Thèses en cours – 2025-2026

Cette liste des thèses en cours en médio-latin et néo-latin est extraite du Bulletin de liaison n°23 paru en novembre 2025 ; elle est complétée, lorsque c’est possible, par le résumé de la thèse tel qu’indiqué sur theses.fr.

Claire Absil, La représentation de la montagne chez les humanistes européens : Sources et renouveaux d’une symbolique au tournant du XVIe siècle (dir. Virginie Leroux et D. Amherdt) ; 2023-.

Chloé Audouy, Éditer, traduire et commenter les Joca monachorum (dir. Christiane Veyrard-Cosme et François Ploton-Nicollet).

Ysé Avocat, Étude des paratextes de l’édition séparée des Ad Senecæ Medeam commentarii de M. Raderus, Munich, 1631 (dir. Pascale Paré-Rey) ; 2022-.

Cassandre Azi, « Joyeux dans le ciel ». Les écrits consacrés à la mort d’Anne de Joyeuse. Édition et commentaire (dir. Virginie Leroux et Julien Goeury) ; 2024-.

Pierre-Olivier Beaulnes, Édition critique de la traduction latine de l’Oneirocriticon du pseudo-Achmet effectuée par Leo Tuscus. Étude de la traduction et de la réception d’un traité d’oniromancie byzantin du Xe s. (dir. Frédéric Giraud) ; 2024-.

Caroline Benoit, Pour une nouvelle écriture de l’histoire de l’humanité à la Renaissance : les historiens grecs et leurs traductions latines dans le De inuentoribus rerum de Polydore Virgile, 1499 (dir. Anne Raffarin).

Nicolas Brisbois, Les traductions latines des dialogues apocryphes de Platon par l’humaniste allemand Willibald Pirckheimer (dir. Anne Raffarin et James Hirstein).

Vincent Bruni, Le De imitatione (1541) de Bartolomeo Ricci : édition, traduction et commentaire du livre I. Pédagogie et humanisme au seizième siècle italien (dir. Laurence Boulègue) ; sept. 2019-.

Davide Bruno, La question féminine au tournant des XVe et XVIe siècles. L’Apologia mulierum (1529) de Pompeo Colonna (dir. L. Boulègue et I.-G. Mastrorosa) ; nov. 2023-.

Hélène Bufort, Édition, traduction et commentaire des Neapolitani poematum Libri de Pietro Gravina (dir. Hélène Casanova-Robin) ; 2023-.

Lorenzo Caprari, I Carmina di Lovato Lovati : edizione critica, traduzione e commento (dir. Silvia Fiaschi).

Francesca Carnazzi, L’Interpretatio super Suetonium di Domizio Calderini : edizione critica (titolo provvisorio) / Interpretatio super Suetonium de Domizio Calderini : édition critique (titre provisoire) (dir. Paolo Pellegrini et Laurent Baggioni).

Gabriele Cascini, Formes du comique dans les Dialogues latins de Giovanni Pontano : entre sources antiques et arts du spectacle (dir. Hélène Casanova-Robin et Giuseppe Germano) ; 2023-

Giovanna Cascone, Penser le luxe et les arts entre Italie et Espagne au XVe siècle : le laboratoire napolitain. Anthologie de textes, édition critique et traduction (dir. Florence Bistagne et Antonietta Iacono) ; 2024-

Clément Château, Mythologie et poétique du mythe dans l’œuvre poétique et musicale de Guillaume de Machaut, 1300-1377 ; (dir. Valérie Fasseur).

Violaine Chaudoreille, La réception des élégies érotiques d’Ovide au XVIe siècle (dir. Sandra Provini).

Sara Cusset, Le Charme et la Prophétie. Édition critique et commentaire du livre XIV de l’Ovide moralisé jusqu’au vers 3550 (dir. Marylène Possamaï-Pérez et Mattia Cavagna).

Fabrice Delplanque, Édition, traduction et commentaire du Livre V du De poeta d’Antonio Sebastiano Minturno, 1559 (dir. Virginie Leroux) ; 2018-.

Francesc De Luca, Uomini, processi e tradizioni culturali intorno a Girolamo Soncino : un’esperienza imprenditoriale tra Pesaro e Fano agli inizi del Rinascimento (dir. Silvia Fiaschi).

Gianluca Del Noce, Une politique de la « grandeur » : théorisation, construction et réception de modèles culturels à Naples entre le XVe et le début du XVIe siècle (1442/1532) (dir. Florence Bistagne et Guido Cappelli) ; 2024-

Rita Di Pasquale, Édition complète et commentée des poèmes latins de Pietro Bembo (dir. Luca. Marcozzi et Giuseppe Crimi).

Stéphanie Dubarry, Les figures de l’inspiration dans le De Deis gentium… historia de Lilio Gregorio Giraldi, 1548 (dir. Virginie Leroux) ; 2021-.

Petros Fokianos, Les savants grecs et les enjeux de l’hellénité dans l’Italie humaniste, du concile de Ferrare-Florence à l’expulsion des Médicis, 1434-1498 (dir Benoît Grévin).

Lucas Fonseca, Édition, traduction et commentaire du recueil Parthenopeus siue Amores de Giovanni Pontano (dir. Hélène Casanova-Robin et A. Iacono) ; 2020-.

Inès Gabillet, Les textes latins des pièces sacrées de Marc-Antoine Charpentier : édition, analyse, mise en contexte (dir. François Ploton-Nicollet).

Marie Gall, Âme, Imagination et nouveaux systèmes cosmobiologiques dans les fictions scientifiques du XVIIe siècle (dir. Violaine Giacomotto-Charra).

Léa Gariglietti, Le livre sonore des amantes sonoritatis : réception de la Seconde sophistique dans le Theatrum veterum rhetorum de Louis de Cressolles (1620) (dir. Sophie Comte, CD URCA) ; 2023-

Blandine de Germay, Former l’intériorité au XIVe siècle : l’Orationarium du célestin Pierre Poquet. Édition critique et commentaire (dir. Frédéric Giraud) ; 2020-.

Théo Gibert, Le théâtre de Pierre Corneille et la culture jésuite (dir. Virginie Leroux et O. Leplâtre) ; 2021-.

Constance Griffejoen, Circulation des savoirs de l’Antiquité dans les éditions néo-latines de Catulle au XVIIè siècle (dir. Virginie Leroux) ; 2025-.

Alessia Grillone, La traduction latine de l’Éthique à Nicomaque IV d’Aristote, par Giovanni Argyropoulos (Hélène Casanova-Robin et Ermanno Malaspina). Thèse soutenue à Turin le 14 novembre 2025.

Mia Guilot, Lectrices, traductrices, autrices, mécènes : les femmes et la littérature antique au XVIe siècle (1475-1615) (dir. Sandra Provini).

Helena Hunzue Gros, « Alienum aliquid ». L’autre au miroir d’un triumvirat humaniste : Érasme, Budé, Vives, Université Aix-Marseille (dir. Tristan Vigliano et Virginie Leroux)

Juliette Joliot, Les œuvres poétiques néolatines de Girolamo Angeriano : édition, traduction, annotation et commentaire (dir. Emilie Séris et Antonietta Iacono).

Gabriel de Labretoigne, Edition critique du traité de spiritualité de Richard de Saint-Victor, De exterminatione mali et promotione boni (dir. Dominique Poirel).

Louisa Laj, Penser la tragédie grecque au XVIe siècle : l’exemple de la réception d’Eschyle (dir. Malika Bastin).

Valérie Letercq : La traduction latine de l’Iphigénie à Aulis d’Erasme (dir. Sylvie Laigneau-Fontaine et Estelle Oudot), 2019-.

Anne Lemerre-Louerat, La poésie des Météores, de l’humanisme latin du XVe aux poètes français de la Renaissance (dir. Hélène Casanova-Robin et Anne-Pascale Pouey-Mounou), ; thèse soutenue le 8/11/2025 à la Sorbonne.

Florentin Maroye, Les traductions latines des trois comédies d’Aristophane (Les Guêpes, La paix, Lysistrata) par Florent Chrestien (1541-1596) (dir. Laurence Boulègue et Nathalie Catellani) ; sept. 2021-.

