant, au début de la Théogonie, les Muses d’Hésiode disent qu’elles savent non seulement bien mentir mais aussi, parfois, dire la vérité.

Au Bas Moyen Âge, dans la période précédant l’humanisme, cette double appartenance de certains textes au registre poétique et historique est un phénomène que l’on observe dans divers romans versifiés, et notamment dans le groupe composé par le Roman de Thèbes, le Roman de Troie, le Roman d’Énéas et le Roman de Brut, écrits entre 1150 et 1170, dans un milieu lié à la cour d’Henri II Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine. Fondés sur des sources antiques considérées comme historiques, ces récits reconstruisent une généalogie mythique de l’Europe remontant à Œdipe ou aux héros de Troie, notamment à Brutus le Troyen, présenté comme ancêtre des rois d’Angleterre. Combinant tradition et invention, ils anticipent les futures épopées italiennes et françaises du XVIe s. (telle que l’inachevée Franciade de Ronsard), participant d’une forme de roman historique avant la lettre, où fiction, mémoire politique et légitimation dynastique s’entrelacent.

Dans la période où s’affirme l’humanisme, les lettrés héritent de l’idée antique que l’histoire ne dit pas simplement que le vrai, et la poésie que le faux, tandis que perdure cette incertitude sur le statut de certains récits. Par ailleurs, l’étude de l’ars historica humaniste se heurte à une limite : aucun des principaux modèles antiques n’est constitué par un traité organique, et les humanistes non plus n’en ont pas écrit (Regoliosi, 1991), aux XIVe et XVe siècles. On trouve cependant divers textes sur le sujet, tels que la lettre de Guarino de Vérone à son élève Tobia Del Borgo, où Mariangela Regoliosi voit l’influence du De historia conscribenda, traduction latine de l’essai Comment écrire l’histoire du Grec Lucien de Samosate, le seul livre antique entièrement consacré à la méthode de l’historien. La réception de ce texte constitue encore une piste d’étude à explorer. Plus tard, l’Actius de Giovanni Pontano (paru en 1507, quatre ans après la mort de l’auteur) contient des éléments de réflexion sur l’écriture de l’histoire, ou plutôt une véritable poétique du récit historiographique : s’appuyant sur Quintilien (« [Historia e]st enim proxima poetis, et quodam modo carmen solutum »), Pontano compare l’histoire à de la poésie en prose (Monti Saba, 1995 ; Deramaix, 2016). Ceux, parmi les lettrés du Quattrocento, qui tiennent le plus l’histoire en haute estime, soutiennent ainsi sa valeur littéraire, mais aussi sa supériorité gnoséologique, comme le fait Lorenzo Valla (Garin, 1970 ; Gilli, 2016).

Enfin, le XVIe est un siècle de rupture pour le sujet qui nous occupe. Du côté de l’histoire, dans le sillage des écrits historiques de Machiavel et de Guichardin (Fournel et Zancarini, 2012 ; Fournel, 2020), et peu après le Dialogo della historia (1542) de Sperone Speroni, le traité de Francesco Robortello (par ailleurs traducteur de la Poétique), De historica facultate (1548), inaugure une vogue des traités modernes en langue vernaculaire sur l’histoire, en Italie comme en France, aux XVIe et XVIIe siècles (Claire, 2015). Comment se reconfigure alors la place du traité de Lucien par rapport à Cicéron et aux autres sources du discours métahistorique ? Comment la réflexion sur l’historiographie se nourrit des récentes pratiques humanistes de l’histoire ? Et quel dialogue se noue avec les œuvres fictionnelles ?

Mais c’est en matière de poétique que se met en place un véritable changement de paradigme. On sait l’influence majeure qu’a exercée la Poétique d’Aristote sur la manière dont on pense que la fiction, a priori dépréciée par la condamnation platonicienne de la mimesis, est capable d’exprimer une certaine vérité (Schaeffer, 1999 ; Guastini, 2003). Le célèbre incipit du chapitre IX dispose même les éléments permettant de soutenir que la poésie expose une forme supérieure de vérité par rapport à l’histoire. Cependant, cette influence ne s’exerce vraiment qu’après la nouvelle traduction latine de Giorgio Valla 1498, et surtout après les nombreuses traductions et les commentaires qui, se succédant dans l’Italie du XVIe siècle (Duprat, 2007 ; Zanin, 2012), formeront le terreau propice aux réflexions de Torquato Tasso dans ses Discours (Graziani, 1997 ; Girardi, 2023). Comment s’articule la théorie aristotélicienne du poème épique comme représentation vraisemblable avec les éloges précédents de la poésie ? Jusqu’à quel point la supériorité de la vérité poétique, par rapport à la vérité de l’historien, est-elle revendiquée ? Et comment évolue le dialogue entre la théorie de l’histoire et cette nouvelle théorie de la fiction ?

Eléments bibliographiques

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CLAIRE Lucie (2015) « De ratione scribendae historiae : modèles et contre-modèles antiques selon Famiano Strada », in Rhétorique, poétique et stylistique, in Danièle James-Raoul et Anne Bouscharain (dir.), Presses Universitaires de Bordeaux, 2015, p. 119-129.

CURTIUS Ernst Robert (2022 [1948]), Letteratura europea e Medio Evo latino, a cura di Roberto Antonelli, trad. di Anna Luttazzo e Mercurio Candela, Macerata, Quodlibet (édition française : La littérature européenne et le Moyen Age latin, traduit par Jean Bréjoux, préface de Alain Michel, Paris, Presses universitaires de France, 1991).

DEPROOST Paul-Augustin (1998), Ficta et facta. La condamnation du ‘mensonge des poètes’ dans la poésie latine chrétienne, in « Revue d’Etudes Augustiniennes Et Patristiques », vol. 44, n° 1, p. 101-122.

