Colloques, congrès et programme de recherche 2024-2025

COLLOQUES, CONGRES & PROGRAMMES DE RECHERCHE 2024-2025

Colloques et journées d’études

  • 25-28 septembre 2024, Nüremberg, Friedrich Alexander Universität : « Das Epos im lateinischen Westen (4. bis 15. Jahrhundert), 10e congrès international de latin médiéval, org. M.C. Ferrari (Friedrich Alexander Universität Erlangen-Nürnberg) et J. Ziolkowski (Harvard University) ; mittellatein.phil.fau.de/epos- 2024
  • 26 octobre 2024, Sélestat, Bibliothèque humaniste de Sélestat : « La guerre des paysans en Alsace au printemps 1525 », journée d’études, org. G. Braeuner et J. Hirstein ; hirstein@unistra.fr
  • 7-8 novembre 2024, Paris, Sorbonne Université Lettres : « L’Europe “en désastré visage” ? Calamités, désastres et catastrophes à la Renaissance », 1er colloque du Pôle Europe et Renaissance en Sorbonne, org. J. Goeury, N. Leroux et E. Lurin ; goeury@sorbonne-universite.fr
  • 14-15 novembre 2014, Amiens, Université de Picardie Jules Verne : « L’éloquence académique en Europe de l’humanisme aux Lumières (XVe-XVIIIe siècle) », colloque international, org. L. Claire et I. Walser- Bürgler ; claire@u-picardie.fr
  • 14-15 novembre 2024, Athènes, École Française d’Athènes : « Les nouvelles vies des divinités grecques en Europe du XIVe au XXe siècle », colloque international, org. C. Gaullier-Bougassas (Université de Caen- Normandie, CRAHAM-CNRS, UMR 6273) dans le cadre du projet ERC Agrelita) ; gaullier- bougassas@unicaen.fr
  • 15-16 novembre 2024, Royaumont, Abbaye de Royaumont : « Ils y perdront leur latin » (Camille Saint- Saëns) : enjeux polémiques de la prononciation du latin chanté en France (1880-1914) », org. V. Leroux (EPHE, PSL), C. Reynaud (EPHE, PSL), T. Vernet (Responsable du Département des Bibliothèques et ressources de l’Abbaye de Royaumont) et F. Schaffenrath (Directeur du Boltzman Institut d’Innsbrück)
  • 16 novembre 2024, Paris, Sorbonne Université : « Inscriptions : des textes aux musées », journée d’étude, org. S. Hériché-Pradeau, S. Lefèvre et G. Parussa ; heriche_pradeau@orange.fr
  • 21-22 novembre 2024, Créteil, Université Paris Est Créteil : « Les institutions romaines dans la culture antiquaire et historiographique des XVe et XVIe siècles : représentations et interprétations », colloque, I.G. Mastrorosa (Université de Florence) et A. Raffarin (UPEC ; anne.raffarin@gmail.com
  • 25 novembre 2024, Paris, Sorbonne Université (Maison de la Recherche) : « “Voyager, c’est traduire”. Découvrir, désigner et décrire l’œuvre d’art dans la littérature viatique entre France et Italie (XVIe– XVIIe siècles) », journée d’étude, J. Castiglione (Sorbonne Nouvelle), A. Lionetto (Sorbonne Université) et A. Sconza (Sorbonne Nouvelle) ; arterm.paris@gmail.com
  • 5-6 décembre 2024, Paris, Institut catholique (Institut d’Études Médiévales) : « À quoi sert d’étudier le Moyen Âge aujourd’hui ? », colloque, org. P. Bermon (LEM/CNRS-PSL, IEM) et D. Poirel (CNRS/IRHT, IEM) ; bermon@icp.fr
  • 11-12 décembre 2024, Reims, Université de Reims Champagne-Ardenne : « Poésie et prophétie : conversation inspirée ? », colloque international, X. Lafontaine (U. Reims Champagne-Ardenne) et Morvan (U. de Nantes) ; xavier.lafontaine@univ-reims.fr
  • 21-22 janvier 2025, Turin, Université de Turin : « Letters, Communities of Ideas and Cultural Exchanges from the late Middle Ages to the Renaissance », colloque international, org. S. Iaria et E. Ardissino dans le cadre du projet « Cultural exchanges, network and community in early humanist Europe. The case of Aeneas Silvius Piccolomini (EuroCult) » ; iaria@unito.it
  • 28-29 janvier 2025, Dijon, Université de Bourgogne : « Présentation des auteurs bourguignons », journées d’étude dans le cadre du projet Burgundia Humanistica, S. Laigneau ; Sylvie.Laigneau-Fontaine@u- bourgogne.fr
  • 6 mars 2025, 14h-18h, salle Mariette, INHA, « Écritures mythographiques », F. Prescendi (EPHE-PSL) et G. Pironti (EPHE-PSL) en collaboration avec V. Leroux (EPHE-PSL) et C. Bonhert (Université de Reims Champagne-Ardenne) ; pour le lien Zoom, écrire à francesca.prescendi-morresi@ephe.psl.eu
  • 7-8 mars 2025, Créteil, Université Paris Est Créteil : « Dialogue sur l’Antiquité et ses prolongements », collaboration entre les universités de Créteil, Barcelone et Neuchâtel ; anne.raffarin@gmail.com
  • 14 mars 2025, Nantes, Université de Nantes : « Ve journée des jeunes chercheurs de la SEMEN-L », Boijoux, A. Dedieu et A. Morvan ; deborah.boijoux@univ-nantes.fr
  • 20-22 mars 2025, Boston, Marriot Copley space – Westin Copley space – Sheraton Boston : « 71st Annual Meeting of the Renaissance Society of America », org. Renaissance Society of America et Shakespeare Association of America ; https://www.rsa.org/general/custom.asp?page=RSABoston2025
  • 6-7 mai 2025, Louvain-la-Neuve, Université Catholique de Louvain-la-Neuve : « Nouvelles perspectives sur les correspondances néo-latines de la première modernité », journées d’étude internationales, org. F. Mercier et A. Smesteers ; mercier@uclouvain.be
  • 14-16 mai 2025, Lyon, ENS Lyon-EnnsiB : « Imprimeurs et libraires en réseaux : communautés d’idées, parentèles et dynasties dans la production du livre en Europe, 1500-1650 », colloque international, org. Furno (IHRIM, Ens Lyon), M. Jourde (Ens Lyon, IHRIM) et M. Walsby (Centre Gabriel Naudé, Enssib) pour le 50e anniversaire de l’association et de la revue Renaissance, Humanisme et Réforme (1975- 2025) ; martine.furno@ens-lyon.fr
  • 24 mai 2025, Londres, Warburg Institute : « Carmina nunc mutanda : confessionalizing tendencies in Neo- Latin poetry of the Reformation period », colloque international, org. N. Hess et L. Nicholas ; hess@sas.ac.uk
  • 4-6 juin 2025, Tours, CESR : « Lecturae Boccaccii. Lectures du De casibus virorum illustrium », colloque international, org. S. Ferrara (Université de Tours/CESR), F. Meier (Georg-August Universität, Göttingen), M. Monti (Università cattolica del Sacro Cuore, Milano), G. Frosini (Università di Siena, Presidente dell’Ente nazionale Giovanni Boccaccio) et E. Filosa (Vanderbilt University, Présidente de l’American Boccaccio Association) ; sabrina.ferrara@univ-tours.fr