Paméla Mauffrais, Édition, traduction et commentaire de l’Isottaeus Liber (1449), recueil élégiaque en trois livres composé par Basinio de Parme (dir. Hélène Casanova-Robin) ; 2022-

Nicolas Mazel, Fortune des Héroïdes d’Ovide au Moyen Âge (XIe-XVe siècles) : domaine français, latin et italien (dir. Frédéric Giraud et M. Possamaï) ; 2021-.

Farah Mercier, Autour de Denis Petau (Dionysius Petavius S.J., 1583-1652) : étude du réseau relationnel d’un jésuite français (dir. Aline Smeesters et Hannes Cools).

Anne-Claude Mérieux, Penser l’éducation du roi dans les romans des XIIe et XIIIe siècles : Alexandre, Arthur et Josaphat (dir. Frédéric Giraud et Valérie Fasseur) ; 2021-.

Geneviève de Montalembert, Art musical sous la voûte céleste : une étude de la pensée musicale de Ficin au regard des textes antiques (dir. A. Raffarin et Jean-Baptiste Guillaumin) ; 2025-.

François Mottais, L’héritage de Stace dans la poésie latine tardive : permanences et innovations (IVe-VIe siècles après J.-C.) (contrat doctoral de l’Univ. Paris-Ouest-Nanterre ; dir. É. Wolff et François Ploton-Nicollet).

Sacha Orval, Édition, traduction et commentaire des deux premiers livres de l’Argénis de Jean Barclay (dir. Virginie Leroux) ; 2023-.

Lisa Pichon, Entre poésie et philosophie : la satire dans la pensée d’Isaac Casaubon (1559-1614) (dir. Laurence Boulègue et S. Aubert Baillot), sept. 2024-.

Hannelore Pierre, D’Ausone à Élie Vinet. La Commémoration des professeurs bordelais d’Ausone et sa réception dans les milieux humanistes bordelais de la Renaissance (dir. Violaine Giacomotto-Charra et Renaud Robert) ; soutenance prévue printemps 2026.

Jérémie Pinguet, Édition, traduction et commentaire des Nénies de Salmon Macrin (dir. Virginie Leroux et S. Laigneau-Fontaine) ; 2021-.

Giorgia Paparelli, Tra.Ma.Bo : tradizione e ricezione di Boccaccio nelle Marche fra i secc. XIV-XVI (dir. Silvia Fiaschi).

Corentin Poirier, Écrire la cuisine en latin du XIIe au XVe siècle (dir. Bruno Laurioux).

Mathilde Pommier, Admirabilia, miracula, mira exempla : rêves, présages, fantasmes dans la littérature humaniste : les Geniales Dies d’Alessandro d’Alessandri, 1522 (dir. Anne Raffarin).

Giorgia Puleio, Edizione critica del Directorium ad passagium faciendum (prima metà Trecento) (dir. Anne-Marie Turcan-Verkerk et Paolo Chiesa).

Gaëtan Ravoniarison, La pensée juridique de Claude de Seyssel (v. 1450-1520) : la tradition à l’épreuve de l’humanisme (dir. Xavier Prévost et B. d’Alteroche).

Julien de Ridder, Humanisme et révolution poétique au onzième siècle : recherches sur les carmina varia de Marbode de Rennes (dir. Baudouin van den Abeele et Cédric Giraud).

Thibault Robert, Huic Latia atque recens Slavica Musa canit. Édition, traduction et commentaire des Odes et des Épigrammes latines de Jan Kochanowski (1530-1584) (dir. Virginie Leroux et Grazyna Urban-Godziek).

Baptiste Robaglia, La pensée juridique d’Étienne Pasquier (1529-1615) (dir. Xavier Prévost et P. Cocatre-Zilgien) ; soutenance prévue le 10 avril 2026.

Céline Robert, Les Épîtres de Raoul Tortaire (XIe-XIIe siècles) : édition multimodale, traduction et commentaire (dir. Marie-Agnès Lucas-Avenel et Benoît Gauvin).

Sofia Santosuosso, Langages du pouvoir : forme et réception de la rhétorique papale dans la summa dictaminis de Thomas de Capoue (1213-1268) / Linguaggi del potere : forme e ricezione della retorica papale nella Summa dictaminis di Tommaso di Capua (1213-1268) (dir. Benoît Grévin en cotutelle EHESS-Ca’ Foscari ) ; 2023-

Ben Schoentgen, Rome triomphante (1559) : les enjeux d’une restauration (dir. Anne Raffarin).

Felix Schultze, Recherches sur les manuscrits médicaux de la bibliothèque cistercienne d’Altzelle (dir. Frédéric Giraud et C. Cardelle de Hartmann) ; 2021-.

Caroline Supply, La veine poétique néo-latine du deuil familial au tournant du XVe et du XVIe siècle en Italie. Étude de la construction du discours poétique et des représentations (dir. Aline Smeesters).

Iulia Székely-Calma, Le succès médiéval d’un pseudo-Aristote. Édition et étude de la diffusion du Liber de causis (XIIIe-XVIe siècles) (dir. D. Poirel et François Ploton-Nicollet).

Amélie Tissier : Édition, traduction commentaire du Paeddagogion de Nicolas Bourbon (dir. Sylvie Laigneau-Fontaine et Lucie Claire), 2025-.

Claire Varin d’Ainvelle, Greffe, transplantation, acclimatation : transformations du végétal dans la littérature française de la Renaissance (dir. Violaine Giacomotto-Charra).

Stéphane Vincent, Figurer l’invisible : représentations et symboliques du vent dans l’art italien de la Renaissance (textes et images) (co-direction Florence Bistagne, Avignon Université) avec Raphaele Mouren, British School at Rome), 2025-

Clément Zajac, Edition, traduction et commentaire de la Lyrica poesis praeceptionibus et exemplis illustrata de Jacob Masen, 1654 (dir. François Ploton-Nicollet).

Journées d’étude “Usages et exploitations des mémoires de l’Antiquité”

Pour télécharger le programme, cliquez sur ce lien.

12 & 13 juin 2025

Université de Caen Normandie

Organisation :
Catherine Gaullier-Bougassas, Angèle Tence, Laure Cébe

Programme_Agrelita_JE_Usages

Jeudi 12 juin ⋅ 8h45-17h15

8h45 : Accueil des participants

9h00 : Mot d’accueil et introduction par Catherine Gaullier-Bougassas

  • 9h15 : Luciana Romeri (UMR Craham ⋅ Unicaen), Réception et ré-élaboration de la culture grecque à l’époque impériale. Le cas d’Athénée de Naucratis, entre volonté mémorielle et volonté critique
  • 9h45 : Pierre Bauduin (UMR Craham ⋅ Unicaen), Entre réminiscence et mémoire convoquée. Le souvenir des Danois dans la Normandie du début du XIe siècle

10h15 : Discussion et pause

  • 10h45 : Alexis Chen (UMR IAO ⋅ ENS Lyon), Créer l’Antiquité, fonder la sagesse. L’invention du passé prédynastique et des Rois-Sages fondateurs dans la Chine des Royaumes Combattants
  • 11h15 : Laetitia Chhiv (UMR CRCAO ⋅ Fondation Chiang Ching-kuo), Du maître de sagesse à la canonisation. Évolution de la représentation de Confucius entre le IVsiècle avant notre ère et le Ier siècle de notre ère, à la lumière des sources transmises et exhumées

11h45 : Discussion

12h00 : Déjeuner pour les conférenciers

  • 14h00 : Laurent Glattli (Université Humboldt de Berlin), L’Inde ancienne, entre historicisation des mythes et mythologisation de l’histoire
  • 14h30 : Charlotte Schmid (École française d’Extrême-Orient), Aux portes du passé, le gardien de la Ville de Celui qui prit le Gange (Inde, Xe-XXIe siècles)
  • 15h00 : Claudine Le Blanc (UR CERC ⋅ Sorbonne Nouvelle), L’Antiquité contre les femmes ? Reconstructions modernes de figures féminines de l’Inde ancienne

15h30 : Discussion et pause

  • 16h00 : Katharina Jobst (UR REIGENN ⋅ Sorbonne Université), La réception de l’Antiquité “orientale” par les pionnières de la danse moderne, de l’espace germanique à l’Inde (1920-1940)
  • 16h30 : Andreea Apostu (Institut d’Histoire des Religions de l’Académie Roumaine), Les représentations visuelles de Pluton et Cerbère dans l’Épître d’Othéa, le Livre des échecs amoureux moralisés et le Recueil des histoires de Troie de Raoul Lefèvre