DERAMAIX Marc, « L’unité de la langue latine d’art : la nature poétique de la prose historique dans l’Actius de Pontano », conférence filmée au colloque Consulendae sunt aures. Rhétorique et langue latine d’art à la Renaissance : Pontano, Sannazar et l’académie napolitaine, université de Rouen, 2016, URL : https://webtv.univ-rouen.fr/videos/07-04-16- 084402consulendae-sunt-aures-rhetorique-et-langue-latine-dart-a-la-renaissance-pontano-sannazard-et-lacademie-napolitaine-partie-3/.

DUPRAT Anne (2009), Vraisemblances : Poétiques et théorie de la fiction, du Cinquecento à Jean Chapelain, 1500-1670, Honoré Champion.

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: une histoire européenne, « Cahiers de recherches médiévales et humanistes », 2020, n° 38 (2019-2), p. 23-45. URL: https://classiques-garnier.com/cahiers-de-recherches-medievales-et- humanistes-journal-of-medieval-and-humanistic-studies-2019-2-n-38-varia-l-ecriture-de-la- catastrophe-dans-l-italie-en-guerre-1494-1559.html.

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GIRARDI, Maria Teresa (2023). « Tasso teorico : i due tempi dei “Discorsi” », In Tasso, a cura di Emilio Russo e Franco Tomasi, Roma, Carocci, p. 99-121.

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Séminaire de latin médiéval et renaissant pour historiens à l’ENS Paris : https://histoire.ens.fr/latin- medieval-et-renaissant-pour-les-historiens.html ; le séminaire est constitué de deux modules de dix séances chacun visant à approfondir la connaissance du latin pratiqué aux XIIe-XVe siècles par l’étude commentée de textes dans une optique interdisciplinaire (traductions, problèmes d’analyse linguistique et stylistique, aspects historiques, aspects rhétoriques), mais dans une perspective avant tout historique. L’alternance entre un semestre consacré à des formes d’écriture proprement médiévales, et un autre à des formes d’écriture renaissantes en partie néo-classiques donne une vue complémentaire sur les différentes pratiques du latin au bas Moyen Âge.

Luigi-Alberto Sanchi avec Prévost Xavier (Université de Bordeaux, IRM – IUF)

L’Institut d’histoire du droit Jean Gaudemet de l’université Paris-Panthéon-Assas, en collaboration avec l’Institut de recherche Montesquieu de l’université de Bordeaux et l’Institut universitaire de France, organise des séances de séminaire qui ont lieu au Collège Sainte-Barbe, en salle Collinet (4 rue Valette, 75005 Paris, 3e étage), le vendredi de 14h30 à 16h30. Les séances sont publiques. Elles peuvent également être suivies en ligne en écrivant à humanisme.juridique@gmail.com

Année 2025 : Humanisme juridique et utopie

  • Vendredi 17 janvier 2025 : « La première est de M. Budé, Maître des Requêtes, sous François Ier ; elle a paru en 1550 ». Traductions et lectures juridiques de l’Utopie de Thomas More au XVIe siècle. Diego Quaglioni, Université de Trente.
  • Vendredi 31 janvier 2025 : La fiction politique de l’Utopie ou les jeux sur l’interprétation du texte et de la loi. Claire Pierrot, Lycée Lesage de Vannes.
  • Vendredi 14 mars 2025 : Le seminarium d’Utopia : Budé lecteur de More. Richard Scholar, Durham University.
  • Vendredi 4 avril 2025 : De quoi l’utopie est-elle le nom ? Retour sur l’origine supposée du genre à la Renaissance. Géraldine Cazals, Université de Bordeaux (IRM).

65 rue de Richelieu (auditeurs libres sur inscription etudes@enc-sorbonne.fr)

François Ploton-Nicollet

  • Latin médiéval, approche linguistique : Semestre 1, lundi, 14h30-16h30 entre le 30 et le 31 oct. 2024
  • Latin médiéval, documents d’archive (avec Olivier Guyotjeannin) : Semestre 2, lundi, 14h00-15h00, entre le 20 janv. et le 11 avril 2025
  • Séminaire : L’Apocalypse de Golias entre satire de la société et exégèse biblique : Semestre 1, mardi, 17h30-19h30, par quinzaine ; Semestre 2, le lundi, 18h00-20h00, par quinzaine.
  • Codicologie théorique : Semestre 1, mercredi, 9h00-11h00, par
  • Histoire littéraire : Bible et culture biblique : Semestre 1, lundi, 10h30-
  • Histoire littéraire : Littérature latine chrétienne : Semestre 1, mercredi, 11h00-
  • Histoire littéraire : L’épopée latine de Virgile à la Renaissance : Semestre 2, lundi, 10h30-12h30, du 20 janvier au 21 février.

Benoît Grévin (CNRS-CRH), et Clémence Revest (CNRS-centre Norbert Elias)

Latin médiéval et renaissant pour les historiens (latin niveau avancé). Vendredi 14h-16h. Sous-cycle 1 (automne 2024) : « L’imaginaire de la « renaissance » dans les premiers épistolaires humanistes, v. 1350- 1450 » ; sous-cycle 2 (hiver-début printemps 2025) « Les techniques de la communication politique et religieuse médiévale, entre pouvoir, lettre et sermon » Contact : benoit.grevin@orange.fr ou benoit.grevin@ehess.fr.

