Thèses en cours – 2025-2026

Cette liste des thèses en cours en médio-latin et néo-latin est extraite du Bulletin de liaison n°23 paru en novembre 2025 ; elle est complétée, lorsque c’est possible, par le résumé de la thèse tel qu’indiqué sur theses.fr.

Claire Absil, La représentation de la montagne chez les humanistes européens : Sources et renouveaux d’une symbolique au tournant du XVIe siècle (dir. Virginie Leroux et D. Amherdt) ; 2023-.

Chloé Audouy, Éditer, traduire et commenter les Joca monachorum (dir. Christiane Veyrard-Cosme et François Ploton-Nicollet).

Ysé Avocat, Étude des paratextes de l’édition séparée des Ad Senecæ Medeam commentarii de M. Raderus, Munich, 1631 (dir. Pascale Paré-Rey) ; 2022-.

Cassandre Azi, « Joyeux dans le ciel ». Les écrits consacrés à la mort d’Anne de Joyeuse. Édition et commentaire (dir. Virginie Leroux et Julien Goeury) ; 2024-.

Pierre-Olivier Beaulnes, Édition critique de la traduction latine de l’Oneirocriticon du pseudo-Achmet effectuée par Leo Tuscus. Étude de la traduction et de la réception d’un traité d’oniromancie byzantin du Xe s. (dir. Frédéric Giraud) ; 2024-.

Caroline Benoit, Pour une nouvelle écriture de l’histoire de l’humanité à la Renaissance : les historiens grecs et leurs traductions latines dans le De inuentoribus rerum de Polydore Virgile, 1499 (dir. Anne Raffarin).

Nicolas Brisbois, Les traductions latines des dialogues apocryphes de Platon par l’humaniste allemand Willibald Pirckheimer (dir. Anne Raffarin et James Hirstein).

Vincent Bruni, Le De imitatione (1541) de Bartolomeo Ricci : édition, traduction et commentaire du livre I. Pédagogie et humanisme au seizième siècle italien (dir. Laurence Boulègue) ; sept. 2019-.

Davide Bruno, La question féminine au tournant des XVe et XVIe siècles. L’Apologia mulierum (1529) de Pompeo Colonna (dir. L. Boulègue et I.-G. Mastrorosa) ; nov. 2023-.

Hélène Bufort, Édition, traduction et commentaire des Neapolitani poematum Libri de Pietro Gravina (dir. Hélène Casanova-Robin) ; 2023-.

Lorenzo Caprari, I Carmina di Lovato Lovati : edizione critica, traduzione e commento (dir. Silvia Fiaschi).

Francesca Carnazzi, L’Interpretatio super Suetonium di Domizio Calderini : edizione critica (titolo provvisorio) / Interpretatio super Suetonium de Domizio Calderini : édition critique (titre provisoire) (dir. Paolo Pellegrini et Laurent Baggioni).

Gabriele Cascini, Formes du comique dans les Dialogues latins de Giovanni Pontano : entre sources antiques et arts du spectacle (dir. Hélène Casanova-Robin et Giuseppe Germano) ; 2023-

Giovanna Cascone, Penser le luxe et les arts entre Italie et Espagne au XVe siècle : le laboratoire napolitain. Anthologie de textes, édition critique et traduction (dir. Florence Bistagne et Antonietta Iacono) ; 2024-

Clément Château, Mythologie et poétique du mythe dans l’œuvre poétique et musicale de Guillaume de Machaut, 1300-1377 ; (dir. Valérie Fasseur).

Violaine Chaudoreille, La réception des élégies érotiques d’Ovide au XVIe siècle (dir. Sandra Provini).

Sara Cusset, Le Charme et la Prophétie. Édition critique et commentaire du livre XIV de l’Ovide moralisé jusqu’au vers 3550 (dir. Marylène Possamaï-Pérez et Mattia Cavagna).

Fabrice Delplanque, Édition, traduction et commentaire du Livre V du De poeta d’Antonio Sebastiano Minturno, 1559 (dir. Virginie Leroux) ; 2018-.

Francesc De Luca, Uomini, processi e tradizioni culturali intorno a Girolamo Soncino : un’esperienza imprenditoriale tra Pesaro e Fano agli inizi del Rinascimento (dir. Silvia Fiaschi).

Gianluca Del Noce, Une politique de la « grandeur » : théorisation, construction et réception de modèles culturels à Naples entre le XVe et le début du XVIe siècle (1442/1532) (dir. Florence Bistagne et Guido Cappelli) ; 2024-

Rita Di Pasquale, Édition complète et commentée des poèmes latins de Pietro Bembo (dir. Luca. Marcozzi et Giuseppe Crimi).

Stéphanie Dubarry, Les figures de l’inspiration dans le De Deis gentium… historia de Lilio Gregorio Giraldi, 1548 (dir. Virginie Leroux) ; 2021-.

Petros Fokianos, Les savants grecs et les enjeux de l’hellénité dans l’Italie humaniste, du concile de Ferrare-Florence à l’expulsion des Médicis, 1434-1498 (dir Benoît Grévin).

Lucas Fonseca, Édition, traduction et commentaire du recueil Parthenopeus siue Amores de Giovanni Pontano (dir. Hélène Casanova-Robin et A. Iacono) ; 2020-.

Inès Gabillet, Les textes latins des pièces sacrées de Marc-Antoine Charpentier : édition, analyse, mise en contexte (dir. François Ploton-Nicollet).

Marie Gall, Âme, Imagination et nouveaux systèmes cosmobiologiques dans les fictions scientifiques du XVIIe siècle (dir. Violaine Giacomotto-Charra).

Léa Gariglietti, Le livre sonore des amantes sonoritatis : réception de la Seconde sophistique dans le Theatrum veterum rhetorum de Louis de Cressolles (1620) (dir. Sophie Comte, CD URCA) ; 2023-

Blandine de Germay, Former l’intériorité au XIVe siècle : l’Orationarium du célestin Pierre Poquet. Édition critique et commentaire (dir. Frédéric Giraud) ; 2020-.

Théo Gibert, Le théâtre de Pierre Corneille et la culture jésuite (dir. Virginie Leroux et O. Leplâtre) ; 2021-.

Constance Griffejoen, Circulation des savoirs de l’Antiquité dans les éditions néo-latines de Catulle au XVIIè siècle (dir. Virginie Leroux) ; 2025-.

Alessia Grillone, La traduction latine de l’Éthique à Nicomaque IV d’Aristote, par Giovanni Argyropoulos (Hélène Casanova-Robin et Ermanno Malaspina). Thèse soutenue à Turin le 14 novembre 2025.

Mia Guilot, Lectrices, traductrices, autrices, mécènes : les femmes et la littérature antique au XVIe siècle (1475-1615) (dir. Sandra Provini).

Helena Hunzue Gros, « Alienum aliquid ». L’autre au miroir d’un triumvirat humaniste : Érasme, Budé, Vives, Université Aix-Marseille (dir. Tristan Vigliano et Virginie Leroux)

Juliette Joliot, Les œuvres poétiques néolatines de Girolamo Angeriano : édition, traduction, annotation et commentaire (dir. Emilie Séris et Antonietta Iacono).

Gabriel de Labretoigne, Edition critique du traité de spiritualité de Richard de Saint-Victor, De exterminatione mali et promotione boni (dir. Dominique Poirel).

Louisa Laj, Penser la tragédie grecque au XVIe siècle : l’exemple de la réception d’Eschyle (dir. Malika Bastin).

Valérie Letercq : La traduction latine de l’Iphigénie à Aulis d’Erasme (dir. Sylvie Laigneau-Fontaine et Estelle Oudot), 2019-.

Anne Lemerre-Louerat, La poésie des Météores, de l’humanisme latin du XVe aux poètes français de la Renaissance (dir. Hélène Casanova-Robin et Anne-Pascale Pouey-Mounou), ; thèse soutenue le 8/11/2025 à la Sorbonne.

Florentin Maroye, Les traductions latines des trois comédies d’Aristophane (Les Guêpes, La paix, Lysistrata) par Florent Chrestien (1541-1596) (dir. Laurence Boulègue et Nathalie Catellani) ; sept. 2021-.

Paméla Mauffrais, Édition, traduction et commentaire de l’Isottaeus Liber (1449), recueil élégiaque en trois livres composé par Basinio de Parme (dir. Hélène Casanova-Robin) ; 2022-

Nicolas Mazel, Fortune des Héroïdes d’Ovide au Moyen Âge (XIe-XVe siècles) : domaine français, latin et italien (dir. Frédéric Giraud et M. Possamaï) ; 2021-.

Farah Mercier, Autour de Denis Petau (Dionysius Petavius S.J., 1583-1652) : étude du réseau relationnel d’un jésuite français (dir. Aline Smeesters et Hannes Cools).

Anne-Claude Mérieux, Penser l’éducation du roi dans les romans des XIIe et XIIIe siècles : Alexandre, Arthur et Josaphat (dir. Frédéric Giraud et Valérie Fasseur) ; 2021-.

Geneviève de Montalembert, Art musical sous la voûte céleste : une étude de la pensée musicale de Ficin au regard des textes antiques (dir. A. Raffarin et Jean-Baptiste Guillaumin) ; 2025-.

François Mottais, L’héritage de Stace dans la poésie latine tardive : permanences et innovations (IVe-VIe siècles après J.-C.) (contrat doctoral de l’Univ. Paris-Ouest-Nanterre ; dir. É. Wolff et François Ploton-Nicollet).

Sacha Orval, Édition, traduction et commentaire des deux premiers livres de l’Argénis de Jean Barclay (dir. Virginie Leroux) ; 2023-.

Lisa Pichon, Entre poésie et philosophie : la satire dans la pensée d’Isaac Casaubon (1559-1614) (dir. Laurence Boulègue et S. Aubert Baillot), sept. 2024-.

Hannelore Pierre, D’Ausone à Élie Vinet. La Commémoration des professeurs bordelais d’Ausone et sa réception dans les milieux humanistes bordelais de la Renaissance (dir. Violaine Giacomotto-Charra et Renaud Robert) ; soutenance prévue printemps 2026.

Jérémie Pinguet, Édition, traduction et commentaire des Nénies de Salmon Macrin (dir. Virginie Leroux et S. Laigneau-Fontaine) ; 2021-.

Giorgia Paparelli, Tra.Ma.Bo : tradizione e ricezione di Boccaccio nelle Marche fra i secc. XIV-XVI (dir. Silvia Fiaschi).

Corentin Poirier, Écrire la cuisine en latin du XIIe au XVe siècle (dir. Bruno Laurioux).

Mathilde Pommier, Admirabilia, miracula, mira exempla : rêves, présages, fantasmes dans la littérature humaniste : les Geniales Dies d’Alessandro d’Alessandri, 1522 (dir. Anne Raffarin).

Giorgia Puleio, Edizione critica del Directorium ad passagium faciendum (prima metà Trecento) (dir. Anne-Marie Turcan-Verkerk et Paolo Chiesa).

Gaëtan Ravoniarison, La pensée juridique de Claude de Seyssel (v. 1450-1520) : la tradition à l’épreuve de l’humanisme (dir. Xavier Prévost et B. d’Alteroche).

Julien de Ridder, Humanisme et révolution poétique au onzième siècle : recherches sur les carmina varia de Marbode de Rennes (dir. Baudouin van den Abeele et Cédric Giraud).

Thibault Robert, Huic Latia atque recens Slavica Musa canit. Édition, traduction et commentaire des Odes et des Épigrammes latines de Jan Kochanowski (1530-1584) (dir. Virginie Leroux et Grazyna Urban-Godziek).

Baptiste Robaglia, La pensée juridique d’Étienne Pasquier (1529-1615) (dir. Xavier Prévost et P. Cocatre-Zilgien) ; soutenance prévue le 10 avril 2026.

Céline Robert, Les Épîtres de Raoul Tortaire (XIe-XIIe siècles) : édition multimodale, traduction et commentaire (dir. Marie-Agnès Lucas-Avenel et Benoît Gauvin).

Sofia Santosuosso, Langages du pouvoir : forme et réception de la rhétorique papale dans la summa dictaminis de Thomas de Capoue (1213-1268) / Linguaggi del potere : forme e ricezione della retorica papale nella Summa dictaminis di Tommaso di Capua (1213-1268) (dir. Benoît Grévin en cotutelle EHESS-Ca’ Foscari ) ; 2023-

Ben Schoentgen, Rome triomphante (1559) : les enjeux d’une restauration (dir. Anne Raffarin).

Felix Schultze, Recherches sur les manuscrits médicaux de la bibliothèque cistercienne d’Altzelle (dir. Frédéric Giraud et C. Cardelle de Hartmann) ; 2021-.

Caroline Supply, La veine poétique néo-latine du deuil familial au tournant du XVe et du XVIe siècle en Italie. Étude de la construction du discours poétique et des représentations (dir. Aline Smeesters).

Iulia Székely-Calma, Le succès médiéval d’un pseudo-Aristote. Édition et étude de la diffusion du Liber de causis (XIIIe-XVIe siècles) (dir. D. Poirel et François Ploton-Nicollet).

Amélie Tissier : Édition, traduction commentaire du Paeddagogion de Nicolas Bourbon (dir. Sylvie Laigneau-Fontaine et Lucie Claire), 2025-.

Claire Varin d’Ainvelle, Greffe, transplantation, acclimatation : transformations du végétal dans la littérature française de la Renaissance (dir. Violaine Giacomotto-Charra).

Stéphane Vincent, Figurer l’invisible : représentations et symboliques du vent dans l’art italien de la Renaissance (textes et images) (co-direction Florence Bistagne, Avignon Université) avec Raphaele Mouren, British School at Rome), 2025-

Clément Zajac, Edition, traduction et commentaire de la Lyrica poesis praeceptionibus et exemplis illustrata de Jacob Masen, 1654 (dir. François Ploton-Nicollet).

Parutions récentes (bulletin n°23 – novembre 2025)

  •  De persequutione aduersus Locarnenses (Tadeo Dunno)

Cette liste des parutions récentes concernant la littérature en médiolatin et néo-latin a été réalisée par Caroline Heid, Alice Lamy et Florence Vuilleumier Laurens pour le bulletin n°23 de la Société paru en novembre 2025.

PUBLICATIONS RÉCENTES

Textes :

– Agricola Rodolphe, L’Invention dialectique, éd., trad. P. Collé, coll. « L’Univers rhétorique », Paris, Classiques Garnier, 2025, 720 p. : [De inuentione dialectica libri tres].

– Angelomo di Luxeuil, Opusculum in Canticis Canticorum . Edizione critica a cura di Luigi G. G. Ricci , coll. « Millenio Medievale » 130, Firenze, SISMEL – Edizioni del Galluzzo, 2025, CXC-173 p.

– Ps.-Anselmo di Laon, Glose in Apocalipsin. Edizione critica e commento a cura di Federico De Dominicis, coll. « OPA » 10, Firenze, SISMEL – Edizioni del Galluzzo, 2025, XII-633 p.

– Balbi Girolamo : voir Cortesi Alessandro.

– Baudier Dominique, The Correspondence of Dominicus Baudius, éd. P. Botley, coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2025, 2 vol. 1504 p.

– Bayer Gottlieb Siegfried, La localisation de la Scythie au temps d’Hérodote (1726). Les travaux d’un humaniste prussien et leur impact sur les maîtres de la Russie, éd., trad. comm. S. Peyrefiche, coll. « Chartæ Neolatinæ », Neuville-sur-Saône, Chemins de Tr@verse, 2025, 100 p. : [De Scythiæ situ].

– Bernard de Clairvaux, Les degrés de l’humilité, intr. et notes Pierre-André Burton, trad. Jeannine Abbiateci, coll. Cédric Giraud, Christian Heck et Laurence Mellerin, Paris, Les Éditions du Cerf, 2025 (Sources chrétiennes, 647), 440 p.

– Biondo Flavio, Rome triomphante/ Roma triumphans, V. Livres IX et X, préf. A. Rouveret, intr. A. Raffarin ; livre IX : éd. E. Falaschi, A. Raffarin, trad. notes E. Falaschi, V. Naas ; livre X : éd., trad., notes A. Raffarin, coll. « Les Classiques de l’Humanisme », Paris, Les Belles Lettres, 2025, LXIV-362 p.

– Bracciolini Poggio, Guarino da Verona, Del Monte Pietro, Bracciolini Poggio, On Leaders and Tyrants, éds., trad. H. Schadee, K. Sidwell, D. Rundle, coll. « I Tatti Renaissance Library », Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2024, 624 p.

– Breve compendium in duo prima capita tertii De anima Aristotelis. A Critical Edition with Introduction and Indices, ed. S. Demo, P. Gregorić, coll. « Studia Artistarum », 52, Turnhout, Brepols, 2024, 134 p.