-12-13 juin 2025, Paris : Colloque organisé par l’IEHM (universitat de les Illes Balears), l’IHD Jean Gaudemet (université Paris-Panthéon-Assas) et l’IRM (université de Bordeaux), avec le soutien de l’IUF, sous la direction de X. Prévost, R. Ramis Barceló et L.-A. Sanchi : Qu’est-ce que l’humanisme juridique ? What is Legal Humanism? ¿Qué es el humanismo jurídico? Che cos’è l’umanesimo giuridico?

  • 14-20 juillet 2025, Aix-en-Provence, Aix Marseille Université : « Neo-Latin, Language and Languages », 19e congrès de l’IANLS, C. Pieper (Université de Leyde) et B. Charlet-Mesdjian (Aix Marseille Université) ; c.pieper@hum.leidenuniv.nl
  • 18 juillet 2025, Aix-en-Provence, Aix Marseille Université : concert-conférence, V. Leroux dans le cadre du congrès de l’IANLS

Projets de recherche

  • « AGRELITA » : ERC dirigée sur la réception de l’Antiquité grecque en Europe occidentale pré-moderne par C. Gaullier-Bougassas (https://agrelita.hypotheses.org/a-propos). Se situant aux frontières des études littéraires, de l’histoire du livre et de l’histoire de l’art, l’ambition d’AGRELITA est d’explorer la question de la réception par une entrée nouvelle : l’étude des appropriations littéraires et artistiques de la Grèce ancienne par des auteurs qui, des années 1320 à 1550, n’ont pas été en contact direct avec les œuvres grecques, ont accès à des sources latines diverses et, dans un processus de réception active qui relève avant tout de la création littéraire et artistique, choisissent l’écriture et l’illustration d’œuvres en langues vernaculaires. AGRELITA étudiera leur création de l’objet « Grèce ancienne » : comment ils élaborent leurs représentations de la Grèce ancienne en tant que telle, dans ses spécificités et son altérité, et en même temps inventent des liens entre elle et leur propre univers spatio-temporel, pour l’ériger en héritage. Contact : catherine-bougassas@orange.fr
  • « Burgundia Humanistica » : programme dirigé par S. Laigneau-Fontaine, sur les humanistes bourguignons (XVIe et XVIIe siècles). Projet soutenu par le Conseil Régional de Bourgogne, par un financement et un contrat doctoral (E. Ghiringhelli, la Continuation des Fastes d’Ovide par le Dijonnais Claude-Barthélemy Morisot (1649), édition, traduction, commentaire du livre VII, sous la de S. Laigneau-Fontaine, u. Dijon, et Wampfler, u. Reims). Plusieurs travaux terminés ou actuellement en cours appartiennent à ce programme, par exemple la publication par N. Istasse de Joannes Ravisius Textor, un régent humaniste à l’aube de la Renaissance française (Genève, Droz,  2020)  ou l’édition,  traduction,  commentaire  en  cours  de la Gigantomachie de l’Autunois Jacques Guijon (1658). Le corpus est immense et varié (textes de droit, de médecine, tumuli, éloges, correspondances, poésies diverses). Contact : sylvie.laigneau-fontaine@u- bourgogne.fr.
  • « HumanA, Humanismes Aquitains / Humanisme Aujourd’hui en Nouvelle Aquitaine », programme de l’Université Bordeaux-Montaigne, Centre Montaigne, direction V. Giacomotto-Charra (https://centre- huma-num.fr/projets-du-drmt/humana.html). Le projet HumanA s’est donné pour but de renouveler l’étude des milieux intellectuels aquitains entre la fin du XVe siècle et le premier tiers du XVIIe siècle, en dressant un panorama des grandes figures d’érudits et de savants qui y fleurirent à la Renaissance, mais demeurent aujourd’hui dans l’ombre d’auteurs plus célèbres. Il souhaite également faire mieux connaître, au- delà de Bordeaux ou Poitiers, les différents foyers de l’humanisme dans ce qui constitue aujourd’hui la grande Aquitaine. Plusieurs travaux et journées d’étude ont d’ores et déjà permis d’éclairer la richesse et la variété de la culture humaniste régionale et ses réseaux lettrés, que ce soit dans le milieu des parlementaires et juristes, des médecins ou encore des pédagogues, en particulier au collège de Guyenne, et ce quelle que soit la langue d’expression choisie par ces érudits. Contact : violaine.giacomotto@u-bordeaux-montaigne.fr