17h00 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

Vendredi 13 juin ⋅ 9h-17h

9h00 : Accueil des participants

  • 9h15 : Marc Toutant (UMR CETOBaC ⋅ CNRS), Alexandre et ses philosophes conseillers dans les traditions littéraires turques médiévales
  • 9h45 : Brigitte Gauvin (UMR Craham ⋅ Unicaen), Une grenouille à la conquête de l’univers. Le Marcus d’Ulrich von Hutten (1516)

10h15 : Discussion et pause

  • 10h45 : Christine Dumas-Reungoat (UMR Craham ⋅ Unicaen), Le savant mésopotamien Oannès. Quelques exploitations de cette figure hybride de Bérose à Flaubert
  • 11h15 : Fabien Lacouture (UMR IRHiS ⋅ Université de Lille), Hercule (et les autres) à la croisée des chemins

11h45 : Discussion

12h00 : Déjeuner pour les conférenciers

  • 14h00 : Deivid Valério Gaia (Université fédérale de Rio de Janeiro), Écho et Narcisse. L’arrivée des divinités grecques au Brésil de Mestre Valentim (1785)
  • 14h30 : Anastasia Aksenova (UMR HiSoMA ⋅ Université Jean Moulin-Lyon 3), Réinterprétations et usages des mémoires de l’Égypte ancienne dans les récits de voyageurs russes du XIXe siècle. Entre altérité et appropriation culturelle

15h00 : Discussion et pause

  • 15h30 : Laurent Nespoulous (UMR IFRAE ⋅ Inalco), Inventer le neuf avec l’ancien. La place de ce qui est “antérieur” dans la construction du Japon
  • 16h00 : Michael Lucken (UMR IFRAE ⋅ Inalco), Les études classiques au Japon comme lieu de résistance à l’occupation américaine, 1945-1952

16h30 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant. Textes et images (XIVe-XVIe siècle) – colloque de Caen du 4 au 6 juin 2025

La SEMEN-L est heureuse de relayer que l’ERC Agrelita (dirigé par Prof. Catherine Gaullier-Bougassas et consacré à la réception et aux appropriations littéraires et artistiques de la Grèce ancienne par des auteurs non hellénistes entre 1320 et 1550) organise en juin à l’université de Caen Normandie deux manifestations scientifiques, dont la première est un colloque international (les 4, 5 et 6 juin) intitulé « La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant. Textes et images (XIVe-XVIe siècle) » et la seconde deux journées d’études (les 12 et 13 juin) dédiées aux « Usages et exploitations des mémoires de l’Antiquité ».

Colloque La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant. Textes et images (XIVe-XVIe siècle)

Pour télécharger le programme, cliquez sur ce lien.

Version en texte clair :

Les 4, 5 et 6 juin 2025

Université de Caen Normandie

Organisation :
Catherine Gaullier-Bougassas, Angèle Tence, Laure Cébe

Mercredi 4 juin ⋅ 9h-18h ⋅ Amphi de la MRSH

9h00 : Accueil des participants

9h15 : Mot d’accueil et introduction par Catherine Gaullier-Bougassas

Session 1 : Mythes cosmogoniques

  • 9h30 : Alice Lamy (UR TrAme ⋅ Université de Picardie Jules Verne), Les mythes grecs cosmologiques des écrits médiévaux pseudo-aristotéliciens (Lettres à Alexandre) et pseudo-ovidiens (De VetulaOvidius Moralizatus) en littérature et en philosophie au XIVe siècle : rôle et enjeux chez Richard Bury, Thomas Bradwardine, Pierre Bersuire, Jean le Fèvre et Christine de Pizan
  • 10h00 : Glenn Steinberg (The College of New Jersey), “Tu mi fai rimembrar dove e qual era / Proserpina”: Greek Myth, Dante, and the Natural World

10h30 : Discussion et pause

  • 11h00 : Anne Raffarin (UR Lettres, Idées, Savoirs ⋅ Université Paris Est Créteil), Admirabilia, miracula, mira exempla : œuvres des dieux/œuvres de la nature, dans les Dies geniales d’Alessandro Alessandri (1522)
  • 11h30 : Federica Rossetti (Université d’Innsbruck), L’exploration des rerum causae dans la poésie de Basinio da Parma

12h00 : Discussion

12h15 : Déjeuner pour les conférenciers

Session 2 : Nouveaux visages des divinités de la nature

  • 14h15 : Cassandre Herbert (UR HiCSA ⋅ Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Réinterpréter le mythe de Déméter-Cérès dans la littérature de la Renaissance : entre continuité et innovations textuelles et iconographiques (XIVe-XVe siècles)
  • 14h45 : Darren Kusar (Université de Chicago), Nature, Myth, and Image in Vincenzo Cartari’s Imagini dei dei degli antichi (1556)
  • 15h15 : Nadeije Laneyrie-Dagen (École normale supérieure), Deucalion et Pyrrha : Raphaël et l’infertilité d’un couple ?

15h45 : Discussion et pause

  • 16h15 : Catherine Gaullier-Bougassas (UMR Craham ⋅ Unicaen), Esculape et la maîtrise sur le vivant
  • 16h45 : Giulia Parma (UMR Craham ⋅ Unicaen), Des nymphes qui souffrent avec les arbres : dryades et hamadryades dans le mythe d’Érysichthon. Représentations et interprétations prémodernes d’un acte d’impiété contre la nature
  • 17h15 : Charlotte Guiot (UMR CIHAM ⋅ Université Lumière Lyon 2), Célébrités antiques en terre pastorale médiévale

17h45 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

Jeudi 5 juin ⋅ 8h45-17h ⋅ Salle des Actes de la MRSH (SH 027)

8h45 : Accueil des participants

Session 3 : Les “mutacions” du vivant

  • 9h00 : María de Fátima Díez Platas (Université de Saint-Jacques-de-Compostelle), Images of a Remembering Nature: Transformation as the Shaper of a New Landscape of Memory in Ovid’s Metamorphoses
  • 9h30 : Hélène Casanova-Robin (UR Rome et ses renaissances ⋅ Sorbonne Université ⋅ IUF), Le mythe d’Éros comme principe cosmogonique et ses réécritures dans la “poésie de la nature” au XVe siècle
  • 10h00 : Hélène Jager (UR LUHCIE ⋅ Université Grenoble Alpes), Les Minyades ou la métamorphose de femmes renées chauve-souris d’origine antique dans l’iconographie médiévale (XIVe-XVe siècles)

10h30 : Discussion et pause

  • 11h00 : Isabel Rinaldi (The College of New Jersey), The Nature and Laws of Metamorphosis in Hell: Dante’s Manipulation of Ovid’s Metamorphoses
  • 11h30 : Angèle Tence (UMR Craham ⋅ Unicaen), De l’écorce fendue à la délivrance par voie “naturelle” : Myrrha parturiente à la Renaissance

12h00 : Discussion

12h15 : Déjeuner pour les conférenciers

Session 4 : Imaginaires poétique et esthétique des espaces naturels

  • 14h15 : Tatiana Grela Tubio (Université de Saint-Jacques-de-Compostelle), Landscapes for the imagination: Ovidian personifications and their microcosms as an extension of themselves
  • 14h45 : Anne-Laure Imbert (UR HiCSA ⋅ Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), La source, la grotte et le pouvoir de l’image : le mythe de Narcisse entre France et Italie, du XIVe au XVIe siècle

15h15 : Discussion et pause

  • 15h45 : Charis Messis (Université nationale et capodistrienne d’Athènes), Nature, art et mythologie dans les ekphraseis de Jean Eugénikos (XVe siècle)
  • 16h15 : Julie Labregère (UMR Craham ⋅ Unicaen), Interroger la frontière entre humanité et animalité : la réception du mythe grec de la géranomachie dans les textes français et leurs images (fin XIIIe-XVIe siècles)

16h45 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

Vendredi 6 juin ⋅ 9h-17h15 ⋅ Salle des Actes de la MRSH (SH 027)

9h00 : Accueil des participants

Session 5 : Astrologie et astronomie

  • 9h15 : Kellie Robertson (Université du Maryland), Floods, Hail, and Lightning: Medieval Astrometeorology and Mythic Natural History
  • 9h45 : Sarah Kay (Université de New York), Métamorphoses de l’astronomie grecque et sens de la nature dans le 2e livre de l’Ovide moralisé