– Bruno Giordano, Les ombres des idées, coll. « De Pétrarque à Descartes », Paris, Vrin, 2024, 192 p. : [De umbris idearum].

– Bruno Giordano, Œuvres complètes, II. Le Souper des Cendres/ La Cena de le Ceneri, nvle éd. rev. corr. Z. Sorrenti, trad. Y. Hersant, notes G. Aquilecchia, M.Á. Granada, coll. « Giordano Bruno », Paris, Les Belles Lettres, 2025, ccl-442 p.

– Comenius Iohannes Amos, Orbis Sensualium Pictus/ Image du monde sensible, trad., prés., comm. L.X. Polastron, Paris, Les Belles Lettres, 2025, xxiv-324 p.

– Conradus de Strazburg, Iohannes de Sacrobosco, Petrus Cunestabulus, Petrus de Bernia, Radulphus de Longo Campo, Willelmus computista, auctores ignoti, Opera de computo a tempore post Gerlandum usque ad Iohannem de Sacrobosco, ed. Alfred Lohr, « CCCM » 272A, Turnhout, Brepols, 2025, CXL + 788 p.

– Cortesi Alessandro, Laudes bellicæ, Balbi Girolamo, Épigrammes, intr., éd., trad. F. Mottais dans Éloges de Matthias Corvin, roi de Hongrie, en guerrier, coll. « Chartæ neolatinæ », Neuville-sur-Saône, Chemins de tr@verse, 2024, 152 p.

– Del Monte Pietro (Monti Pietro) : voir Bracciolini Poggio.

– Du Pui Meinard Simon, Oratio de prosperis atque aduersis, quæ Academiæ Lugduno-Batauæ anno elapso contigerunt, Boston, Brill, 2024, 25 p. : e-book (PDF) [Lugduni Batauorum, 1820].

– Érasme de Rotterdam Désiré, « De recta Latini Græcique sermonis pronuntiatione dialogus »-Dialogue sur la prononciation correcte du latin et du grec, trad. J. Chomarat †, éds. C. Bénévent, G. Clerico, B. Colombat, C. Nativel, coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2025, 488 p.

– Érasme Désiré, Les Colloques. Dialogues de la vie courante, propres non seulement à polir le langage de la jeunesse mais à édifier ses mœurs, éd. crit. Amsterdam (1972) émendé, prés., trad. O. Sers, rév. D. Sonnier, coll. « Miroir des Humanistes », Paris, Les Belles Lettres, 2025, 1372 p.

– Érasme, Desiré, Collected Works of Erasmus, 79. Controversies, éds. R. Begley, C. Begley, D. Sheerin, trad. D. Sheerin, R. Begley, Toronto, University of Toronto Press, 2025, 432 p.

– Fabricius Franciscus, Oratio inauguralis de Christo unico et perpetuo Ecclesiæ fundamento, habita in auditorio maiori, Boston, Brill, 2024, 52 p. : e-book (PDF) [Lugduni Batauorum, 1706].

– Flaminio Marcantonio, Navagero Andrea, Latin Pastoral Poetry, éd., trad. A.M. Wilson, coll. « I Tatti Renaissance Library », Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2025, 528 p.

– Gallico Giovanni, Ritus canendi uetustissimus et nouus, éd. crit. G. Pirani, coll. « La Tradizione musicale. Studi e testi », Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XLII-548 p.

– Gerardus Magnus, Opera omnia IV, 1 : Epistolae, ed. Rijcklof Hofman, Marinus van den Berg. « CCCM » 318, Turnhout, Brepols, 2025, CII + 402 p.

– Gerardus Magnus, Opera omnia IV, 2 : Subsidia ad Epistolae, ed. Rijcklof Hofman, Marinus van den Berg. « CCCM » 318, Turnhout, Brepols, 2025, 388 p.

– Grégoire de Tours, Les Miracles de saint Julien de Brioude, ef. Bruno Krusch, trad. comm. Luce Pietri, Paris, Les Éditions du Cerf, 2025 (« Sources chrétiennes » 656), 190 p.

– Guarino da Verona : voir Bracciolini Poggio.

– Heymericus de Campo, Tractatus de formis intentionalibus, ed. Giovanni Bagnasco, « CCCM » 292D, Turnhout, Brepols, 2025, Lviii + 200 p.

– Histoire et hagiographie au XIIe siècle. La production de la collégiale de Saint- Martin de Tours, ed. trad. Jean-Hervé Foulon, Paris, Les Belles Lettres, 2025 (« Classiques de l’Histoire du Moyen Âge » 60), 448 p.

– Iacobus de Altavilla, Lectura in libros Sententiarum II. Questiones 7-17, ed. Monica Brinzei, Chris Schabel, « CCCM » 312A, Turnhout, Brepols, 2025, XXIX + 500 p.

– Iacopo da Varazze, Sermones de sanctis. Volumen breve. Volumen diffusum. De sancto Petro Martyre. de translatione beati Dominici, de sancto Dominico, de sancto Francisco. Edizione critica a cura di Giovanni Paolo Maggioni, coll. « Millenio Medievale » 131, Firenze, SISMEL – Edizioni del Galluzzo, 2025, XVIII-409 p.

– Lettres fictives d’un humaniste. L’enseignement du grec à la Renaissance, dir. E. Dickey, éd. crit., trad., comm. M. Bernardot, M. de Toledo, E. Dickey, A. Grouard de Tocqueville, P. Carmela la Barbera, E. Lefèvre, V. Lévy, C. Mambrioni, L.-J. Tissot, coll. « Fragments », Paris, Les Belles Lettres, 2025, CXLII+218 p.

– Luscinius Othmar : voir Nachtgall.

– Macquelyn Michaël Iacob (Macquelijn), Oratio de medicinæ practicæ doctore fideli artis historico, Leiden-Boston, Brill, 2024, 24 p. : e-book (PDF) [Lugduni Batauorum, 1824].

– Muratori L.A., Carteggi con Hackmann… Lazarelli, éds. M. Lieber, D. Gianaroli, V. Cuomo, J. Klingebeil, R.M. Christoph, coll. « Edizione nazionale del carteggio di L.A. Muratori. Centro di studi muratoriani », Firenze, Olschki, 2025, 600 p.

– Muratori L.A., Panegirico per Luigi XIV (1693-1694), préf. F. Marri, éd. C. Viola, texte latin, trad. ital. G. Burzacchini, coll. « Biblioteca dell’Edizione nazionale del carteggio di L.A. Muratori. Centro di studi muratoriani », Firenze, Olschki, 2025, vi-96 p.

– Nachtgall Othmar (Luscinius), « Grunnius Sophista »-Grogneur le Sophiste, éd., trad. M. Dietrich, coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2025, 408 p.

– Naudé Gabriel, Œuvres complètes, X A. « Pentas Quæstionum iatro-philologicarum » / Cinq questions iatrophilologiques, préf. L. Bianchi, éd. A.L. Schino, postf. O. Trabucco, coll. « Textes de philosophie », Paris, Classiques Garnier, 2024, 557 p.

– Navagero Andrea : voir Flaminio Marcantonio.

– Panormita Antonio, Alfonsi regis dicta aut facta memoratu digna, éd. F. Delle Donne, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2024, lix-409 p.

– Paolo Diacono, Carmina. Edizione critica a cura di Adriano Russo, coll. « Edizione nazionale dei testi mediolatini d’Italia »,  Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XII-834 p.

– Papia, Elementarium. Littera L. Edizione critica a cura di Francesca Artemisio, coll. « Edizione nazionale dei testi mediolatini d’Italia »,  Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2024, X-237 p.

– Petrarca Francesco, Itinerarium ad Sepulcrum Domini nostri Yesu Cristi, éd. G. Cascio, coll. « Petrarca del centenario », Firenze, Le Lettere, 2024, 288 p.

– Petrarca Francesco, Orazioni politiche, éd. A. Piacentini, coll. « Petrarca del centenario », Firenze, Le Lettere, 2025, 190 p.

– Petrarca Francesco, Penitential Psalms and Prayers, éd., trad. D.S. Yocum, coll. « William and Katherine Devers Series in Dante and Medieval Italian Literature », Notre Dame (IN), University of Notre Dame Press, 2024, 160 p.

– Pico della Mirandola Giovanni, 900 Conclusions, éd., trad. B.P. Copenhaver, coll. « I Tatti Renaissance Library », Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2025, 688 p.

– Polenton Sicco, « Scriptorum illustrium Latinæ linguæ libri ». Livio, Plinio, Seneca e altri prosatori, un’antologia della prima storia della letteratura latina antica, éd. R. Modonutti, G. D’Alessandro, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2024, cxiii-198 p.

– Profetto Giacomo, Sulla natura dei diversi tipi di vino. « De diuersorum uini generum natura », intr., trad., notes L. Coco, coll. « Particelle elementari », Firenze, Olschki, 2024, xx-112 p.

– Radulfus Ardens, Speculum universale, Libri XI-XIV, ed. Claudia Heimann, Stephan Ernst, « CCCM 241B », Turnhout, Brepols, 2025, LXII + 920 p.

– Radulphi Britonis Quaestiones super librum Divisionum Boethii. Radulphi Britonis Opera Philosophica, vol. 1, ed. S. Ebbesen., C. Marmo, coll. « Studia Artistarum », 50, Turnhout, Brepols, 2024, 118 p.

– Raymond Lulle, Œuvres Complètes, Tome VI, , coll. « Doctrines médiévales vi », Paris-Metz, Messkhy Publications, 2025, 433 p.

– Reinwardt Caspar Georg Carl, Oratio de augmentis, quæ historiæ naturali, ex Indiæ inuestigatione accesserunt, Boston, Brill, 2024, 26 p. : e-book (PDF) [Lugduni Batauorum, 1827].

– Robortello d’Udine Francesco, Explications au livre d’Aristote sur l’Art poétique/ « In librum Aristotelis de arte poetica explicationes », intr., éd., trad. S. Poujade-Baltazard., coll. « Les Classiques de l’Humanisme », Paris, Les Belles Lettres, 2025, cxlii-1406 p.

– Sambucus Iohannes [Zsámboky János], Epistulæ, éds. G. Almási, L. Šubarić, coll. « Europa Humanistica. Répertoires et inventaires », Turnhout, Brepols, 2024, 511 p.

– Simler Josias, « Vallesiae Descriptio » / Description du Valais, intr., trad., notes A. Andenmatten, K. Bovier, coll. « Sapheneia », Basel, Schwabe Verlag, 2025, 367 p.

– Stephanus de Borbone, Tractatus de diversis materiis predicabilibus. Quarta pars. De dono fortitudinis (tituli 1-7a), ed. Jacques Berlioz, Luc Ferrier, « CCCM 124C », Turnhout, Brepols, 2025, LII + 714 p.

– Wedsted Christian, The latin poems, éd. A. Palmore coll. « Bloomsbury neo-latin series. Early modern texts and anthologies », London, Bloomsbury, 2025, 288 p.

En ligne :

– Bèze Théodore de, Cato Censorius Christianus (1599), intr., éd., trad. K. Bovier, dans Humanistica Helvetica, v. 12.02.2025, 12 p. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/197

– Depraz Jean, Franc Chrétien (l’Ancien), Poème sur la légion thébaine et Discours sur saint Maurice (1618), dans Humanistica Helvetica, intr., éd., trad. A. Andenmatten, v. 19.03.2025, 4 p. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/200

– Duno Taddeo, La Persécution contre les Locarnais/ De persequutione aduersus Locarnenses (1602), intr., éd., trad. D. Amherdt, dans Humanistica Helvetica, v. 18.02.2025, 11 fol. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/199

– Egi Raphaël, Les Rosicruciens existent vraiment/ Assertio Fraternitatis Roseæ Crucis (1614), intr., éd., trad. K. Bovier, dans Humanistica Helvetica, v. 07.02.2025, 6 p. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/196

– Franc Chrétien (l’Ancien) : voir Depraz Jean.

– Viret Pierre, Centon sur la messe/ Centonis de theatrica Missæ saltatione, ex uariis ueterum poetarum scriptis consarcinati libri quatuor (1553), intr., éd., trad. K. Bovier, dans Humanistica Helvetica, v. 29.04.2025, 27 p. : https://humanistica-helvetica.unifr.ch/fr/works/201

À paraître :

– Ficino Marsilio, Commentary on Plotinus, vol. 1. Ennead I, éd., trad. S. Gersh, coll. « I Tatti Renaissance Library », Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 512 p. : à paraître en 2026.

– Gama José Basílio da, Brazilian Goldmines, éds. L. Ribeiro Leite, D. Fernandes Nascimento, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 272 p. [Brasilienses Aurifodinæ] : à paraître en 2026.

– « Grant fu la jeste, bien en doit on parler ». Mélanges en l’honneur de Bernard Ribémont, éds. Ph. Haugeard, N. Lombart, F. Michaud-Fréjaville et J. Véronèse, Paris, Classiques Garnier, 636 p. : à paraître en 2026.

– Polenton Sicco, Lives of the Famous Latin Authors. A Selection, éds. T.E. Franklinos, R. Modonutti, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 240 p. : à paraître en 2026.

 

Études :

– À l’école des Humanistes. Pédagogies de la Renaissance, entre manuscrit et imprimé, dir. L. Claire, M. Furno, A.-H. Klinger-Dollé, coll. « Eruditio », Genève, Droz, 2025, 598 p. : e-book (PDF).

– A Sceptical Jew. Richard H. Popkin’s Private Republic of Letters, dir. J.D. Popkin, A. Salah, G. Veltri, coll. « Maimonides Library for Philosophy and Religion », Leiden-Boston, Brill, 2025, 522 p.  G. Bartolucci, G. Veltri, « The Marrano Conspiracy: On Richard Popkin, Jewish Scepticism, and an Unknown Text on Zindīḳ by Pietro Pomponazzi », 56–69.

 Alla maniera: Technical Art History and the Meaning of Style in 15th to 17th Century Painting. Papers presented at the Twenty-Second Symposium for the Study of Underdrawing and Technology in Painting held online, 28-30 March 2022, dir. A. Dubois, coll. « Underdrawing and Technology in Painting. Symposia », Louvain, Peeters, 2024, VI-339 p.

– Alonge T., Dieu dramaturge. Bible et tragédie de Buchanan à Racine, coll. « Travaux du Grand Siècle », Genève, Droz, 2024, 424 p.

– Amalou T., La Sorbonne entre en guerre de religion. Autorité universitaire, censure et pouvoir royal en France (v. 1551-v. 1589), coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2024, 592 p.

– Angelini R.,  Orbis Normannicus. Repertorio degli autori latini in Normandia (secoli X-XIII), coll. « Quaderni di CALMA » 5, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, LXXXV-496 p.

– Aux marges de l’encyclopédie : circulation des savoirs de l’Antiquité à l’Âge de l’Humanisme, dir. T. Miguet, A. Raffarin, coll. « Colloques, congrès et conférences-le Moyen Âge », Paris, Honoré Champion, 2025, 286 p.

– Baroque Latinity. Studies in the Neo-Latin Literature of the European Baroque, éds. J. Glomski, G. Manuwald, A. Taylor, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 2025, 224 p. [Anthologie].

– Bercea-Bocskai N., Le Corpus signé Hélisenne de Crenne. Entre Virgile et la Grande Rhétorique, coll. « Bibliothèque de la Renaissance », Paris, Classiques Garnier, 2024, 495 p.

– Bibliographie Internationale de l’Humanisme et de la Renaissance, 56 (2024), lxxvi-949 p. [Travaux parus jusqu’en 2023].

– Bibliothèque idéale de la Consolation de lAntiquité au xviie siècle, dir. C. Martin-Ulrich, M. Gally, S. Luciani, coll. « Bibliothèque idéale », Paris, Les Belles Lettres, 2025, 592 p.

– Bonaventura autore spirituale. A cura di M. Guida e D. Solvi, « La Mistica critiana tra Oriente e Occidente » 37, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, IX – 312 p.

– Campillo Bo Á. J., Akribeia. Certainty and Ontology of Mathematics in Alessandro Piccolomini’s « De certitudine mathematicarum », coll. « History of Metaphysics: Ancient, Medieval, Modern », Leiden-Boston, Brill, 2025, 319 p.

– Carrió Cataldi L. A., Temps, sciences et empire. Cosmographie et navigation dans les monarchies ibériques au xvie siècle, coll. « Techne », Turnhout, Brepols, 2025, 276 p.

– Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques publiques de France, vol. XXII. Région Bourgogne, éd. D. Coq, coll. « Histoire et civilisation du livre », Genève, Droz, 2025, 712 p.

– Charrier S., Recherches sur l’œuvre latine en prose de Robert Gaguin (1433-1501), coll. « Bibliothèque de la Renaissance », Paris, Classiques Garnier, 2024, 576 p.