Frédéric Duplessis, Marie-Céline Isaïa, Beate Langenbruch, Mathilde Cazeaux,

  • Séminaire « Edition et traduction de la Vie de saint Remi (BHL 7152-7162) d’Hincmar de Reims ». Un vendredi sur deux (14h-16h), semestre 1 et 2 ; Lieu : Sources chrétiennes (1er étage), 22 rue Sala https://sourceschretiennes.org/seminaire/hincmar-reims
  • Séminaire d’épistémologie des médiévistes de l’ENS de Lyon : Les Savoirs des médiévistes à l’usage de tous, première séance le vendredi 4 octobre, de 16-18h (semestre 1 et 2), Lieu : ENS de Lyon (voir catalogue de cours de l’ENS de Lyon)
  • Séminaire « De Virgile à Pétrarque : l’épopée latine en diachronie » ; jeudi 11h-13h (semestre 2) ; Lieu : ENS de Lyon (Salle D2-121)

Le genre épique occupe une place centrale dans la littérature latine, qui se reflète non seulement dans la dignité qu’accordaient les Anciens au genus sublime ou l’influence fondamentale de l’Énéide de Virgile mais aussi dans la persistance de ce genre à travers les siècles. En effet, l’histoire de l’épopée latine débute avec l’apparition de la littérature en langue latine (avec les œuvres de Livius Andronicus ou de Naevius) et se poursuit tout au long de l’Antiquité et du Moyen Âge, bien après la chute de l’Empire romain d’Occident. Ce séminaire de recherche se propose d’étudier en diachronie les évolutions de l’épopée latine. Le corpus se concentrera sur le sous-genre constitué par les épopées historiques. Du Bellum ciuile de Lucain à l’Africa de Pétrarque en passant par les Punica de Silius Italicus, la poésie hagiographique carolingienne et l’Alexandreis de Gauthier de Châtillon, l’objectif du séminaire est de mettre en avant les permanences et les adaptations des codes de l’épopée historique latine en replaçant chaque œuvre dans ses contextes littéraire, politique et historique (https://www.ens-lyon.fr/enslyon-maquette/maquette-cours/LAT- 4201/2024)

  • Cours de langue latine médiévale, mardi 14h-16h (semestre 1), Lieu : ENS de Lyon (Salle D2-031) Découverte de la langue latine médiévale à partir de la traduction de textes portant sur les écoles médiévales et de textes extraits de bestiaires latins.

EPHE, PSL

Cédric Giraud, Section des sciences religieuses, avec Christophe Grellard

Philosophie, théologie et exégèse à Paris au XVe siècle : autour de l’œuvre du célestin Claude Rapine, le vendredi à partir du 15 novembre 2024, puis tous les 15 jours. Sorbonne, salle D052, 14h-17h

Virginie Leroux : virginie.leroux@ephe.psl.eu

Séminaire de langue et littérature néo-latines (Virginie Leroux). Vendredi de 16 à 18h à partir du 25 octobre. 17, rue de la Sorbonne, 75005 Paris ; salle D054 Égyptologie

  1. Poésie et politique : la célébration des rois de France
  2. Retraduire Érasme : préparation du volume de la Pléiade
  3. Traduire de vernaculaire en latin : Anne Bouscharain : l’exemple de l’Histoire tragique de Martial Deschamps (1576) traduite en latin par Jean Dorat
  4. Mythographie et histoire des dieux païens
  5. Varia : le deuil des pères dans la poésie néo-latine ; utopies néo-latines ; le néo-latin dans le secondaire

Jean-Marc Mandosio

Latin technique du XIIe au XVIIIe siècle

  1. L’encyclopédie de Domenico Bandini (fin du XIVe-début du XVe siècle)
  2. Lecture de manuscrits latins médiévaux et modernes

Sorbonne, escalier E, salle d’Égyptologie (D054) ; les jeudis de 14 à 16 h, à partir du 17 octobre. Contact : jean-marc.mandosio@ephe.psl.eu

Anne-Marie Turcan-Verkerk

EPHE-PSL, salle d’Histoire (alias D 52), Sorbonne, escalier E, 1er étage (à confirmer), et en visioconférence. Contact : anne-marie.turcan-verkerk@ephe.psl.eu

Cécile Lanéry

« Lecture et critique des manuscrits latins. Cours d’initiation ». Inscrit au programme du master de recherche « Études médiévales : littérature, textes, savoirs » (Paris-Sorbonne, Sorbonne Nouvelle, ENS, ENC), mais ouvert à tous sans inscription préalable. Outre la formation de base nécessaire à l’édition des textes anciens (paléographie, codicologie, ecdotique, histoire des textes), le séminaire inclura des visites de bibliothèques et des conférences faites par des intervenants extérieurs.

Lundi, 18h00-20h00, du 16 septembre 2024 à juin 2025, salle de séminaire du Centre d’Études Anciennes de l’ENS (Rez-de-Chaussée). Contact : cecile.lanery@irht.cnrs.fr

Stage d’initiation au manuscrit médiéval, 7-11 Octobre 2024 ; sauf indication contraire : Campus Condorcet, Bâtiment Nord, 14 cours des humanités, Aubervilliers, métro Front Populaire ; https://www.irht.cnrs.fr/fr/agenda/stage/stage-dinitiation-au-manuscrit-medieval-2024

Eleonora Andriana (IRHT) et M. Husson (Observatoire de Paris)

La philologie des sciences astrales. Deux vendredis par mois à partir du 10 janv. 2025, 14h-16h ; Campus Condorcet / Observatoire de Paris

Sébastien Barret

Édition collective de documents diplomatiques « clunisiens » de la fin du Moyen Âge et du début de l’époque moderne. Un jeudi sur deux à partir du 12 septembre, 10h-12h. Contact : sebastien.barret@irht.cnrs.fr

Monica Brînzei (IRHT), Irène Caiazzo (LEM), Christophe Grellard (EPHE) et Catherine König-Pralong (EHESS)

« La philosophie médiévale à Condorcet ». Un mardi par mois à partir du 15 octobre de 17h à 19h

Jean-Charles Coulon (IRHT) et Julien Véronèse (univ. Orléans, IRHT)

« Le monde et ses merveilles. Cosmologie, géographie et nature au Moyen Âge entre Orient et Occident » Un vendredi par mois à partir du 18 octobre de 10h à 12h, université d’Orléans