  • « Humanistica Helvetica », projet de recherche dirigé par Amherdt (Université de Fribourg) et financé par le Fonds National Suisse (2020-2028), a pour but de faire connaître la littérature latine humaniste du XVIe et de la première partie du XVIIe siècle en Suisse par le biais d’un portail Internet bilingue français-allemand (https://humanistica-helvetica.unifr.ch). Ce portail propose une introduction générale à la littérature latine dans la Suisse de l’époque, présente les différents genres littéraires (comme le théâtre, l’autobiographie ou l’épigramme) et étudie plusieurs thématiques particulières (comme le patriotisme ou l’éducation). La vie et l’œuvre de six auteurs représentatifs (parmi lesquels Conrad Gessner et Henri Glaréan) font l’objet d’introductions spécifiques. À cela s’ajoute une liste de tous les humanistes suisses, avec de brèves indications sur leur vie et leur œuvre. Enfin, le portail publie déjà près de 150 textes sélectionnés parmi les œuvres d’une cinquantaine d’écrivains. Tous les textes édités sur le portail sont traduits en allemand et en français, commentés et accompagnés d’une reproduction du manuscrit original ou de l’édition (généralement la première) d’où ils sont tirés. De nombreux chercheurs extérieurs ont d’ores et déjà publié des contributions sur Humanistica Helvetica. Contact : david.amherdt@unifr.ch.
  • « IThAC » : projet de recherche ANR piloté par M. Bastin-Hammou (Université de Grenoble) et mené en collaboration avec l’UMR HiSoMA (Lyon III) autour d’une équipe de 15 chercheurs membres de Litt&Arts et d’HiSoMA. L’ANR IThAC a pour objectif l’étude de la réception du théâtre antique dans l’Europe du XVIe siècle à travers l’analyse du corpus des paratextes savants imprimés qui lui sont alors consacrés, et la mise à disposition de la communauté scientifique de la traduction de ce corpus en français, grâce à la construction d’une interface numérique évolutive. On fait l’hypothèse que la collecte, la traduction et l’analyse de ce corpus, longtemps négligé parce que difficilement accessible matériellement et parce que très largement rédigé en latin, voire en grec, permettront de saisir à la fois comment le théâtre antique a été reçu et compris par ses « inventeurs » dans l’Europe du XVIe , mais aussi comment les idées et les méthodes qu’ils véhiculent, à l’heure où s’inventaient aussi bien le théâtre moderne que la philologie, ont circulé et se sont développées grâce notamment à leur large diffusion rendue possible par l’imprimé (https://ithac.hypotheses.org/).
  • « LiBer » : projet de recherche ANR sur la traduction de trois Décades de Tite-Live par Pierre Bersuire († 1362), l’Université Lumière Lyon 2 et le laboratoire CIHAM (Histoire, Archéologie, Littératures des Mondes Chrétiens et Musulmans Médiévaux), UMR 5648. Promoteurs : M. Possamaï et C. Contact : cedric.giraud@unige.ch
  • « Littératures, philosophie et histoire à l’Âge Regards croisés (XVe-XVIIe siècles) », dir. L. Boulègue (UPJV-UR 4284 TrAme) et I. G. Mastrorosa (U. de Florence-SAGAS) : ce programme scientifique et pédagogique transdisciplinaire vise, à partir de l’étude des textes, à mettre en perspective le traitement humaniste de diverses questions politiques, culturelles et sociales au croisement des approches historique, littéraire, philosophique et artistique. Si le point de départ est philologique et littéraire, lato sensu, il pourra aussi susciter l’intérêt de collègues historiens et historiens de l’art autour de deux axes : les écrits philosophiques et religieux ; la question féminine dans la réflexion du premier âge moderne, du XVe au XVIIe siècle. Cette dernière thématique est l’objet d’un séminaire international (5 à 7 séances par an).