10h15 : Discussion et pause

  • 10h45 : Laurence Garneau (Université Concordia, Montréal), De Déméter à la femme procréatrice : le signe zodiacal de la Vierge dans l’Astrolabium Planum in tabulis ascendens de Pietrus d’Abanus (1293/1488)
  • 11h15 : Marine Jouffreau (École nationale des chartes), Un ciel païen pour un monde chrétien : la place des mythes cosmogoniques liés à la constellation du Cygne au Moyen Âge et à la Renaissance

11h45 : Discussion

12h00 : Déjeuner pour les conférenciers

Session 6 : Comprendre et exploiter les secrets de la nature

  • 14h00 : Sarah Marchese (UR HiCSA ⋅ Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Neptune et la baleine, Arion et le dauphin : se protéger et dominer la nature dans l’imagerie anversoise du XVIe siècle
  • 14h30 : Pierre Tchekhoff (UR HiCSA ⋅ Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Le toucher de Circé : manipulation et transformation de la nature dans l’iconographie de la magicienne antique au XVIe siècle
  • 15h00 : Donato Verardi (Université Ca’ Foscari de Venise), Greek Myths, Natural History and Local Knowledge in Renaissance Naples: the Magia naturalis by Giambattista Della Porta

15h30 : Discussion et pause

  • 16h00 : Megumi Tanabe (Université Osaka Ohtani), Métamorphose de la connotation du bleuet dans les livres d’heures de la famille ducale de Bretagne au XVe siècle : réception ou succession de la culture grecque ?
  • 16h30 : John Nassichuk (Université Western Ontario), Le baudrier floral sur la scène du jugement de Pâris chez Lemaire de Belges : antécédents poétiques et développement

17h00 : Discussion, puis dîner pour les conférenciers

Appel à candidatures : 3e Séminaire international « Umanesimo e Rinascimento (1350 ca.-1550 ca.) », Villa Falconieri de Frascati, du 15 au 19 septembre 2025

Accademia Vivarivm novvm

Artes Renascentes

Centro europeo di studî su umanesimo e rinascimento aragonese (C.E.S.U.R.A.) Istituto nazionale di studî sul rinascimento meridionale

Société internationale Leon Battista Alberti (S.I.L.B.A.) Centre «Jean Pépin» (É.N.S. Paris – C.N.R.S. – P.S.L.) – Villejuif

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Terzo Seminario internazionale di studî

UMANESIMO E RINASCIMENTO

(1350 ca.-1550 ca.)

Frascati, Villa Falconieri, 15-19 settembre 2025

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Fenomeni storico-culturali e tecnico-artistici d’origine italica strettamente connessi fra loro, che han caratterizzato una fase cruciale della cultura europea, l’Umanesimo e il Rinascimento su cui s’intende riflettere alla luce delle principali direttrici della ricerca attuale e insieme nella prospettiva di un auspicato futuro impegno editoriale dei partecipanti vanno riferiti con decisone alla grande rivoluzione culturale operatasi tra il consolidarsi delle signorie in gran parte d’Italia e il sorgere nell’Occidente d’Europa degli Stati che saranno poi chiamati «nazionali» – i.e. tra Giotto o Simone Martini e Michelangelo sul piano artistico, tra il Petrarca ed Erasmo o il Guicciardini storiografo d’Italia su quello letterario, tra la crisi della Scolastica nella seconda metà del Trecento e l’avvio della Controriforma cattolica, con l’apertura del Concilio di Trento (1543) e la promulgazione del veneto primo Index librorum prohibitorum (1554) sul piano religioso e filosofico-culturale, quando verranno in toto a mancare le condizioni che del Rinascimento e dell’Umanesimo stesso avevano consentito l’affermazione. Incentrandosi in una serie di figure emblematiche, letteratura e filologia, storiografia, filosofia ed estetica si fondono in un articolato insieme che affronta anche in un’ottica interdisciplinare i nodi intellettuali che nel corso di quei due secoli han dato origine alla Modernità.

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Concepito per riunire i migliori e più promettenti giovani ricercatori, i.e. giovani dottori di ricerca e dottorandi in procinto di sostenere la tesi e conseguire il dottorato, l’incontro sarà in tutta la misura del possibile articolato in otto sessioni plenarie distribuite in quattro giornate di studio:

  • Lunedì 15 settembre 2025: Tradizione dei classici
  • Martedì 16 settembre 2025: Ecdotica (anche con traduzione e commento)
  • Giovedì 18 settembre 2025: Linguistica e Letteratura – Storia dell’arte
  • Venerdì 19 settembre 2025: Storia politica e sociale – Storia del pensiero

Aperta dalla lectio magistralis di uno specialista, ciascuna sessione verrà guidata o diretta da due studiosi riconosciuti, i quali discuteranno partitamente le relazioni di non meno di 20 e non più di 30 minuti presentate dai giovani ricercatori.

Selezionati da un’apposita commissione interdisciplinare, 20 giovani ricercatori verranno ospitati dal 14 al 20 settembre 2025 nella sede dell’Accademia Vivarium novum a Villa Falconieri e riceveranno a titolo di rimborso forfettario delle spese di viaggio un gettone dall’ammontare commisurato alla distanza da Frascati- Roma della loro sede (Italia, esclusi i residenti nel Lazio – Europa – altri continenti). Il testo delle relazioni da essi presentate, se originale e significativo, verrà pubblicato a cura degli organizzatori; a tal fine dovrà essere dagli autori consegnato sur place o spedito per email ai tre indirizzi sottoindicati entro il 30 settembre 2025.

*

Le domande, comprendenti un essenziale Curriculum vitæ o studiorum (di non piú di una pagina), la lista di tutte le proprie pubblicazioni scientifiche, una succinta presentazione della tesi di dottorato sostenuta o della ricerca in corso (1-2 pagine) e un’indicazione di autori e opere che ci si ripromette, anche in collaborazione, di pubblicare in edizione critica o in traduzione (e se del caso con commento), vanno inviate per posta elettronica entro e non oltre il 3 maggio 2025 simultaneamente ai tre seguenti indirizzi: accademia@vivariumnovum.net, direzione.scientifica@cesura.info, lbasoc@msh-paris.fr

La commissione selezionatrice darà risposta entro e non oltre il 9 giugno 2025.