Jérémy Delmulle (IRHT), S. Franzoni (Sorbonne Université) et E. Lonati (EHESS) Atelier de philologie et de critique textuelle : théorie et pratique

Un mercredi par mois à partir du 6 nov. de 14h à 16h

Jérémy Delmulle et Hanno Wijsman, section de codicologie de l’IRHT

« Histoires des bibliothèques anciennes ». Un jeudi par mois à partir du 7 novembre de 10h à 12h. Contact : jeremy.delmulle@cnrs.fr

Isabelle Draelants

« Atelier de traduction de textes scientifiques latin médiévaux : Lapidaires latins : recherche des sources et lecture de manuscrits ». 2e et 4e mercredi du mois à partir du 12 octobre de 14h à 16h, Condorcet et visioconférence. Programme des séances et informations sur https://ateliervdb.hypotheses.org/693 Contact : isabelle.draelants@irht.cnrs.fr

Emmanuelle Kuhry et Jérémy Delmulle

Les p’tits déj’ « Humanités numériques » de l’IRHT ; un vendredi par mois à partir du 6 déc. de 9h30 à 12h30

Claudia Rabel

« Les Ymagiers. Conférences sur l’iconographie médiévale ». École du Louvre, lundi à partir du 21 octobre, 17 h 30-19h30 (et visioconférence). Contact : claudia.rabel@irht.cnrs.fr

Marek T. Kretschmer (Univ. de Lorraine)

  • Littérature latine médiévale – M2 Cours magistral (automne 2024), lundi de 8h à Semaines 38-51 (sauf les semaines 44 et 46)
  • Initiation à la paléographie (Antiquité et Moyen Âge) – L3 Cours magistral (automne 2024) lundi de 13h à 14h. Semaines 38-43.

J.-Ch. Coulon (IRHT), J. Véronèse (Univ. Orléans)

« Le monde et ses merveilles : cosmologie, géographie et nature au Moyen Âge entre Orient et Occident ». Les représentations du monde et de ses merveilles dans les traditions du bassin méditerranéen. Un vendredi par mois (10h-12h) à partir du 18 octobre 2024. Entrée libre, contacts : jean-charles.coulon@irht.cnrs.fr, julien.veronese@univ-orleans.fr

Béatrice Charlet-Mesdjian

Préparation à l’épreuve optionnelle de Latin à l’Agrégation d’Espagnol, cours ouvert aux étudiants de Master 2 de LLCER Études hispaniques et aux étudiants internationaux de l’UFR ALLSH.

Béatrice Charlet-Mesdjian et Carine Ferradou

-Module transversal et optionnel « Homo Viator, les voyages de l’Antiquité à nos jours » dans le Master de LLCER (Lettres, Langue et Cultures Étrangères et Régionales) : 3 séances de 2h sur les voyages dans la littérature antique, les pèlerinages dans la chrétienté médiévale et les Grandes découvertes à la Renaissance.

-6 UE semestrielles de 3h/semaine (niveaux Initiation, Intermédiaire, Continuant) qui associent 1h30 d’apprentissage progressif et grammatical de la langue latine « normée » ou « classique » et 1h30 de cours de Néolatin (civilisation/littérature « humaniste » ou contemporaine) sur textes traduits (textes bilingues latin-français fournis) sur les thèmes suivants : À l’école des Humanistes (Initiation S1) ; Les Humanistes à la découverte du monde (Initiation S2) ; Les genres prosaïques populaires en latin (Intermédiaire S1) ; Lecture du recueil de nouvelles néolatines contemporaines Eburneus Elephantulus de Pierre Falleri (2019) et transposition de ces récits de fiction basés sur des faits historiques dans la Provence antique en planches de bande dessinée (Continuants S1 et S2).

-1 UE optionnelle de 3h par semaine au semestre pair (niveau Licence), entièrement dédiée à l’étude sur textes latins traduits de la révolution humaniste et des interactions et transferts culturels qu’elle a entraînés.

Un Diplôme Universitaire (DU) « Langues et cultures : néolatin et linguistique comparée » vient d’être créé à l’AMU à la rentrée 2024

Anne Bouscharain

  • « Atelier néo-latin », en collaboration avec la Bibliothèque municipale de Bordeaux Mériadeck (séance annuelle pour les étudiants de CPGE le lundi, de 13h à 15h ; huit séances à la BM, ouvertes au public et aux étudiants de l’université ; contact : bouscharain@gmail.com). Programme 2024-2025 : Élie Vinet et la Schola Aquitanica (Bordeaux, Millanges, 1583), programme des études au collège de Guyenne.
  • Traduire de vernaculaire en latin : l’exemple de l’Histoire tragique de Martial Deschamps (Paris, Bienné, 1576) traduite en latin par Jean Dorat ; dans le cadre du séminaire de V. Leroux à l’EPHE, les 7, 14, 21 février et le 7 mars 2025.

Violaine Giacomotto Charra

  • Séminaire de master « Littérature et transmission des savoirs à la Renaissance ».
  • Cours magistral master 2 « Histoire et épistémologie des Sciences » : « Livres et lieux de savoir à l’époque moderne ».

Xavier Prévost (Université de Bordeaux, IRM – IUF) avec Luidgi Sanchi (CNRS)

L’Institut d’histoire du droit Jean Gaudemet de l’université Paris-Panthéon-Assas, en collaboration avec l’Institut de recherche Montesquieu de l’université de Bordeaux et l’Institut universitaire de France, organise des séances de séminaire qui ont lieu au Collège Sainte-Barbe, en salle Collinet (4 rue Valette, 75005 Paris, 3e étage), le vendredi de 14h30 à 16h30. Les séances sont publiques. Elles peuvent également être suivies en ligne en écrivant à humanisme.juridique@gmail.com

Année 2025 : Humanisme juridique et utopie

-Vendredi 17 janvier 2025 : « La première est de M. Budé, Maître des Requêtes, sous François Ier ; elle a paru en 1550 ». Traductions et lectures juridiques de l’Utopie de Thomas More au XVIe siècle. Diego Quaglioni, Université de Trente.