  • « Natale Conti, Mythologia (1567-1527) » : projet dirigé par C. Bonhert à l’Université de Reims- Champagne-Ardennes. Les Mythologiae libri decem de Natale Conti, publiés pour la première fois à Venise en 1567, servirent d’ouvrage de référence dans toute l’Europe pendant plus de deux siècles : les étudiants, les artistes, les poètes, les librettistes d’opéra, les médecins, les philosophes et le public lettré de l’Europe des XVIe-XVIIIe siècles y puisèrent une connaissance encyclopédique sur les cultes et les croyances de l’Antiquité. Le site Natale Conti, Mythologia, 1567-1627 (https://eman-archives.org/Mythologia/) présente l’édition numérique de quatre états de ce texte en mutation (Venise 1567, Francfort 1581, Lyon 1612 et Paris 1627) : plus qu’une œuvre, la Mythologie constitue un corpus foisonnant auquel collaborèrent éditeurs, correcteurs, traducteurs et Le projet est en cours de réalisation et accueille volontiers de nouvelles participations. Contact : celine.bohnert@univ-reims.fr
  • « Relics » : le réseau international de recherche RELICS rassemble des chercheurs intéressés par le rôle dynamique du latin en tant que langue littéraire et culturelle européenne. RELICS est l’initiateur et le coordinateur d’un réseau de recherche scientifique plus vaste appelé « Littératures sans frontières. Une étude historique – comparative de la transnationalité littéraire prémoderne ». Ce projet collaboratif se concentre sur les littératures prémodernes après l’Antiquité à caractère transnational et dans les limites géographiques englobant l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe : latin, grec byzantin, Arabe et hébreu – Yiddish –
  • « Les représentations du souverain dans les littératures de la première modernité : Pays de Bohême et France », projet de  recherche  PHC  BARRANDE  2024  dirigé  par  Leroux  (EPHE,  PSL)  et Slavíková (Prague, Institut de philosophie). Membres du projet : C. Absil (doctorante EPHE, PSL), Dubarry (doctorante EPHE, PSL), S. Péquignot (EPHE, PSL), V. Pelc (doctorant, Prague, Institut de philosophie), L. Storchová (Prague, Institut de philosophie), M. Vaculínová (Prague, Institut de philosophie). La représentation des souverains occupe une place prépondérante dans les différents genres de la littérature latine et vernaculaire des XVIe et XVIIe siècles. L’objectif de ce projet est de confronter deux aires géographiques, la France et la Bohême, mais aussi des corpus, des points de vue et des méthodes. La plupart des membres de l’équipe sont des spécialistes de l’humanisme et de la littérature néo-latine et un enjeu important sera de repérer et d’analyser des œuvres latines encore peu explorées, puis de les confronter à la littérature vernaculaire, mais aussi à des écrits liés à l’activité diplomatique, en particulier les journaux d’ambassade et les ouvrages sur l’ambassadeur, d’où la présence d’un historien de la diplomatie.
  • « Ricercar » : programme de recherche en musicologie créé par le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance avec le concours de l’Université de Tours, du CNRS, et du Ministère de la Direction Vendrix.
  • « Tacitus on line » : le projet Tacitus On Line, porté par L. Autin (SU) et I. Cogitore (UGA), propose une édition numérique native des principaux commentaires renaissants à Tacite (http://tacitus.elan-numerique.fr/), depuis les Adnotationes d’André Alciat (1517) jusqu’aux Schediasmata de Jean Gruter (1607), tels que rassemblés dans l’anthologie de Pierre Chevalier parue à Paris en En tirant profit des outils électroniques, il s’agit de réfléchir aux formes et aux spécificités du commentaire à Tacite au XVIe siècle. À une époque où la place dans le canon de l’auteur des Annales, réputé obscur et accusé d’impiété, demeure fragile, puisqu’on lui préfère le style de Tite-Live parmi les historiens et de Cicéron parmi les prosateurs, et avant le basculement dans un âge tacitéen au XVIIe siècle et l’essor du tacitisme, l’étude des commentaires du XVIe siècle permet de mesurer la prudence avec laquelle les lecteurs humanistes de Tacite tentent de montrer, dans un contexte hostile, l’actualité politique, philosophique, littéraire de l’historien. Le projet se montre sensible au rôle des citations, à l’évolution diachronique des types d’observation des humanistes, aux relations entre le genre du commentaire et celui du discours ou du traité, et, plus généralement, à la culture littéraire, intellectuelle et politique des penseurs de la première modernité. Contact : louis.autin@sorbonne-universite.fr ou isabelle.cogitore@univ-grenoble-alpes.fr