– Cholcman T., Festival Emblems. A Paradox along the Triumphal Route, coll. « Imago Figurata. The Emblem and Related Forms », Turnhout, Brepols, 2025, vi-234 p.

– [La] Comédie humaniste en France, dir. E. Buron, J. Goeury, coll. « Cahiers V.L. Saulnier », Paris, PUPS, 2025, 324 p.

– Communicating the Passion. The Socio-Religious Function of an Emotional Narrative (1250-1530), dir. P. Delcorno, H. Johnson, coll. « Early European Research », Turnhout, Brepols, 2025, 400 p.

– Contending Representations III. Questioning Republicanism in Early Modern Genoa, dir. E. Zucchi, A. Metlica, coll. « Dunamis », Turnhout, Brepols, 2024 : M. Schnettger, « Camera et ciuitas nostra imperialis. The Republic of Genoa in the Imperial Perspective », 34-45.

– Coroleu A., Latin Political Propaganda in the War of the Spanish Succession and Its Aftermath, 1700-1740, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 2025, 232 p.

– Cossu A., Zambardi E. (éd.), Uses and Reuses of Medieval Manuscript Books. Southern Italy. Latin Manuscripts, coll. « Bibliologia », 71, Turnhout, Brepols, 2025, 300 p.

– [Il] Dante di Petrarca, Atti del Convegno internazionale di Arezzo, 4-6 novembre 2021), dir. M. Capriotti, N. Tonelli, A. Valenti, coll. « Studi sul Petrarca », Padova, Antenore, 2024, 330 p.

– Dolbeau F., Le plaisir de découvrir. Études de philologie latine (IVe-XIIe siècles) Textes édités par B. Valtorta, « coll. MediEvi » 44, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XII – 712 p.

– Donner à voir l’Antiquité. Genèse, fonctions et circulation des représentations figurées de l’Antique (xvie-xixsiècle), dir. A.-H. Klinger-Dollé, V. Krings, F. Pugnière, coll. « Scripta Receptoria », Bordeaux, Ausonius, 2025, 386 p.

– Dunkelgrün T., The Multiplicity of Scripture. The Making of the Antwerp Polyglot Bible, coll. « Studies and Texts », Turnhout, Brepols, 2025, xxvi-554 p.

– Early Music Pedagogy Then and Now. From the Classical Antiquity to the Renaissance, dir. M. Mazzetti, L. Ticli, coll. « Musica Incarnata », Turnhout, Brepols, 2025, xxxii-448 p.

– [La] Fabrique de l’espace religieux en Europe centrale (xexvie siècle), dir. M.M. de Cevins, O. Marin, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2025, 448 p.

– Figurer la nature. Les métamorphoses de l’allégorie (xiiie-xviie siècles), dir. R. Dekoninck, A. Guiderdoni, B. Van den Abeele, coll. « Textes, Études, Congrès », Turnhout, Brepols, 2024, 275 p.

– Filosofia e medicina in Italia fra medioevo e prima età moderna, dir. L. Bianchi, L. Campi, coll. « Studia Artistarum », Turnhout, Brepols, 2025, 272 p.

– Fournier Y., « Tactus », notation mensuraliste et contrepoint à la Renaissance. Pour un contexte théorique et une épistémologie pratique, coll. « Historiæ Musicæ Cultores », Firenze, Olschki, 2025, xiv-586 p.

– Gendry C., Achille et Patrocle, un mythe du couple masculin, coll. « Perspectives comparatistes-Genres, sexes, textes », Paris, Classiques Garnier, 2025, 741 p.

– Geografie del Petrarca, dir. G. Belloni, M. Pastore Stocchi, F. Piovan, coll. « Studi sul Petrarca », Padova, Antenore, 2024, 204 p.

– Hengstermann C., Critique of the Teutonic Philosophy and Other Writings against Jacob Böhme. Text, Translation and Introduction, coll. « The latin Works of Henry More », Louvain, Peeters, 2024, XII-335 p.

– Hiernard J., De Moravie en Italie. Voyage universitaire et « Grand Tour » européen (1596-1602). L’éphéméride du baron Waldstein, coll. « Scripta Receptoria », Bordeaux, Ausonius, 2025, 560 p.

– Hommes et femmes du livre à Rouen au xvie siècle. « Liber amicorum Petri Aquilonis », dir. T. Claerr, É. Lalou, A.-B. Levollant, coll. « Études Renaissantes », Turnhout, Brepols, 2025, 280 p.

– [El] humanismo latino en el Studium de Salamanca : Nebrija y Europa, dir. M. Adelaida Andrés Sanz, C. Codoñer, D. Paniagua, coll. « Estudios clásicos », Madrid, Guillermo Escolar, 2024, 256 p.

– « In spinis collige rosas ». Mélanges offerts à Jean-François Maillard par ses collègues et amis, dir. J.-MFlamand, F. Fery-Hue, M.-E. Boutroue, coll. « Europa Humanistica. La France des humanistes », Turnhout, Brepols, 2025, 420 p.

– Introduction à l’Humanisme juridique. Auteurs, œuvres, idées, formes, destinées, dir. X. Prévost, L.-A. Sanchi, coll. « Cahiers d’Humanisme et Renaissance », Genève, Droz, 2025, 600 p.

– Jaspers M., Should we Declare War on the Turks ? Petrus Nannius’ « Declamatio de bello Turcis Inferendo » (Leuven, Rutger Rescius, 1536), coll. « Spicilegium Sacrum Lovaniense », Leuven, Peteers, 2024, XII-155 p.

– Johann Buxtorf, Impresario of Hebrew and Jewish Books, éd. A. Grafton, J. Weinberg, coll. « Studies and Texts » Turnhout, Brepols, 2025, xii-276 p.

– Kim H.-A., Music, Rhetoric and Christian Hebraism in Early Modern Europe. Reuchlin’s Reconstruction of the « Modulata Recitatio », Amsterdam, Amsterdam University Press, 2025, 474 p.

– Kristinsdottir G., La Guerre civile romaine dans la tragédie française (1550-1650). Poétique et politique, coll. « Études et essais sur la Renaissance-République des muses », Paris, Classiques Garnier, 2024, 610 p.

– L’amour au Moyen Âge. Est-il un, est-il pluriel ?, dir. D Poirel, Turnhout, Brepols, 2025, 244 p.

– Leibniz e l’Italia. Atti delle giornate di studio (Roma, Villa Mirafiori, 28-29 nov. 2019), dir. R. Palaia, coll. « Lessico intellettuale europeo », Firenze, Olschki, 2024, xvi-362 p.

– Letteratura latina medievale (secoli VI-XV). Un manuale. A cura di C. Leonardi. Nuova edizione con un aggiornamento bibliografico a cura di F. Santi, « Galluzzo Paperbacks  »7, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XIV – 592 p.

– [La] « Malebouche ». Les paroles blessantes, du Moyen Âge à l’Âge des Lumières, dir. F. Mariani Zini et N. Vienne-Guerrin, coll. « Le Savoir de Mantice », Paris, Honoré Champion, 2025 : F. Meroi, « Dal biasimo alla menzogna. Linguaggio e natura umana nel Momus di Leon Battista Alberti », 125-142.

– Malhomme F., Musique et juste milieu à l’âge humaniste et classique, coll. « Bibliothèque de la Renaissance », Paris, Classiques Garnier, 2024, 510 p.

– Mandonnet P., Dante the Theologian, éds. G. Corbett, P. Kelly, coll. « Studia Traditionis Theologiæ », Turnhout, Brepols, 2025, 237 p.

– Markevičiūtė R., Das lateinische Lehrgedicht der Frühen Neuzeit im Angesicht der Moderne. Eine Theorie hybrider Dichtung, Berlin-Boston, De Gruyter, 2025, 355 p.

– Martigny C., Devenir Jocaste. Naissances et renaissances du personnage, de l’Antiquité à nos jours, coll. « Perspectives comparatistes-Classique/Moderne », Paris, Classiques Garnier, 2025, 846 p.

– McCullough G.J., Jacob Boehme and the Spiritual Roots of Psychotherapy. Dreams, Ecstasy, and Wisdom, coll. « Studies in Theology and Religion », Leiden-Boston, Brill, 2025, xviii-308 p.

– McDonald W.C., « Trithemius and King Arthur. Angels, Troy, the Franks, and Emperor Maximilian I of Habsburg », Cahiers de recherches médiévales et humanistes-Journal of Medieval and Humanistic Studies, 48, 2 (2024), 471-493.

– Mémoires des passés antiques. Une élaboration continue (xive-xixe siècles), dir. C. Gaullier-Bougassas, coll. « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité », Turnhout, Brepols, 2025, 332 p.

– Menini R., Sanchi L.-A., L’Antiquité selon Guillaume Budé. À l’école d’un humaniste érudit, coll. « Les Belles Lettres/ essais », Paris, Les Belles Lettres, 2025, 256 p.

– [Les] Métamorphoses d’Apulée à travers les lieux et les âges. Réceptions, réécritures, héritages, dir. J. Dalbera, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2024, 314 p.

– Moderni e antichi. Quaderni del Centro di studi sul Classicismo, sér. II, VI (2024), 296 p. : [Lorenzo Valla].

– [The] Multilingual Dynamics of Medieval Literature in Western Europe, c. 1200-c. 1600, dir. B. Besamusca, L. Demets, J. Hugen, coll. « Medieval Texts and Cultures of Northern Europe », Turnhout, Brepols, 2025, 250 p.

– [The] Munich Court Chapel at 500. Tradition, Devotion, Representation, dir. S. Gasch, coll. « Epitome musical », Turnhout, Brepols, 2025, 719 p.

– Music and Liturgy for the Benedicamus Domino c. 800-1650, dir. C.A. Bradley, coll. « Épitomé musical », Turnhout, Brepols, 2024, 398 p.

– Nassichuk J., The Comparative Poetics of Homeric Literary Imitation from Antiquity to Renaissance France. Aphrodite’s Charm, coll. « Medieval and Renaissance Authors and Texts », Leiden-Boston, Brill, 2025, xiv-518 p.

– Nouvelles traductions et réceptions indirectes de la Grèce ancienne, t. 1. Histoires des héros grecs et troyens (textes et images, 1300-1560) ; t. 2. Traductions de textes grecs et translatio studii, éd. C. Gaullier-Bougassas, coll. « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité », Turnhout, Brepols, 324 p. et 310 p.

– Panzica A., De la Lune à la Terre. Les débats sur le premier livre des Météorologiques d’Aristote au Moyen Âge latin (la tradition parisienne, xiiie-xve siècles), coll. « Studia Artistarum », 53, Turnhout, Brepols, 2025, 859 p.

– Passalacqua M., Frammenti di filologia nei secoli IX e X, coll. « Traditio et renovatio » 12, Firenze, Sismel-Il Galluzzo, 2025, XI- 135 p.

– Pelizzari S., « Nelli occhi della filosofia ». La logica nell’opera di Dante Alighieri, coll. « Rencontres de philosophie médiévale », Turnhout, Brepols, 2025, xiv-502 p.

– Peña S.F., L’Humanisme français face à la violence religieuse (1470-1604). De la querelle à l’agonie, préf. D. Crouzet, coll. « Bibliothèque d’histoire de la Renaissance », Paris, Classiques Garnier, 2025, 386 p.

– Pociūtė D.,The Reformation in Lithuania. Origins and Developments up to 1570, coll. « Brill Research Perspectives in Humanities and Social Sciences » et « Brill Research Perspectives in Early Modern Cultures of the Younger Europe », Leiden-Boston, Brill, 2024, x-116 p.

– « Polyhistor Europaeus ». Études sur l’âge classique offertes à Chantal Grell, dir. M. da Vinha, B. El Gammal, M. Forycki, M. Zuili, coll. « De Diversis Artibus », Turnhout, Brepols, 2025, 2 vol., 1312 p.

– Power, Vulnerability, and Sexual Violence in Medieval Literature, ed. J Bonsall and H Piercy, coll. « Gender and Sexuality in the Global Middle Ages 01 », Turnhout, Brepols, 2025, 344 p.

– Pre-modern Mathematical Thought. The Latin Discussion (13th-16th Centuries), dir. C.V. Crialesi, coll. « Investigating Medieval Philosophy », Leiden-Boston, Brill, 2025, ca 334 p.

– Prévost X., Jacques Cujas (1522-1590) jurisconsulte humaniste, 2e éd. rev. corr., coll. « Titre courant », Genève, Droz, 2025, 616 p.

– [The] Prince and the « Condottiero » in Italian Humanism and Renaissance Literature, History, Political Theory and Art, dir. M. Celati, M. Pavlova, coll. « Court Cultures of the Middle Ages and Renaissance », Oxford-Berlin-Bruxelles-Chennai-Lausanne-New York, Peter Lang, 2025, xiv-528 p.

– Quantin J.-L., The Patristic Text in the Confessional Age (16th-17th Centuries). Erudition, Theology, Censorship, coll. « Receptio Patristica », Leiden-Boston, Brill, 2025, xviii-658 p.

– Radical Thinking in the Middle Ages : Acts of the XVth International Congress of the SIEPM, Paris, 22-26 August 2022, dir. M. Brinzei, I. Caiazzo, C. Grellard, A. Robert, Turnhout, Brepols, 2025, 1177 p.

– Ratcliff M.J., Le tournant linguistique du xviiisiècle. Études d’histoire de la langue scientifique, coll. « Bibliothèque des Lumières », Genève, Droz, 2024, 496 p.

– [The] Renaissance Papacy 1400-1600, dir. N.H. Minnich, coll. « The Renaissance Society of America », Leiden-Boston, Brill, 2025, xvi-414 p.

– Renaissance Scholasticisms. Fighting Back, dir. A. Edelheit, coll. « Studies in Medieval and Reformation Traditions », Leiden-Boston, Brill, 2025, viii-346 p.

– Renaissances 1. Construction et circulation d’une catégorie historiographique (xixe-xxie siècle), dir. V. Ferrer, J.-L. Fournel, C. Lucken, coll. « Histoire des Idées et Critique Littéraire », Genève, Droz, 2024, 512 p.

– Renaissances 2. Pré-histoire de la catégorie : les mots en contexte (xiie-xviiie siècles), dir. M. de La Gorce, V. Ferrer, J.-L. Fournel, coll. « Histoire des Idées et Critique Littéraire », Genève, Droz, 2025, 560 p.

– « Révérence de l’antiquaille ». Les diverses formes de transmission du patrimoine textuel antique à la Renaissance, dir. N. Le Cadet, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2025, 268 p.

– Revisiting Revenge Tragedy. New Perspectives, dir. A. Hansen, M. Prandoni, C. van der Haven, coll. « Drama and Theatre in Early Modern Europe », Leiden-Boston, Brill, 2025, 274 p.

– Rossetti F, Il commento a Persio dell’umanista Giovanni Britannico. Dalla tipografia bresciana del Quattrocento all’editoria europea del Cinquecento, coll. « Studia Humanitatis Rhenana », Turnhout, Brepols, 2025, 324 p.

– Sacrifice and Sacred Violence. History, Comparisons, and the Early Modern World, dir. C. Facchini, G. Imbruglia, V. Lavenia, S. Pavone, coll. « Studies on Philosophy, Intellectual History, Arts, Sciences », Turnhout, Brepols, 2025, 472 p. : F. Quatrini, F. Sierhuis, « Hugo Grotius’s Christology. The Sacrifice of Christ across his Religious and Political Works », 181-200 ; R. Yelle, « Where Did Sacrifice Go ? The Case of Thomas Hobbes », 201-220 ; P.-A. Fabre, « Sacrifice, Sanctity, and Martyrdom », 245-262 ; F. Motta, « Self-sacrifice in the Ordinary Duty. Early Modern Martyrial Culture and Hagiographical Rhetoric in Mathias Tanner’s Societas Iesu apostolorum imitatrix (1694) », 263-298 ; O. Christin, « Why Committing Self-sacrifice ? Martyrdom and Civic Heroism in Strasbourg (1529-30) », 421-438.

– Sant’agata, M., Boccaccio. A Biography, trad. E. Eisenach, Chicago-London, University of Chicago Press, 2025, 457 p. : [Boccaccio. Fragilità di un genio, 2019].

– Schildgen B.D., Boccaccio Defends Literature, Toronto-Buffalo-London, University of Toronto Press, 2024, 310 p. : [Genealogie deorum gentilium].

– Schlichter F., Mythology, Chronology, Idolatry. Pagan Antiquity and the Biblical Text in the Scholarly World of Guillaume Bonjour (1670-1714), coll. « Brill’s Studies in Intellectual History », Leiden-Boston, Brill, 2024, xviii-402 p.