Colloques, congrès et programme de recherche 2024-2025

COLLOQUES, CONGRES & PROGRAMMES DE RECHERCHE 2024-2025

Colloques et journées d’études

  • 25-28 septembre 2024, Nüremberg, Friedrich Alexander Universität : « Das Epos im lateinischen Westen (4. bis 15. Jahrhundert), 10e congrès international de latin médiéval, org. M.C. Ferrari (Friedrich Alexander Universität Erlangen-Nürnberg) et J. Ziolkowski (Harvard University) ; mittellatein.phil.fau.de/epos- 2024
  • 26 octobre 2024, Sélestat, Bibliothèque humaniste de Sélestat : « La guerre des paysans en Alsace au printemps 1525 », journée d’études, org. G. Braeuner et J. Hirstein ; hirstein@unistra.fr
  • 7-8 novembre 2024, Paris, Sorbonne Université Lettres : « L’Europe “en désastré visage” ? Calamités, désastres et catastrophes à la Renaissance », 1er colloque du Pôle Europe et Renaissance en Sorbonne, org. J. Goeury, N. Leroux et E. Lurin ; goeury@sorbonne-universite.fr
  • 14-15 novembre 2014, Amiens, Université de Picardie Jules Verne : « L’éloquence académique en Europe de l’humanisme aux Lumières (XVe-XVIIIe siècle) », colloque international, org. L. Claire et I. Walser- Bürgler ; claire@u-picardie.fr
  • 14-15 novembre 2024, Athènes, École Française d’Athènes : « Les nouvelles vies des divinités grecques en Europe du XIVe au XXe siècle », colloque international, org. C. Gaullier-Bougassas (Université de Caen- Normandie, CRAHAM-CNRS, UMR 6273) dans le cadre du projet ERC Agrelita) ; gaullier- bougassas@unicaen.fr
  • 15-16 novembre 2024, Royaumont, Abbaye de Royaumont : « Ils y perdront leur latin » (Camille Saint- Saëns) : enjeux polémiques de la prononciation du latin chanté en France (1880-1914) », org. V. Leroux (EPHE, PSL), C. Reynaud (EPHE, PSL), T. Vernet (Responsable du Département des Bibliothèques et ressources de l’Abbaye de Royaumont) et F. Schaffenrath (Directeur du Boltzman Institut d’Innsbrück)
  • 16 novembre 2024, Paris, Sorbonne Université : « Inscriptions : des textes aux musées », journée d’étude, org. S. Hériché-Pradeau, S. Lefèvre et G. Parussa ; heriche_pradeau@orange.fr
  • 21-22 novembre 2024, Créteil, Université Paris Est Créteil : « Les institutions romaines dans la culture antiquaire et historiographique des XVe et XVIe siècles : représentations et interprétations », colloque, I.G. Mastrorosa (Université de Florence) et A. Raffarin (UPEC ; anne.raffarin@gmail.com
  • 25 novembre 2024, Paris, Sorbonne Université (Maison de la Recherche) : « “Voyager, c’est traduire”. Découvrir, désigner et décrire l’œuvre d’art dans la littérature viatique entre France et Italie (XVIe– XVIIe siècles) », journée d’étude, J. Castiglione (Sorbonne Nouvelle), A. Lionetto (Sorbonne Université) et A. Sconza (Sorbonne Nouvelle) ; arterm.paris@gmail.com
  • 5-6 décembre 2024, Paris, Institut catholique (Institut d’Études Médiévales) : « À quoi sert d’étudier le Moyen Âge aujourd’hui ? », colloque, org. P. Bermon (LEM/CNRS-PSL, IEM) et D. Poirel (CNRS/IRHT, IEM) ; bermon@icp.fr
  • 11-12 décembre 2024, Reims, Université de Reims Champagne-Ardenne : « Poésie et prophétie : conversation inspirée ? », colloque international, X. Lafontaine (U. Reims Champagne-Ardenne) et Morvan (U. de Nantes) ; xavier.lafontaine@univ-reims.fr
  • 21-22 janvier 2025, Turin, Université de Turin : « Letters, Communities of Ideas and Cultural Exchanges from the late Middle Ages to the Renaissance », colloque international, org. S. Iaria et E. Ardissino dans le cadre du projet « Cultural exchanges, network and community in early humanist Europe. The case of Aeneas Silvius Piccolomini (EuroCult) » ; iaria@unito.it
  • 28-29 janvier 2025, Dijon, Université de Bourgogne : « Présentation des auteurs bourguignons », journées d’étude dans le cadre du projet Burgundia Humanistica, S. Laigneau ; Sylvie.Laigneau-Fontaine@u- bourgogne.fr
  • 6 mars 2025, 14h-18h, salle Mariette, INHA, « Écritures mythographiques », F. Prescendi (EPHE-PSL) et G. Pironti (EPHE-PSL) en collaboration avec V. Leroux (EPHE-PSL) et C. Bonhert (Université de Reims Champagne-Ardenne) ; pour le lien Zoom, écrire à francesca.prescendi-morresi@ephe.psl.eu
  • 7-8 mars 2025, Créteil, Université Paris Est Créteil : « Dialogue sur l’Antiquité et ses prolongements », collaboration entre les universités de Créteil, Barcelone et Neuchâtel ; anne.raffarin@gmail.com
  • 14 mars 2025, Nantes, Université de Nantes : « Ve journée des jeunes chercheurs de la SEMEN-L », Boijoux, A. Dedieu et A. Morvan ; deborah.boijoux@univ-nantes.fr
  • 20-22 mars 2025, Boston, Marriot Copley space – Westin Copley space – Sheraton Boston : « 71st Annual Meeting of the Renaissance Society of America », org. Renaissance Society of America et Shakespeare Association of America ; https://www.rsa.org/general/custom.asp?page=RSABoston2025
  • 6-7 mai 2025, Louvain-la-Neuve, Université Catholique de Louvain-la-Neuve : « Nouvelles perspectives sur les correspondances néo-latines de la première modernité », journées d’étude internationales, org. F. Mercier et A. Smesteers ; mercier@uclouvain.be
  • 14-16 mai 2025, Lyon, ENS Lyon-EnnsiB : « Imprimeurs et libraires en réseaux : communautés d’idées, parentèles et dynasties dans la production du livre en Europe, 1500-1650 », colloque international, org. Furno (IHRIM, Ens Lyon), M. Jourde (Ens Lyon, IHRIM) et M. Walsby (Centre Gabriel Naudé, Enssib) pour le 50e anniversaire de l’association et de la revue Renaissance, Humanisme et Réforme (1975- 2025) ; martine.furno@ens-lyon.fr
  • 24 mai 2025, Londres, Warburg Institute : « Carmina nunc mutanda : confessionalizing tendencies in Neo- Latin poetry of the Reformation period », colloque international, org. N. Hess et L. Nicholas ; hess@sas.ac.uk
  • 4-6 juin 2025, Tours, CESR : « Lecturae Boccaccii. Lectures du De casibus virorum illustrium », colloque international, org. S. Ferrara (Université de Tours/CESR), F. Meier (Georg-August Universität, Göttingen), M. Monti (Università cattolica del Sacro Cuore, Milano), G. Frosini (Università di Siena, Presidente dell’Ente nazionale Giovanni Boccaccio) et E. Filosa (Vanderbilt University, Présidente de l’American Boccaccio Association) ; sabrina.ferrara@univ-tours.fr

-12-13 juin 2025, Paris : Colloque organisé par l’IEHM (universitat de les Illes Balears), l’IHD Jean Gaudemet (université Paris-Panthéon-Assas) et l’IRM (université de Bordeaux), avec le soutien de l’IUF, sous la direction de X. Prévost, R. Ramis Barceló et L.-A. Sanchi : Qu’est-ce que l’humanisme juridique ? What is Legal Humanism? ¿Qué es el humanismo jurídico? Che cos’è l’umanesimo giuridico?

  • 14-20 juillet 2025, Aix-en-Provence, Aix Marseille Université : « Neo-Latin, Language and Languages », 19e congrès de l’IANLS, C. Pieper (Université de Leyde) et B. Charlet-Mesdjian (Aix Marseille Université) ; c.pieper@hum.leidenuniv.nl
  • 18 juillet 2025, Aix-en-Provence, Aix Marseille Université : concert-conférence, V. Leroux dans le cadre du congrès de l’IANLS