 

Les institutions romaines dans la culture antiquaire et historiographique des XVe et XVIe siècles : représentations et interprétations.

Colloque

Les institutions romaines dans la culture antiquaire et historiographique des XVe et XVIe siècles : représentations et interprétations.

Organisé par Anne Raffarin (Université Paris-Est Créteil-LIS) et Ida Gilda Mastrorosa (Université de Florence-SAGAS)

Université Paris-Est Créteil 21 / 11 / 2024 > UPEC Campus André Boulle – Salle 213 A 22 / 11 / 2024 > UPEC Campus Centre – Salle BM001

Pour en savoir plus : lis.u-pec.fr

*

PROGRAMME

Télécharger le programme 

Si le Moyen Âge a été généreux dans sa profusion d’écrits juridiques, les modalités de transmission et d’appropriation des sources antiques relatives aux structures institutionnelles de la Rome antique restent à établir. Dès le début du Quattrocento, la réapparition des textes historiques, lexicographiques, épigraphiques, en même temps que des sources archéologiques, et bien entendu juridiques, favorisent la production de textes antiquaires traitant en profondeur du fonctionnement institutionnel de la Rome antique. Par institutions, nous entendons à la fois les structures politiques (magistratures, corpus de lois, pouvoirs et régimes imperium ou res publica) et les institutions publiques qui fixent les cadres de la vie romaine. Ce colloque a pour objet l’étude de la réappropriation des structures politiques et publiques romaines par les humanistes des XVe et XVIe s.

Jeudi 21 novembre

09h45 accueil

 10h15 : Introduction – Ida Gilda Mastrorosa et Anne Raffarin

   Session 1

Les antiquaires et les institutions de la Rome ancienne

Présidence Géraldine Cazals

10h30 : Anne RAFFARIN (UPEC-LIS)

« Cursus honorum: l’analyse des magistratures publiques dans la Roma triumphans de Flavio Biondo (1459) »

11h : Frances MUECKE (Université de Sydney)

« Renaissance Antiquarians’ interpretations of Roman dictatorship) »

11h45 : discussion et pause

 14h30 : Ida Gilda MASTROROSA (Université de Florence – SAGAS)

« La législation sur le mariage et les relations familiales dans la Rome archaïque selon François Baudouin (Balduinus) »

15h : discussion et pause

   Session 2

Littératures emblématiques et épigraphiques (XVIe s.)

Présidence Ida Gilda Mastrorosa

15h30 : Anne ROLET (Université de Rennes)

« Cerner les contours du crimen maiestatis à Bologne au XVIe siècle : le Ptolemaeus manuscrit d’Achille Bocchi »

16h : Thomas PENGUILLY (Académie de Normandie)

« Suorum ipse magistratuum quidam quasi nomenclator : André Alciat et le dossier épigraphique de Pline le Jeune »

16h15 : discussion et pause

 17h : Claude LA CHARITÉ (Université du Québec à Rimousky)

« SPQR : Rabelais et les institutions romaines »

Vendredi 22 novembre

Session 3

Éclairages juridiques

Présidence Anne Raffarin

10h : Alarico BARBAGLI (Université Magna Graecia de Catanzaro)

« Diritto pubblico e istituzioni politiche di Roma antica negli umanisti dell’Italia meridionale tra Quattro e Cinquecento ».

10h30 : Giovanni ROSSI (Université de Vérone)

« Il diritto pubblico romano nelle opere antiquarie di Carlo Sigonio »

11h : discussion et pause

 11h45 : Shingo AKIMOTO (CNRS, Institut d’histoire du droit Jean Gaudemet, Paris 2)

« Jean Bodin et les études antiquaires : sa compréhension des magistrats romains. »

12h15 : discussion

 Présidence Thomas Penguilly

14h30 : Geraldine CAZALS (Université de Toulouse Jean Jaurès)

« La place prise par les institutions romaines dans la constitution d’un corpus historiographique municipal à Toulouse dans la première moitié du XVIe siècle. »

15h : discussion

   Conclusions

Stéphane BENOIST (Université de Lille)

Réception et reconstitution du fonctionnement de la res publica et «du» politique, du modèle polybien à sa lecture impériale, par les auteurs des XVe et XVIe s.

Lucie CLAIRE, Marc-Antoine Muret lecteur de Tacite. Éditer et commenter les Annales à la Renaissance, Genève, Droz, Travaux d’Humanisme et Renaissance n°DCXXXV2022 (Virginie Leroux)

Lucie CLAIRE, Marc-Antoine Muret lecteur de Tacite. Éditer et commenter les Annales à la Renaissance, Genève, Droz, Travaux d’Humanisme et Renaissance n°DCXXXV2022, 616 p. ISBN : 978-2-600-05860-5.