– [Les] Styles de la différence. Mélanges en l’honneur de Jean Lecointe, dir. C. Gutbub, A.-P. Pouey-Mounou, S. Duval, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2025, 563 p. : O. Pédeflous, « François Dubois et Ausone », 13-21 ; P. Selosse, « ’Au très brillant et très savant homme, professeur de bonnes lettres…’. L’épître dédicatoire du Catalogus plantarum (1542) de Conrad Gesner », 93-117 ; J. Céard, « L’hymnologie chrétienne et les Hymnes Ecclésiastiques de Guy Le Fèvre de La Boderie », 401-413 ; N. Dauvois., « Morata recte fabula (Ars poetica 319-320). Éthique, rhétorique et poétique à la Renaissance », 453-469.

– Suites d’Homère de l’Antiquité à la Renaissance, dir. D. Cuny, Arnaud Perrot, coll. « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité », Turnhout, Brepols, 2025, 371 p.

– Théâtre et Éthique en Europe sous l’Ancien Régime, dir. S. Berrégard, F. D’Antonio, coll. « Rencontres », Paris, Classiques Garnier, 2025 : J.-M. Civardi, « Autour de l’oratio morata (Heinsius, La Mesnardière, Vossius) », 209-225.

– Veltri G : voir Bartolucci G.

– William of Ware on the Sentences. Teaching Philosophy and Theology in the 13th Century between Thomas Aquinas and Duns Scotus, ed. E Dezza and A Petagine, coll. « Studia Sententiarum 8 », Turnhout, Brepols, 2025, 618 p.

– Zaino E., Raison et âme des bêtes chez Spinoza, coll. « Les Anciens et les Modernes-Études de philosophie », Paris, Classiques Garnier, 2024, 382 p.

– Zappulla M., L’Imitation d’autrui et l’Invention de soi. Le concept d’« ingenium » chez Spinoza, coll. « Les Anciens et les Modernes-Études de philosophie », Paris, Classiques Garnier, 2025, 390 p.

À paraître :

– Agbamu S., Petrarch’s « Africa » and Its Afterlives. Race, Nation, and Empire, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 2026, 224 p. : à paraître en 2026.

– Cleophilus’ « De coetu poetarum » and Iustus Lipsius’ « Somnium ». Dreaming of the Literary Tradition, éds. G. Manuwald, C. Scheidegger Laemmle, coll. « Bloomsbury Neo-Latin Series », London, Bloomsbury, 288 p. : à paraître en 2026.

– Laurens P., Dis-moi comment tu traduits les poètes, coll. « Les Belles Lettres/ essais », Paris, Les Belles Lettres, 269 p. : à paraître en 2026.

– Rabouin D., Mathématiques et philosophie chez Leibniz. Au fil de l’analyse des notions et des vérités, coll. « Mathesis », Paris, Vrin, 400 p. : à paraître oct. 2025.

 

Revues :

– Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXXXVI, 2-3 (2024) : M. Engammare, « Calvin et les livres apocryphes à l’épreuve de Judith. Lefèvre 1530/ Olivétan 1535/ Calvin 1546 » ; A. de Rosa, « Appunti su Giovanni Marquale libraio e un’ipotesi sul volgarizzamento dell’Emblematum liber di Alciato (1549) ».

– Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXXXVI, 1 (2025) : M. Danzi, « Leon Battista Alberti e il mestiere delle lettere. Su una nuova edizione e sull’interpretazione del De commodis litterarum atque incommodis » ; L. Calvié, « Henri Estienne en Italie (1552-1555) – I » ; D. Guernelli, « Secundum morem ordinis et consuetudinem uallis umbrose. Un Breviario vallombrosano miniato da Mariano del Buono ».

– Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXXXVI, 2 (2025) : L.-A. Sanchi, « Salomon et la ‘petite étincelle’ : Guillaume Budé lecteur de la Sagesse » ; L. Calvié, « Henri Estienne en Italie (1552-1555) – II ».

– Centaurus, 66, 1-2 (2024) : J. Gniewomir, « A Student Notebook from 16th-Century Padua. On How Method Mediated Between Medical Theory and Practice », 93-130 [Giovanni Battista da Monte].

– Emblematica. Essays in Word and Image, 7 (2023) : In memoriam P.M. Daly, 344 p. : [paru en 2025].

– Euphrosyne, 51 (2023) : A. Martínez Rodríguez, « La Coronica de Pulgar, ¿ única fuente de las Decades de Nebrija ? El reinado de Enrique IV y el conflicto con el infante Alfonso », 285-298 ; A. Lombana Sánchez, « ¿ A quién dedicó Janus Pannonius su Ep. 413 ? », 391-503 ; D. Paniagua, « El proemio de la versión manuscrita de la repetitio septima de Nebrija del códice Bolonia, Biblioteca del Real Colegio de España, ms. 132. Edición y estudio », 405-419.

– Giornale storico della letteratura italiana, CCII, 677 (2025) : A. Tissoni Benvenuti, « Nota sulla fortuna delle tragedie di Seneca nel primo Quattrocento », 76-89.

– Humanistica Lovaniensia, 73 (2024) : « In honorem Rhodæ Schnur VXorI NVrI res neoLatInas nVtrIentI horum commentariorum editores natalem gratulantur singularem », ca 650 p.

– Journal of Early Modern Christianity, 12, 1 (2025) : M. Wulf, « The Apocalypsis Nova. Narrating Prophecy and Reform Theology on the Eve of the Reformation », 63-180.

– Neulateinisches Jahrbuch/ Journal of Neo-Latin Language and Literature, 26 (2024-2025), 471 p.

– Nuncius, 40, 1 (1025) : « The Constitution of the Scientific Observation Site (15th-18th Century) : Ideal, Real, and Institutional Sites », dir. D. Deias, ca 317 p.

– Nuncius, 40, 2 (2025) : F. Geaman, « The Theatro del Cielo et della Terra. Prophecy and Plagiarism in the Venetian Monastery », 349-375.

– Réforme, Humanisme, Renaissance, 98 (2024) : Demelemestre G., « Pacte social, contrat politique et pacte religieux dans la philosophie politique d’Althusius », 175-200.

– Réforme, Humanisme, Renaissance, 99 (2024) : « Cahier Louis Meigret », dir. C. Pagani-Naudet, 256 p.

– Res Publica Litterarum, 3e ser., XLVI (2024) : A. Piacentini, « Le annotazioni filologiche di Boccaccio : lo scioglimento e la funzione delle C’ », 70-121 ; F. Monticini, « Ad eloquencie lecturam exercendam publice : il soggiorno a Napoli di Costantino Lascaris », 122-139.

– Revue d’Histoire de l’Église de France, III, 266 (2025) : A. Fagnot, « Le voyage à Rome de Charles-Maurice Le Tellier (1667-1668). Une étape dans sa carrière ecclésiastique », 5-28.

– Seizième Siècle, 24 (2024) : O. Goldman, « Collecter la nature depuis Lyon au xvie siècle : les illustrations, observations et spécimens naturalistes du médecin Jacques Daléchamps (1513-1588) », 103-122.

– Studia Islamica, 119, 2 (2024) : G. Paganini, « Prophet, Legislator or Impostor ? Mahomet and Islam in the Colloquium heptaplomeres », 341-373.

– Studies in Medieval and Renaissance Sources, ser. 4, 1 (2025) : D. Brazzale, « Re-Reading the Florentine Literary Dissent of the Fifteenth Century : The Medici Government and the Imaginary of Exile », 163-192.

 

Revue en ligne : 2 nouveaux numéros de la revue Camenae : (https://www.saprat.fr/instrumenta/revues/revue-en-ligne-camenae/instrumenta-revues-revue-en-ligne-camenae-camenae-n33-mai-2025/):

« Sciences et savoir en Aquitaine à l’époque de Montaigne »  (n°33, mai 2025) sous la direction d’Anne Bouscharain, Violaine Giacomotto-Charra et Sabine Rommevaux-Tani.

(Camenae n°34 – octobre 2025 – Saprat)

« Latin du Moyen Âge, latin de l’époque moderne et enseignement. Actes du VIIe congrès de la SEMEN-L » (n°34, octobre 2025), sous la direction de Lucie Claire, François Ploton-Nicollet, Anne-Hélène Klinger-Dollé et Alice Lamy.

Aux marges de l’encyclopédie : circulation des savoirs de l’Antiquité à l’âge de l’Humanisme, sous la direction de Thibault Miguet et Anne Raffarin

La SEMEN-L a le plaisir d’annoncer la parution d’un ouvrage sous la direction de Thibault Miguet et Anne Raffarin, Aux marges de l’encyclopédie : circulation des savoirs de l’Antiquité à l’âge de l’Humanisme, chez Honoré Champion dans la collection « Colloques, Congrès et Conférences » – série Le Moyen Âge (n° 33), auquel ont aussi contribué d’autres membres de notre Société.

Voici le faire-part de présentation de l’ouvrage par les éditions Honoré Champion (cliquez ici pour le télécharger) :

Aux marges de l’encyclopédie – présentation éditeur

Version en texte clair

L’encyclopédisme peut apparaître comme la réalisation d’un rêve : celui d’un savoir universel. Pourtant, autour de ce rêve existent des zones de turbulence où le rêve se heurte à de multiples obstacles, entre autres, l’existence de champs concurrents. Ce volume s’intéresse aux troubles à l’ordre encyclopédique, au développement de savoirs dans un cadre qui échappe à ce bel ordonnancement, de l’Antiquité à la Renaissance, époque où Rabelais emploie pour la première fois le substantif « encyclopédie ».

Le parcours dans les marges, que ce volume prend le risque d’emprunter, présente, entre autres, l’intérêt de considérer à la fois ouvrages scientifiques et littéraires, trop souvent disjoints voire opposés, dans une perspective de transmission des connaissances. Cette exploration met en lumière la fécondité d’un espace dans lequel se construisent des savoirs qui sont tout sauf marginaux.

Les études qui composent ce volume ont été réunies à l’issue du colloque international qui s’est tenu à l’Université Paris-Est Créteil du 17 au 19 mars 2022.

Thibault Miguet est maître de conférences en langue et littérature grecques à l’Université Paris-Est Créteil. Il est spécialiste de l’histoire et de la transmission de la médecine grecque, byzantine et arabe, ainsi que de l’histoire des textes et des savoirs.

Anne Raffarin est professeur de langue et littérature latines à l’Université Paris-Est Créteil. Elle est spécialiste de la littérature humaniste et plus particulièrement de l’organisation d’un savoir sur l’Antiquité à la Renaissance.

Ont également contribué à ce volume : Scott W. Blanchard, Morgane Cariou, Eva Falaschi, Catherine Gaullier-Bougassas, Nathalie Gorochov, Baptiste Laïd, Alice Lamy, Valérie Naas, Sylvie Rougier-Blanc, Luigi-Alberto Sanchi, Andrea Severi.

Colloques, Congrès et Conférences – Le Moyen Âge

Collection fondée par Jean Dufournet, dirigée par Jeanne-Marie Boivin et Michèle Guéret-Laferté

Cette collection accueille des ouvrages collectifs, des actes de congrès ou de colloques, des conférences.

 

Table des matières

Thibault MIGUET, Anne RAFFARIN
INTRODUCTION 7

DIRE LE MONDE DANS L’ANTIQUITE

Eva FALASCHI et Valérie NAAS
LES ŒUVRES MONUMENTALES DANS L’ANTIQUITE :
L’APPRÉHENSION GLOBALE DU SAVOIR AVANT L’ENCYCLOPÉDIE 19

Morgane CARIOU
L’INVENTAIRE DU MONDE DANS LA POESIE GRECQUE D’ÉPOQUE IMPÉRIALE 35

Sylvie ROUGIER-BLANC
LES DEIPNOSOPHISTES D’ATHÉNÉE ET LA COLLECTION DE SAVOIRS SOUS LES SEVERES : UN PROJET HORS NORME ? 65

COMPILER ET FAIRE CIRCULER LES SAVOIRS AU MOYEN ÂGE LE DEBAT ENTRE LA THEOLOGIE ET LA PHILOSOPHIE

Nathalie GOROCHOV
COMPILER LES SAVOIRS DANS L’UNIVERSITE MEDIEVALE :
AUTEURS ET FORMES DE LA PRODUCTION (XIIe-XIIIe SIÈCLE) 83

Alice LAMY
LA FELICITE DE L’HOMME ACCOMPLI SELON ALBERT LE GRAND (1200-1280). ÉTUDE COMPAREE DU MODELE SCOLASTIQUE D’INSTRUCTION UNIVERSEL ET DE L’INTENTION ENCYCLOPEDIQUE AU XIIIe SIÈCLE 97

Baptiste LAÏD
LA FORMATION DE L’HOMME INSTRUIT : LE PROGRAMME ET LA MÉTHODE D’ENSEIGNEMENT DE LA DISCIPLINA CLERICALIS ET DE SES CONTINUATIONS FRANÇAISES 115

Catherine GAULLIER-BOUGASSAS
LA NAISSANCE DE LA PHILOSOPHIE GRECQUE SELON LA CHRONIQUE DITE DE BAUDOUIN D’AVESNES ET LE MIROIR HISTORIAL : ÉCRITURE HISTORIQUE ET TENTATION DE L’ENCYCLOPÉDISME 133

Thibault MIGUET
DEMEMBRER L’ENCYCLOPEDIE. LES MANUSCRITS D’EXTRAITS DU VIATIQUE DU VOYAGEUR D’IBN AL-ǦAZZĀR 153

L’HUMANISME : DIALOGUE ENTRE LES SAVOIRS ET RECONSTRUCTION DU SENS

Anne RAFFARIN
LES JOURS DE FÊTE D’ALESSANDRO ALESSANDRI : DES NUITS ATTIQUES HUMANISTES 173

Luigi-Alberto SANCHI
LES SOURCES ENCYCLOPEDIQUES DES PROJETS ERUDITS DE GUILLAUME BUDE 197

Laurence BOULÈGUE
REFONTE DES SAVOIRS ET RECONSTRUCTION DU SENS DANS LES INTRODUCTIONS DE CRISTOFORO LANDINO A L’ŒUVRE DE VIRGILE 209

ANDREA SEVERI
I 565 «PERCHE» DEL MEDICO BOLOGNESE GIROLAMO MANFREDI (1474) 221

W. SCOTT BLANCHARD
GIANFRANCESCO PICO DELLA MIRANDOLA AND THE BONFIRE OF THE HUMANITIES 237

TABLE DES MATIERES 285

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE 255

INDEX NOMINUM 279

TABLE DES MATIERES 283

L’Antiquité selon Guillaume Budé – À l’école d’un humaniste érudit

Nous signalons la parution d’un ouvrage de Romain Menini et Luigi-Alberto Sanchi, L’Antiquité selon Guillaume Budé. À l’école d’un humaniste érudit, le 15 janvier 2025, aux Belles Lettres dans la collection « Essais ».

Cliquez sur ce lien pour lire la présentation sur le site de la maison d’édition : https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251456584/l-antiquite-selon-guillaume-bude.

Parmi les géants de son temps, Guillaume Budé tient une place à part. Il est assurément le plus singulier des lettrés français de la première Renaissance. Contemporain d’Érasme et de Thomas More, il posa comme nul autre avant lui – mais aussi après lui, peut-être – la question des humanités en France, ainsi que les bases d’une réflexion nationale en la matière. Parallèlement à son rôle dans la politique culturelle du royaume, ses ouvrages montraient la voie encyclopédique d’études qui n’entendaient laisser de côté aucun domaine de la connaissance antiquaire : philologie du Digeste, patristique, lexicologie du grec ancien, érudition numismatique, histoire économique. Autant de domaines qui, de nos jours, n’apparaissent plus guère dans un cursus de lettres classiques, voire d’histoire ancienne. Or les recherches savantes auxquelles Budé s’adonna tout au long de sa vie ne sauraient être comprises, dans leur portée et dans leur signification, qu’en étant replacées dans le contexte qui fut le leur. Sans cet effort historique – lequel était déjà au fondement de la démarche même de Budé face à l’Antiquité –, nous risquons de nous heurter à un monde incompréhensible. Ainsi sonnait déjà la leçon des écrivains de la « Renaissance » : c’est en tentant de comprendre de l’intérieur les civilisations révolues, dans toute la diversité de leurs préoccupations – et quitte à mesurer ce qui nous en sépare –, que nous en pourrons tirer les enseignements les plus utiles à notre temps.

TABLE DES MATIERES

Avant-propos
Qui était Guillaume Budé ?