-Vendredi 31 janvier 2025 : La fiction politique de l’Utopie ou les jeux sur l’interprétation du texte et de la loi .Claire Pierrot, Lycée Lesage de Vannes.

-Vendredi 14 mars 2025 : Le seminarium d’Utopia : Budé lecteur de More. Richard Scholar, Durham University.

-Vendredi 4 avril 2025 : De quoi l’utopie est-elle le nom ? Retour sur l’origine supposée du genre à la Renaissance. Géraldine Cazals, Université de Bordeaux (IRM).

Sylvie Laigneau-Fontaine : sylvie.fontaine@u-bourgogne.fr

Cours de Master lettres (à distance, via l’EAD) : « Une Europe néo-latine » : panorama des œuvres des « grands noms » humanistes d’Italie, d’Allemagne, de France, d’Angleterre, des Pays-Bas…

Cédric Giraud

  • semestre d’automne : Les genres de la littérature latine médiévale
  • semestre de printemps : Lecture commentée de textes latins médiévaux : Autour des auteurs Célestins (XIVe-XVe). Mardi, 12h-14h. Contact : cedricgiraud@gmail.com

Agnès Guiderdoni : agnes.guiderdoni@uclouvain.be

Séminaire « Emblèmes, devises et genres littéraires à figures dans l’Europe moderne » (premier semestre).

Aline Smeesters : aline.smeesters@uclouvain.be

Ouverture d’une nouvelle finalité spécialisée en « Cultures latine et française du Moyen Âge et des Temps modernes » dans le master 120 en Langues et Lettres anciennes et modernes à l’UCLouvain) : https://uclouvain.be/prog-2022-lafr2m-programme

Pascale Paré-Rey : pascale.pare-rey@univ-lyon3.fr

Cours de L3 : Réception des cultures antiques, orienté en partie sur le néo-latin ; réception de Sénèque, réception de la tragédie latine au XVIe s., réception des 10 tragédies conservées.

Marek T. Kretschmer : marek.kretschmer@univ-lorraine.fr

Initiation au néo-latin, L3 (CM).

Déborah Boijoux

Séminaire sur la réception de l’Antiquité, 1re séance lundi 2 décembre au matin, pour les autres séances, dates à fixer. Séminaire accessible en distanciel, via Zoom. Contact : deborah.boijoux@univ-nantes.fr.

Anne Raffarin: anne.raffarin@u-pec.fr

Second semestre, les mercredis, 14h-17h, à partir du 29 janvier : « Le dialogue avec les Anciens dans la correspondance des humanistes de Pétrarque à Érasme ».

Laurence Boulègue : laurence.boulegue@u-picardie.fr

-Littérature latine de la Renaissance : La rénovation humaniste dans la pensée et la littérature néolatines du XIVe au XVIe siècle (CM, Licence 3, 1er semestre, lundi, 16h-18h) :

Ce cours se propose d’explorer, à travers un corpus de textes latins de la Renaissance humaniste, les grandes questions philosophiques et poétiques que posent les penseurs et écrivains de la fin du XIVe siècle au XVIe siècle. Il s’agit d’étudier, à travers quelques exemples illustres (Pétrarque, Boccace, Landino, Ficin, Politien, Nifo, Second, Belleau, Patrizi), leur projet de rénovation (renouatio) des lettres anciennes et de restauration de la culture antique, latine et grecque, ainsi que leur réappropriation et re- création de cet héritage antique. Les textes étudiés offriront un parcours de lecture et d’analyse depuis le premier mouvement humaniste, porté par Pétrarque et Boccace, aux théories philosophiques et écritures poétiques du Cinquecento.

  • Séminaire de Master : La question féminine au tournant des XVe et XVIe siècles : la littérature de l’éloge et la réflexion philosophique (1er semestre, lundi, 14h-16h) :

La question de la dignité des femmes, objet de débats au Moyen Âge aussi bien dans les traités péripatéticiens, philosophiques et théologiques, que dans les traités de médecine, est à nouveau posée à l’Âge humaniste. La collection de vies et de portraits Sur les femmes illustres (De mulieribus claris) de Boccace, dans la seconde moitié du XIVe siècle, mit au cœur de la rhétorique de l’éloge le débat sur le rôle et le statut des femmes, tant dans la sphère privée que dans la sphère publique, au cours des deux siècles suivants. Ce séminaire se propose d’étudier un moment particulier du traitement humaniste de la question féminine, le tournant du XVe et du XVIe siècle, quand, dans les milieux intellectuels et les cours de Ferrare et de Mantoue, des femmes puissantes – en particulier Isabelle d’Este – décidèrent d’imprimer leur marque en passant des ouvrages de commande aux hommes lettrés de leur entourage, ravivant ainsi un débat qui allait irriguer l’Italie et la France tout au long du siècle.

  • Séminaire doctoral, collaboration Laurence Boulègue (UR 4284 TrAme) et Androula Michael (UR CRAE (ED SHS UPJV-A2U) : Textes et représentations (2e semestre, 6 séances de 2 heures) :

Ce séminaire conjointement organisé par les unités de recherche CRAE et TrAme se veut un lieu de réflexion pluri/inter/trans disciplinaire (lettres, esthétique, philosophie, histoire de l’art, peinture, sculpture, architecture, cinéma …) sur la question de l’articulation du texte et de l’image, comprise dans l’acception large de représentation (picturale, architecturale, sculpturale…). Il se propose d’étudier, au cours de 6 séances de 2 heures, les théories et les pratiques de la rencontre entre le texte et les représentations artistiques (du XIVe siècle à l’époque contemporaine) et de se demander ce que le texte fait à l’image et ce que l’image fait au texte, qu’ils soient conçus ensemble dès le départ (emblèmes, éditions illustrées, livres d’artistes, scénario cinématographique, œuvres plastiques, objets archéologiques et inscriptions, bandes dessinées …) ou qu’ils se trouvent associés après-coup (ekphrasis littéraire, critiques d’art, théorie poiétique …).