Projets de recherche

  • « AGRELITA » : ERC dirigée sur la réception de l’Antiquité grecque en Europe occidentale pré-moderne par C. Gaullier-Bougassas (https://agrelita.hypotheses.org/a-propos). Se situant aux frontières des études littéraires, de l’histoire du livre et de l’histoire de l’art, l’ambition d’AGRELITA est d’explorer la question de la réception par une entrée nouvelle : l’étude des appropriations littéraires et artistiques de la Grèce ancienne par des auteurs qui, des années 1320 à 1550, n’ont pas été en contact direct avec les œuvres grecques, ont accès à des sources latines diverses et, dans un processus de réception active qui relève avant tout de la création littéraire et artistique, choisissent l’écriture et l’illustration d’œuvres en langues vernaculaires. AGRELITA étudiera leur création de l’objet « Grèce ancienne » : comment ils élaborent leurs représentations de la Grèce ancienne en tant que telle, dans ses spécificités et son altérité, et en même temps inventent des liens entre elle et leur propre univers spatio-temporel, pour l’ériger en héritage. Contact : catherine-bougassas@orange.fr
  • « Burgundia Humanistica » : programme dirigé par S. Laigneau-Fontaine, sur les humanistes bourguignons (XVIe et XVIIe siècles). Projet soutenu par le Conseil Régional de Bourgogne, par un financement et un contrat doctoral (E. Ghiringhelli, la Continuation des Fastes d’Ovide par le Dijonnais Claude-Barthélemy Morisot (1649), édition, traduction, commentaire du livre VII, sous la de S. Laigneau-Fontaine, u. Dijon, et Wampfler, u. Reims). Plusieurs travaux terminés ou actuellement en cours appartiennent à ce programme, par exemple la publication par N. Istasse de Joannes Ravisius Textor, un régent humaniste à l’aube de la Renaissance française (Genève, Droz,  2020)  ou l’édition,  traduction,  commentaire  en  cours  de la Gigantomachie de l’Autunois Jacques Guijon (1658). Le corpus est immense et varié (textes de droit, de médecine, tumuli, éloges, correspondances, poésies diverses). Contact : sylvie.laigneau-fontaine@u- bourgogne.fr.
  • « HumanA, Humanismes Aquitains / Humanisme Aujourd’hui en Nouvelle Aquitaine », programme de l’Université Bordeaux-Montaigne, Centre Montaigne, direction V. Giacomotto-Charra (https://centre- huma-num.fr/projets-du-drmt/humana.html). Le projet HumanA s’est donné pour but de renouveler l’étude des milieux intellectuels aquitains entre la fin du XVe siècle et le premier tiers du XVIIe siècle, en dressant un panorama des grandes figures d’érudits et de savants qui y fleurirent à la Renaissance, mais demeurent aujourd’hui dans l’ombre d’auteurs plus célèbres. Il souhaite également faire mieux connaître, au- delà de Bordeaux ou Poitiers, les différents foyers de l’humanisme dans ce qui constitue aujourd’hui la grande Aquitaine. Plusieurs travaux et journées d’étude ont d’ores et déjà permis d’éclairer la richesse et la variété de la culture humaniste régionale et ses réseaux lettrés, que ce soit dans le milieu des parlementaires et juristes, des médecins ou encore des pédagogues, en particulier au collège de Guyenne, et ce quelle que soit la langue d’expression choisie par ces érudits. Contact : violaine.giacomotto@u-bordeaux-montaigne.fr
  • « Humanistica Helvetica », projet de recherche dirigé par Amherdt (Université de Fribourg) et financé par le Fonds National Suisse (2020-2028), a pour but de faire connaître la littérature latine humaniste du XVIe et de la première partie du XVIIe siècle en Suisse par le biais d’un portail Internet bilingue français-allemand (https://humanistica-helvetica.unifr.ch). Ce portail propose une introduction générale à la littérature latine dans la Suisse de l’époque, présente les différents genres littéraires (comme le théâtre, l’autobiographie ou l’épigramme) et étudie plusieurs thématiques particulières (comme le patriotisme ou l’éducation). La vie et l’œuvre de six auteurs représentatifs (parmi lesquels Conrad Gessner et Henri Glaréan) font l’objet d’introductions spécifiques. À cela s’ajoute une liste de tous les humanistes suisses, avec de brèves indications sur leur vie et leur œuvre. Enfin, le portail publie déjà près de 150 textes sélectionnés parmi les œuvres d’une cinquantaine d’écrivains. Tous les textes édités sur le portail sont traduits en allemand et en français, commentés et accompagnés d’une reproduction du manuscrit original ou de l’édition (généralement la première) d’où ils sont tirés. De nombreux chercheurs extérieurs ont d’ores et déjà publié des contributions sur Humanistica Helvetica. Contact : david.amherdt@unifr.ch.
  • « IThAC » : projet de recherche ANR piloté par M. Bastin-Hammou (Université de Grenoble) et mené en collaboration avec l’UMR HiSoMA (Lyon III) autour d’une équipe de 15 chercheurs membres de Litt&Arts et d’HiSoMA. L’ANR IThAC a pour objectif l’étude de la réception du théâtre antique dans l’Europe du XVIe siècle à travers l’analyse du corpus des paratextes savants imprimés qui lui sont alors consacrés, et la mise à disposition de la communauté scientifique de la traduction de ce corpus en français, grâce à la construction d’une interface numérique évolutive. On fait l’hypothèse que la collecte, la traduction et l’analyse de ce corpus, longtemps négligé parce que difficilement accessible matériellement et parce que très largement rédigé en latin, voire en grec, permettront de saisir à la fois comment le théâtre antique a été reçu et compris par ses « inventeurs » dans l’Europe du XVIe , mais aussi comment les idées et les méthodes qu’ils véhiculent, à l’heure où s’inventaient aussi bien le théâtre moderne que la philologie, ont circulé et se sont développées grâce notamment à leur large diffusion rendue possible par l’imprimé (https://ithac.hypotheses.org/).
  • « LiBer » : projet de recherche ANR sur la traduction de trois Décades de Tite-Live par Pierre Bersuire († 1362), l’Université Lumière Lyon 2 et le laboratoire CIHAM (Histoire, Archéologie, Littératures des Mondes Chrétiens et Musulmans Médiévaux), UMR 5648. Promoteurs : M. Possamaï et C. Contact : cedric.giraud@unige.ch
  • « Littératures, philosophie et histoire à l’Âge Regards croisés (XVe-XVIIe siècles) », dir. L. Boulègue (UPJV-UR 4284 TrAme) et I. G. Mastrorosa (U. de Florence-SAGAS) : ce programme scientifique et pédagogique transdisciplinaire vise, à partir de l’étude des textes, à mettre en perspective le traitement humaniste de diverses questions politiques, culturelles et sociales au croisement des approches historique, littéraire, philosophique et artistique. Si le point de départ est philologique et littéraire, lato sensu, il pourra aussi susciter l’intérêt de collègues historiens et historiens de l’art autour de deux axes : les écrits philosophiques et religieux ; la question féminine dans la réflexion du premier âge moderne, du XVe au XVIIe siècle. Cette dernière thématique est l’objet d’un séminaire international (5 à 7 séances par an).
  • « Natale Conti, Mythologia (1567-1527) » : projet dirigé par C. Bonhert à l’Université de Reims- Champagne-Ardennes. Les Mythologiae libri decem de Natale Conti, publiés pour la première fois à Venise en 1567, servirent d’ouvrage de référence dans toute l’Europe pendant plus de deux siècles : les étudiants, les artistes, les poètes, les librettistes d’opéra, les médecins, les philosophes et le public lettré de l’Europe des XVIe-XVIIIe siècles y puisèrent une connaissance encyclopédique sur les cultes et les croyances de l’Antiquité. Le site Natale Conti, Mythologia, 1567-1627 (https://eman-archives.org/Mythologia/) présente l’édition numérique de quatre états de ce texte en mutation (Venise 1567, Francfort 1581, Lyon 1612 et Paris 1627) : plus qu’une œuvre, la Mythologie constitue un corpus foisonnant auquel collaborèrent éditeurs, correcteurs, traducteurs et Le projet est en cours de réalisation et accueille volontiers de nouvelles participations. Contact : celine.bohnert@univ-reims.fr
  • « Relics » : le réseau international de recherche RELICS rassemble des chercheurs intéressés par le rôle dynamique du latin en tant que langue littéraire et culturelle européenne. RELICS est l’initiateur et le coordinateur d’un réseau de recherche scientifique plus vaste appelé « Littératures sans frontières. Une étude historique – comparative de la transnationalité littéraire prémoderne ». Ce projet collaboratif se concentre sur les littératures prémodernes après l’Antiquité à caractère transnational et dans les limites géographiques englobant l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe : latin, grec byzantin, Arabe et hébreu – Yiddish –
  • « Les représentations du souverain dans les littératures de la première modernité : Pays de Bohême et France », projet de  recherche  PHC  BARRANDE  2024  dirigé  par  Leroux  (EPHE,  PSL)  et Slavíková (Prague, Institut de philosophie). Membres du projet : C. Absil (doctorante EPHE, PSL), Dubarry (doctorante EPHE, PSL), S. Péquignot (EPHE, PSL), V. Pelc (doctorant, Prague, Institut de philosophie), L. Storchová (Prague, Institut de philosophie), M. Vaculínová (Prague, Institut de philosophie). La représentation des souverains occupe une place prépondérante dans les différents genres de la littérature latine et vernaculaire des XVIe et XVIIe siècles. L’objectif de ce projet est de confronter deux aires géographiques, la France et la Bohême, mais aussi des corpus, des points de vue et des méthodes. La plupart des membres de l’équipe sont des spécialistes de l’humanisme et de la littérature néo-latine et un enjeu important sera de repérer et d’analyser des œuvres latines encore peu explorées, puis de les confronter à la littérature vernaculaire, mais aussi à des écrits liés à l’activité diplomatique, en particulier les journaux d’ambassade et les ouvrages sur l’ambassadeur, d’où la présence d’un historien de la diplomatie.
  • « Ricercar » : programme de recherche en musicologie créé par le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance avec le concours de l’Université de Tours, du CNRS, et du Ministère de la Direction Vendrix.
  • « Tacitus on line » : le projet Tacitus On Line, porté par L. Autin (SU) et I. Cogitore (UGA), propose une édition numérique native des principaux commentaires renaissants à Tacite (http://tacitus.elan-numerique.fr/), depuis les Adnotationes d’André Alciat (1517) jusqu’aux Schediasmata de Jean Gruter (1607), tels que rassemblés dans l’anthologie de Pierre Chevalier parue à Paris en En tirant profit des outils électroniques, il s’agit de réfléchir aux formes et aux spécificités du commentaire à Tacite au XVIe siècle. À une époque où la place dans le canon de l’auteur des Annales, réputé obscur et accusé d’impiété, demeure fragile, puisqu’on lui préfère le style de Tite-Live parmi les historiens et de Cicéron parmi les prosateurs, et avant le basculement dans un âge tacitéen au XVIIe siècle et l’essor du tacitisme, l’étude des commentaires du XVIe siècle permet de mesurer la prudence avec laquelle les lecteurs humanistes de Tacite tentent de montrer, dans un contexte hostile, l’actualité politique, philosophique, littéraire de l’historien. Le projet se montre sensible au rôle des citations, à l’évolution diachronique des types d’observation des humanistes, aux relations entre le genre du commentaire et celui du discours ou du traité, et, plus généralement, à la culture littéraire, intellectuelle et politique des penseurs de la première modernité. Contact : louis.autin@sorbonne-universite.fr ou isabelle.cogitore@univ-grenoble-alpes.fr