Budé, géant héroïque des lettres françaises
Quelques éléments de biographie

Saisir Protée : contours de l’encyclopédie budéenne
Au filtre de la manière budéenne
Une érudition de grand style
L’invention d’un nouveau genre d’écriture
Inventer l’« encyclopédie » : cercle et périphrases
Saisir Protée : inattingible, l’Antiquité ?
Quel « discours de la méthode » ?
Une périodisation d’humaniste
Le premier millénaire avant notre ère : convergence des histoires sainte et classique
De l’Antiquité classique à la fin de la civilisation antique
Trois massifs philologiques
Annotationes in Pandectas
De Asse
Commentarii linguæ græcæ
Dans l’atelier de l’humaniste : Budé parmi ses livres
Budé correcteur de lui-même
Notes, fiches et carnets
Livres annotés
La bibliothèque de Budé
Un exemple : Démosthène manuscrit et imprimé
Les nouveautés de la librairie aldine
Livres prêtés, livres empruntés : le réseau budéen

Le philologue au travail : chemins de la recherche érudite

Droit romain, morale et anthropologie
Le droit chez les éléphants et les bêtes sauvages
L’épineuse question de l’équité
Des centumvirs à la Vulgate : Budé et la Bible
De l’entéléchie (Aristote) à la loi d’Adrastée (Platon)

Un point de départ : la doxographie du pseudo-Plutarque
Le De Asse et la ψυχή selon Aristote et Cicéron
Cicéron et Politien au pilori
Le corpus aristotélicien et ses commentateurs
Platon, inadmissible païen ou sage préchrétien ?
La loi Adrastia
Fortune, hasard, nécessité, liberté
Philosophie e(s)t Éloquence
La fabuleuse histoire du million de sesterces
En premier lieu, constater le problème et son étendue
Ensuite, échafauder la démonstration résolutive
Enfin, montrer les avantages scientifiques de la solution obtenue
Deux ouvrages pour deux publics
Défense et illustration de la langue grecque
Une constante : l’apologie pour une « langue géniale »
Suite du panégyrique… en français
Le lexique grec, corne d’abondance
L’étude du grec, rempart nécessaire contre le purisme
Dithyrambe pour Philoponie
L’ascèse et l’exégèse : Budé lecteur des Pères grecs
Les Pères cappadociens, figures tutélaires
Vie solitaire, sodalités spirituelles
Ascèse de la philologie, philologie de l’ascèse
« Denys le Grand » : le rayonnement et l’énigme
Sur la foi de l’apocryphe : le sublime du pseudo-Denys

Guillaume Budé, bâtisseur de la modernité française

Budé en son temps, Budé pour notre temps
Du « tonneau » de Diogène….
… à l’Hercule gaulois
Le Gymnase de Marseille, puis le Collège de France
Une nouvelle école française d’érudition
Un héritage aux contours extensibles
L’inventeur de la monographie savante ?

Ouverture : L’Antiquité selon Budé est-elle l’avenir des études anciennes ?
Notes
Aperçu de la bibliothèque de Guillaume Budé
Tableau chronologique des œuvres de Guillaume Budé
Bibliographie
Index nominum

Thèses en cours – 2022-2023

Cette liste des thèses en cours en médio-latin et néo-latin est extraite du Bulletin de liaison n°20 paru en décembre 2022 ; elle est complétée, lorsque c’est possible, par le résumé de la thèse tel qu’indiqué sur theses.fr.

École nationale des chartes

Cointet, Hildemar deLonge a peccatoribus salus : Riccoldo da Monte Croce – lire le Coran et écrire sur l’erreur religieuse en Orient au début du XIVe s. », dir. Fr. Ploton-Nicollet (thèse d’École des chartes)

Guignard, Nicolas, La pensée politique d’Hélinand de Froidmont au travers du Cronicon, co-dir. Fr. Ploton- Nicollet et P. Arabeyre.

Le but de cette thèse est de montrer et d’analyser la portée politique, juridique et littéraire de l’œuvre du cistercien Hélinand de Froidmont (1160-1230 ca.). Ce travail inclura l’édition critique, traduite et commentée, du De bono regimine principis, traité en forme de miroir du prince qui constitue le long chapitre 38 du livre XI de la Chronique universelle. Ce traité nous est parvenu au travers d’un tout petit nombre de manuscrits et a été notamment compilé par le dominicain Vincent de Beauvais. Afin de réaliser l’édition scientifique De bono regimine principis, les différentes sources de ce texte devront faire l’objet d’un examen systématique. Les différents emprunts à la tradition biblique et à la littérature latine qui sont convoqués dans le traité d’Hélinand de Froidmont seront également analysés. Il sera montré en quoi ces outils rhétoriques participent à façonner un véritable portrait du roi et à donner du pouvoir royal un visage idéal. Enfin, les différentes formes du pouvoir princier seront approchées par le prisme du genre littéraire qu’est le miroir des princes.

Lemaître, Gwendoline : Paganisme et christianisme dans la première tradition hagiographique irlandaise, dir. Fr. Ploton-Nicollet (thèse d’École des chartes)

Mottais, FrançoisL’héritage de Stace dans la poésie latine tardive : permanences et innovations (IVe-VIe s. apr. J.-C.), co-dir. Fr. Ploton-Nicollet et É. Wolff

Étude de la réception de l’ensemble de l’œuvre de Stace (Silves, Achilléide, Thébaïde) par les poètes de la latinité tardive, sur une période s’étendant du IVe au VIe siècle ap. Jésus-Christ.

Székely-Calma, IuliaLe succès médiéval d’un pseudo-Aristote. Édition et étude de la diffusion du Liber de causis (XIIIe-XVIe siècles), co-dir. Fr. Ploton-Nicollet et D. Poirel (EPHE).

Le présent doctorat se propose de réaliser une nouvelle édition latine du Liber de causis et d’étudier sa diffusion durant la période médiévale à partir de tous les témoins manuscrits connus. En dépit des diverses attributions dont il a fait l’objet au Moyen Âge, l’origine du Liber remonte à l’école grecque néoplatonicienne en passant ensuite par le monde arabe islamique. Inspiré par l’Elementatio theologica de Proclus (412-485), un texte écrit sous forme de 211 propositions axiomatiques portant sur les premiers principes de l’univers, il fut abrégé et retravaillé à Bagdad, vers le milieu du IXe siècle, dans l’entourage du philosophe Al-Kindi. Le Liber de causis fut souvent attribué à Aristote et considéré comme le complément de sa Métaphysique ; de ce fait, les deux traités furent introduits dans le curriculum de la faculté des arts de Paris, afin d’être lus et enseignés ensemble, puis interdits à plusieurs reprises à l’occasion des censures successives visant l’enseignement de certains textes d’Aristote en 1210, 1215 et 1231. L’opuscule fut commenté tout au long du XIIIe siècle par des théologiens et maîtres ès arts de grande renommée comme Roger Bacon, Albert le Grand, Thomas d’Aquin, Gilles de Rome, Pierre d’Auvergne, Siger de Brabant etc., mais la tradition des commentaires continua de se déployer aussi dans les XIVe et XVe siècles. Cette réception tardive est moins connue et, bien qu’elle continuât d’exister en Occident, elle commença à se déplacer vers l’Europe centrale, au sein des nouvelles universités fondées dans le Saint-Empire romain germanique. Le nombre des manuscrits qui transmettent le texte latin du De causis dépasse actuellement 260 et l’on dénombre également 91 commentaires (38 commentaires continus, 37 ensembles de gloses, 16 questions quodlibétiques). Pour l’édition latine, nous nous proposons de consulter l’ensemble des manuscrits comprenant le texte et les commentaires où ont été transcrites des portions plus amples de l’opuscule. Par cet examen poussé des témoins, nous donnerons une édition plus complète (l’ancienne édition s’est appuyée sur la collation de dix manuscrits seulement, ici et là complétée par la consultation ponctuelle de 80 manuscrits : A. Pattin, ‘Le Liber de causis. Édition établie à l’aide de 90 manuscrits avec introduction et notes’, Tijdschrift Voor Filosofie 28 (1966), p. 90-203) et chercherons à retracer la diffusion de l’ensemble de ce corpus en Europe occidentale aussi bien que centrale et, en conséquence, à réévaluer l’impact de ce traité pseudo-aristotélicien au Moyen Âge.

Zajac, Clément, Édition, traduction et commentaire de la Lyrica poesis praeceptionibus et exemplis illustrata de Jacob Masen (1654), dir. Fr. Ploton-Nicollet.

Il s’agira dans un premier temps d’établir une version numérique du texte sous la forme d’une édition critique, qui prendra en compte, en apparat, la collation des trois éditions parues du vivant de l’auteur ou juste après sa mort. Ce travail préliminaire permettra d’aboutir à un texte qui puisse faire référence, facile à lire comme à manipuler, y compris dans sa version numérique qui pourrait trouver une place légitime dans une base de données de textes néo-latins. Dans un second temps, et toujours en s’inscrivant dans cette perspective d’accessibilité du document, une grande partie du travail sera consacrée à la traduction de celui-ci en français. Il conviendra ensuite d’expliciter le texte en le munissant d’un appareil d’annotations comportant les nécessaires élucidations, les renvois internes au corpus, la confrontation des odes au propos théorique de leur auteur, enfin, un relevé systématique des allusions et loci similes replaçant l’œuvre dans son contexte culturel, recherche qui s’appuiera sur les bases de données textuelles disponibles. En dernier lieu, une introduction, sous forme dissertative, cherchera à cerner l’esthétique de Masen, en lien notamment avec les caractéristiques que prend le mouvement baroque dans les arts figurés, auxquels l’auteur fait de nombreuses allusions.

École Pratique des Hautes Études (EPHE)

Delplanque, FabriceÉdition, traduction et commentaire du Livre V du De poeta d’Antonio Sebastiano Minturno (1559), dir. V. Leroux.

La traduction et l’édition du cinquième livre de la poétique néo-latine de l’humaniste Antonio Sebastiano Minturno, consacré à la poésie lyrique, permettra de comprendre la façon dont s’est constitutée à la Renaissance une théorie de la poésie lyrique reposant sur les concepts aristotéliciens qui fonderont notre modernité, et comment s’est établi un genre, reconnu et légitimé, qui jouera un rôle décisif dans l’essor des littératures nationales en Europe.

Dietrich, MarcUn dialogue humaniste satirique : le Grunnius Sophista d’Othmar Luscinius  (1522). Édition, traduction et commentaire, dir. V. Leroux avec D. Brancher, Université de Bâle.

Publié en décembre 1522 à Strasbourg par l’humaniste Othmar Luscinius (v. 1480-1537), le « Grunnius Sophista » est un dialogue néo-latin animé, nourri de références antiques, aux prises avec des questions variées, d’ordre culturel, littéraire, philosophique ou religieux. Né de la rencontre incongrue entre Misobarbarus, défenseur des lettres et de la culture, et Grunnius, un sophiste transformé en cochon qui pourfend l’érudition, ce dialogue se présente comme une satire de la « barbarie » des ignorants qui entendent « déchiqueter » les savants. Reflet des préoccupations humanistes de son temps, cet opus original semble avoir reçu un accueil favorable dans l’Europe humaniste du XVIe siècle. Or, malgré l’intérêt indéniable que présente cette œuvre, ni édition critique ni traduction française n’en ont été réalisées à ce jour. Nous nous proposons donc de combler cette lacune, en accompagnant notre édition d’un commentaire détaillé. Dans un premier temps, il s’agira d’évaluer l’originalité de l’œuvre au sein du genre du dialogue, fondateur des pratiques humanistes : la singularité du « Grunnius » devrait apparaître grâce à une étude intertextuelle de ce que Luscinius doit à Lucien, l’un de ses modèles favoris, et à Érasme, son brillant contemporain. Dans un deuxième temps, il nous faudra mettre au jour les cibles implicites de ce dialogue satirique : nous tâcherons ainsi de le situer dans le contexte social et culturel de l’humanisme européen, en général, et strasbourgeois, en particulier. En outre, nous mettrons en évidence les stratégies de promotion de la langue et de la littérature grecques que met en œuvre Luscinius. Enfin, nous interrogerons le choix de la figure du cochon comme incarnation de l’ignorance : loin d’être anodine, celle-ci revêt en effet, depuis l’Antiquité, des connotations ambivalentes dont nous devrons comprendre les implications dans l’œuvre.

Dubarry, Stéphanie, Les figures de l’inspiration dans le De Deis gentium…historia de Lilio Gregorio Giraldi (1548), dir. V. Leroux.

Lilio Gregorio Giraldi (1479-1552) est un humaniste ferrarais, réputé pour son érudition. L’étude de sa première œuvre, le Syntagma de Musis, a permis de mettre en évidence des spécificités de l’écriture de Giraldi à partir d’un sujet peu présent chez les autres mythographes. Nous entendons donc élargir le corpus afin de déterminer si, dans le cas de dieux qui ont été plus massivement traités, Giraldi apporte de nouveau une voix originale. Notre thèse portera donc sur les chapitres 7 (De Apolline, Aesculapio, Musis, Aurora) et 8 (De Baccho, Priapo, aliis) du De Deis gentium, publié en 1548, dont nous proposerons une traduction annotée et un commentaire. Il s’agira de confronter le texte déjà étudié, Syntagma de Musis, avec sa version du De Deis gentium, dans le chapitre 7 de comprendre son travail sur les sources. L’identification des sources utilisées par l’humaniste ferrarais sera, en effet, éclairante sur sa manière de travailler, mais aussi sur la circulation des œuvres à la Renaissance.

Fichant, OmbelineZoologie et exégèse c. 1200 : étude et édition critique de l’Opusculum de naturis animalium excerptum de dictis sanctorum et plurimum magistrorum, entre bestiaire moralisé et encyclopédie zoologique », contrat de thèse EPHE, dir. I. Draelants (IRHT).

Le manuscrit II 1143 (début du 13e s.), conservé à la Bibliothèque Royale Albert 1er à Bruxelles, contient un texte singulier, resté inexploré jusqu’ici : l »Opusculum de naturis animalium excerptum de dictis sanctorum et plurimum magistrorum’. Peut-être rédigée au début du XIIIe siècle dans le diocèse de Liège, cette œuvre inédite propose une série de notices consacrées aux animaux, où se trouvent mêlées connaissances zoologiques et médicales, commentaires exégétiques, anecdotes, extraits de fables ou de récits antiques et considérations morales ; elle se place ainsi à la croisée des genres médiévaux des bestiaires, des encyclopédies et des recueils de distinctions. Ce texte original, dont l’auteur et le milieu de rédaction restent à découvrir, mérite d’être étudié en rapport avec les œuvres qui l’ont inspiré, pour mettre en lumière les liens entre progrès de la zoologie et exégèse, l’évolution des genres narratifs au Moyen Âge, l’organisation et la transmission des savoirs à l’époque de sa rédaction. Une étude historique détaillée et une édition critique provisoire, objets de ce travail de thèse, devraient permettre de comprendre la nature de cet ‘Opusculum’ original et d’en reconstituer le contenu, les sources d’inspiration (‘auctoritates’), la portée et le contexte de composition.

Franzoni, Silverio« Ricerche sul Florilegium Gallicum (verso un’edizione critica) », doctorat et contrat doctoral de la Scuola normale Superiore di Pisa, sous la direction de Giulia Ammannati, en co-dir. avec A.- M. Turcan-Verkerk.

Mon projet de recherche porte sur le « Florilegium Gallicum », une anthologie de classiques latins (en poésie et en prose) qui compte sans doute parmi les florilèges médiévaux les plus riches et variés. Malgré l’intérêt qu’il a su attirer, aucune étude complète lui a été consacrée: des problèmes fondamentaux restent ainsi toujours sans solutions, tels que le lieu ou l’époque d’origine, les ressources qui en ont permis la compilation, la physionomie de l’auteur anonyme et ses motivations. À ces questions, d’ailleurs, on ne peut pas répondre sans une base textuelle fiable et, surtout, complète; et elle devra se fonder sur un nouvel examen de la diffusion du florilège et de ses transformations. À tout cela mon projet voudrait donner une solution: c’est pourquoi, l’étude des origines et des motivations du florilège va avancer de pair avec la préparation d’une édition critique finalement complète.

Gibert, Theo, Le théâtre de Pierre Corneille et la culture jésuite, co-direction V. Leroux (EPHE) et O. Leplâtre, dans le cadre de l’École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon).

Harter, Marie-OdileLes amours de Cupidon au 16eme siècle de N. Brizard à F. Habert d’Issoudun, dir. V. Leroux.