  • Séminaire de recherche De mulieribus, collaboration Laurence Boulègue (UPJV-UR 4284 TrAme) et Ida Gilda Mastrorosa (U. de Florence-SAGAS) (à distance, mensuel, octobre-juin)

Ce séminaire sur la question féminine dans la littérature et la pensée humanistes s’inscrit dans le cadre du programme scientifique et pédagogique transdisciplinaire Littératures, philosophie et histoire à l’Âge humaniste. Regards croisés (XVe-XVIIe siècles). Partant du constat que le débat sur la question féminine, dont on peut considérer que le De claris mulieribus de Boccace dans la seconde moitié du XIVe siècle est, dans la littérature humaniste, l’événement fondateur, suscite depuis quelques années un regain d’intérêt, en particulier dans le domaine des études de genre, il nous est apparu qu’il mérite d’être envisagé de nouveau grâce au croisement des regards disciplinaires. Si le corpus des collections de portraits et des vies a donné et donnent lieu actuellement à des études circonstanciées, principalement dans le champ de la rhétorique encomiastique, d’autres textes plus théoriques – dans des traités auliques, philosophiques, politiques, juridiques, historiques, poïétiques ou au sein d’œuvres de fiction – restent encore dans l’ombre. Ils sont pourtant indispensables pour saisir plus largement les interrogations et les problématiques qu’a pu soulever la question de la nature, du rôle et du statut des femmes dans les débats qui ont eu lieu à l’Âge humaniste dans des aires culturelles variées, dans les différents centres de l’Italie de la Renaissance, mais aussi dans le reste de l’Europe.

Nathalie Catellani : nathalie.catellani@u-picardie.fr

Séminaire : « La figure de Jules César dans la littérature antique et humaniste : imperator ou tyran ?», avec Olivier Szerwiniack (deuxième semestre, dates non encore fixées)

Hélène Casanova-Robin : helene.casanova-robin@sorbonne-universite.fr

– Séminaire : Littérature latine de la Renaissance (jeudi 15h-17h), Maison de la recherche de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université (salle D 421), 28 rue Serpente, 75006 Paris

*Semestre 1 (M1/M3 LC26LA – ou M1/M3LTZ26LA pour les étudiants inscrits depuis d’autres UFR que celles de latin ou de grec, ou encore M1/3LI0512 pour les étudiants inscrits dans le Master « de la Renaissance aux Lumières » SU/Paris 3) : Mythe et poésie : le ciel, les hommes et les dieux, dans la poésie latine de la Renaissance- étude des constellations et des mythes afférents.

Dans le sillage de Lucrèce, de Virgile, d’Ovide et de Manilius, les humanistes élaborent une poésie latine destinée à représenter la nature dans sa dimension universelle. Ils réfléchissent aussi bien sur les phénomènes terrestres et célestes que sur la dynamique du vivant et la condition humaine, partant du principe que le monde est un tout dont il s’agit d’exposer la cohésion.

Grâce à une subtile articulation entre merveilleux et rationalité, le mythe occupe dans cette démonstration une place de choix, constituant bien plus qu’un ornement du discours. La poésie didactique jubilatoire ainsi élaborée renouvelle les formes littéraires antiques et, nourrie des savants débats contemporains, elle inspire programmes décoratifs et œuvres en langue moderne.

On étudiera, notamment à partir de l’Urania de Giovanni Pontano – et des Hymni Naturales de Marulle –, comment la science des astres et de l’univers bénéficie de ce langage poétique raffiné et participe d’un ample questionnement sur l’origine de l’humanité et le destin des hommes. La poésie du ciel n’est en effet jamais dissociée d’une réflexion sur l’anthropologie ni des questions éthiques. Les mythes antiques sont revisités, au gré des interprétations qui leur ont été associées au cours des siècles et de nouveaux mythes sont élaborés.

(N.B. S’il s’agit des mêmes auteurs que ceux indiqués en 2023, les extraits étudiés en 2024 seront différents, on s’intéressera en particulier aux liens établis par les poètes entre les astres et la géographie de la terre).

*Semestre 2 (M2/M4 LC26LA – ou M2/M4LTZ26LA pour les étudiants inscrits depuis d’autres UFR que celles de latin ou de grec, ou encore M2/4LI0512 pour les étudiants inscrits dans le Master « de la Renaissance aux Lumières » SU/Paris 3) : Commenter les textes antiques à l’âge de l’Humanisme et à la Renaissance.

Le commentaire des textes antiques acquiert une forme nouvelle à l’âge de l’humanisme et de la renaissance. Des textes « oubliés » au cours du Moyen Âge sont alors redécouverts et la forme même du commentaire se diversifie. Si la tradition des scholies antiques perdure, apparaissent aussi des dialogues qui mettent en débat les écrits de l’antiquité, les doctrines et les modes de pensée ; plus encore, ce sont aussi des œuvres de fiction, en prose ou en poésie, romanesques ou dramatiques qui portent également une visée exégétique. La mythologie demeure un objet de prédilection de ces commentaires, matériau qui s’est si bien prêté à véhiculer toutes sortes de symbolismes. Les grandes œuvres de l’antiquité, Virgile, Platon, Cicéron, Ovide, Lucrèce donnent ainsi lieu à des analyses précises qui témoignent d’un nouvel éclairage, porteur des préoccupations contemporaines de leurs auteurs, qu’elles soient d’ordre politique, religieux, moral ou esthétique et bien sûr, philologiques. Nous étudierons quelques exemples de cette diversité des discours exégétiques dans les corpus latins du XVe siècle italien.