 

Dignité des Artes : promotion et évolution des arts libéraux de l’Antiquité à la   Renaissance. Sous la direction de Alice Lamy, Anne Raffarin et Émilie Séris, Editions Honoré Champion, collection Colloques, congrès et conférences – le Moyen Âge, n° 30, Paris, 2022, 380 p., 1 vol., broché, 15,5 x 23,5 cm. ISBN 978-2-7453-5750-2.

Dignité des Artes : promotion et évolution des arts libéraux de l’Antiquité à la   Renaissance. Sous la direction de Alice Lamy, Anne Raffarin et Émilie Séris, Editions Honoré Champion, collection Colloques, congrès et conférences – le Moyen Âge, n° 30, Paris, 2022, 380 p., 1 vol., broché, 15,5 x 23,5 cm. ISBN 978-2-7453-5750-2.

Les interrogations actuelles sur la place des Humanités dans l’enseignement et dans la recherche invitent à réfléchir sur leur origine et sur leur histoire. L’objet des rencontres qui se sont tenues en mars et octobre 2019 au château d’Écouen et à la Sorbonne était de retracer quelques grandes étapes de la promotion et de l’évolution des artes de l’Antiquité à la Renaissance. En effet, la notion d’ars émerge progressivement dès l’époque hellénistique pour aboutir au système des sept arts libéraux à la fin de l’Antiquité. Régulièrement repensé au cours du Moyen Âge, le cycle des sept arts se voit bouleversé : la philosophie dispute à la théologie son ancien primat, comme élément unificateur des disciplines. À côté d’elles, la médecine et le droit se constituent au cœur du débat sur la classification des sciences et sur leur utilité. L’Humanisme, en affirmant la place centrale de l’Homme dans l’univers, a encore enrichi les artes d’une dignité nouvelle, reflet de la dignitas hominis, et a valorisé des disciplines spéculatives comme la philosophie, rationnelles comme la grammaire, la rhétorique et la poésie, ou pratiques comme l’architecture, la peinture et la sculpture.

Source : Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°20 (décembre 2022) de la SEMEN-L (p. 44).

Le nu dans la littérature de la Renaissance. Sous la direction d’Emilie Séris, Presses Universitaires François Rabelais, collection Renaissance, Tours, 2022. ISBN 978-2-86906-803-2, 21 x 28 cm, 288 p.

Le nu dans la littérature de la Renaissance. Sous la direction d’Emilie Séris, Presses Universitaires François Rabelais, collection Renaissance, Tours, 2022. ISBN 978-2-86906-803-2, 21 x 28 cm, 288 p.

Contributions de Thomas Baier, Roland Béhar, Gabriele Bucchi, Nicolas Casellato, Guillaume Cassegrain, Donatella Coppini, Évrard Delbey, Susanna Gambino Longo, Giuseppe Germano, Julien Goeury, Antonietta Iacono, Nadeije Laneyrie-Dagen, Virginie Leroux, Julien Maudoux, Francesca Mestre, Valérie Naas, John Nassichuk, Anne-Pascale Pouey-Mounou, Emmanuelle Rosso & Gilles Sauron.

À la Renaissance, le nu a connu dans les arts un développement sans précédent. Observe-t-on un phénomène analogue dans la littérature ? Ce livre, en identifiant une variété de nus dans les textes de la Renaissance et en analysant leurs modèles, leurs significations et leurs procédés d’écriture, propose une première synthèse sur le sujet. Après avoir rappelé les caractéristiques essentielles du nu depuis l’Antiquité, cet ouvrage entend revaloriser la fonction comique de la nudité, aspect minoré par la critique longtemps centrée sur le nu idéal et le mouvement néo-platonicien. En effet, dans la suite de la tradition médiévale, la dérision du corps s’exprime dans la nouvelle en langue italienne, dans l’épigramme latine, mais aussi parfois dans l’élégie ou dans les récits des grandes découvertes, mettant à nu la condition humaine. Toutefois, si le nu alimente à la Renaissance la satire des mœurs, il n’en continue pas moins de célébrer l’amour et la fécondité : littérature et arts perpétuent la fonction érotique du nu archaïque en l’adaptant aux cadres du mariage chrétien. Enfin, les nouvelles théorisations humanistes du corps, qui ont bouleversé sa figuration en art, ont aussi modifié les codes de sa description littéraire : les recherches sur la symétrie du corps humain, sur l’anatomie ou sur le mouvement n’ont pas manqué de travailler le nu dans la littérature de la Renaissance.

Source : Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°20 (décembre 2022) de la SEMEN-L (p. 45).

Émilie SÉRIS, Solus homo nudus, solum animal sapiens. Théories humanistes du nu (XVe-XVIe siècles), Turnhout, Brepols, 2021 (Florence Vuilleumier Laurens)

Émilie SÉRIS, Solus homo nudus, solum animal sapiens. Théories humanistes du nu (XVe-XVIe siècles), coll. « HΦR. Philosophie hellénistique et romaine », Turnhout, Brepols, 2021, 499 p. + 31 planches couleur.

Pendant du colloque organisé et publié par la même autrice — dont nous ne parlerons pas : Le Nu dans la littérature de la Renaissance, coll. « Renaissance » 36, Tours, P.U. François-Rabelais, 2022, 288 p. : autour de quatre aspects principaux illustrant la question (Modèles figurés, Modèles littéraires, Misères et dignité de l’homme, Éros Pan et Hyménée et la Fabrique du nu), le riche et savant ouvrage présenté ici a l’ambition d’en dégager la complexité des fondements théoriques.
L’Avant-propos rend hommage au De Corporis humani harmonia (1555) de Jean Lyège — adaptation versifiée du traité de physiologie de Galien (De usu partium) —, sorte de pierre milliaire qui marque l’hermeneutical turn du Concile de Trente (e.g. les traités de Jan van der Meulen) mettant globalement terme à l’Humanisme militant de la dignitas hominis. L’introduction (64 p.), atteste, en particulier, que l’adjectif substantivé absent du latin classique émerge de façon technique au livre II du De Pictura (1435) de Leon Battista Alberti, lorsqu’il s’agit de peindre un nu (in nudo pingendo) en recouvrant de peau et de chair les os et les muscles — inversant paradoxalement la dénudation du corps par un « vêtement » le rendant propre à être représenté et pensé dans son existence terrestre. Les trattatisti postérieurs reprendront le schéma d’habillage du nu. Celui-ci est analysé sous les trois corps d’une ambitieuse architecture dont les sources anciennes constituent les fondements :