La critique universitaire a connu un très net regain d’intérêt à l’égard de Marc-Antoine Muret ces dernières années, prenant en compte tant la période parisienne, et notamment le recueil des Juvenilia, que la période italienne. En témoigne, entre autres études et éditions, le collectif Marc Antoine Muret, un humaniste français en Italie, éd. L. Bernard-Pradelle, C. de Buzon, J.-E. Girot et R. Mouren, Genève, Droz, 2020. Lucie Claire vient combler un manque en s’attachant aux travaux multiples que Muret a consacrés à Tacite : un cours sur les Annales, prononcé à l’université de Rome pendant deux années consécutives, en 1580-1581 et 1581-1582, des éditions du premier et du deuxième livres des Annales, quelques chapitres de ses miscellanées, les Variae Lectiones, et un commentaire publié de manière posthume. La leçon inaugurale qu’il prononça à Rome les 3 et 4 novembre 1580, propédeutique au cours tenu pendant deux années sur les Annales, avait déjà fait l’objet de traductions partielles, en français dans l’anthologie des Prosateurs latins en France au XVIe siècle et en anglais dans l’étude de Ronald Mellor et elle a donné lieu à des analyses stimulantes qui font de Muret un précurseur du tacitisme (Alain Michel, Eric MacPhail ou Beatriz Antón Martinez), qui précisent la place qu’occupe Muret dans les débats sur l’imitation de Cicéron (Morris W. Croll, Marc Fumaroli et Christian Mouchel) ou cherchent à identifier ce que la leçon d’introduction révèle de la pratique murétienne de l’enseignement de l’histoire au Studium Romanum (Paolo Renzi). Lucie Claire a le grand mérite d’avoir pris en compte l’ensemble de l’œuvre murétienne et notamment de nombreux documents manuscrits inédits pour la plupart d’entre eux, qui proviennent de la bibliothèque privée de l’humaniste. Grâce aux notes de lecture consignées dans les carnets de Muret et à ses exemplaires personnels annotés, elle reconstitue les étapes et les modalités de l’activité intellectuelle d’un célèbre professeur de la deuxième moitié du XVIe siècle européen et donne accès à une étape fondamentale dans la connaissance de l’historien latin.

Après un chapitre liminaire qui présente la tradition du corpus tacitéen de l’Antiquité à l’édition princeps, la première partie fait le point sur les études qui ont précédé les travaux de Muret, notamment l’édition princeps de Wendelin de Spire et celles de Francescus Puteolanus, Philippe Béroalde, Alessandro Minuziano et Beatus Rhenanus, puis les commentaires d’André Alciat, Beatus Rhenanus, Emilio Ferretti, et Giovanni Ferrerio ainsi que les premières traductions. Lucie Claire cherche à comprendre pourquoi Tacite a éveillé si tard l’intérêt des érudits de la Renaissance et pourquoi la diffusion savante de l’historien antique a été freinée et elle évalue la place de Tacite dans la tradition historiographique et pédagogique.

La seconde partie présente de façon très précise le corpus murétien dont certaines œuvres sont difficiles d’accès, comme les éditions des deux premiers livres des Annales et les volumes possédés par Muret, conservés à la Vaticane, à la Nationale Centrale de Rome ou à la Mazarine. Certains textes font l’objet d’une édition critique annotée et d’une traduction française : c’est le cas des chapitres concernant Tacite dans les Variae Lectiones ou de la leçon inaugurale de Muret dont Lucie Claire analyse la version autographe, contenue dans un manuscrit provenant de la bibliothèque de l’humaniste.

La troisième partie analyse la méthode de critique textuelle de Muret, son usage des arguments externes, son goût pour la conjecture, son attention à la uenustas du discours et aux usages tacitéens, sa conception polémique de la philologie et son intégration dans une sodalitas. Elle évalue sa contribution à l’amélioration du texte des Annales sur la base de cinquante corrections. Elle étudie ensuite la façon dont Muret réhabilite l’historien latin et réfute ses détracteurs en répondant notamment à l’accusation d’immoralité de son œuvre. Revendiquant l’originalité de Tacite dont il fait un modèle d’elegantia et un alter ego, il plaide pour une imitation souple des écrivains de l’autorité. Enfin, Lucie Claire dégage les lignes directrices de la réflexion de Muret sur la nature de l’histoire en lien avec l’émergence du tacitisme.

Suivent une analyse de la réception des travaux de Muret, notamment au sein de la Compagnie de Jésus ; une riche bibliographie et un précieux index, nominum et locorum.

Virginie Leroux

Source : Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°20 (décembre 2022) de la SEMEN-L (p. 43).