Adrian Faure : adrian.faure@sorbonne-universite.fr

TD de L3 (1h), option « Littérature et culture latines de la Renaissance », Semestre 2 : « Qu’est-ce qu’un homme illustre ? L’exemple de Scipion à la Renaissance »

Pamela Mauffrais : pamela.mauffrais@sorbonne-universite.fr

TD de L3 (1h), option « Littérature et culture latines de la Renaissance », Semestre 1 : « L’Isottaeus liber de Basinio de Parme (1449)

Émilie Séris : emilie.seris@sorbonne-universite.fr

  • CM/TD de L1 et L2 (2h), option « Littérature et culture latines de la Renaissance » (Semestre 1 et Semestre 2) : « Le nu dans la littérature et les arts de la Renaissance ».
  • CM/TD de L2 (3h), bi-cursus Lettres (Sorbonne) / Sciences sociales (Sciences Po), S2 : « Prolongements de l’Antiquité à l’âge de l’humanisme ».
  • Cours Magistral de L3 (1h), option « Littérature et culture latines de la Renaissance », Semestre 1 : « La poésie amoureuse néo-latine » ; Semestre 2 : « La renaissance de la biographie ».
  • Agrégation d’italien, préparation à l’épreuve orale sur l’auteur latin : « Sainte Claire, Lettres ».

Émilie SÉRIS, Solus homo nudus, solum animal sapiens. Théories humanistes du nu (XVe-XVIe siècles), Turnhout, Brepols, 2021 (Florence Vuilleumier Laurens)

Émilie SÉRIS, Solus homo nudus, solum animal sapiens. Théories humanistes du nu (XVe-XVIe siècles), coll. « HΦR. Philosophie hellénistique et romaine », Turnhout, Brepols, 2021, 499 p. + 31 planches couleur.

Pendant du colloque organisé et publié par la même autrice — dont nous ne parlerons pas : Le Nu dans la littérature de la Renaissance, coll. « Renaissance » 36, Tours, P.U. François-Rabelais, 2022, 288 p. : autour de quatre aspects principaux illustrant la question (Modèles figurés, Modèles littéraires, Misères et dignité de l’homme, Éros Pan et Hyménée et la Fabrique du nu), le riche et savant ouvrage présenté ici a l’ambition d’en dégager la complexité des fondements théoriques.
L’Avant-propos rend hommage au De Corporis humani harmonia (1555) de Jean Lyège — adaptation versifiée du traité de physiologie de Galien (De usu partium) —, sorte de pierre milliaire qui marque l’hermeneutical turn du Concile de Trente (e.g. les traités de Jan van der Meulen) mettant globalement terme à l’Humanisme militant de la dignitas hominis. L’introduction (64 p.), atteste, en particulier, que l’adjectif substantivé absent du latin classique émerge de façon technique au livre II du De Pictura (1435) de Leon Battista Alberti, lorsqu’il s’agit de peindre un nu (in nudo pingendo) en recouvrant de peau et de chair les os et les muscles — inversant paradoxalement la dénudation du corps par un « vêtement » le rendant propre à être représenté et pensé dans son existence terrestre. Les trattatisti postérieurs reprendront le schéma d’habillage du nu. Celui-ci est analysé sous les trois corps d’une ambitieuse architecture dont les sources anciennes constituent les fondements :

D’abord la Symétrie (microcosme), source de l’harmonie du corps selon les Anciens (Vitruve), se prolonge à la Renaissance avec Cennini, Ghiberti, Alberti etc. pour aboutir à Léonard ; le néoplatonisme ficinien propage l’influence du Timée, qui « harmonise » à son tour les traités postérieurs de Gauricus à Dürer (commensus, diuina proportio, concordia…) ; mais c’est sans compter l’influence de l’enseignement padovan d’Aristote, selon qui la beauté s’adoucit loin de la splendeur par l’union de la belle ordonnance des parties avec la couleur, sous la bannière d’un Nifo, puis Pino, Dolce et Vincenzo Danti (106 p.).
Ensuite l’Anatomie (organisme) : partant des théories médicales antiques d’Hippocrate à Galien, dont se séparera l’exercice du corps (hygieia), illustré en 1569 par le De arte gymnastica de Mercuriale ; cependant un tel détachement, propice à la représentation de l’extérieur du corps (fabrique), ne saura se faire sans retrouver, somme toute, ce que sera la compositio membrorum albertienne (De Pictura, II, 37-38), suivi par Ghiberti, Léonard, Vasari : belle machine ! (Cellini, Danti). L’agencement des membres et les exercices autorisent le mouvement du corps, local par la sensation et le désir propre à l’animal (plus la faculté de représentation humaine), réalisation de la puissance dans la chose, dont on appréciera la variété (Alberti, Léonard, Gauricus, Vasari), la disposition (contraposto, moderatio, ponderazione), le status obliquus pour aboutir à la serpentine. Le corps nu (en mouvement ou non) ne saurait être privé de la grâce, qu’il soit jeune ou âgé, fin ou musclé, agréable ou effrayant (terrible) en raccourci ou plongé dans le chiaroscuro : ce que les toujours mêmes traités rêveront être accompli au sein d’une aurea mediocritas (118 p.).
Enfin, la Physiognomonie (signe de l’âme) poursuit le même cheminement depuis l’Antiquité, puisque l’expression (tirée du De morbis d’Hippocrate) retenue ici est celle des Physiognomonica du Ps.-Aristote, adaptées en latin (après Polémon-Adamantius) au XIIIe siècle ; la Renaissance en dégagera la peinture des caractères dans la mesure où l’état de l’âme modifie l’état du corps et d’abord en suivant une méthode zoologique fixant des types permanents (Léonard : uomo bestiale ; La Porta : timidus/fortis uir) ; une seconde méthode dite « ethnologique » use des caractéristiques somatiques des races humaines et des peuples (Gauricus, Dürer), anticipant l’Examen de Ingenios de Huarte (1603) ; troisième : la comparaison des sexes (Gauricus, Pino) ; quatrième : éthologique (πάϑημα) introduisant (e.g. Gauricus, De sculptura) à l’expression des passions depuis les pertubationes animi d’Alberti et les accidenti mentali de Léonard jusqu’aux passions portées par la force émotionnelle suscitée par la couleur ; ainsi pour le coloris de la chair : teint chez les Anciens, mais chez les Italiens la vaghezza, la morbidezza ordonnées par la regola del colore chez un Lomazzo (119 p.).
En conclusion, les traités humanistes sur l’art élaborent un concept du nu tripartite (corps/esprit/âme) mais unifié par le mouvement au sein de la figure humaine selon les catégories (statuts) de forma, figura et species. Suivent une bibliographie sélective et de belles illustrations en couleur. Le lecteur diligent pourra regretter l’absence d’un Index nominum — mais le volume de l’ouvrage explique cela.