L’origine de ce projet de thèse réside dans la découverte et l’envie de traduire l’œuvre poétique d’un auteur ardennais du XVIème siècle, Nicolas Brizard,écrite en néo-latin et intitulée « Metamorphoses Amoris quibus adjectae sunt elegiae amatoriae: omnia ad imitationem Ovidii (quoad licuit) conscripta et elaborata ». Cet auteur, certes, s’inspire du principe de la métamorphose longuement développée par Ovide et puise dans son modèle de nombreuses allusions mythologiques.Mais il s’en éloigne beaucoup en choisissant comme protagoniste Cupidon, le dieu de l’amour, qui prend de nombreuses apparences surprenantes pour se mêler aux amours des mortels dont il fait le récit. En cela, Nicolas Brizard se rapproche donc davantage des œuvres érotiques de son maître,s’inscrivant ainsi dans le renouveau de la poésie élégiaque à la Renaissance et dans une nouvelle réception d’Ovide. Cette « mode » littéraire explique sans doute l’intérêt d’un autre poète français de la même époque, François Habert d’Issoudun, pour l’œuvre de Nicolas Brizard et la réécriture partielle qu’il en fit en moyen français sous le titre: »Les Métamorfoses de Cupido, fils de la Déesse Cythérée, qui se mua en diverses formes, contenues en la page suivante.Il nous semble donc intéressant de confronter ces deux textes.

Lonati, ÉlisaÉdition, étude des sources et de la réception du Chronicon d’Hélinand de Froidmont », doctorat et contrat doctoral de l’EPHE, dir. A.-M. Turcan-Verkerk, en co-dir. avec G. Ammannati, Scuola Normale Superiore di Pisa.

Le sujet de ma thèse est le Chronicon du cistercien Hélinand de Froidmont (1160-1230 ca.), une chronique universelle qui parcourt en 49 livres toute l’histoire hébraïque, grecque et latine de la Création jusqu’à l’année 1204, en s’appuyant sur des dizaines de sources classiques et médiévales et en complétant l’exposition des faits avec des digressions littéraires, scientifiques et exégétiques. Cette oeuvre a rencontré au fil des siècles un succès inégal : elle a disparu en partie déjà du vivant de l’auteur ou peu après, alors que la moitié qui en survit n’est attestée que par trois témoins directs et quelques-uns indirects, dont le plus important est le Speculum Maius, l’encyclopédie compilée par le dominicain Vincent de Beauvais entre 1240 et 1260. Mon projet vise à une étude globale de cet ouvrage encore presque complètement inconnu. Les étapes fondamentales seront : 1) éditer pour la première fois d’une façon scientifique le texte de certains des livres survécus et clarifier les rapports entre leurs témoins directs et indirects ; 2) analyser les sources utilisées par Hélinand tant du point de vue de leur transmission que de la façon dont elles ont été réemployées par le Chronicon ; 3) nourrir avec ces enquêtes ponctuelles une étude de l’architecture intellectuelle qui soutient l’ouvrage entier ; 4) définir la contribution du Chronicon aux différentes sections du Speculum Maius et évaluer quelles sources ont été connues par Vincent seulement à travers l’ouvrage d’Hélinand. Les résultats de cette recherche sont susceptibles d’être diffusés par des articles, une édition critique, une monographie et une édition électronique en TEI, qui permettrait de reconstruire autour de notre ouvrage la constellation de ses sources et de ses réutilisateurs, en rendant de cette façon concrètement visible la complexité des relations qui ont permi la naissance du Chronicon.

Nitti, Valeria GiovannaEdizione della Summa Cognito e analisi dei rapporti tra ars dictaminis francese e italiana nella metà del secolo XII, doctorat et contrat doctoral de l’Università degli Studi di Siena, dir. F. Stella, en co-dir. avec A.-M. Turcan-Verkerk.

À la fin du XI siècle on développe en Italie une nouvelle discipline connue comme ars dictaminis qui a pour sujet la rédaction d’une composition écrite, en particulier des lettres. Elle connait ses origines dans l’abbaye de Montcassin et se perfectionne grâce aux contributions des premières grands dictatores du Studium de Bologne. À partir de la moitié du XII siècle, elle va se propager dans toute Europe grâce aux manuels, les artes dictandi, écrits par les maitres italiens les plus célèbres. Ce projet de recherche porte sur l’édition critique de la Summa Cognito, un texte fondamental pour pouvoir reconstruire l’histoire de l’introduction de l’ars dictaminis en France. A’ travers la comparaison de la Summa Cognito avec les autres premières artes dictandi française, on essayera de comprendre la nature du dictamen français, le rapport entre le dictamen italien et celui nè au-delà des Alpes et la circulation de artes dictandi dans la région ligerienne, éblouissant centre culturel au XIIs.

Rizo, Tomy, La place de l’Antiquité dans les institutions européennes (diplôme de l’EPHE), dir. V. Leroux.

Tripodi, GiandomenicoLe commentaire de Benvenuto da Imola aux Géorgiques et la tradition exégétique médiévale du poème virgiliendoctorat et contrat doctoral de l’Università degli Studi di Siena, dir. F. Stella, Université de Sienne, en co-direction avec V. Leroux.

Le commentaire de Benvenuto da Imola aux Géorgiques constitue la plus ample exégèse au poème virgilien que le Moyen Âge connaisse. Écrit en 1378, le commentaire rassemble les caractéristiques d’une exégèse encore médiévale, mais contaminée par une sensibilité et par des éléments caractéristiques de la future critique humaniste. Il se trouve dans dix manuscrits, tous du XVeme siècle, sous la forme de trois différentes recollectiones, notes tirées d’un cours tenu à Ferrare en 1378. La recollectio «A» apparaît comme la meilleure, par l’exhaustivité et la cohérence (Cremona, Biblioteca Statale, Fondo Governativo 109; London, British Library, Additional 10095; Modena, Biblioteca Estense Universitaria, Campori Appendice 263); la recollectio «B», bien que de bonne qualité et bien qu’elle présente quelques différences et ajouts par rapport à «A», semble moins complète surtout dans les deux derniers livres (Oxford, Bodleian Library, Lat. class. C. 9; Firenze, Museo Horne, 2924; Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vaticana, Ott. Lat. 1262); la recollectio «C» montre plusieurs omissions, lacunes et problèmes textuels (Assisi, Biblioteca francescana, Fondo antico 302; Basel, Öffentliche Bibliothek der Universität, F V 49); deux manuscrits restent à évaluer (Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vaticana, Chigi H VIII 267; Sevilla, Biblioteca Capitular y Colombina, 05-7-03). La présente thèse proposera l’édition critique du commentaire sur la base de tous les manuscrits, surtout ceux de la recollectio «A» et présentera en annexe les plus intéressantes gloses des deux autres recollectiones. Le projet a un double objectif. En premier lieu (1), sur le plan diachronique, il veut fournir les lignes générales de l’exégèse sur les Géorgiques au Moyen Âge, avec une attention à la fin du Moyen Âge (XIIeme-XIVeme siècles). Il analysera notamment le commentaire d’Ilario d’Orléans (France: XIIeme-XIIIeme siècles) et de Zono de Magnalis (Florence: XIVeme siècle) pour étudier une exégèse inconnue, en mettant en évidence les traits communs, les divergences et les sources utilisées. Deuxièmement (2), sur le plan synchronique, il propose une réévaluation de la figure de Benvenuto da Imola, homme de culture entre Moyen Âge et Humanisme, ami et interlocuteur de Giovanni Boccaccio et de Coluccio Salutati, grande autorité, commentateur des classiques latins, de la Commedia de Dante et du Bucolicum Carmen de Pétrarque. Il s’agira, en particulier, de retrouver dans ses œuvres exégétiques (commentaires à Valerius Maximus, à Lucain, à Virgile, à Pétrarque et à Dante) des matériaux glossographiques communs et d’étudier la dynamique d’utilisation des sources.

Université Bordeaux Montaigne

Bey, Carine, La naissance de la sorcière dans la littérature du Moyen Âge (XIIe-XVe siècles), dir. Danièle James-Raoul.

Gall, MarieÂmeimagination et nouveaux systèmes cosmo-biologiques dans les fictions scientifiques du XVIIe siècle, dir. Violaine Giacomotto-Charra.

Un ensemble de textes sur la pluralité des mondes et les voyages cosmiques voit le jour au XVIIe. A la frontière de plusieurs discours, ils sont considérés aujourd’hui comme autant littéraires que scientifiques, puisqu’ils exposent de nouveaux systèmes cosmo-biologiques par le biais de la fiction. Cette thèse propose de les mettre en regard avec les textes théoriques sur l’âme et l’imagination, afin de saisir le rôle décisif de la fiction dans les transformations des théories cosmo-biologiques à la charnière du XVIe et du XVIIe siècle. De nombreux systèmes et théories pour expliquer le monde co-existent en effet à cette période : différentes hypothèses sont émises sur la nature de la matière des cieux, la conception de l’univers, son caractère fini ou infini, la possibilité qu’il soit vivant et l’existence d’une potentielle âme du monde. Ces hypothèses s’accompagnent par ailleurs d’un renouvellement des théories des sensations, de la vue, de l’intellect et de l’imagination, qui convoquent toutes l’âme humaine. Or l’imagination, faculté de l’âme essentielle aux processus intellectuels, permet de créer de nouvelles images et peut représenter le premier ressort de l’hypothèse scientifique, jouant un rôle crucial quand il s’agit d’imaginer le monde autrement. Les théories de l’âme semblent alors constituer le nœud théorique où se rejoignent ces transformations, au carrefour de la construction de nouvelles hypothèses sur le cosmos, la nature humaine, et les théories de la connaissance. Il s’agira de comprendre comment des remises en question du système cosmologique, physique, médical et physiologique créent un contexte favorable à la multiplication d’hypothèses scientifiques fondées sur l’imagination, en analysant la façon dont les auteurs de fictions scientifiques mobilisent l’imagination dans le discours de la connaissance et donnent à voir, par la fiction, de nouveaux systèmes cosmo-biologiques, au sein desquels les notions d’âme et d’esprit(s) jouent un rôle crucial.

Labarrière, RaphaëlleStyle de genre, styles d’auteurs : le fabliau en question(s), dir. Danièle James-Raoul.

Maudoux, JulienLa vieille femme dans la littérature du Moyen Âge, co-dir. Danièle James-Raoul et Géraldine Puccini. Thèse soutenue le 4 mars 2022.

Au Moyen Âge, les vieilles femmes concentrent plusieurs formes de marginalité et des caractéristiques sociales et existentielles problématiques. Ce travail propose d’étudier les représentations littéraires qui en sont faites en Occident en utilisant un corpus large constitué d’œuvres vernaculaires et latines, littéraires mais aussi médicales et religieuses, de l’Antiquité jusqu’au début de la Renaissance. La production majoritairement masculine est marquée par une certaine misogynie dans le contexte de discours religieux, savants et populaires qui, généralement négatifs envers la vieillesse au féminin, l’utilisent préférentiellement pour aborder la laideur, la déchéance et la monstruosité esthétiques et morales. Cependant, les personnages de vieilles femmes sont rares et leurs emplois ne se limitent ni à un unique rôle stéréotypé d’adversaire dévalorisé, ni au type monolithique de l’entremetteuse ou de la sorcière. Tantôt épisodique, tantôt obsédante ; insignifiante ici, là chargée de significations symboliques complexes et parfois ambivalentes ; tour à tour pure utilité narrative et personnage au sens plein du terme, la vetula interroge les normes médiévales, entre conformisme moral, transgression sexuelle, subversion idéologique et menace de l’ordre masculin. Mais il s’agit aussi d’une figure proprement littéraire, située au croisement stratégique d’enjeux stylistiques, rhétoriques et de querelles de clercs à la portée considérable, tant à propos des pratiques d’écriture qu’en ce qui concerne la question de la misogynie. Profondément orienté dès le plan lexical, cet imaginaire a été analysé sous l’aspect thématique, qui a permis de singulariser les problèmes posés par le corps féminin sénile et la question du contrôle des dames de grand âge soupçonnées de déviance, mais aussi sous l’angle des rôles actantiels et symboliques. Cet examen permet de constater que la vieille femme est ambivalente, à la fois périphérique et étonnamment incontournable, malgré le silence et sa relégation dans les marges, dès lors qu’on s’attache à comprendre les ressorts des discours sur les femmes au Moyen Âge et à sonder l’histoire littéraire, qui a réservé à la figure une place inattendue dans la fabrique des textes.

Mourgues, Priscilla, La poétique du cheminement dans le Livre des Merveilles du monde, dir. Danièle James-Raoul. Thèse soutenue le 2 décembre 2022.

Université de Bourgogne-Franche Comté

Ghiringhelli, ElenaLe 7e livre des Fastes d’Ovide, dans la continuation de Claude-Barthélemy Morisot, co-dir. Sylvie Laigneau-Fontaine et Valérie Wampfler (U. Reims). Contrat doctoral Région.

Dans le cadre de l’essor important que connaît en France, depuis quelques dizaines d’années, l’étude des littératures latine et grecque de la Renaissance, même si un mouvement d’édition de poètes plus « mineurs » a vu le jour, certains restent encore dans l’ombre. Or, l’œuvre de ceux qui ne sont pas parvenus à un renom national, qui n’ont pas fréquenté la Cour et les Grands de leur époque, se révèle d’un grand intérêt, en particulier pour l’histoire des sociétés et des mentalités : elle permet de se faire une idée de ce que pouvait être, dans un milieu donné, les goûts, les lectures, les connaissances, la formation, la culture… de tous ces « intellectuels de province », parfois décriés, mais en raison, le plus souvent, de la méconnaissance que l’on a d’eux. Il se trouve que la Bourgogne – entendue au sens historique large – est un terrain particulièrement fertile pour des recherches de cet ordre. La ville de Dijon, pour ne parler que d’elle, connaît en effet une activité éditoriale en latin et grec très forte durant les XVIe et XVIIe siècles. Les causes en sont multiples : nombreuses institutions religieuses dans la ville, forte présence de parlementaires (ou d’aristocratie « tombée dans la robe »), goût des élites pour le passage d’une langue à l’autre, présence de nombreux vestiges et « lieux de mémoire » antiques sur le territoire… Dans le cadre d’une valorisation patrimoniale, il est donc utile de permettre au public de mieux connaître ces auteurs, leurs œuvres, leurs idées, bref, leur personne. Parmi ces auteurs, Claude-Barthélemy Morisot (1592-1661) est tout particulièrement intéressant. Argumentaire scientifique : problématique, enjeux, méthodologie Avocat au Parlement de Dijon, Morisot est aussi un érudit qui connut un grand succès au sein de la République des Lettres de son temps. La traduction et l’étude de plusieurs de ses œuvres (Morisot écrit en latin) ont été entreprises par Valérie Wampfler, la co-directrice de cette thèse : sont éditées ou en cours d’édition la Porticus Medicaea (1626), la Peruviana (1644) et sa Conclusio et interpretatio (1646), ainsi que plusieurs extraits de la correspondance de Morisot avec les érudits de son temps, réunie dans les Epistularum centuriae prima et secunda (1656) ; la traduction d’un ouvrage de jeunesse de Morisot, l’Alitophili veritatis lacrymae (1624), a été amorcée, et un projet de travail d’équipe consacré aux inédits de Morisot est en cours d’élaboration à l’Université de Reims Champagne Ardenne, associée au projet Burgundia Humanistica (voir infra). Font partie de ce projet les curieux P. O. Nasonis Fastorum libri XII, quorum sex posteriores a C.-B. Morisoto Divione substituti sunt (Dijon, P. Guyot, 1649) : il s’agit d’une continuation de l’œuvre inachevée d’Ovide. Morisot édite en effet les six chants des Fastes écrits par le poète de Sulmone, mais affirme avoir « l’audace » de continuer le calendrier des fêtes romaines en écrivant lui-même les six derniers chants. Une étude approfondie de cette œuvre qui mêle éléments d’histoire, de civilisation, de religion romaines jette une lumière considérable sur les connaissances et les centres d’intérêts d’un parlementaire bourguignon du XVIIe siècle. Le travail consistera à faire le point sur les connaissances actuelles à propos des Fastes d’Ovide, afin de juger de la réussite (en termes d’érudition et de style) de cette continuation, qu’il faudra réinscrire dans le cadre plus large de la réception des œuvres du poète de Sulmone aux XVIe et XVIIe siècles et dans celui du « genre » de la continuation. Enfin, il conviendra de choisir un des six chants écrits par Morisot et d’en présenter une traduction annotée.

Jacob, BarbaraAudacem faciebat amor : Thisbé, une héroïne ovidienne dans la littérature européenne de l’Antiquité au Moyen-Age (XIe-XVe siècles), co-dir. S. Laigneau-Fontaine et J.-M. Fritz.