D’abord la Symétrie (microcosme), source de l’harmonie du corps selon les Anciens (Vitruve), se prolonge à la Renaissance avec Cennini, Ghiberti, Alberti etc. pour aboutir à Léonard ; le néoplatonisme ficinien propage l’influence du Timée, qui « harmonise » à son tour les traités postérieurs de Gauricus à Dürer (commensus, diuina proportio, concordia…) ; mais c’est sans compter l’influence de l’enseignement padovan d’Aristote, selon qui la beauté s’adoucit loin de la splendeur par l’union de la belle ordonnance des parties avec la couleur, sous la bannière d’un Nifo, puis Pino, Dolce et Vincenzo Danti (106 p.).
Ensuite l’Anatomie (organisme) : partant des théories médicales antiques d’Hippocrate à Galien, dont se séparera l’exercice du corps (hygieia), illustré en 1569 par le De arte gymnastica de Mercuriale ; cependant un tel détachement, propice à la représentation de l’extérieur du corps (fabrique), ne saura se faire sans retrouver, somme toute, ce que sera la compositio membrorum albertienne (De Pictura, II, 37-38), suivi par Ghiberti, Léonard, Vasari : belle machine ! (Cellini, Danti). L’agencement des membres et les exercices autorisent le mouvement du corps, local par la sensation et le désir propre à l’animal (plus la faculté de représentation humaine), réalisation de la puissance dans la chose, dont on appréciera la variété (Alberti, Léonard, Gauricus, Vasari), la disposition (contraposto, moderatio, ponderazione), le status obliquus pour aboutir à la serpentine. Le corps nu (en mouvement ou non) ne saurait être privé de la grâce, qu’il soit jeune ou âgé, fin ou musclé, agréable ou effrayant (terrible) en raccourci ou plongé dans le chiaroscuro : ce que les toujours mêmes traités rêveront être accompli au sein d’une aurea mediocritas (118 p.).
Enfin, la Physiognomonie (signe de l’âme) poursuit le même cheminement depuis l’Antiquité, puisque l’expression (tirée du De morbis d’Hippocrate) retenue ici est celle des Physiognomonica du Ps.-Aristote, adaptées en latin (après Polémon-Adamantius) au XIIIe siècle ; la Renaissance en dégagera la peinture des caractères dans la mesure où l’état de l’âme modifie l’état du corps et d’abord en suivant une méthode zoologique fixant des types permanents (Léonard : uomo bestiale ; La Porta : timidus/fortis uir) ; une seconde méthode dite « ethnologique » use des caractéristiques somatiques des races humaines et des peuples (Gauricus, Dürer), anticipant l’Examen de Ingenios de Huarte (1603) ; troisième : la comparaison des sexes (Gauricus, Pino) ; quatrième : éthologique (πάϑημα) introduisant (e.g. Gauricus, De sculptura) à l’expression des passions depuis les pertubationes animi d’Alberti et les accidenti mentali de Léonard jusqu’aux passions portées par la force émotionnelle suscitée par la couleur ; ainsi pour le coloris de la chair : teint chez les Anciens, mais chez les Italiens la vaghezza, la morbidezza ordonnées par la regola del colore chez un Lomazzo (119 p.).
En conclusion, les traités humanistes sur l’art élaborent un concept du nu tripartite (corps/esprit/âme) mais unifié par le mouvement au sein de la figure humaine selon les catégories (statuts) de forma, figura et species. Suivent une bibliographie sélective et de belles illustrations en couleur. Le lecteur diligent pourra regretter l’absence d’un Index nominum — mais le volume de l’ouvrage explique cela.

Florence Vuilleumier Laurens

Source : Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°20 (décembre 2022) de la SEMEN-L (p. 45-46).

Bonnier Xavier, Laigneau-Fontaine Sylvie (dir.), L’Imperfection littéraire et artistique en Europe, Antiquité-XXIe siècle, Paris, Garnier, collection Rencontres n°526, Série Rhétorique, stylistique, sémiotique, no 9, dirigée par Delphine Denis et Anna Jaubert, 2021

Bonnier Xavier, Laigneau-Fontaine Sylvie (dir.), L’Imperfection littéraire et artistique en Europe, Antiquité-XXIe siècle, Paris, Garnier, collection Rencontres n°526, Série Rhétorique, stylistique, sémiotique, no 9, dirigée par Delphine Denis et Anna Jaubert, 2021, 767 p.

Cet ouvrage interroge la notion d’imperfection à travers les siècles (de l’Antiquité à l’époque contemporaine) et dans les domaines les plus variés de la production littéraire et artistique. Les communications montrent l’intérêt heuristique de ce concept dans l’analyse de toute œuvre d’art.

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°19 (2021) de la SEMEN-L (p. 73).

Coryciana. Livre premier. Épigrammes/Epigrammata (1524), introduction, texte, traduction et notes de Lydia Keilen, Paris, Belles Lettres, collection « Les Classiques de l’humanisme », 2020 (Laurence Boulègue)

Coryciana. Livre premier. Épigrammes/Epigrammata (1524), introduction, texte, traduction et notes de Lydia Keilen, Paris, Belles Lettres, collection « Les Classiques de l’humanisme », 2020, 122 p. (introduction) et 510 p. (texte, trad., notes), 45 €

La collection des Classiques de l’Humanisme porte à notre connaissance le premier livre des Coryciana, recueil de poèmes paru en 1524 à Rome. Ces poèmes ont vu le jour dans le contexte humaniste romain du début du XVIe siècle, autour de la personnalité de Johann Goritz (Corycius, qui donne son nom au recueil), protonotaire d’origine allemande, qui avait rassemblé autour de l’église de Sant’Agostino, située sur le Campo di Marzio, de nombreux auteurs et artistes afin de célébrer le culte de sainte Anne trinitaire. Une chapelle, consacrée à Sant’Anna Materza et adossée à une fresque de Raphaël (1511-1512), a été alors créée ainsi que l’institution d’un banquet poétique annuel, qui fut l’occasion pour ce cercle de se réunir jusqu’au Sac de Rome en 1527. Il s’agit de la première traduction française de ce livre original qui témoigne de l’intense activité du milieu poétique et artistique romain sous les pontificats de Léon X et de Jules II.

Lydia Keilen, en s’appuyant sur l’édition moderne des 372 poèmes qui composent le premier livre des Coryciana réalisée en 1997 par J. IJsewijn à partir de l’édition princeps de 1524, propose un texte qu’elle a entièrement vérifié en consultant ces deux éditions, et elle en donne la première traduction en langue vernaculaire. Ce premier livre est constitué d’une vaste épître dédicatoire de Blossius Palladius (commentée p. 251-263), riche d’enseignements sur les circonstances qui ont vu naître le volume, suivie de huit poèmes qui, dans la même veine, saluent la réalisation du volume et célèbrent la figure tutélaire de Goritz, et de trois-cent-soixante-trois poèmes (Icones), consacrés à sainte Marie trinitaire, à ses représentations artistiques dans l’église Sant’Agostino et à son culte. La traduction, vers à vers, n’est pas exempte de quelques lourdeurs, mais elle est fidèle et les notes qui l’accompagnent éclairent utilement non seulement les allusions culturelles et cultuelles, mais aussi les auteurs, leurs sources et références, ainsi que les jeux poétiques d’intertextualité et d’émulation auxquels ils se livrent dans leur propre cercle et avec leurs contemporains.

La vaste étude introductive (p. IX-CXXXI) présente le contexte culturel et religieux dans lequel le projet a pris naissance et les circonstances de la genèse du volume dont la parution fut, semble-t-il, retardée par l’instigateur lui-même. La personnalité et le rôle de Johann Goritz au sein du milieu pontifical romain fait également l’objet d’un point nécessaire. L’étude présente ensuite le personnage de sainte Anne, son culte et ses représentations, ainsi que le lieu même du culte auquel l’ouvrage est intimement lié, à savoir l’église de Sant’Agostino, ses chapelles et ses œuvres d’art : la sculpture d’Andrea Sansovino, sujets de nombreux poèmes du recueil, et l’Isaïe de Raphaël, fresque qui se trouve au-dessus de la sculpture. Dans un troisième temps, sont étudiés le recueil de poèmes lui-même et sa composition, Lydia Keilen formulant des hypothèses argumentées sur la façon dont les textes qui le composent ont été retenus. Il s’agit d’un travail rigoureux qui révèle les attraits et l’originalité de son sujet.

Les Coryciana sont un ouvrage singulier, en tant qu’objet littéraire et en tant qu’objet culturel, qui saura surprendre le lecteur érudit ou simplement curieux.

Laurence Boulègue UPJV-UR 4284 TrAme

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°18 (2020) de la SEMEN-L (p. 58-59).