Florence Vuilleumier Laurens

Source : Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°20 (décembre 2022) de la SEMEN-L (p. 45-46).

Pomel Fabienne et Van de Meeren Sophie (dir.), Philosophie et fiction de l’Antiquité tardive à la Renaissance, Leuven, Peeters publishers, Collection Synthema, n°12, 2021

Pomel Fabienne et Van de Meeren Sophie (dir.), Philosophie et fiction de l’Antiquité tardive à la Renaissance, Leuven, Peeters publishers, Collection Synthema, n°12, 2021, 358p.

Quels étaient les représentations et enjeux de la philosophie et de la fiction, leurs échanges, interactions et zones frontières de l’Antiquité tardive jusqu’à la Renaissance ? La fiction peut apparaître comme l’envers de la vérité. Elle n’en est pas moins une forme de recherche de vérité, savoir ou sagesse : Augustin, Macrobe, Martianus Capella ou Boèce, puis les poèmes allégoriques latins du XIIe siècle, les encyclopédies du XIIIe siècle, suivies par des œuvres allégoriques écrites dans le milieu de la cour de Charles V et Charles VI ou encore par Ficin problématisent le statut de la fiction : quelle est sa légitimation philosophique ? Quels sont les rapports entre philosophie et arts libéraux, philosophie et poétique, philosophie et théologie ? Les contributions interrogent le lexique et l’arrière-plan philosophique. Elles examinent aussi les moyens de la fiction pour mettre en œuvre un projet herméneutique et heuristique fécond : la personnification, la prosopopée, les modèles narratifs (banquet ou voie) ou le cadre dialogique.

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°19 (2021) de la SEMEN-L (p. 74-75).

Ange Politien, humaniste aux sources de la modernité

Les actes du colloque sur Ange Politien, humaniste aux sources de la modernité, qui avait été organisé en 2015 par Sorbonne Université et l’Università del Salento et auquel plusieurs membres de la Semen-L avaient participé, sont parus aux éditions Classiques Garnier le 03/11/2021.

Le recueil a été dirigé par Émilie Séris et Paolo Viti.

Lien vers le site des Classiques Garnier pour plus d’informations.

Résumé

Résumé: Ange Politien a laissé une poésie raffinée, des travaux philologiques érudits, des commentaires philosophiques subtils et une riche correspondance. Des chercheurs italiens et français contribuent à mettre en lumière l’originalité d’une œuvre qui portait bien des germes de l’humanisme européen.
Nombre de pages: 337
Parution: 03/11/2021
Collection: Rencontres, n° 519
Série: Lectures de la Renaissance latine, n° 15
ISBN: 978-2-406-11986-9

Table des matières

Sommaire :

Paolo Viti : Préface 7

Émilie Séris : Introduction 17

PREMIÈRE PARTIE – POÉSIE

Pierre Laurens : Sur les épigrammes grecques de Politien 35

Donatella Coppini : L’edizione aldina nella tradizione degli Epigrammata del Poliziano 47

Thomas Baier : Quintilien, Stace et les Silves de Politien 63

Émilie Séris : L’aurore dans la poésie d’Ange Politien 77

DEUXIÈME PARTIE – PHILOLOGIE

† Roberto Ricciardi : Les Curae virgilianae d’Ange Politien 103

Luca Ruggio : Poliziano e la collazione degli Scriptores rei rusticae. Le note all’incunabolo parigino Rés. s. 439 141

David Speranzi : Due Luciani fiorentini e un antiquior postillato da Poliziano 155

Christian Förstel : Ange Politien et la grammaire dans le Parisinus gr. 3069 161

TROISIÈME PARTIE – PHILOSOPHIE

Laurence Boulègue : Orphée dans la Fabula de Politien. L’autre visage du Narcisse de Ficin ? 175

Giorgia Zollino : Aristotele nel primo decennio di magistero di Angelo Poliziano. 1480-1490 187

Florence Vuilleumier Laurens : La philologie ostiaria de la philosophie 209

Fosca Mariani Zini : La réflexion de Politien sur l’enthymème 221

QUATRIÈME PARTIE – ÉPISTOLAIRE ET FORTUNE

Paolo Viti : Il carteggio Poliziano-Pico e alcune varianti d’autore 241

Raffaella Maria Zaccaria : Le lettere di Poliziano all’Archivio di Stato di Firenze 251

Sondra Dall’Oco : Aspetti della fortuna di Poliziano in Francia 267

Antonio Lucio Giannone : La fortuna di Poliziano nella poesia italiana dell’Otto-Novecento 275

Bibliographie 293

Index nominum 323

Résumés 329

Publications récentes (octobre 2018)

Pour accéder à une bibliographie indicative des ouvrages parus au cours de l’année universitaire 2017-2018 dans les domaines médio- et néo-latins, veuillez cliquer sur le lien suivant : Publications récentes (octobre 2018).