Au Moyen Âge, la fable de Pyrame et Thisbé offre au lecteur un éventail de représentations variées aux enjeux différents: elle est traduite, remaniée, transposée pour servir des objectifs littéraires, allégoriques et moraux. Histoire d’amour atemporelle, elle a subi un transfert culturel aux multiples facettes, des textes mythographiques à la poésie, en passant par une inscription dans l’imaginaire collectif littéraire et pictural. Nous explorons donc la réception multiforme de cette fable pour retracer son évolution diachronique depuis ses origines, afin de filtrer les mythèmes qui persistent malgré les changements de forme et déterminer leurs variations et leurs constances; il s’agira ainsi de comprendre comment les auteurs s’approprient le mythe et en livrent leur propre interprétation en fonction du contexte. Notre corpus s’étend de l’Antiquité au XVe siècle et contient des textes en langue latine, grecque et vernaculaire. Dans ces textes, il n’est pas rare que l’auteur ou un personnage se compare à Pyrame ou à Thisbé: quel sens prend cette comparaison, de quelle manière devient-elle une figure topique de l’amour menant à la mort, de l’amour contrant la mort, un exemple ou un contre-exemple ? Et plus particulièrement, comment Thisbé, dont l’audace et la libération de la parole amoureuse semblent ouvrir la voie à d’autres personnages féminins après elle, devient-elle, de personnage ovidien, une figure courtoise, vertueuse, mariale, mais surtout une héroïne forte et indépendante ?

Pinguet, JérémieLes Nénies de Jean Salmon Macrin, édition, traduction commentaire, dir. Sylvie Laigneau-Fontaine et Virginie Leroux (EPHE). Contrat doctoral ENS.

Ma thèse consiste en l’édition, la traduction et le commentaire littéraire des « Nénies », parues en 1550 et composées par le poète et humaniste français néolatin Jean Salmon Macrin au sujet de la mort de sa femme, Guillonne Boursault, surnommée Gélonis.

Saunier-Letercq, ValérieLa traduction latine de l’Iphigénie à Aulis d’Euripide par Erasme, dir. Sylvie Laigneau-Fontaine et Estelle Oudot (U. Bourgogne).

Erasme a choisi de traduire en latin la tragédie d’Euripide : Iphigénie à Aulis. Il s’agit d’en proposer une traduction française et conjointement d’étudier en quoi la version d’Erasme permet de saisir les enjeux majeurs du projet humaniste de ce philologue chrétien.

Université de Caen-Normandie

Université de Genève

Defaÿsse, EveEntre cloître et université : la bibliothèque de l’abbaye de Saint-Victor de Paris aux XIIIe-XIVe siècles, co-dir. Cédric Giraud et Caby (Université de Lumière Lyon II).

De Ridder, JulienHumanisme et révolution poétique au onzième siècle : recherches sur les carmina varia de Marbode de Rennes, dir. Cédric Giraud, co-tutelle internationale B. Van Den Abeele (Université de Louvain-la-Neuve).

Germay, Blandine deFormer l’intériorité au XIVe siècle : l’Orationarium du célestin Pierre Poquet. Édition critique et commentaire, dir. Cédric Giraud.

Mazel, NicolasFortune des Héroïdes d’Ovide au Moyen Âge (XIe-XVe) : domaine français, latin et italien, co-dir. Cédric Giraud et M. Possamaï (Université Lumière Lyon II).

Mérieux, Anne-ClaudePenser l’éducation du roi dans les romans des XIIe et XIIIe siècles : Alexandre, Arthur et Josaphat, dir. Cédric Giraud, co-tutelle internationale avec V. Fasseur (Université de Montpellier).

Auteur du premier traité de philosophie politique, le « Policraticus » (1159), Jean de Salisbury théorise et dessine l’image du bon prince. Dans la littérature épique et romanesque des XIIe et XIIIe siècles trois rois se distinguent : Alexandre, Arthur et Josaphat. L’un est un roi païen, les deux autres sont chrétiens. Ces rois suivent un apprentissage différent grâce à leurs maîtres respectifs, Aristote, Merlin et Barlaam. Les auteurs de l' »Historia de Preliis Alexandri Magn »i, Thomas de Kent, Alexandre de Paris et Gautier de Châtillon s’attachent à retranscrire le parcours d’Alexandre. Geoffroy de Monmouth et Robert de Boron se concentrent sur l’éducation d’Uter et d’Arthur. L’auteur de la vulgate latine du « Barlaam et Iosaphat », Gui de Cambrai et deux anonymes racontent, quant à eux, l’avancée de Josaphat et d’Avenir sur la voie de la chrétienté. Récits médio-latins et romans mettent en avant la construction d’un idéal royal que conduiraient Jean de Salisbury et la réforme grégorienne. L’étude des représentations d’Alexandre, d’Arthur et de Josaphat met en lumière le retentissement des réformes politiques en cours dans les littératures épiques et romanesques des XIIe et XIIIe siècles.

Université de Grenoble Alpes

Dedieu, Alexia : Lire Euripide au XVIe. Étude sur la réception savante d’Euripide dans les éditions et traductions latines de ses tragédies (1495-1605), co-dir. M. Bastin-Hamou et Simone Beta (Sienne) (thèse soutenue le 13 décembre 2022).

Cette thèse étudie la réception d’Euripide dans ses éditions et traductions et paratextes en latin en Europe au XVIe siècle. Ce corpus hétéroclite, écrit en latin, langue de communication savante de l’époque, et éparpillé dans les diverses bibliothèques d’Europe, a longtemps été laissé de côté par la critique. Pourtant, ces écrits, essentiels pour étudier la réception d’Euripide, sont également un pilier de l’histoire littéraire européenne. En effet, à une époque où la théorie littéraire ne constitue pas encore une discipline à part entière, c’est dans les paratextes que se développent les débats théoriques qui agitent le monde littéraire et artistique. En marge des textes d’Euripide s’élaborent ainsi les discours théoriques sur l’acte de traduction et sa mise en pratique, de même que les réflexions sur le genre de la tragédie qui ont par la suite façonné le théâtre classique du XVIIe siècle. Mais la portée de ces travaux dépasse le champ littéraire. Les savants qui en sont les auteurs sont des penseurs proches du pouvoir politique et religieux, et entre leurs mains, les tragédies d’Euripide deviennent un instrument pédagogique, religieux et politique. Ce projet de recherche en deux temps consiste d’abord à rendre accessible un patrimoine littéraire méconnu. L’étude de ce corpus, dans un second temps, vise à éclairer un pan oublié de l’histoire de la littérature. Elle tend à illustrer les différentes lectures que les humanistes font d’Euripide, qui constituent une étape cruciale dans construction du théâtre moderne. Leur réception d’Euripide se fait le miroir des préoccupations morales, politiques et littéraires de l’époque et les représentations qui en découlent se sont attachées au poète de façon durable, et ont constitué un héritage pour le théâtre des siècles suivants qui s’en est trouvé transformé.

Université de Louvain-la-Neuve

Aydin, Elisabeth, Poésie et philosophie grecques dans l’humanisme français et néerlandais entre la seconde moitié du XVIe et la première moitié du XVIIe siècle, dir. Aline Smeesters.

Supply, Caroline, La veine poétique néo-latine du deuil familial au tournant du XIVe et XVe siècles en Italie. Étude de la construction du discours poétique et des représentations, dir. Aline Smeesters.

Mercier, Farah, Autour de Denis Petau (Dionysius Petavius S.J., 1583-1652) : étude du réseau relationnel d’un jésuite français, dir. Aline Smeesters.

Université Paris II Panthéon-Assas

Robaglia, Baptiste, La pensée juridique d’Étienne Pasquier (1529-1615), co-dir. Philippe Cocatre-Zilgien et Xavier Prévost (U. Bordeaux). Contrat doctoral, université Paris II Panthéon-Assas.

Étienne Pasquier (1529-1615) est généralement connu pour ses Recherches de la France dont le premier livre parut en 1560. Une riche historiographie existe déjà sur les conceptions historiques de Pasquier. Cependant, l’étude de la pensée juridique de Pasquier n’est quasiment pas abordée. Il m’est apparu opportun de devoir réaliser une étude sur sa pensée juridique. Pour mieux la comprendre, il s’agira tout d’abord de contextualiser ses œuvres, sa vie et son idéologie tant d’un point de vue historique que juridique. Notre auteur connut le bouleversement des études de Droit provoqué par l’humanisme juridique. Il en prit notamment l’ensemble des bénéfices en suivant les leçons d’Hotman et de Baudoin à Paris. Avant de poursuivre son cursus à Toulouse où il rencontra le maître de l’humanisme historiciste Cujas. Puis, il termina ses études en Italie où il put écouter les derniers enseignements d’Alciat, père fondateur de l’humanisme juridique en France. Il devint ensuite avocat au Parlement de Paris où il se mêla au milieu parlementaire. Au sein de ce milieu, Pasquier devint un membre des Politiques, mouvement cherchant à préserver l’unité du royaume de France troublé par les luttes confessionnelles. Par ailleurs, Pasquier, en tant qu’humaniste praticien, a cherché à mettre en exergue un droit national par l’utilisation de l’histoire, des traditions, des coutumes et de la langue. Pour mieux appréhender la pensée de Pasquier, nous concentrerons notre étude, tant d’un point de vue publiciste que privatiste, sur la manière dont notre auteur perçoit le droit.

Ravoniarison, Gaëtan, La pensée juridique de Claude de Seyssel (v.1450-1520) : la tradition à l’épreuve de l’humanisme, co-dir. Bernard d’Alteroche et Xavier Prévost (U. Bordeaux). Contrat doctoral université Paris II Panthéon-Assas.

Claude de Seyssel (v.1450-1520) est connu pour être l’un des principaux conseillers de Louis XII entre 1498 et 1515, et pour son ouvrage La Monarchie de France. Œuvre à prédominance politique, cette dernière a fait l’objet de toutes les attentions des historiens. Or, le conseiller savoyard est avant tout un juriste, formé au droit civil, au droit féodal et au droit canonique à Pavie et Turin. Son cours de droit civil – consistant en un commentaire du Digeste et du Code de Justinien –, enseigné lorsqu’il occupait la chaire de droit civil à la faculté piémontaise entre 1492 et 1497, a été publié en 1508. Toutefois, sa pensée juridique n’a fait l’objet d’aucune étude d’envergure. Pourtant, Claude de Seyssel s’inscrit dans une période de renouveau de l’étude du droit. Peu à peu les humanistes remettent en cause les travaux des bartolistes au début du XVIe siècle. Au cours de cette période charnière, il occupe des rôles centraux : conseiller ducal du duc de Savoie, conseiller royal de Louis XII, ambassadeur et député au sénat de Milan, évêque de Marseille puis archevêque de Turin. Ses travaux mêlent enseignement des textes antiques – il fût le premier à traduire en français des textes d’auteurs antiques grecs –, œuvres historiographiques, et théologiques. D’un point de vue juridique, sa vision pragmatique nous donne un aperçu d’une période encore sous-estimée en France que sont les règnes de Charles VIII et Louis XII. Tout l’objet de cette étude sera de démontrer comment Claude de Seyssel a absorbé et associé les méthodes bartolistes et humanistes pour en ressortir un enseignement et une vision du droit et des institutions qui lui sont propres.

Université Paris III

Hue-Haynez, Catherine, La question du mariage chez Érasme : des Annotations de Paul à l’Institutio matrimonii : élaboration conceptuelle et formes discursives », co-dir. Nathalie Dauvois et Anne-Hélène Klinger-Dollé (U. Toulouse). Thèse soutenue le 18 février 2022.

La pensée matrimoniale d’Érasme a souvent été appréhendée au prisme des polémiques. Celles-ci ont pu occulter l’importance de la question du mariage dans la philosophia Christi. L’objet de cette étude est de comprendre comment la mise en œuvre de formes discursives variées, au sein d’œuvres de genres différents, permet l’élaboration d’une nouvelle conception de l’institution matrimoniale. Les textes latins sont présentés dans leur contexte et une traduction en français des passages les plus significatifs est proposée. La première partie est consacrée à la réflexion doctrinale. Érasme met en évidence les tensions entre les modèles proposés par l’Église et les usages contemporains. Les complexités et les contradictions du droit canon, le défaut de formalisation des rites, font l’objet de vives critiques. Il développe une conception du sacrement comme image de l’amour divin, qui permet d’envisager dissolution et remariage. Les éléments constitutifs d’une rhétorique du mariage sont ensuite étudiés : invention de propositions et d’exemples à partir de lieux délibératifs, adaptation du vocabulaire latin aux realia, recours au raisonnement inductif et aux cas, polyphonie et dialogues. La notion rhétorique de decorum ouvre à une démarche qui privilégie le particulier, les circonstances de temps et de lieu, y compris dans les domaines de l’herméneutique biblique et de l’éthique. Le troisième volet de l’étude s’attache à caractériser l’éthique matrimoniale érasmienne à partir de situations de la vie quotidienne. Les époux sont invités à exercer leur libre arbitre, au lieu de se conformer à des normes morales, et à imiter l’exemple d’un mariage idéal cimenté par l’amour mutuel.

Université Paris Est Créteil

Brisbois, Nicolas : Les traductions latines des dialogues apocryphes de Platon par l’humaniste allemand Willibald Pirckheimer, co-dir. A. Raffarin et J. Hirstein (Strasbourg)

Pommier, Mathilde : Admirabilia, miracula, mira exempla : rêves, présages, fantasmes dans la littérature humaniste : les Geniales Dies d’Alessandro Alessandri (1522), dir. A. Raffarin

Demiror quis sit ille Alexander ab Alexandro. Ainsi Erasme s’interroge-t-il au sujet d’Alessandro Alessandri dans une lettre du 14 mai 1533. Sur cet auteur nous ne disposons que de peu d’informations et surtout d’aucune étude récente consacrée à l’ensemble de son œuvre. Juriste et écrivain, il a écrit les Geniales Dies, œuvre composée de six livres et parue en 1522. Cet ouvrage a fait l’objet de trois éditions en 1522, par Giacomo Mazzocchi, en 1532 et 1539. André Tiraqueau rédige en 1614 un commentaire intitulé Semestria. Plus récemment Mauro di Nichilo a publié Giorni di Festa. Dispute umanistiche e strane storie di sogni, presagi e fantasmi, sélection de chapitres tirés des Geniales Dies et traitant de mirabilia (2014). En raison de leur structure et de la variété des thèmes abordés, il n’est pas évident de rattacher les GD à un genre littéraire. Cette œuvre a été considérée comme encyclopédique, paraencyclopédique mais aussi comme une miscellanée ou encore un manuel de savoir antique. Si les sujets traités dans les GD sont variés, les mirabilia, les rêves, présages et fantasmes y ont aussi leur place. Signes divins, miracles, merveilles de la nature, du monde ou encore de Rome, le merveilleux fascine dès l’Antiquité. Cet attrait pour les mirabilia est encore vivace au Moyen Age et ne faiblit pas par la suite. Les mirabilia surgissent en plusieurs endroits des GD et l’auteur s’efforce de citer ses sources et de traiter ce sujet avec la même rigueur que les autres thématiques. Loin de rejeter ces passages comme naïfs et crédules, nous nous demanderons comment le surnaturel s’articule au rationnel dans cette œuvre. Nous chercherons à comprendre l’intérêt des mirabilia dans un ouvrage abondamment documenté et pensé en vue de transmettre le savoir antique. Le choix des modèles et des sources d’Alessandro Alessandri pour produire ses récits merveilleux sera étudié. En tenant compte du contexte dans lequel écrit cet auteur humaniste, nous tâcherons de comprendre le regard qu’il porte sur les mirabilia rapportés par les Anciens. Nous nous questionnerons sur le contraste entre l’apparente légèreté du sujet et les chapitres d’érudition de l’ouvrage. La composition de l’ouvrage sera aussi analysée pour faire apparaître les choix opérés par Alessandro Alessandri d’insérer des mirabilia à différents endroits de son œuvre. Pour ce faire, tous les chapitres traitant du merveilleux seront traduits et commentés.

Schoentgen, Ben : Rome triomphante : les enjeux d’une restauration, dir. A. Raffarin (inscription prévue 2023)

Université de Paris-Sorbonne

Bellanger, Lorène, Les Carmina de Jean Commire (1678) : édition, traduction et commentaire, dir. Émilie Séris.

Casellato, Nicolas, Traduction et commentaire des Quattior libri Amorum siue quattuor latera Germaniae (1502) de Conrad Celtis, dir. Hélène Casanova-Robin.

Cissé, Bernadette, L’argumentation polémique dans la crise politique et religieuse au XVIe siècle : Ronsard et les protestants, dir. A.-P. Pouey-Mounou.

Faure, Adrian : La figure de Scipion l’Africain entre Antiquité et Renaissance : réélaboration morale, politique et poétique d’une figure littéraire et artistique, co-dir. H. Casanova-Robin et E. Rosso.

Fayard, Emma, Une muse diserte. Copia et pertinence dans les Œuvres de Ronsard, dir. A.-P. Pouey- Mounou.