Le Siècle des vérolés. La Renaissance européenne face à la syphilis, anthologie dirigée par A. Bayle, avec la collaboration de B. Gauvin, Grenoble, Jérôme Millon, « Mémoires du corps », 2019 (Anne Bouscharain)

Le Siècle des vérolés. La Renaissance européenne face à la syphilis, anthologie dirigée par A. Bayle, avec la collaboration de B. Gauvin, Grenoble, Jérôme Millon, « Mémoires du corps », 2019, 384 p., 26€

Passionnante plongée au cœur d’une pandémie qui soudain déferle sur l’Europe humaniste, conjuguant en un ballet funèbre le sexe et la mort, rongeant les corps, corrodant l’imaginaire collectif, cette anthologie se compose d’une centaine de textes qui évoquent l’apparition terrifiante de la vérole à la fin du XVe siècle. Organisée autour de douze chapitres thématiques, elle permet d’appréhender les enjeux de la découverte de ce nouveau mal, tant sur le plan scientifique et médical, que d’un point de vue plus intime, personnel. Elle éclaire l’influence prépondérante de ce mal sur les représentations idéologiques, politiques, morales et sur la littérature. Les extraits sélectionnés, composés entre 1495 et 1623 et souvent inédits, sont des traductions françaises originales d’œuvres écrites en latin, italien, espagnol, portugais ou anglais ; quant aux textes français du XVIe siècle, ils sont présentés dans une orthographe modernisée.

À travers une riche diversité d’auteurs, de pays et d’époques, cet ouvrage montre la profonde difficulté que les hommes de la Renaissance ont éprouvée à décrire et comprendre un mal jusqu’alors inconnu et devenu en quelques années un fléau universel, signe d’opprobre et de souffrance. Se jouant des frontières géographiques et des genres littéraires, la vérole se trouve ainsi au centre de la réflexion contemporaine et s’invite dans le discours des lettrés et savants, qu’ils soient médecins, historiens, voyageurs, moralistes, théologiens ou encore poètes. Car, au-delà du savoir scientifique proprement dit, cette anthologie cherche surtout à éclairer quelle image de la maladie se forge dans les œuvres littéraires contemporaines, à travers les tout premiers témoignages qu’elle suscite.

De nombreux textes reviennent sur l’étonnante variété des noms attribués à la vérole et sur la conséquence de cet embarras à nommer, la difficile constitution d’un savoir autour de l’origine, des causes, des symptômes et des remèdes à donner au mal. Très vite la vérole suscite une prise de position idéologique : réprobation, soupçon, discrimination deviennent alors le lot des malades, pestiférés d’un genre nouveau qui cristallisent la grande peur de leurs contemporains. D’autres textes prennent pour objet le portrait du corps souffrant, faisant du vérolé un type littéraire, pathétique ou grotesque. Au-delà de l’apparence physique, ce sont aussi les relations sociales que la vérole transforme totalement : la maladie, associée à l’intempérance sexuelle, fait honte, elle provoque suspicion mise au ban, elle devient l’accusation et l’injure par excellence dans la satire. La fin de l’anthologie explore par ailleurs le pouvoir créateur de la maladie à travers la fiction, en montrant combien invention et écriture permettent d’une certaine manière de conjurer la maladie et de s’en affranchir.

Anne Bouscharain

Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°17 (2019) de la SEMEN-L (p. 46-47).

Jean Flori, Chroniqueurs et propagandistes. Introduction critique aux sources de la première croisade, Genève, Droz, 2010

Jean Flori, Chroniqueurs et propagandistes. Introduction critique aux sources de la première croisade, Genève, Droz, 2010.

La première croisade (1095-1099) fut sans aucun doute l’un des faits majeurs du Moyen Age. Elle ouvrit une nouvelle ère dans les relations entre la chrétienté occidentale et le Proche-Orient musulman et chrétien. Aucun événement n’a donné lieu a autant de récits, en particulier les chroniques étudiées ici, qui constituent la source principale de ce que nous savons du déroulement de la première croisade, de ses origines et de ses intentions. Or, ces chroniqueurs n’étaient pas neutres. Tous furent des témoins ou des « spectateurs engagés ». Ils avaient leurs propres préoccupations et leur propre idéologie, que révèlent l’analyse quantitative de leur vocabulaire et l’étude qualitative de leurs thèmes de prédilection. Ce sont dans une large mesure des œuvres de propagande qui interprètent à leur manière les faits que chaque chroniqueur choisit de relater. L’étude de Jean Flori est le fruit d’un quart de siècle de recherche consacré à ces sources. Il remet en cause la datation jusqu’ici admise de ces chroniques, leurs relations d’interdépendance et la hiérarchie de leur fiabilité relative. Cette véritable révolution historiographique rend possible et même nécessaire une nouvelle approche du phénomène de la croisade (notice du site des éditions Droz).

Cette recension est extraite du Bulletin n°6 de septembre 2010 (p. 13).

Hystoria de via et recuperatione Antiochiae atque Ierusolymarum (olim Tudebodus imitatus et continuatus), éd. Edoardo D’Angelo, préf. Jean Flori, Firenze, SISMEL / del Galluzzo, 2009

Hystoria de via et recuperatione Antiochiae atque Ierusolymarum (olim Tudebodus imitatus et continuatus), éd. Edoardo D’Angelo, préf. Jean Flori, Firenze, SISMEL / del Galluzzo, 2009.