Fonseca, Lucas : Édition, traduction et commentaire du recueil Parthenopeus sive Amores de Giovanni Pontano, co-tutelle H. Casanova-Robin et A. Iacono.

Leidi, Giulia, Tibulle dans la poésie et les études des Humanistes sur l’élégie antique, co-tutelle H. Casanova-Robin et D. Coppini (U. Florence).

Lemerre-Louerat, Anne, La Poésie des météores de l’Humanisme latin à la Pléiade, co-direction H. Casanova-Robin et A.-P. Pouey-Mounou.

Mauffrais, Paméla : Édition, traduction et commentaire de l’Isottaeus Liber (1449) – recueil élégiaque en trois livres composé par Basinio de Parme, dir. H. Casanova-Robin.

Cette thèse porte sur la traduction et le commentaire de l’Isottaeus Liber du poète humaniste Basinio de Parme (1425-1457). L’Isottaeus est un poème épistolaire en distiques élégiaques qui met en scène le souverain de Rimini, Sigismond Malatesta, sa bien-aimée, Isotta degli Atti, et le Poète, qui se ménage des interventions directes dans leurs échanges. L’œuvre s’inscrit dans la tradition des Héroïdes d’Ovide et, si elle a été éditée par F. Ferrucci en 1922, elle n’a jamais bénéficié jusqu’à ce jour de traduction intégrale en langue moderne. Nous voudrions étudier la façon dont cette œuvre renouvelle la forme élégiaque augustéenne et témoigne de l’histoire politique et culturelle de Rimini.

Meng, Yao, La discrétion dans la poésie amoureuse de la Pléiade : approche énonciative et figurale d’une rhétorique de l’implicite, dir. A.-P. Pouey-Mounou.

Payen de La Garanderie, Adèle, La Pléiade légère : innovations stylistiques dans les genres poétiques mineurs à la Renaissance (1552-1585), dir. A.-P. Pouey-Mounou.

Ruciak, Astrée, La rhétorique du surnaturel : choix de langue et choix de style dans la rhétorique démonologique en langue française au tournant des XVIe et XVIIe siècles, dir. A.-P. Pouey-Mounou.

Souhait, Nicolas, Dorat pédagogue de la langue française. De la poétique trilingue à l’illustration du français dans la poésie de la jeune Pléiade (1549-1556), dir. A.-P. Pouey-Mounou.

Wippermann, Jonas, Die Ambivalenz der Form. Das Werk Pierre de Ronsards zwischen politischem Interesse und künstlerischer Form, dir. A.-P. Pouey-Mounou, co-encadrement avec K. Westerwelle (dir. principale) et U. Langer, Münster.

Yvert-Hamon, Sophie, Ethos, représentation de l’autre et argumentation dans le discours de controverse religieuse de Philippe Duplessis-Mornay, dir. A.-P. Pouey-Mounou, co-dir. avec B. Novén, Stockholm.

Université Paris XII

Anne Raffarin signale deux projets de thèse sous sa direction : Claire-Marie Mourgues sur les Jours de fête d’Alessandro d’Alessandro et Nicolas Brisbois sur « Les traductions latines par Willibald Pirckheimer des traités du Pseudo-Platon ».

Université de Picardie Jules Verne

Bruni, Vincent : Le De imitatione (1541) de Bartolomeo Ricci : édition, traduction et commentaire (pédagogie et humanisme au seizième siècle italien), dir. Laurence Boulègue.

Comme le laisse entendre le titre, nous souhaitons proposer la première édition scientifique complète du traité sur l’imitation de Bartolomeo Ricci, le De imitatione. Cette édition proposera une courte introduction, une transcription du texte basée sur l’édition aldine de 1557, une traduction en français, annotée, suivie d’un commentaire. Bartolomeo Ricci, humaniste italien né à Lugo en 1490 et mort à Ferrare en 1569, a consacré sa vie à l’enseignement, tout d’abord dans des écoles publiques puis au service de la famille d’Este, à Ferrare. Il devient le précepteur des deux fils d’Ercole II d’Este, Alfonso et Luigi. C’est à Alfonso qu’il dédie ses trois livres sur l’imitation, qui se présente comme des lettres adressées à son élève. Ce traité revêt donc une double dimension: dimension théorique en ce qu’il participe au débat littéraire intense de l’époque autour de la notion d’imitation; dimension pédagogique, puisque ce texte met en jeu la relation entre le professeur et l’élève et apporte à ce dernier des conseils pour progresser. Ce traité, connu des spécialistes, n’a pour le moment, en France comme à l’étranger, jamais été édité de manière scientifique et complète. Cette thèse se propose de répondre à ce manque.

Biacchesi, Arrigo : L’Apologeticon (1515) de Mercurius Vipera : édition, traduction, commentaire, dir. Laurence Boulègue.

Je me propose d’étudier l’œuvre et la personnalité intellectuelle de Mercurius Vipera et, dans l’ensemble de sa production, d’examiner plus particulièrement son Apologeticon, traité théologique inédit du XVIe siècle, en latin, dont il s’agira d’établir le texte et de donner une traduction française en vue d’une édition.

Maroye, Florentin :   Les   traductions   latines   de   trois   comédies   d’Aristophane   (Les   Guêpes, La paix, Lysistrata) par Florent Chrestien (1541-1596), dir. Laurence Boulègue et Nathalie Catellani (U. Picardie).

Il s’agira, dans cette thèse, de décrire et de montrer comment les traductions d’Aristophane par Florent Chrestien et les apparats qui les accompagnent sont à la fois l’œuvre d’un érudit humaniste, helléniste et latiniste, et celle d’un acteur de son époque. L’analyse, dont la première approche sera donc philologique, se propose aussi d’étudier les possibles implications des engagements et positions de Florent Chrestien non seulement dans les paratextes, mais aussi dans ses choix même de traduction et dans ses commentaires. Notre travail se veut novateur en ce que les traductions de Florent Chrestien, mis à part quelques articles très utiles mais peu nombreux, n’ont pas fait l’objet d’une étude systématique. Florent Chrestien, néanmoins, du fait de la figure de protestant affirmé qui est la sienne et du fait de la place centrale qu’il occupe dans les débats de son temps est une figure centrale du XVIᵉ siècle français. C’est la raison pour laquelle notre sujet de thèse se propose d’observer la porosité qui existe entre les deux aspects de son activité. C’est grâce au trilinguisme de Florent Chrestien (français – latin – grec), sans doute la caractéristique la plus marquante de son œuvre, que nous comptons pénétrer la pensée de l’auteur, pour comprendre qu’elle ne doit pas être limitée à un exercice d’érudition ou de talent de philologue.

Université de Rennes 2

Université de Strasbourg

Jeannot-Tirole, Marie, Un poème humaniste né de l’héritage antique : la Sylua epistolaris seu Barba de Johann Sapidus (1490-1561), dir. James Hirstein (contrat doctoral)

Kinosky, Nicolas, « Les Métamorphoses d’Apulée et l’Hypnerotomachia Poliphili de Francesco Colonna, imitatio, aemulatio, renovatio d’un roman initiatique », co-direction avec Gilles Polizzi, Litt. fran., Univ. de Haute-Alsace.

Marchand, Chantal, Les voix féminines dans les Colloques d’Érasme de Rotterdam, dir. James Histein. Thèse soutenue le 8 décembre 2022.

Dans les Colloques, Érasme pose un regard critique sur la société en général, mais fait preuve d’une certaine bienveillance envers les femmes. Ses personnages féminins se distinguent le plus souvent par le respect qu’ils inspirent. Érasme combat en effet la misogynie ordinaire qui s’aggrave à la Renaissance et il reconnaît aux femmes une certaine égalité avec les hommes. Mais comment vérifier au plus près ce que l’on admet traditionnellement comme une évidence, à savoir la sympathie d’Érasme pour la cause des femmes, et sa volonté de leur légitimation sociale et religieuse ? L’analyse des voix féminines dans les colloques choisis, précédée d’une étude du dialogue et de la construction des personnages depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque d’Érasme, permet de répondre à ces questions. L’examen des cinq colloques met en lumière un certain nombre de stéréotypes misogynes (du point de vue de notre époque), des réticences ou des jugements qui limitent le rôle des femmes dans la sphère privée ou publique. Sans remettre en question l’idéal féminin d’Érasme et sa promotion d’une nouvelle dignité pour « le deuxième sexe », ces jugements, qui sont aussi le reflet de la société de son époque, nuancent en profondeur des personnages parfois déroutants, peu chrétiens, loin de ce que l’on a pu en dire.

Melo, Marcos, Le prince et les pauvres dans la rhétorique délibérative relative à l’Etat chez Erasme de Rotterdam, dir. James Hirstein.

Pérez, Elena, La poésie de la naissance en France (1457-1572), co-direction James Hirstein et Jean-Charles Monferran (U. Paris-Sorbonne).

Dignité des Artes : promotion et évolution des arts libéraux de l’Antiquité à la   Renaissance. Sous la direction de Alice Lamy, Anne Raffarin et Émilie Séris, Editions Honoré Champion, collection Colloques, congrès et conférences – le Moyen Âge, n° 30, Paris, 2022, 380 p., 1 vol., broché, 15,5 x 23,5 cm. ISBN 978-2-7453-5750-2.

Dignité des Artes : promotion et évolution des arts libéraux de l’Antiquité à la   Renaissance. Sous la direction de Alice Lamy, Anne Raffarin et Émilie Séris, Editions Honoré Champion, collection Colloques, congrès et conférences – le Moyen Âge, n° 30, Paris, 2022, 380 p., 1 vol., broché, 15,5 x 23,5 cm. ISBN 978-2-7453-5750-2.

Les interrogations actuelles sur la place des Humanités dans l’enseignement et dans la recherche invitent à réfléchir sur leur origine et sur leur histoire. L’objet des rencontres qui se sont tenues en mars et octobre 2019 au château d’Écouen et à la Sorbonne était de retracer quelques grandes étapes de la promotion et de l’évolution des artes de l’Antiquité à la Renaissance. En effet, la notion d’ars émerge progressivement dès l’époque hellénistique pour aboutir au système des sept arts libéraux à la fin de l’Antiquité. Régulièrement repensé au cours du Moyen Âge, le cycle des sept arts se voit bouleversé : la philosophie dispute à la théologie son ancien primat, comme élément unificateur des disciplines. À côté d’elles, la médecine et le droit se constituent au cœur du débat sur la classification des sciences et sur leur utilité. L’Humanisme, en affirmant la place centrale de l’Homme dans l’univers, a encore enrichi les artes d’une dignité nouvelle, reflet de la dignitas hominis, et a valorisé des disciplines spéculatives comme la philosophie, rationnelles comme la grammaire, la rhétorique et la poésie, ou pratiques comme l’architecture, la peinture et la sculpture.

Source : Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°20 (décembre 2022) de la SEMEN-L (p. 44).

Giacomotto-Charra Violaine, Marrache-Gouraud Myriam (dir.) : La Science prise aux mots. Enquête sur le lexique scientifique de la Renaissance, Paris, Classiques Garnier, collection Rencontres, n°499, Série Colloques, congrès et conférences sur la renaissance européenne, 2021

Giacomotto-Charra Violaine, Marrache-Gouraud Myriam (dir.) : La Science prise aux mots. Enquête sur le lexique scientifique de la Renaissance, Paris, Classiques Garnier, collection Rencontres, n°499, Série Colloques, congrès et conférences sur la renaissance européenne, 2021, 460 p.

Interroger le lexique scientifique par ses termes les plus usuels comme curiosité, observation ou expérience, tant en médecine, zoologie que géographie, permet d’ouvrir une réflexion de fond sur la conception des savoirs à la Renaissance, en prenant au mot la science telle qu’elle s’écrit.

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°19 (2021) de la SEMEN-L (p. 76).

Rotshschild Jean-Pierre et Heid Caroline, La Bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle, T. II Manuscrits conservés, 3e partie : Cotes O, P, Q, Paris, CNRS Editions, coll. « Documents, Etudes et répertoires de l’IRHT », 2021

Rotshschild Jean-Pierre et Heid Caroline, La Bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle, T. II Manuscrits conservés, 3e partie : Cotes O, P, Q, Paris, CNRS Editions, coll. « Documents, Etudes et répertoires de l’IRHT », 2021. (145 manuscrits de sermons et instruments pour la prédication)

La bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux fut un centre de première importance de la vie spirituelle et intellectuelle en France et en Europe au Moyen Âge. A. Vernet en a édité les anciens catalogues en 1979, et ses collaborateurs de l’IRHT, J.-P. Bouhot et le regretté J.-Fr. Genest, ont publié en 1997 les notices descriptives des manuscrits bibliques, patristiques et théologiques, soit un peu plus de la moitié des mille et quelques manuscrits subsistants du catalogue de 1472. Le travail a été repris dans la section latine de l’IRHT il y a quelques années. Les 500 manuscrits restant à décrire seront répartis dans quatre volumes qui couvriront, selon l’ordre des cotes du catalogue de 1472, des manuscrits de sermons (volume en préparation), d’autres recueils de sermons, des instruments pour la pastorale et des textes de théologie scolaire, de dévotion, d’histoire sainte, d’histoire profane et d’hagiographie (ce volume II, 3), le droit, les sciences et les lettres (en préparation), la liturgie (en préparation). Ce volume-ci décrit donc 142 manuscrits de contenu très varié ; les recueils de pièces multiples sont nombreux : florilèges, sermonnaires, collections hagiographiques. Cette entreprise a été l’occasion d’un nombre élevé de découvertes de copies inconnues de divers textes. Mais le projet vise aussi à comprendre le fonds en tant qu’ensemble, en distinguant les manuscrits produits dans le scriptorium de Clairvaux, ceux acquis à Paris particulièrement au moment où l’abbaye envoie ses moines les plus prometteurs au collège Saint-Bernard, ou encore ceux faisant l’objet de dons ; il analyse aussi l’organisation de la bibliothèque de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle, à travers les strates de classification, et en accordant une attention minutieuse à la prosopographie des moines et donateurs.

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°19 (2021) de la SEMEN-L (p. 75-76).

Giacomotto-Charra Violaine, Vons Jacqueline (dir.), De la treille au poème. Culture(s) et usages de la vigne et du vin à la Renaissance, Pessac, Presses de la MSHA, 2020

Giacomotto-Charra Violaine, Vons Jacqueline (dir.), De la treille au poème. Culture(s) et usages de la vigne et du vin à la Renaissance, Pessac, Presses de la MSHA, 2020, 300 p.

C’est une évidence que d’affirmer qu’il existe une culture du vin en France, voire plusieurs, en fonction des terroirs, de la manière de faire le vin, de la considération dont il jouit dans tel ou tel milieu. Les livres sur le vin sont multiples et vont de l’hagiographie à la condamnation; les arts figuratifs ont mis en valeur les couleurs des vins, ou au contraire ont montré les hideux effets de l’ivresse; les traités techniques, autrefois réservé aux spécialistes, ont familiarisé le grand public avec le vocabulaire de la fabrication et de la conservation du vin. Cette culture, cependant s’est considérablement modifiée au cours du temps, qu’il s’agisse de la manière de faire pousser la vigne, de produire le vin, de le boire et de l’apprécier, d’en recommander ou non la consommation. Les études réunies dans ce volume s’intéressent à un moment précis de l’histoire des savoirs sur le vin, la Renaissance, en essayant d’en saisir la spécificité, ainsi que de mettre en lumière les divers aspects de ces savoirs sur le vin qui sont à la fois agronomiques, médicaux, diététiques, linguistiques et littéraire, branches variées d’un savoir complexe qui entretiennent entre elles des liens étroits.

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°19 (2021) de la SEMEN-L (p. 71).

Gaspar Schott, La physique curieuse, Livre X : « Merveilles des animaux aquatiques », édition, traduction et commentaire par I. Jouteur et M. Gazeau, Neuville-sur-Saône, éditions Chemins de tr@verse, collection Chartae Neolatinae, 2020

Gaspar Schott, La physique curieuse, Livre X : « Merveilles des animaux aquatiques », édition, traduction et commentaire par I. Jouteur et M. Gazeau, Neuville-sur-Saône, éditions Chemins de tr@verse, collection Chartae Neolatinae, 2020, 136 p.

Un petit poisson de quelques centimètres réputé capable d’immobiliser un navire en plein large : telle est la croyance à laquelle s’attaque méthodiquement Gaspar Schott dans l’un des chapitres de sa Physique curieuse, pour chercher l’explication d’un phénomène rapporté par les plus grands intellectuels depuis l’Antiquité et substituer à la légende ses propres hypothèses. Le lecteur trouvera dans ce volume le texte intégral et la traduction inédite de ce chapitre de l’histoire des sciences, accompagnés d’une introduction qui éclaire ses enjeux.

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°19 (2021) de la SEMEN-L (p. 70).