Le corpus des chroniques latines de la première croisade (1095-1099) est constitué d’une douzaine de textes, presque tous composés en Terre sainte ou bien en France. Parmi ceux-ci fait exception l’Hystoria de via et recuperatione Antiochiae atque Ierusolymarum, dont est ici proposée la première édition critique. Même si le texte consiste pour une grande partie en la compilation de trois sources bien connues, et de ce fait est resté négligé par les historiens, des comparaisons précises ont permis de mettre en évidence dans l’Hystoria de nombreuses sections « originales », dont une part pourrait remonter à une strate antérieure (et actuellement perdue) du texte, à partir de laquelle se seraient développées les chroniques « jumelles » des Gesta Francorum et de Pierre Tudebode (d’après la notice du site des éditions SISMEL / del Galluzzo).

Cette recension est extraite du Bulletin n°6 de septembre 2010 (p. 13).

Julius Valère, Roman d’Alexandre, traduit et commenté par J.-P. Callu, Turnhout, Brepols, 2010

Julius Valère, Roman d’Alexandre, traduit et commenté par J.-P. Callu, Turnhout, Brepols, 2010.

De tout temps, et particulièrement au Moyen Age, la geste d’Alexandre le Grand a séduit par son panache, son exotisme, et suscité des réflexions sur le sens de l’histoire et sur l’exercice du pouvoir. De cette mémoire culturelle, le présent ouvrage offre un large pan, sous la forme d’un corpus complet et cohérent, centré sur le monde romain du IVe siècle après J.-C. Il contient l’Histoire d’Alexandre de Macédoine de Julius Valère, en trois livres, et quatre opuscules supplémentaires, également consacrés à Alexandre. Ces textes, qui n’avaient jamais été traduits, sont donnés en latin et en français, avec un commentaire (d’après la notice du site des éditions Brepols).

Cette recension est extraite du Bulletin de liaison n°6 de septembre 2010 (p. 12).

Chroniques latines du Mont Saint-Michel ( IXe-XIIe siècle), éd. et trad. P. Bouet et O. Desbordes, Presses universitaires de Caen / Scriptorial – Ville d’Avranches, 2009.

Chroniques latines du Mont Saint-Michel ( IXe-XIIe siècle), éd. et trad. P. Bouet et O. Desbordes, Presses universitaires de Caen / Scriptorial – Ville d’Avranches, 2009.

Cet ouvrage – que complète un second volume, conjointement paru, consacré au Roman du Mont Saint-Michel de Guillaume de Saint-Pair – présente un ensemble de textes latins, avec traduction et commentaires, concernant l’histoire des origines du Mont Saint-Michel. Fruit d’une collaboration entre l’Université de Caen, la ville d’Avranches (dont la bibliothèque municipale conserve l’essentiel des sources ici éditées) et la région de Basse-Normandie, le résultat en est remarquable : non seulement les volumes sont superbes (mise en page, qualité des reproductions, pour ne rien dire du travail éditorial en lui-même), et vendus à un prix plus qu’abordable en regard de leur qualité, mais en plus les textes édités sont également accessibles en ligne, « afin de permettre l’accès d’un public élargi aux sources médiévales de l’histoire du Mont Saint-Michel », dixit le site unicaen.fr, intention louable s’il en est !

Source : Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°5 (décembre 2009) de la SEMEN-L (p. 12).

E. D’Angelo, La letteratura latina medievale. Una storia per generi, Roma, Viella, 2009.

E. D’Angelo, La letteratura latina medievale. Una storia per generi, Roma, Viella, 2009.

L’auteur propose, comme le titre de l’ouvrage l’indique, une histoire de la littérature latine médiévale, de Boèce à Dante, suivant les cinq « âges » du Moyen Age latin (barbare, carolingien, féodal, scolastique et scientifique) et sous l’angle des genres littéraires, tous envisagé successivement, de la littérature savante à la poésie épique en passant par l’historiographie ou l’hagiographie, etc. Voir la table des matières sur le site www.viella.it

Source : Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°5 (décembre 2009) de la SEMEN-L (p. 11-12).

Pagliaroli (Stefano), L’Erodoto del Valla, Messine, Centro Interdipartimentale di Studi Umanistici, 2006

Pagliaroli (Stefano), L’Erodoto del Valla, Messine, Centro Interdipartimentale di Studi Umanistici, 2006

Dans un ouvrage bref et dense, S. Pagliaroli propose une synthèse sur la traduction d’Hérodote par Valla, en revenant sur les témoins qui ont servi à sa traduction (qui relèvent de la famille dite « romaine », très lacunaire pour le livre I) et en étudiant la vaste et complexe tradition manuscrite de cette œuvre à laquelle il joint aussi un examen des imprimés des XVe et XVIe siècles. Rappelons que c’est dans cette traduction que nombre d’humanistes des XVe et XVIe siècles ont connu le grand historien.

Source : Cette recension a été publiée dans le Bulletin de liaison n°4 (juin 2009) de la SEMEN-L (p. 14).